[1351] Prenez des amandes nouvelles et ôtez adroitement, au couteau,

leur première écorce. Ensuite percez chaque amande d’un trou au milieu.

Ce fait, lesdites amandes soient mises en eau douce et y restent cinq ou

six jours, mais que l’eau soit changée une fois chaque jour. Ensuite,

après cinq ou six jours, lesdites amandes soient tirées de l’eau et

posées sur une (nappe?), où elles restent un jour naturel pour sécher et

ôter l’humidité de l’eau. Ayez ensuite une quantité suffisante

d’excellent miel, proportionnellement à celle desdites amandes;

faites-le bouillir et cuire bien et suffisamment, et l’écumez, et, quant

il sera cuit et réfroidi, mettez dans le trou de chaque amande un clou

de girofle, et ayant replacé toutes les amandes dans un bon vase de

terre, mettez dessus (_item_, pour confire des noix; mais elles doivent

rester neuf jours dans de l’eau renouvelée chaque jour) ledit miel bien

cuit et en quantité suffisante pour couvrir entièrement les amandes qui

pourront être mangées après deux mois.

[1352] Sans être mis dans l’eau chaude.

[1353] Vidés.

[1354] Ce sont évidemment des petites hardes de lard.

[1355] En grain.

[1356] Pétrir.

[1357] Pilon.

[1358] C’est ici que se terminent les deux manuscrits les plus anciens

(A et B) du _Ménagier de Paris_. Cependant mon manuscrit (C) ajoute

encore quelques recettes qui sont tellement analogues à celles qui

précèdent, que je crois devoir les donner comme appendice. Elles

paroissent avoir été écrites peu de temps après le corps du texte; elles

sont dans le dialecte picard ou flamand, et ont évidemment été

recueillies dans la maison de Madame de Roubais (Marguerite de

Ghistelle). Voy. l’Introduction.

[1359] Battu, écrasé.

[1360] Sucre.

[1361] Une chausse.

[1362] Melons. Je ne sais ce que peut signifier _caordes_, peut-être

est-ce _gourdes_, sorte de courge.

[1363] Empans.

[1364] D’un coup, à la fois.

[1365] Rangs.

[1366] Place.

[1367] Ce.

[1368] Jardiniers de Portugal. Il y avoit des Portugais à la cour de

Bourgogne. Vasque Made de Villelobe, Portugais, traducteur du _Triomphe

des Dames_ (imprimé à Paris, chez Pierre Sergent, in-4º, gothique),

étoit écuyer d’écurie du duc de Bourgogne.

[1369] Déface? arrache.

[1370] Répétition presque textuelle, mais fautive, des §§ 4, 5, 6, 7, 8

de la page 275 ci-après.

[1371] Sucre rosat.

[1372] _Et_ [Illustration: un symbol].

[1373] Qu’il file entre deux doigts, si on en prend une goutte.

[1374] Avant qu’on mette bouillir.

[1375] Œuf.

[1376] Laisser rasseoir en eau.

[1377] De la fleur.

[1378] Aussi.

[1379] Esteuf, balle.

[1380] Épande, répande?

[1381] Démené, remué?

[1382] Sucre fondu en eau-rose.

[1383] _Hulle_ signifie en allemand enveloppe. Est-ce ici la gaine d’un

couteau?

[1384] Rayez.

[1385] Une règle?

[1386] Doigts.

[1387] _Rostez-le._ Otez-le hors du bassin?

[1388] Encre.

[1389] Eau de pluie.

[1390] Couperose.

[1391] Et un scrupule?

[1392] La moitié du temps nécessaire pour dire les sept psaumes de la

pénitence, comme nous avons vu dans le _Ménagier_, un _Pater_, un

_Miserere_, etc.

[1393] Les matières qui ont servi à faire l’encre, le marc.

[1394] Poivre.

[1395] Clous de girofle.

[1396] Menues-épices (_species_), moins (que de cannelle et gingembre).

[1397] Teille, vase de terre. Suppl. _avec_.

[1398] Vos poussins ou perdrix.

[1399] Voy. p. 95.

[1400] Tournesol. Voy. p. 220.

[1401] Pêcher. Mettez assez de tournesol pour lui donner la couleur de

fleur de pêcher.

[1402] Œufs.

[1403] Feu.

[1404] Brûle.

[1405] Il semble qu’il faudroit _ou_ puisque ce plat se faisoit avec du

poisson, ou avec des œufs à défaut de poisson.

[1406] Œufs?

[1407] Pochés?

[1408] Hachez.

[1409] Sécher.

[1410] Le seul que contiennent les manuscrits. Voir l’Introduction et T.

I, p. 7, note 1; voir aussi T. II, p. 79, n. 1.

[1411] Augmente sa maison, son train, plutôt que _fatigue_, _use_. Gaces

de La Bugne borne le train de l’épreveteur à quatre chiens et deux

chevaux (Ed. Verard, X 5).

[1412] Cette manière de voler semble bien devoir être celle que

d’Arcussia (Ve partie, ch. XVI, et Confér. 30) appelle voler à _la

toise_ (et aussi Sainte-Aulaire, p. 103) ou _source_, à _lève-cul_ ou à

_la couverte_. C’est quand on lâchoit l’oiseau de poing tout près de sa

proie, au moment où elle s’enlevoit, et qu’il l’empiétoit avant qu’elle

eût eu le temps de se mettre en aile. Les oiseaux de poing prenoient

presque toujours leur gibier de cette manière, soit à son premier

départ, soit _à la remise_, c’est-à-dire au second vol. Dans ce dernier

cas ils attendoient souvent sur un arbre ou sur une haie que les chiens

fissent repartir l’oiseau chassé. Huber, dans ses _Observations sur le

vol des oiseaux de proie_ (1784, in-4º, p. 36), a très-bien expliqué

cette manière de voler qu’il appelle _le saut_ et qui est propre aux

oiseaux de poing. Il dit que le saut résulte d’un élancement qui part de

la plante des pieds puis d’une forte et brusque contraction des ailes.

Il distingue le saut montant, le saut de niveau (tous deux ne portent

que 6 ou 7 toises) et le saut plongeant, qui est le plus puissant.

[1413] Jaillir, s’élancer. Je ne sais si ce mot s’applique ici à

l’épervier ou au brusque départ de l’oiseau chassé. C’est presque la

même expression que celle de _vol à la source_ employée par d’Arcussia:

Le Ms. A porte _fouldre_, mot qui ne seroit pas ici sans signification,

car Huber dit que le départ _au saut_ est aussi prompt que _l’éclair_.

[1414] Éducation, de _duire_, dresser.

[1415] Var. A, _espaingnos_. Chiens d’Espagne dits aujourd’hui

_épagneuls_.

[1416] A côté.

[1417] Il faudroit _l’en_.

[1418] Lier, en terme de fauconnerie, c’est quand l’oiseau a enserré sa

proie. D’Arcussia veut qu’on réserve ce mot pour les oiseaux de leurre

et qu’on dise _empiéter_ pour ceux de poing (p. 177).

[1419] Qui s’éloignent trop.

[1420] Cri, appel.

[1421] Lassé, vaincu.

[1422] Se précipiter avec entraînement, fondre, d’_immittere_.

[1423] Poêle, poêlon.

[1424] Var. A, _abéent_.

[1425] Réclamer l’oiseau c’est le faire revenir sur son poing. On a dit

quelquefois par extension un oiseau _réclamé_ pour un oiseau _dressé_.

Les oiseaux de leurre étoient rappelés à l’aide du leurre: aussi

disoit-on pour eux _leurrer_ et non _réclamer_.

[1426] Var. A, _déchairent_.

[1427] Var. A, _d’espreviers_.

[1428] _Que_ est de trop à moins qu’il ne manque la fin de la phrase

comme: _ne l’ait découvert_.

[1429] Il faudroit: _qu’il_.

[1430] C’est le mâle de l’épervier, beaucoup plus petit que la femelle,

et que l’on employoit beaucoup moins. Gaces de La Bugne dit qu’il

servoit aux apprentis fauconniers à faire leur éducation (Ed. Vérard, L

v).

[1431] Enfoncement, creux, de _claustrum_. Var. B, _crotet_, petite

grotte, trou, de _crypta_.

[1432] Fienter.

[1433] Mince, délicat.

[1434] Filet.

[1435] Surtout.

[1436] Digéré.

[1437] Pour qui.

[1438] Var. A, _fielet_.

[1439] Repas. Sous-entendez _de ce filet de porc_.

[1440] Var. B, _certainement_.

[1441] Sainte-Aulaire dit la même chose (p. 45); il ajoute que ces

_fautes_ ou _marques_ placées en travers des plumes les font rompre

facilement aux premiers efforts de l’oiseau.

[1442] Tirant sur le rond, un peu rond.

[1443] Ces trois mots interrompent le sens et seroient mieux placés

avant _tenir nettement_.

[1444] Var. B, _le pennier_.

[1445] L’auteur entend par ce mot une cage ou caisse de bois dont il

nous donne ci-après les dimensions. Le même mot a été employé par

d’Arcussia, mais sans explication, et par Sainte-Aulaire (p. 180 à 186)

qui paroit en faire un terme général pour désigner un lieu fermé comme

une chambre, etc., et semble dire indifféremment: mettre les oiseaux à

la ferme ou à la mue.

[1446] Treillage, grillage.

[1447] Prendre de la force.

[1448] Se soulèvera.

[1449] Jointures, jarrets.

[1450] Se tiendra debout.

[1451] Large.

[1452] Il y a, il est.

[1453] Billot de bois sur lequel on plaçoit l’oiseau. Sainte-Aulaire dit

qu’il doit avoir deux pieds de haut. Il est vrai qu’il parle de celui à

l’usage des oiseaux parvenus à leur taille (p. 66 et 106). L’empereur

Frédéric II conseille de le faire en forme de cône renversé et ferré, de

manière qu’on puisse l’enfoncer facilement en terre. Il l’appelle

_sedile_. Il dit que le faucon cillé est mieux sur le bloc que sur la

perche, et qu’on ne doit mettre sur le bloc qu’un seul faucon (voy. ch.

L et LI du second livre).

[1454] Phrase qui paroît défectueuse.

[1455] Repu.

[1456] Var. A, _merts_. Je crois que ce sont ces barres ou marques

noires qui traversent les plumes de la queue de l’épervier

(Sainte-Aulaire, p. 25), et dont il est aussi parlé sons le nom de _mers

de la queue_ dans le Modus (feuillet 77 vº). L’auteur veut donc dire ici

qu’il faut pour mettre les jets à l’oiseau, attendre qu’il soit parvenu

au moment de sa croissance où sa queue est assez longue pour qu’on y

voie déjà deux barres noires. Voir ci-après p. 291.

[1457] Petites lanières de cuir qui s’attachoient aux jambes de l’oiseau

et auxquelles on ajoutoit les vervelles, et quand l’oiseau étoit sur la

perche, la longe et le touret.

[1458] Quand après s’être débattu, jeté en avant de sa perche il y est

retenu et rappelé par sa longe.

[1459] Queue des oiseaux de poing. Le mot de queue étoit réservé aux

oiseaux de leurre.

[1460] Var. A, C, _sur luy surviennent_.

[1461] Impétueusement, de _tempête_.

[1462] Depuis _esteuf_, balle de jeu de paume.

[1463] Suppléez _non_.

[1464] Suppléez _a_.

[1465] Si en se débattant il tomboit de la perche et y restoit suspendu

par sa longe.

[1466] Ce passage confirme l’explication donnée précédemment, mais je

n’ai rien trouvé dans les auteurs qui puisse déterminer où sont placés

les sept _merqs_ dont parle l’auteur. Je vois sur un épervier qui est

sous mes yeux 1º 4 barres (ou _merqs_) noires (dont une un peu cachée

par les petites plumes du croupion) _sur_ le balai, 2º 4 id. en dessous;

et enfin 6, mais assez mal marquées sur le dessous des grandes plumes de

l’aile. Mais on sait combien l’âge change le plumage des oiseaux de

proîe, et j’ignore si l’oiseau que j’ai sous les yeux cet un _niais_ ou

un _mué_.

[1467] Graisser, mouiller de sa salive.

[1468] La seconde secousse, le second effort de l’oiseau. Voir

d’Arcussia, Ve partie, ch. IX.

[1469] Var. B, _espoventablement_.

[1470] Paresse.

[1471] Var. A, C, _bas_.

[1472] Espaces laissés vides dans les manuscrits. Peut-être y avoit-il

_marqué à travers de petits cœurs brun tendres ou roux_. La différence

avec l’autre genre de plumage dont il va être parlé auroit donc consisté

dans la dimension et la disposition des marques en forme de cœur;

l’auteur du Modus dit également: _Les uns sont de menues plumes

traversaines et blanches; autres sont de grosses plumes traversaines et

grosses nouées; autres sont de plumes que nous appelons mauvisées_ (mal

disposées, mal semées).

[1473] Semés.

[1474] Var. A, _boueil_. C’est le brayer, le bas-ventre, dit _brayeul_

dans le roi Modus.

[1475] Le manuscrit B ajoute ·_S_· (_scilicet?_).

[1476] _L’espervier a communément l’estomac blanc émaillé de marques

noires faites la plupart en cœur. Le dessus noir ou gris fort obscur

èsquelles y a certaines mailles ou plumes blanchâtres sur les reins_

(Sainte-Aulaire, p. 25). L’auteur a fait le mot _cueureté_ pour dire

semé de cœurs, comme on dit _fleur-de-lise_, _étoilé_, etc.

[1477] En changeant d’ordre, muablement.

[1478] Charrient au couvert, dans un buisson, etc., pour s’en paître,

l’oiseau qu’ils ont pris.

[1479] Je crois que c’est l’oiseau dont les ailes sont bien disposées;

bien jointes au corps et croisant bien sur la queue.

[1480] Voy. sur les vanneaux, couteaux et cerceaux, la note 6 de la page

89.

[1481] Espace laissé vide dans les manuscrits. _Sans_ doit être

défectueux ainsi que _a_: le balay signifiant la queue. L’auteur a dû

écrire quelque chose comme _bonnes pennes, puissans balay et sain_, etc.

[1482] Var. B, _paissonoir_. Ces différens noms des ongles de l’épervier

ne sont à ma connoissance donnés qu’ici. D’Arcussia les désigne

simplement sous la dénomination de premier, second, et troisième, en

commençant par celui du premier doigt de devant: celui de derrière

auroit été dit _avillon_. Ici les _sangles_ pourroient être les serres

du grand doigt du milieu et du doigt de derrière: le _paissoir_, l’ongle

du pouce, et le _charnier_ celui du quatrième doigt.

[1483] Qu’il.

[1484] Instrument de cuivre, quelquefois d’argent, destiné à empêcher la

longe de s’embarrasser. Ce sont deux demi-anneaux en forme d’étriers

réunis par une goupille qui traverse les deux côtés plats, lesquels

tournent l’un sur l’autre. D’Arcussia l’appelle _tournet_ (131), et

l’empereur Frédéric II _tornetum_ (II, 40). Il est représenté dans les

planches de _l’Encyclopédie_ (XII, fig. 2). C’est certainement au touret

qu’est relatif le passage cité dans Du Cange à _Coretum_, et il faut

sans doute y lire _Toretum_.

[1485] Bleu.

[1486] Plus loin _recréance_, filière, longue ficelle attachée aux

longes.

[1487] Aux plaidoiries, au palais.

[1488] Gaces de La Bugne conseille également de porter l’épervier

Là ou les gens sont amassés,

Soit en l’église ou autre part.

(S v, vº, c. 1.)

On voit, d’après ces deux témoignages, qu’il étoit permis à tous les

laïques d’entrer dans l’église avec un oiseau sur le poing. Il en

résulte donc que quand on a remarqué que les barons de La

Ferté-Chauderon et les seigneurs de Chastellux entroient dans le chœur

des églises cathédrales de Nevers et d’Auxerre en costume moitié

militaire, moitié ecclésiastique, et avec un oiseau sur le poing, ce

fait n’étoit (au moins _au commencement du_ XVe _siècle_) une

particularité qu’à cause de leur costume, de la qualité de chanoines

héréditaires de ces églises possédée par ces seigneurs, et peut-être

aussi à cause de la place qu’ils occupoient dans le chœur par suite de

leur dignité. (Voy. à ce sujet les _Mercures_ de juin 1732, p. 1248, de

mars et d’avril 1733, p. 472 et 730, et l’_Histoire d’Auxerre_ de

Lebeuf, T. I, p. 809.) On voit encore, dans une pièce de 1464 citée par

l’abbé Lebeuf (T. II, pièce 241), que les trésoriers des églises

d’Auxerre et de Nevers avoient le droit d’assister aux offices en habit

non ecclésiastique et avec un épervier sur le poing; mais ce droit étoit

dès lors contesté ou au moins remarqué. Il faut donc en conclure ou que

l’usage avoit dès lors changé, ou qu’il étoit borné aux laïques.

[1489] Petits ais, petites planches, lattes.

[1490] On appeloit _plume_, et plus souvent depuis _cure_, une petite

boulette de filasse, de coton, ou de plumes qu’on faisoit avaler à

l’oiseau pour faire passer les parties grossières de sa nourriture qui

seroient restées dans son estomac.

[1491] Probablement les filamens ou nerfs de cette poche que d’Arcussia

appelle la gorge ou sachet supérieur. C’est la partie qui suit

immédiatement le gosier, et qu’on dit vulgairement _la gave_. Voir

d’Arcussia, chap. 1 de la IVe partie, p. 233.

[1492] _L’en_ n’est que dans le Ms. C.

[1493] Préau.

[1494] Aille.

[1495] Sécher.

[1496] Faire jaillir, mais j’ignore la racine de ce mot. Var. B,

_ressortir_.

[1497] Baguette.

[1498] Tréteau.

[1499] Savoir: _utrum_.

[1500] Retiré, accroupi. Voy. p. 20.

[1501] Sup.: _avancez_. V. p. 394.

[1502] Moucheté, de _varius_, comme la fourrure de _vair_ et le _vairé_

du blason.

[1503] Tachetés.

[1504] Jeunes pies.

[1505] Tenailles.

[1506] Peut-être faute, pour _moine_.

[1507] Véritablement, sérieusement.--Var. A, _ensient_.

[1508] Dans le lieu de sa demeure?

[1509] Sans cette précaution.

[1510] L’auteur ne donnoit donc pas tout à fait dans l’opinion erronée,

et cependant générale, suivant laquelle la queue (ou balai, voy. p. 290,

n. 3) servoit de gouvernail à l’oiseau. On a reconnu depuis qu’elle ne

lui sert qu’à monter et à descendre. Voy. Huber, _Observ. sur le vol des

oiseaux de proie_, p. 13.

[1511] Se détourne, fait des crochets.

[1512] Ciseaux.

[1513] Quand elle part. Voy. p. 280, n. 3.

[1514] Entièrement, vraiment _blanches_, comme l’émeut _fin blanc_

ci-dessus, p. 298.

[1515] C’est le moineau suivant Nicot.

[1516] Répétition avec variantes du § 1, p. 300.

[1517] Ce paragraphe, qui paroît hors de propos au milieu des

instructions relatives aux premiers vols de l’épervier, est en outre une

répétition, mais non textuelle, de ce qu’on a déjà vu page 290.

[1518] Il paroît manquer ici _faire_.

[1519] Embrouillez (ses longes dans les branches du buisson où il aura

charrié sa proie).

[1520] Var. B, _pendre_.

[1521] Neuf heures. Voy. t. I, p. 48.

[1522] S. d. faute pour _buisson_.

[1523] A et C ajoutent _vous_.

[1524] Au soir.

[1525] Var. bonne du Ms. B, mais résultat d’une correction postérieure

au corps du texte: _s’essorera_. Au reste, _s’efforcer_ est bon, quoique

je ne l’aie pas vu employé par les autres auteurs dans le sens de

s’essorer, prendre, son _essor_, _s’emporter_.

[1526] Corps, carcasse. Voy. p. 170, n. 1, et p. 213.

[1527] S.-e. l’épervier.

[1528] S.-e. la chair du pigeon.

[1529] Dévider. Ce mot exprime très-bien l’action du chien qui suit une

trace.

[1530] Au lieu remarqué, où les autres perdrix se sont remisées.

[1531] Var. A, _gauchières_.

[1532] Oiseau de proie ignoble (non susceptible d’être dressé), grand

destructeur de perdrix, classé par Huber (p. 16) dans la classe des

harpayes, avec la _Soubuse_, le _Jean-le-Blanc_ et l’_oiseau

Saint-Martin_. Huber semble croire que ces quatre noms désignent le même

oiseau (peut-être à différens âges). G. Bouchet (_Recueil des oiseaux de

proie_) a consacré au _faux-perdrieu_ un article étendu, et on voit dans

d’Arcussia (_Fauconnerie du Roi_, p. 399) que Louis XIII voloit cet

oiseau avec des faucons dressés à voler la corneille.

[1533] Pièces de terre cultivées en pois. _Pisaria._

[1534] _Qui_ ou _et_ sont de trop. Si l’on supprime _et_, il faudroit

une virgule après _remerquent_.

[1535] Au saut. Voy. p. 280.

[1536] Voy. p. 304.

[1537] B ajoute _premier_, qui me paroît inutile et peut être une

correction de _se l’épervier_, qui est dans le Ms. A et est tout à fait

fautif.

[1538] S’accouplèrent. D’Arcussia (1627, p. 209, 220) emploie le même

mot, et dit aussi _le temps de l’adouée_; c’est pourquoi j’aime mieux

lire _adouèrent_ qu’_adonnèrent_, comme l’écrit le Ms. B (_adoñerent_).

[1539] Pour _cochier_ je lis: cochier, cocher.

[1540] En état, à leur taille.

[1541] Tuyaux des plumes pleins de sang comme les jeunes oiseaux.

[1542] Le Ms. B seul ajoute: _et ne sont pas les plumes de leurs eles si

roides comme leurs pères et leurs mères qui ont esté muées_. Ces mots

paroissent être une bonne variante et non la suite du membre de phrase

précédent.

[1543] Il semble qu’il faudroit lire _et_, de manière à restreindre la

possibilité de prendre, même au _voulon_, la perdrix ainsi forte, au cas

où elle est déjà lassée d’un premier vol. Mais on peut aussi comprendre

que l’auteur, en défendant plus bas d’essayer de la prendre, en plein

champ, du premier vol, a seulement entendu défendre de la faire voler _à

tire-d’aile_ (en _tirant après_) par l’épervier. Cette manière de voler

(mouvement répété des ailes) est employée par l’oiseau de poing en ligne

horizontale ou de haut en bas. Dans le premier cas, il n’entreprend

ainsi que le gibier le plus faible, et cette attaque lui réussit bien

moins que le _saut_ (ou _voulon_), qui est son plus grand moyen. (Voy.

Huber, p. 37.)

[1544] Gaces de La Bugne dit aussi (X v) que l’épervier peut prendre le

faisan; mais au XVIIe siècle qu’on peut cependant regarder comme celui

où la fauconnerie atteignit sa plus grande perfection, en France, on ne

faisoit plus voler l’épervier aux faisandeaux: c’est du moins ce qui me

semble résulter d’un passage de d’Arcussia (Ve partie, chap. XXV), dans

lequel il remarque, comme une chose notable, que cette chasse avoit lieu

en Lombardie, où, dit-il, les éperviers sont en plus de réputation qu’en

autre pays.

Quant au vol de l’outarde par l’épervier, il est plus étonnant, et on

seroit tenté de penser ou qu’il y a erreur dans le nom de l’oiseau

chassé ou que l’auteur a entendu parler ici de la chasse de l’outarde

faite avec l’autour, oiseau tout à fait semblable de conformation (sauf

la grosseur), de mœurs et de vol à l’épervier, puisque tous les auteurs

les confondent dans les préceptes qu’ils donnent sur la manière de les

dresser. L’autour, beaucoup plus fort que l’épervier, prenoit l’outarde

ou du moins la retenoit jusqu’à ce que les chiens vinssent le secourir

et la tuer; mais ce fait même étoit regardé avec raison comme

surprenant, attendu la faiblesse relative de l’autour (Voy. Gaces de La

Bugne, f. X 2 vº), et le récit d’une chasse à l’outarde faite par un

faucon sauvage dans d’Arcussia (_Fauconnerie_, p. 227 et aussi là même

_Convy_, p. 52). L’épervier qui est un assez petit oiseau, pouvoit-il

donc égaler l’autour et le faucon dans cette chasse? La même réflexion

se présente à l’esprit pour le vol aux lapereaux et aux levrauts, que je

n’ai vu indiqué dans aucun autre auteur. Remarquons toutefois qu’il y

avoit, suivant d’Arcussia, une espèce d’éperviers venant d’Esclavonie,

et tellement courageux qu’ils entreprenoient _tout ce qu’on leur

montroit_.

[1545] Auj. de genêt.

[1546] Monter à une hauteur telle qu’il perde son maître.

[1547] Var. B, _toutesvoies_.

[1548] Peut-être la marouette.

[1549] Geais.

[1550] Ou _bougon_, flèche à grosse tête, à bout obtus, _sagitta

capitata_, suivant Nicot.

[1551] Afin que.

[1552] Var. A, _tirer_.

[1553] D’Arcussia (Ve partie,, ch. XXV) dit la même chose; seulement il

est question, dans son livre, d’un arc à jalet (arbalète lançant des

balles de plomb) et non d’un arc.

[1554] Avant qu’il ait eu le temps de chasser et de se paître.

[1555] Le garder pendant le temps qu’il est en mue.

[1556] B ajoute: _laquelle plume_.

[1557] Pour le garantir, l’empêcher de se débattre.

[1558] Espace laissé en blanc dans les trois manuscrits: peut-être

est-ce le croupion ou le _brayer_ (ventre), afin d’attendrir la peau où

tiennent les plumes de la queue.

[1559] Gouttière, petit canal (mangeoire avec coulisse dessous).

[1560] Voy. p. 297.

[1561] L’empêcher de dormir.

[1562] L’abaisser, le dompter en le nourrissant peu.

[1563] Muées.

[1564] Les autres auteurs distinguent le _branchier_ du _ramage_. Ce

dernier nom désignoit l’oiseau qui avoit été assez longtemps libre et

vivant de sa chasse: il tenoit le milieu entre le _branchier_ et le

_sor_.

[1565] S.-e. _avant_. C’est seulement quand il sera assez âgé pour avoir

déjà pris des oiseaux qu’il descendra à la _meute des pans_. On appeloit

meute un bâton fourchu auquel étoit attaché un oiseau vivant que

l’oiseleur faisoit remuer pour attirer dans les _pans_, dans les filets,

celui ou ceux qu’il désiroit prendre. (Voy. _Modus_, f. 127.) Plus tard

on appela ainsi l’oiseau attaché au piquet fourchu (_Ruses innocentes_,

1695, in-8, p. 144). Le filet dont il est ici question est certainement

le _rets-saillant_ ou _nappe_.

[1566] _Giesles_, dans le Modus, et plus tard _guide_ ou _guede_. Ce

sont les bâtons qui terminent les pans du rets-saillant et auxquels

s’attachent les cordes qui fixent les extrémités des pans à des piquets

enfoncés en terre. La corde que tire l’oiseleur pour faire rabattre les

pans est aussi attachée aux deux _guilles_ placées de son côté. (Voir le

_Modus_ de 1839, f. 126. Les cages représentées dans la figure indiquent

bien l’endroit où devoient être placés les mouchets dont parle l’auteur

du _Ménagier_.)

[1567] Les manuscrits ajoutent: _comment qu’il soit_. Ces mots me

paroissent une répétition fautive des trois précédens.

[1568] Passer un fil dans la première paupière des deux yeux de

l’oiseau, puis réunir et tordre les deux bouts du fil sur son bec.

L’épervier devait être cillé de manière à voir un peu derrière lui. On

obtenoit ce résultat en lui perçant la paupière plus près du bec que du

milieu de l’œil. (Voy. _Modus_, f. 96, vº.)

[1569] Grelots attachés aux jambes de l’oiseau.

[1570] Peut-être faut-il lire _aasier_.

[1571] On verra ci-après l’explication de ce terme. C’est sans doute ce

que l’auteur du _Roi Modus_ appelle _mué du bois_ (f. 95, vº).

[1572] Var. B, _affaitiés_.

[1573] Il ne revient pas si facilement à son maître.

Le ménagier de Paris (v. 1 & 2) · 第 53 / 54 段