Sceau: un lion chargé d’une bande.

aTitres originaux du Cabinet généalogique.--

bDu Cange au mot _Stella_.--

cHist. des gr. of. de la Cour. VI, 307-8.--

dJ. Reg. 86, 219.--

eJ. Reg. 90, 326.--

fTrésor de dom Villevieille.--

gTable des Mém. de la Ch. des comptes.--

hChr. de S. Denis, CXXXIV.--

iJ. 158, nos 25 et 26.--

jGénéalogie de Courtenay, in-fol. Pr. 366.--

kReg. du Parl., conseil et plaid. à la date citée.--

lDuchesne, Montmorency, Pr. 379, 380.--

mArrêt du 21 juillet 1368, Jugés, XX, 337.

[253] Des ciseaux.

[254] Nager.

[255] Roman dont le premier auteur est l’Indien Sendabad, et qui fut

successivement traduit dans presque toutes les langues. Notre auteur me

paroît avoir ajouté au texte qu’il avoit lu bien des détails qui donnent

des notions curieuses sur les usages de son temps. On peut s’en assurer

en comparant ce passage du _Ménagier_ à l’endroit correspondant d’une

version françoise du même ouvrage écrite en vers au XIIIe siècle, et

imprimée assez incorrectement à Tubingen, 1836, in-8º (V. p. 97). Cette

édition est précédée d’une longue et savante dissertation sur le Roman

des Sept Sages.

[256] Jeune arbre fruitier _enté_, greffé.

[257] Être, exister, _stare_, _je laisserai cela_.

[258] Aujourd’hui courte-pointes, couvre-pieds.

[259] Manteau doublé, ou peut-être aussi manteau _parti_, de draps de

deux couleurs.--En juillet 1401 l’évêque de Paris réclamant comme clerc

un prisonnier que le procureur du roi soutenoit être en habit laïque

citoit à l’appui de son dire un arrêt qui avoit reconnu comme clerc un

boulanger de Montmorency lequel étoit marié et avoit chaperon à cornette

double _de deux divers draps_. (Plaid. criminelles du Parl.) Ces mots

indiquent certainement deux couleurs différentes dans les draps du

chaperon, mais il semble qu’ici (outre qu’il n’y a pas le mot _divers_),

dans l’état où se trouvoit le seigneur rentrant mouillé de la chasse, il

est plus naturel de croire qu’il s’agit d’un manteau doublé.

[260] Grande chaise à dossier.

[261] Coussin, _carreau_.

[262] Escabeau.

[263] Var. B. _roe_.

[264] Piétiner, remuer les pattes.

[265] Lessive.

[266] Peut-être faudroit-il _bagues_, effets, joyaux.

[267] Conseil.

[268] Grande salle à manger, et par extension grand festin, cour

plénière.

[269] Service.

[270] Var. A. _disposer_.

[271] Bas montant très-haut et s’attachant aux _braies_, sorte de

culotte.

[272] Ici, bonnets de nuit.

[273] Sorte de chemise d’homme. On voit dans un compte de la chambre de

Philippe le Bel, en 1307, _des toiles pour draps_ (de lit) _et

robelinges, c’est chemises_ (sic). Il est dit dans la grande ordonnance

des métiers de Paris, rendue par le roi Jean en février 1350-1, que la

façon d’une _robe-linge à homme, d’œuvre commune_, devoit être payée 8

deniers aux couturiers, celle d’une chemise à femme 4 deniers seulement.

(Collect. Leber, XIX, 38, 316.)

[274] Sorte de culotte ou caleçon.

[275] Il est probable qu’au temps où notre auteur écrivoit il y avoit

peu de gens assez éclairés pour avoir une pareille opinion sur les

sorcelleries.

[276] Morceaux de pain plats, _tartines_, qu’on mettoit au fond des

plats et des assiettes de métal pour couper la viande sans les rayer.

[277] Peut-être hérissé, frotté à rebrousse-poil, _estrusser_ signifiant

frotter.--Var. A et C. _estou_.--Le drap _estru_ ou _estou_ me paroît

devoir désigner en tout cas un drap à longs poils dans lesquels les

puces pouvoient s’embarrasser. Les draps étoient d’abord faits à longs

poils et ne devenoient ras qu’après avoir passé par les mains des

_tondeurs de draps_. C’étoit un métier important et riche au moyen âge.

[278] Voy. p. 13.

[279] Paille, et je crois aussi feuillées ou herbes qu’on répandoit dans

l’intérieur des maisons.

[280] Fourrures; nous avons déjà vu p. 169 qu’on en mettoit sur les lits

pour servir de couvertures. On portoit aussi beaucoup de vêtemens

fourrés.

[281] Petite mouche, _cousin_, moustique. On disoit aussi _cincenaude_.

Var. B. _cincerelles_. Voy. DU CANGE à _Zinzala_.

[282] Ou _cincenaudier_, _moustiquière_, grand rideau, sorte de cloche

d’étoffe claire qui enveloppe exactement un lit et empêche les cousins

ou moustiques d’approcher. Var. B. _cincenier_.

[283] Petites touffes, _flocons_ de fougère. Var. A. _bloqueaulx de

feuchelle_.

[284] Fils, ficelles. Var. A. _et afilez_.

[285] Franges, _effiloques_.

[286] Le fiel.

[287] Secouez.

[288] Petites baguettes.

[289] Quoique les vitres aient été connues dès le temps de Théodose le

Grand, qui mourut en 395, elles furent bien longtemps réservées pour les

églises et les palais des rois. Elles étoient ordinairement chargées de

peintures. Les fenêtres vitrées que le duc de Berry fit mettre à son

château de Bicêtre étoient d’assez haut prix pour que les Parisiens,

avant de brûler ce bel édifice, en 1411, aient eu soin de les emporter

_avec les beaux huis_ (peut-être au reste étoit-ce des vitraux

peints.--Juv. des Ursins, in-fol., 230). On voit ici que l’auteur du

_Ménagier_, quoique riche puisqu’il avoit, ainsi que nous le

remarquerons plus tard, un train de maison considérable, n’avoit ses

fenêtres fermées qu’à l’aide de toile ou de parchemin. J’ignore à quelle

époque la fermeture des fenêtres par le moyen de vitres devint d’usage

commun. Une dissertation sur ce sujet, insérée dans _le Mercure de

France_ d’octobre 1738 et réimprimée dans la collection Leber (t. XVI,

p. 410), avec notes et addition, ne traite que des vitres des églises et

des palais, et ne dit rien de celles des particuliers. Le verre étoit

encore d’un très-haut prix au XVe siècle. On voit dans un compte de la

reine Marie d’Anjou de l’année 1454 la mention de deux mains de papier

et _d’huille à l’oindre pour estre plus cler_, achetés pour garnir six

châssis de bois que la reine avoit fait placer dans la chambre où logea

le roi de Sicile à Chinon quand il vint l’y voir. (K. reg. 55, fol. 99

et 102, indiqué par M. d’Arcq.) Sauval (III, 417) cite bien un compte du

domaine de Paris pour 1474 où l’on remarque _deux panneaux de verre

blanc neuf pour le comptouer_ de madame de Montglat (femme de Pierre

Bureau, seigneur de Monglat, trésorier de France et concierge de

Beauté), mais c’étoit une dépense faite aux frais de l’État et qui

pouvoit être assez élevée.

[290] Siéges sans dossier.

[291] Sur le plancher.

[292] Votre mari.

[293] On leur donne du miel? (dans leur eau?) Je ne sais ce que veut

dire ici _mis au bas_ (ordinairement _rabaissé_). Il paroîtroit par ce

passage qu’on déferroit les chevaux quand ils revenoient de voyage.

[294] Les maris, souverains (maîtres) de la maison.

[295] Pénitenciers, ceux qui font pénitence.

[296] Maîtriser, retenir.

[297] Plaisanterie.

[298] A propos? Var. B. _attrait_.

[299] Premièrement.

[300] Un mai à sa porte et de l’herbe verte dans les salles de sa

maison.

[301] Joyeusement. Var. B. _esclatéement_. C. _esbaudement_.

[302] Difficulté.

[303] Il manque le commencement de la phrase dont le sens devoit être:

_Elle prit soin de la fille de son mari, puis quand elle fut en âge_,...

[304] L’_Histoire de Mélibée et de Prudence_, écrite en latin en 1246,

par Albertan, avocat de Brescia, a été traduite au moins trois fois en

françois. (Voir les _Manuscrits français_ de M. Paris, t. V, p. 58.) La

traduction donnée par l’auteur du _Ménagier_ est celle de frère Renaud

de Louens à qui l’on doit une traduction de Boëce écrite en 1366. Ce

passage du _Ménagier_ à été collationné sur le manuscrit du roi,

7072^{3.3.}, qui donne une bonne leçon de _Mélibée et de Prudence_. J’ai

mis entre crochets les passages qui, bien que paroissant devoir faire

partie du texte, sont omis dans les trois manuscrits du _Ménagier_, et

j’ai noté au bas des pages quelques variantes importantes.--L’_Histoire

de Mélibée et de Prudence_ a eu un grand succès au moyen âge, et a été

imprimée plusieurs fois (voy. le _Manuel du Libraire_, qui l’attribue à

tort à Christine de Pisan, au mot _Mélibée_; elle se retrouve aussi à la

suite du _Jeu des Échecs moralisés_, Paris, Michel Le Noir, 1505, in-4º.

[305] Se contînt.

[306] Var. M. du R. _selon ce que dit Jhésu-Syrac_. Cette sentence est

dans les _Proverbes_, XV, 13, et non dans l’_Ecclésiastique_ ni dans

Sénèque.

[307] _Ecclesiast._ XXX, 25.

[308] Vers, mites.

[309] Alliés.

[310] Soutenir une partie, un parti, contre son adversaire.

[311] Espions.

[312] Ordinairement _sentinelles_.

[313] Var. _escharnirent_.

[314] Le bon conseil (la bonne décision) manque quand on en a le plus

besoin.

[315] D’abord Rabbi Moïse Séphardi, né en 1062, à Huesca en Aragon, se

fit chrétien en 1106. Il a composé la _Discipline de clergie_, publiée

par la Société des Bibliophiles, en 1824, et à Berlin, en 1827, in-4.

[316] Var. A. B. C. _Jhérémias_. Cette sentence est en effet dans

l’Ecclésiastique (XXV, 30), livre de la Bible écrit par Jésus fils de

Sirach.

[317] Var. _propos_.

[318] Le M. du Roi ajoute: _à femme que à homme, car il apparut

premier_.

[319] Var. _fumière_.

[320] Var. M. du R. _A l’homme en adjutoire, mais en dommage et en

nuisement_.

[321] Avis, plan, projet.

[322] Var. A. B. C. _Jhérémias_ (c’est l’Ecclésque, XIX, 8).

[323] En parlant à ton conseiller.

[324] Var. _Et de laquelle le prince se desjusne matin_. Le reste de

cette phrase n’est pas dans le manuscrit 7072^{3.3}.

[325] Var. _Lequel conseil je t’ay dit dessus que tu dois eschever et

fuir_.

[326] Var. _Tu l’aies essayé_.

[327] _Le sage qui doubte eschiève tous maux._

[328] Guivre, vipère. Variante mauvaise des manuscrits A. B. C. mure

(souris).

[329] A force de se défier des autres leur ont montré à les tromper.

[330] Var. _d’eschaffaulx_.

[331] Guérites, tourelles à mettre des sentinelles.

[332] Frais.

[333] C’est le secrétaire d’État de Théodoric, m. vers 562.

[334] Combien.

[335] Var. du M. du R.: _de tes ennemis; de la vengence se engendrera

autre vengence, hayne, contens, guerre et dégustemens de tes biens_.

[336] Var. (mauvaise) _David_.

[337] Se retirent, se retiennent.

[338] Négligeant de faire; en ne faisant pas.

[339] Faire droit, rendre la justice.

[340] Au moyen âge, quand les criminels n’étoient pas des gens de la

basse classe, les juges se bornoient le plus souvent à les condamner à

des amendes envers le roi et à des dommages et intérêts envers la partie

lésée; mais ces amendes et dommages étoient souvent très-élevés et de

nature à ruiner ceux à qui on les infligeoit. On voit dans les registres

du Parlement et dans le _Trésor des Chartes_ de fréquens exemples de

cette coutume, souvenir des anciennes lois barbares où l’on trouve le

tarif et la taxe de chaque crime suivant la condition du criminel et

celle de la victime.

[341] Var. _ses péchiés lui semblent plus pesans, sa peine lui

semble_....

[342] Var. _attrempance_.

[343] Sans doute l’auteur du _Liber de Amore_.

[344] Le pape Innocent III, ou Innocent, moine anglois. L’un des deux

est auteur de la _Moralisatio Scaccarii_, voy. Fabricius, 1754, in-4º,

t. IV, p. 34.

[345] Var. _assez légièrement fiert li glaives maintenant l’un, jà

tantost l’autre_.

[346] Transigiez, traitiez.

[347] De longtemps.

[348] Cautions.

[349] Cautions.

[350] C’étoit aussi l’usage le plus fréquent dans la jurisprudence du

Parlement de Paris. On voit constamment dans les registres du Criminel,

des accusés élargis sous caution, tantôt dans l’enceinte du Palais

seulement, tantôt dans celle des bastides (portes) de Paris, à la charge

de se représenter à une époque fixée, quelquefois en personne et

quelquefois par procureur.

[351] Irritation.

[352] Difficilement.

[353] Voy. ci-devant, p. 99.

[354] Provision en général. Voy. Du Cange aux mots _Garnire_,

_Garnisio_. L’ordonnance de l’hôtel du roi, faite au Louvre en janvier

1386-7, défend que personne ne demande aucune chose _sur les garnisons

faites pour la dépense de l’hostel, soit blés, avenes, foing, busche_,

Taillevent (c’est Guill. Tirel, auteur du _Viandier_, et alors écuyer de

cuisine du roi) est chargé par la même ordonnance de _gouverner les

garnisons_ (Den. Godefroy, H. de Ch., VI, 712, 715). La reine avoit

aussi un maître de ses garnisons. Bastin de Breban, revêtu de cet office

en 1371, étoit alors poursuivi pour avoir pris, au nom de la reine (en

vertu du droit de prise), des vins qu’il avoit payés à vil prix et

vendus dans sa taverne à son profit (Plaid. civiles du Parlement, 4

décembre 1371).

[355] Rouet à filer.

[356] D’une bonne famille.

[357] Ce passage, joint à ceux des pages 160 et 169, nous fait bien

connoître la manière dont on étoit couché au XIVe siècle.

[358] Souliers.

[359] L’histoire de Jeanne la Quentine a été reproduite dans les

Nouvelles de la reine de Navarre qui l’attribue à une bourgeoise de

Tours (38e Nouvelle ou 8e de la 4e journée). Mais l’auteur du _Ménagier_

donnant les noms et disant qu’il la tenoit de son père, on ne peut

douter qu’elle ne soit en effet arrivée à Paris. La reine de Navarre a

pu entendre raconter cette histoire à quelqu’un qui l’avoit lue dans le

_Ménagier_, et en placer la scène à Tours. Elle a donné également

(Nouvelle 37e), en l’attribuant à une dame de Laval-Loué, et avec

quelques variantes, un exemple analogue d’indulgence conjugale rapporté

par le chevalier de La Tour comme positivement arrivé à la dame de

L’Anguillier sa tante. Le chevalier de La Tour raconte (chap. XVII) que

son oncle étoit «à merveilles luxurieux, tant qu’il en avoit tousjours

une ou deux à son hostel, et bien souvent se levoit de delez sa femme et

aloit à ses foles femmes; et quant il venoit de folie, il trouvoit la

chandelle allumée, et l’eaue et le touaillon à laver ses mains: et elle

lui prioit qu’il lavast ses mains; et il disoit qu’il venoit des

chambres.--Et pour tant Monseigneur que vous venez des chambres,

avez-vous plus grant besoin de vous laver.» C’est autant d’humilité que

la bourgeoise, mais avec une délicatesse qui sent déjà la femme de

qualité.

J’avois espéré trouver le nom et par suite la profession de _Thomas

Quentin_ dans le _Livre de la Taille_ en 1313 (Paris, 1827, in-8º), car

le père de l’auteur du _Ménagier_ et Thomas Quentin qu’il connoissoit,

ont pu vivre dès cette époque, mais son nom n’y figure pas. Je l’ai

aussi cherché inutilement dans les comptes de la prévôté de Paris donnés

par Sauval et dans le recueil manuscrit des _Épitaphes de Paris_.

[360] Vous ne pouvez en cela être remplacée par personne.

[361] Copeau, morceau.

[362] Séparer du reste.

[363] Var. Bryant.--C’est à l’auteur du _Ménagier_ que nous devons de

connoître la profession de J. Bruyant, qui n’est indiquée dans aucun des

deux manuscrits de son poëme qui sont à la Bibliothèque du Roi. Cette

édition du _Chemin de Povreté_, outre qu’elle a été collationnée sur les

trois manuscrits du _Ménagier_, a été revue sur le manuscrit du Roi, nº

7201 (décrit T. VI, p. 240, des Manuscrits françois de M. Paris), qui a

donné souvent d’utiles variantes. Il résulte de l’explicit du second

manuscrit (S.-Victor, 275), cité par M. Paris, et que je n’ai pas pu

voir, que ce poëme a été écrit en 1342.

En 1500 le célèbre Pierre Gringore donna sous le titre de _Chasteau de

Labour_ une imitation _paraphrasée_, mais une imitation très-positive de

ce poëme. C’est le même plan, ce sont les mêmes personnages allégoriques

et souvent les mêmes détails. Le _Chasteau de Labour_ vaut sans doute

beaucoup mieux que le _Chemin de Povreté_, mais il est fâcheux que

Gringore se soit approprié l’idée de Jean Bruyant sans faire part à ses

lecteurs de l’obligation qu’il avoit au poëte de XIVe siècle.

[364] Se garnir, assurer sa subsistance.

[365] Garantir.

[366] Fortune.

[367] Féries, jours de fête.

[368] Mauvais heur, malheur.

[369] Se montra.

[370] Reprirent, de r’avoir.

[371] Tira.

[372] Poussa.

[373] S’attacha? Var. 7201, _destrouça_.

[374] Vite.

[375] Gris de fer. Plus ordinairement employé pour désigner la robe d’un

cheval.

[376] Sorcière.

[377] Poitrine.

[378] manier, pétrir?

[379] Tourmenter.

[380] Bûche.

[381] Réjouit.

[382] Sentive, du sens, maladie morale?

[383] Diablerie.

[384] A aucun prix, d’aucune manière.

[385] Attristé, ému.

[386] Qui doit être pendu ne sera pas noyé, il faut subir son sort.

[387] Aller, marcher.

[388] Faire mal, agir sottement.--Les richesses sont inutiles quand on

les a seulement en sa vieillesse et qu’on n’en peut plus jouir.

[389] Mauvaise, infâme.

[390] Supporter.

[391] Secoué, remué.

[392] Profit.

[393] En en recevant une récompense sur laquelle nul ne peut rien fonder

de solide.

[394] Domination.

[395] Chiens mâtins.

[396] A ton aide. Ce vers ne rime pas avec le précédent à moins qu’on ne

prononce _ayé_.

[397] Moitié, de son côté.

[398] Capitaine.

[399] Cours.

[400] Il manque ici dans les manuscrits un vers qui cependant n’est pas

nécessaire à l’intelligence de la phrase.

[401] Tolérance.

[402] Fermeté.

[403] Retenue.

[404] Murmure.

[405] Mauvais vers mis là pour la rime, et dont le sens est _et de

soi-même ne se modère_.

[406] Mot auquel je ne connois pas de sens. Les manuscrits A, B, C,

portent _ma seur mesure_, ce qui est un contre-sens; le sens exige

_male_, mauvaise.

[407] Les manuscrits A, B, C, portent _brouet_ (sauce). On trouve dans

Roquefort, _brouvette_, tombereau dans lequel étoient conduits les

criminels au supplice.

[408] De bon nid, de bonne race, dont on a fait un seul mot,

_débonnaire_. Voir Henry Estienne, _Précellence du langage françois_, p.

93.

[409] Fin, rusé.

[410] Var. B, _en sa fiance est Couardie_.

[411] Maltraité.

[412] Pourtant.

[413] Énervés; on disoit plus souvent _afétardis_.

[414] Relevé.

[415] Subtilité.

[416] Suit.

[417] Il fait faire mains maux.

[418] L’éducation.

[419] Affamé comme un loup.

[420] Paroît.

[421] Enchérissement sur la médisance.

[422] Libertinage.

[423] Se rebuter.

[424] Horreur.

[425] Gros trait d’arbalète.

[426] Passage, position.

[427] Var. 7201, _deuvier_ (dévier, périr?). En laissant _deviner_ il

semble qu’on peut entendre ces deux vers ainsi: Regard qui fait rêver

les amoureux insensés et dans lequel ils croient follement lire les

sentiments qu’ils inspirent.

[428] Plaît.

[429] Matin.

[430] Vraiment.

[431] C’est la raison qui parle et qui appelle la mesure, la modération,

sa sœur.

[432] Réglée.

[433] Var. B, _défeuillée_.

[434] Var. B, C, _plus attrait_.

[435] En poursuivant, dans la suite.

[436] Escrime.

[437] Bouclier.

[438] Je crois que ce vers doit être écrit ainsi: _En qui veut à parler

emprendre_.

[439] Son.

[440] Fleur de la farine.

[441] Ce _qui_ se rapporte à _l’adresse_. Les vers entre crochets ne

sont que dans 7201.

[442] Var. A, B, C, _paré_.

[443] Demeurer.

[444] S’y soustraire.

[445] Branche d’arbre tordue avec laquelle on lie les fagots.

[446] Laïques.

[447] Défait, en désordre. Var. 7201, _descarré_ (dérangé?) et

_encarré_, au vers suivant.

[448] Bourbiers.

[449] Dedans.

[450] Peut-être.

[451] Acte nuisible.

[452] C’est la raison qui parle.

[453] Se rapporte à _maintient_ au vers précédent. _Il ment celui qui

maintient que destinée, etc._

[454] Détourné.

[455] Déconfit.

[456] Accroupi, retiré.

[457] Conduit.

[458] Var. 7201, _clèrement et apparcevoir_.

[459] Les pans de ta robe.

[460] Coupée en deux, différente. Var B. et 7201, _impartie_.

[461] Excite.

[462] Précipités.

[463] Matés, lassés.

[464] Naturels, naïfs.

[465] En toute situation.

[466] Critiquer.

[467] Trouves.

[468] Le Mes 7201 ajoute:

La fait crainte à lui obéir:

Tu le pues clèrement véir.

[469] Moitié, portion.

[470] Mérite son affection.

[471] Fiel.

[472] Aille, quoi qu’il en soit.

[473] Tromperie.

[474] Blâme.

[475] Reproche.

[476] Difficultueux.

[477] De même, tu ne dois pas être difficile.

[478] Si tu penses bien à ce qu’elle t’a dit.

[479] Intelligence, compréhension.

[480] Tromperie.

[481] Chicane.

[482] Droit, puissance.

[483] En arrière: de rester.

[484] Spécial, dévoué.

[485] Sans dépenser ton avoir qu’il faut tenir serré.

[486] Autant que tu le pourras.

[487] Joyeux.

[488] Tromper.

[489] Satisfaire.

[490] Prendre à crédit.

[491] Compte mal (à ton avantage).

[492] Assigner.

[493] Convenablement.

[494] Agréable.

[495] Tromperie.

[496] Observateur.

[497] Mot dont j’ignore le sens ici.

[498] Caresser.

[499] Amasse.

[500] Var. B. _je ment_.

[501] Établir.

[502] Moquerie.

[503] Cacher.

[504] Il me paroît impossible d’entendre par ces mots,

très-distinctement écrits dans tous les manuscrits, _ceux qui habillent

les rois_. Je crois que _rois_ doit désigner ici quelque étoffe

grossière. L’auteur ne termine d’ailleurs que très-rarement deux vers de

suite par le même mot pris dans la même acception.

[505] Exciter, pousser.

[506] Parvenir.

[507] Prendre. (Cela n’est utile qu’à ceux dont la robe est déchirée,

qui n’ont pas de quoi se vêtir?)

[508] C’est le titre de l’ouvrage de Gringore; voy. la note 1, § 2, page

4.

[509] C’est le commencement qui décide de tout l’œuvre. Voir sur ce

très-ancien proverbe, _Livre des proverbes français_ de M. Le Roux de

Lincy, II, 148.

[510] Vers omis dans 7201 qui ajoute après le suivant: _Et, ne

finast-il, détonner_.

[511] Désireux.

[512] Expression usitée jusqu’au XVIIe siècle et dont il est bien

difficile de déterminer le sens précis. Si on adopte l’opinion de

Nicod, ce mot représente quelquefois le μὡν et d’autres fois le μεν des

Grecs; dans le second cas, ce passage signifieroit: _Il n’a certes pas_

(ce défaut).

[513] Var. 7201.

Lors regarday moult voulontiers

De ces ouvriers la contenance.

[514] C’étoit du gros pain qu’on apportoit de Corbeil à Paris, le plus

ordinairement par la Seine. Voy. Le Grand d’Aussy, I, 105. Nous verrons

dans le _Viandier_ qu’on s’en servoit pour faire des _tranchouers_.

[515] De l’eau.

[516] Petit pain fait pour une seule personne. Voy. Le Grand d’Aussy, I,

116.

[517] Var. B. _de Bourgongne et Angevin_.

[518] Voir sur ce vin d’Auvergne si estimé au moyen âge, Le Grand

d’Aussy, III, 5.

[519] En passant.

[520] Var. 7201:

Ne qu’il pourroit sans autre vivre.

[521] Briquet; _esca_, _esche_ signifiant l’amadou ou au moins une

matière inflammable aux étincelles provenant du briquet.

[522] De la lune.

[523] Var. A. _Perrecin_.

[524] Mettre de la terre par-dessus.

[525] Cost, _costus_.

[526] autrement _orvale_; _sclarea, horminum magnum_.

[527] Panais? Var. B. _Pavot_.

[528] C’est ce qu’on appelle _faire blanchir_ les épinards, les faire

bouillir et changer l’eau.

[529] Joubarbe.

[530] Resserrer.

[531] Var. B. _Violiers_.

[532] La _Violette de caresme_ doit être la violette dite de _Mars_ dans

la _Maison rustique_, etc., et dans le singulier livre intitulé le

_Quadragésimal spirituel_, ch. VIII. C’est la violette commune. Quant à

celle d’Arménie, je ne la vois citée que dans le _Ménagier_. Ce pourroit

être la violette de Parme.

[533] Basilic.

[534] Semée l’année précédente.

[535] Il y a de l’art à la cueillir.

[536] Il ne monte pas.

[537] C’est le fameux Bureau de La Rivière, favori de Charles V, mort le

16 août 1400, et enterré dans l’abbaye de Saint-Denis. La laitue

d’Avignon me paroît être sans doute la même que notre Romaine, seule

espèce de laitue à graine blanche qu’on connût encore au XVIe siècle

(voy. _Maison rustique_, 1570, ch. XIV). C’est donc à Bureau de La

Rivière que nous devons cette salade devenue d’un usage si commun.

Bureau de La Rivière a dû aller plusieurs fois à Avignon; mais il y

passa notamment en mai 1389 avec Jeanne, comtesse de Boulogne et

d’Auvergne, qu’il avoit été demander en mariage pour le duc de Berry à

Gaston Phébus, comte de Foix, son tuteur. Cette princesse qui l’avoit

prise en amitié, lui sauva la vie en 1392, quand ce grand homme faillit

être sacrifié aux haines des oncles du roi. (Voir Froissart à l’année

1392.) Est-ce donc ce voyage de 1389 qui nous a valu la Romaine?

Le ménagier de Paris (v. 1 & 2) · 第 47 / 54 段