inséré dans le _Magasin pittoresque_ de février 1847, p. 67, sur
un volume très-rare (intitulé: _les trente-six Tableaux contenant
tous les jeux qui se peurent jamais inventer..._ Paris, Nicolas
Prévost, 1589, in-4º oblong, aujourd’hui en ma possession), le jeu
de _pince-mérille_ étoit analogue à celui de _Je te pince sans
rire_. On pinçoit le bras en disant: _Mérille_ ou _Morille_. La
partie de l’estampe du volume original qui me paroît représenter
le jeu de _pince-mérille_, est ainsi composée: trois jeunes filles
sont assises: un garçon les regarde, et penché vers elles, a la
main gauche sur leurs genoux ou au moins tout près. Sa main droite
est étendue comme pour repousser ou éloigner quelqu’un. Il tourne
le dos à un cinquième joueur placé à distance, qui, le poing
gauche sur la hanche et la main droite en avant, montre un ou
plusieurs doigts, comme pour indiquer un nombre aux jeunes filles.
Tome I, page 76, _Item_ l’en dit aussi que les roynes.... jamais ne
baiseront hommes.
Cependant la noblesse, qui s’est en général toujours rapprochée
le plus possible des mœurs de la cour, avoit des principes tout
différens. En 1395, Jeanne de Champflory, femme de Pierre de
Couveignon, écuyer, plaidant contre son mari, dont elle étoit
séparée de fait, disoit qu’il étoit devenu jaloux d’elle, _pour
ce que, par manière des nobles, elle baisoit ses parens_ (_Plaid.
civiles_, X, 500 et 604, vº). Henri Estienne cite encore, dans son
_Apologie pour Hérodote_ (1735, I, 81), un passage des sermons
de Menot, relatif au même usage: «Si madamoiselle, dit-il, est
en l’église, et arrive quelque gentillastre, il faut (_pour
entretenir les coustumes de noblesse_), encore que ce soit à
l’heure qu’on est en la plus grande dévotion, qu’elle se lève
parmi tout le peuple, et qu’elle le baise bec à bec. _Ad omnes
diabolos talis modus faciendi!_» Cette mode ne fut cependant pas
toujours universelle. Sauval raconte (II, 465), qu’une dame de
Blois, faisant hommage d’un fief, refusa de baiser son suzerain
à la bouche, comme c’étoit la coutume entre le seigneur et le
vassal. Il en résulta un procès que le suzerain perdit, et il fut
décidé que l’hommage étoit valable.
Tome I, page 131, ligne 1, au lieu de _serait_, lisez _seroit_.
Page 137, note sur Gilles Labat.
Gilles Labat est dit procureur _général_ au parlement dans les
lettres de rémission qu’il obtint en 1383: j’ai remarqué, t. II,
p. 104, qu’il ne pouvoit avoir eu cette qualité et qu’il n’étoit
très-probablement alors que procureur au parlement, comme il
l’étoit encore en 1385 (et en 1397). Je crois pouvoir expliquer
maintenant comment Gilles Labat, qui n’étoit évidemment que
_procureur_ au parlement, est qualifié de procureur _général_
dans un acte émané de la chancellerie, et qu’il est difficile
de supposer fautif. Autrefois le mot _procureur_ signifioit
simplement _fondé de pouvoirs_, et on trouve à chaque instant
des gens de toutes qualités comparoissant, signant, etc., comme
_procureurs_ de leurs amis. La qualité de _général_ ajouté au
mot procureur signifioit, dans certains cas, que le mandataire
étoit chargé de toutes les affaires du mandant; mais elle
pouvoit signifier aussi, quand elle s’appliquoit à un procureur
au parlement ou au Châtelet, qu’il étoit par état et non par
occasion procureur ou mandataire _en général_. Cette assertion me
paroît justifiée par le passage suivant d’une plaidoirie de 1394,
qui s’applique, il est vrai, aux procureurs au Châtelet, mais
qui permet de supposer que les procureurs au parlement, placés
dans une position supérieure, pouvoient bien aussi recevoir,
dans quelques occasions, l’épithète de _général_. Leur nombre
étant d’ailleurs illimité, on conçoit que cette épithète leur
ait été encore plus utile qu’aux procureurs au Châtelet (limités
à quarante), pour se distinguer des procureurs ou mandataires
spéciaux:
«Toutes les cours qui ressortissent (au Châtelet) se gouvernent
selon le stille de chastelet, et pour ce les procureurs qui sont
_procureurs générals_ léans, qui ne font que fait de procuration
devant le prévost, sont advocas ès cours subjetes... En 1378
ou environ, en Chastelet n’avoit point de nombre (_limité_) de
procureurs, et pour ce que plusieurs inconvéniens s’ensuivoient
pour la multiplication, par le roy fu ordené qu’il n’y aroit en
Chastelet que quarante _procureurs généraulx_. Ce fit messire
Hugues Aubriot, et a duré quinze ans.»
Au reste, les procureurs au Châtelet et au Parlement étoient plus
habituellement dits _procureurs_ que procureurs généraux (voir
ci-après remarque sur la page 116, nº 3). Le procureur général est
ordinairement nommé le _procureur général du Roi_, et, le plus
souvent, le _procureur du Roi_.
Page 140, note sur le bailli de Tournay, au lieu de _Il est assez
difficile_, etc., lisez:
Il me semble que le bailli de Tournay, dont parle ici l’auteur du
_Ménagier_, doit être messire Tristan du Bos, personnage assez
important au XIVe siècle, et premier bailli
de Tournay. Il avoit d’abord été bailli de Lille, mais il fut
rappelé lors du mariage du duc de Bourgogne, et fait bailli de
Vermandois. En 1383, il fut envoyé par le Roi à Tournay avec le
comte de Sancerre et autres réformateurs, et nommé alors bailli
de cette ville. Il est dit dans une plaidoierie de novembre 1385
que «le bailli de Tournay étoit du conseil du roi et _sages homs_,
et avoit gouverné plusieurs bailliages,» ce qui s’applique bien
à messire Tristan du Bos, bailli de Lille, puis de Vermandois,
et mentionné plusieurs fois (le 6 novembre 1392, etc.) comme
assistant aux séances du Parlement, où viennent les princes et
le grand conseil. Je crois que c’est bien lui qui figure en
qualité de maître des requêtes dans l’ordonnance de Vernon en date
de février 1388-9 sur l’organisation de la maison du roi. Les
requêtes de l’hôtel suivant partout le roi, il semble difficile
qu’il ait pu cumuler l’emploi de maître des requêtes avec celui
de bailli de Tournay, et il y a lieu de croire qu’il fut nommé
maître des requêtes en même temps qu’Henry Le Mazier (voy. p. 140)
fut nommé bailli de Tournay. Il paroît au reste avoir plus marqué
comme magistrat que comme militaire, car les habitans de Tournay,
pour prouver qu’ils pouvoient bien se défendre sans bailli royal,
disoient en février 1394-5 que messire Tristan ayant voulu arrêter
un certain Louis Despiés hors de Tournay, avoit vu massacrer
les Tournisiens qui l’accompagnoient, et avoit été obligé de
se réfugier dans le clocher de Wertaing. Dix mille habitans de
Tournay avoient été, en armes, le tirer de là pour l’honneur
du roi, puis arrêter Louis Despiés, et brûler la ville qui lui
avoit donné asile. En 1395, il étoit prévôt de l’église d’Arras
(_Plaid. civiles_, X, 483, 515). Messire Tristan du Bos ayant été
longtemps bailli de Tournay et étant souvent venu à Paris, avoit
nécessairement eu occasion de se rencontrer avec l’auteur du
_Ménagier_, magistrat comme lui, ainsi que je crois l’avoir prouvé
dans l’introduction. Il étoit encore maître des requêtes le 12
novembre 1400 (_Matinées_ III), et plaidoit, en mars 1400-1, pour
la terre de Beaucamp, mouvante du seigneur de Heilly, qu’il avoit
achetée en 1398.
Page 149, note sur le Sire d’Andresel.
Des lettres de rémission, accordées en avril 1361 à Jean de Melun
seigneur de la Borde le Vicomte, lettres qui se trouvent dans le
registre LXXXIX du _Trésor des Chartes_ (pièce nº
755) et qui m’ont été signalées par M. Grésy, font connoître la
nature de la rémission accordée à Jean d’Andresel, et donnent en
même temps de nouveaux détails sur sa position et sa conduite en
1359. Il est dit dans ces lettres que Jean d’Andresel, capitaine
général de Brie, avoit soudoyé un certain nombre de gens d’armes,
pour résister aux Anglois et Navarrois; mais que la supériorité
des forces ennemies, et les grands frais qu’entraînoit la réunion
d’un corps aussi considérable l’avoient décidé à le dissoudre,
et à renvoyer les gens d’armes dans leurs garnisons. Il avoit
ordonné, du consentement des habitans du pays, que les gens
d’armes seroient payés de leurs gages au moyen d’un subside levé
par feu dans le pays de Brie, l’impôt payé par chaque localité
étant spécialement et directement affecté au payement d’un corps
désigné d’avance; chaque garnison devoit se tenir prête à marcher
au premier ordre. On conçoit qu’un pareil arrangement ait donné
lieu à plusieurs désordres, à plusieurs violences de la part des
gens d’armes quand l’imposition ne leur étoit pas régulièrement
payée; c’est ce qui étoit arrivé à Jean de Melun pour les
troupes sous ses ordres, et il me paroît évident que la lettre
de rémission accordée à Jean d’Andresel devoit avoir (comme je
l’avois pressenti) un semblable motif.
On trouve dans Rymer (éd. de 1830 T. III), plusieurs pièces
intéressantes sur le séjour de Jean d’Andresel en Angleterre. Il
promit d’abord, avec les autres otages, le 20 février 1361-2, sur
son honneur et état de chevalerie, d’être loyal otage au roi
d’Angleterre, de taire ses secrets, de demeurer dans une ville ou
cité quelconque, et de n’en sortir qu’avec la permission du roi,
sauf qu’il lui étoit permis d’en sortir le matin pour s’ébattre,
et d’y rentrer au soleil couchant.
Le 13 mai 1363, Jean d’Andresel, étant aux Jacobins de Londres,
reçut licence et congé d’aller en France _pour aucunes grosses
besognes touchant la paix_. Il promit à cette occasion de ne
pas s’armer contre l’Angleterre pendant le séjour qu’il alloit
faire en France, _et de remettre son corps en otage en la cité de
Londres_ au plus tard le jour de la Toussaint. Ce fut au reste
malgré le roi Jean qu’il obtint cette mission. Ce prince avoit
écrit le 26 janvier au roi d’Angleterre, de Villeneuve-lès-Avignon
où il étoit alors, qu’il avoit vu le traité fait entre
l’Angleterre d’une part, et le duc d’Orléans, ses enfans et son
conseil de l’autre, et qu’il le confirmoit, sauf qu’il désiroit
voir délivrer Pierre d’Alençon, le comte Dauphin d’Auvergne
et le sire de Coucy, au lieu du comte de Grantpré, du sire de
Clere et du _sire d’Andresel_. Le roi d’Angleterre ayant refusé
cet échange, le roi lui écrivoit encore, le 13 mars[104], qu’il
confirmoit le traité malgré son refus, mais qu’il n’auroit pas cru
_que de si petit de chose il lui dût faillir_.
Froissart a dit que plusieurs des otages du roi Jean n’exécutèrent
pas loyalement leurs promesses. Je ne sais si ce reproche est
fondé pour quelques-uns, mais il ne sauroit, en tout cas,
s’appliquer au sire d’Andresel. C’est ce que prouve la pièce
suivante en date du 16 juin 1365, qui prononce la mise en liberté
définitive de Jean d’Andresel dans des termes bien honorables pour
sa loyauté:
«Le Roy, au noble homme Johan sire d’Andresel, salutz. Par
contemplation de nostre très-cher et très-amé frère le duc
d’Orliens, veuilliantz faire à vous faveur, desport, et grace
espécial, de nostre certeine science nous confessons que vous avez
bien et loialment tenuz par devers nous hostage depuis le temps
que vous nous estoiez baillée parmy la paix.
«Et des ore nous vous délivrons pleinement dudit hostage, et vous
quitons et absolvons par ces présentes lettres de toutes promesse,
foits, seremens, obligations et convenances que fait nous avez à
cause dudit hostage.
«Et volons et consentons et nous pleist que vous soietz des ore en
avant francs de vostre persone comme quites et délivres à plein
dudit ostage.
«Promettans par nostre foy et serement les choses dessusdites
et chascune d’icelles tenir et garder, et noun venir encontre:
toutes autres obligations, promesses, convenances... faites à
nous et à nos heirs par ladite paix et quantque est compris ès
lettres sur ceo faites demourants toutdis en leur effect, force et
vertu; asqueles, quant as choses qui ne touchent vostre présente
délivrance, nous ne volons que aucun préjudice se puisse faire en
temps à venir à cause de cestes nos letres.
«Qui furent faites et donnés à nostre chastel de Wyndesore, le
16e jour de juyn, l’an de grâce mil trois cent soixante et
quint, et de nostre règne le trente neofisme.» (_Rymer_, _éd.
1830_, t. III, p. 604, 685, 694, 700 et 774.)
Tome I, page 171. Supprimez la note 1.
Voir sur les tranchoirs les nombreux passages indiqués à la table.
Tome I, pages 173 et 174, note sur les verrières.
Quoique le verre fût relativement d’un assez haut prix à la fin du
XIVe siècle, il me paroît étonnant que l’auteur
du _Ménagier_, évidemment riche, n’ait pas eu de fenêtres vitrées.
M. Champollion a cité dans ses _d’Orléans_ (IIIe partie, p.
13), divers documens desquels il résulte qu’un panneau de verre
neuf coûtoit 4 sols le pied (quarré?) quand il étoit peint
simplement (portant une devise), et 3 sols 6 deniers quand il
étoit sans aucun ornement. En tenant compte de la dépréciation de
l’argent, 3 sols six deniers ne peuvent pas représenter plus de 7
francs de notre monnoie. Il semble donc que c’étoit une dépense
abordable pour les fortunes moyennes. En 1395, Idete des Marès,
femme en premières noces de maître Jean de Fontaines (voir T. II,
p. 119), et, en secondes, de Jean Thomas, et fille du célèbre
Jean des Marès décapité en 1383, louoit 20 francs par an une
maison dans laquelle il y avoit des fenêtres vitrées (voir mon
_Mémoire sur les Maillotins_). Comment donc l’auteur du _Ménagier_
se contentoit-il de parchemin?
Tome I, page 174, ligne 1, Table dréciées.
Les tables étoient donc alors seulement posées sur des tréteaux.
Tome I, page 221, note 1re, sans doute l’auteur du _Liber de amore_.
Je n’ai cependant pas trouvé ces passages dans le _Livre d’amours
auquel est relatée la grant amour et façon par laquelle Pamphille
peut jouyr de Galathée, et le moyen qu’en fist la maquerelle_.
Paris, Vérard, 1494, in-fol.--Les passages cités dans le
_Ménagier_ doivent donc être tirés d’un des autres auteurs cités
dans le Manuel du Libraire au mot _Pamphile_.
Tome II, page 32, vers 1, Et de ceulx qui vestent les rois.
On lit dans Christine de Pisan, p. 93 de l’édition Poujoulat:
«Il rencontra un de ces ribaulz _vestus d’une roiz_ qui par chemin
souloyent aler.»
L’auteur de la traduction qui est au bas de la page a rendu ce mot
par _blouse_. Je ne sais sur quoi il a fondé cette interprétation.
Tome II, page 38, colonne 1, vers 22,.... en el.
Dans ce lieu, là dedans.
Tome II, page 59, ligne 20,.... de males sanglantes fièvres.
L’épithète de sanglant étoit fréquemment employée dans les
invectives, sans qu’on puisse bien s’en expliquer le motif.
C’est ainsi qu’on voit dans le récit d’une querelle de Pierre de
Lesclat, célèbre conseiller au parlement et confident du duc de
Berry, avec Raoul Drobille, procureur au parlement, ce dernier
dire à Pierre: _Je ne doubte toy ne ton povoir! un sanglant é....
en ta gorge!_ Je crois que c’est de là qu’est restée l’expression
d’_injure sanglante_.
Tome II, page 64, ligne 12, Par engins d’aisselles.
Ce doit être sans doute le piége connu sous le nom de
_quatre-de-chiffre_.
Tome II, page 73, ligne 6, Ne bube ne malen.
Peut-être faut-il lire _mal en_ (mal dedans, _malum intùs_).
Tome II, page 89, ligne 7, D’autre part, de l’eaue.
Mettez deux points après _l’eaue_.
Tome II, page 90, ligne 21, La saison des truites commence en....
Suppléez _mars ou mai_, suivant ce qui est dit p. 190.
Tome II, pages 94 et 97.
Les menus VI et XII sont les mêmes, à quelques variantes près.
Tome II, page 96, menu X.
C’est un dîner de poisson et non de chair, et ce menu est, à
très-peu de chose près, le même que le XXIVe.
Tome II, page 99, menu XV, Brouet lardé.
Peut-être est-ce une faute pour _bouli lardé_.
_Ib._ Cine (cygne).
Ce pourroit être civé.
Tome II, page 100, menu XVI, Drois au persil.
On appeloit _droits_, en fait de venaison, certains morceaux
recherchés qu’on mettoit à part pour le seigneur ou maître
d’équipage quand on défaisoit le cerf.
Tome II, page 103, n. 1.
Au lieu de _gros poisson salé_, lisez: marsouin, dit encore en
anglois _purpoise_. Voy. p. 198.
Tome II, pages 104 et 105, note sur l’abbé de Lagny.
J’ai encore vu un abbé de Lagny assistant à l’ouverture du
parlement le 2 janvier 1387-8.
L’abbé nommé dans le _Ménagier_ ne peut être le second (Pierre
II) cité dans la _Gallia christiana_. Il est parlé en effet,
dans une plaidoierie du 18 mai 1391, du prieur de Saint-Thibaut,
_à présent_ abbé de Lagny. Ces mots indiquent que ce prieur étoit
devenu abbé en 1390 ou 91. L’abbé de Lagny vivant en 1379 n’étoit
donc plus à la tête de cette abbaye en 1396.
Tome II, page 113, note sur la Pierre-au-Lait.
La position que j’ai assignée à ce lieu est confirmée par deux
passages des comptes de la prévôté de Paris donnés par Sauval
(III, 279 et 348), dans lesquels cet emplacement est dit tenir à
la ruelle Jean Lecomte (rue Trognon, comme l’a dit Jaillot,--voir
Corrozet, 1543,--et non rue d’Avignon, comme l’a cru M. Géraud),
et faire face à la ruelle du porche Saint-Jacques. Remarquons
encore que cette position est encore la même que celle indiquée
par Jaillot pour la fin du XVIIIe siècle (Voy.
Paris sous Philippe le Bel, p. 257).
Il est parlé à plusieurs reprises de la Pierre-au-Lait dans les
contes d’Eutrapel. Noël du Fail, auteur de ce curieux ouvrage,
dit que c’étoit de son temps un lieu mal hanté et habité par des
escrocs (fº 42 de l’éd. de 1585). Il appelle aussi échevins de la
_Pierre-au-Lait_ des gens habiles à tricher au jeu.
Tome II, page 116, hôtel de Beauvais.
Sauval a dit, t. II, p. 109, qu’il ignoroit où étoit l’hôtel des
évêques de Beauvais. Il paroît qu’il le découvrit depuis, car
on lit au tome III de ses _Antiquités de Paris_, p. 260, dans
les comptes de la prévôté de Paris que cet hôtel étoit rue du
_Meurier_ (du franc mûrier). Cette rue étant parallèle et à peu de
distance de celle des Billettes, il y a lieu de croire que l’hôtel
de Beauvais avoit des portes sur chacune de ces rues.
Tome II, page 116, note 3.
Ce Jean Duchesne est qualifié procureur général (et ailleurs
_procureur_; voy. p. LXXVIII) au Châtelet, dans un
arrêt du 5 février 1400-1, qui confirma une sentence du prévôt
de Paris dont il avoit appelé. Il avoit demandé à rembourser,
moyennant 42 florins à l’écu, 60 sous ou 3 livres de rente qu’il
payoit annuellement à Louis Blanchet, seigneur de la Queue en Brie
et premier secrétaire du roi, sur une maison avec dépendances
qu’il avoit à Romainville.
Tome II, p. 118, note 3.
Ajoutez: Le Ms. du roi, fonds latin, 4641 B, contient la
bénédiction et le formulaire du cérémonial usités en cette
occasion; je les donne ici, quoiqu’ils puissent se trouver dans
d’anciens ouvrages liturgiques.
«_Bénédictio thalami ad nuptias et als._ (aliàs?)
«Benedic, Domine, thalamum hunc et omnes habitantes in eo, ut
in tua voluntate permaneant, requiescant et multiplicentur in
longitudinem dierum. Per Christum, etc.
«_Tunc thurificet thalamum in matrimonio, postea sponsum et
sponsam sedentes vel jacentes in lecto suo. Benedicentur dicendo_:
«Benedic, Domine, adolescentulos istos; sicut benedixisti Thobiam
et Sarram filiam Raguelis, ita benedicere eos digneris, Domine,
ut in nomine tuî vivant et senescant, et multiplicentur in
longitudinem dierum. Per Christum, etc.
«Benedictio Dei omnipotentis, Patris et Filii et Spiritus sancti
descendat super vos et maneat semper vobiscum. In nomine Patris,
etc.»
Tome II, p. 119, l. 20, Maître Jean de Fontaines.
C’est sans doute le gendre du célèbre Jean des Marès. (Voir
ci-dessus remarque sur la page 173 du tome I.)
Tome II, p. 129, l. 10.
Supprimez la virgule après _Nota_.
Tome II, page 134, note 1.
_Élire_ ne peut signifier ici _écosser_, puisqu’il s’agit de vieux
pois, mais bien _choisir_, _éplucher_.
Tome II, page 139, ligne 9, L’en connoît les fèves des marais.... et
les fèves des champs, etc.
Je pense que les fèves des champs sont les _haricots_
d’aujourd’hui, désignés encore quelquefois sous le nom de _fèves_.
Tome II, p. 154, note 3.
Lisez _feuillet_ d IV vº, au lieu de _feuille_, etc.
Tome II, p. 181, l. 26, le Saupiquet.
Il y avoit en 1401, à Melun, une prison dite _Saupiquet_, (sans
doute par une allusion facétieuse à cette sauce) _dans laquelle on
ne se pouvoit tourner_ (Matinées III, 68).
Tome II, page 181, note 2.
Ajoutez: Ou jaunie par la cuisson? L’acception la plus ordinaire
du mot tanné est celle de _couleur de tan_ (feuille morte).
Tome II, p. 202, note 3, sur le mot _auques_, au lieu de _presque_
lisez _aussi_.
Tome II, page 251, n. 5, Et des poales à Villedieu.
Ce bourg de Normandie est encore nommé sur les cartes
_Villèdieu-les-poëles_. Il y a à la Bibliothèque royale
(Manuscrits) d’anciens statuts des poëliers de Villedieu.
Tome II, p. 253, n. 5, Dans une curieuse chanson....
Voici le dernier couplet qui paroît avoir été omis par une méprise
de l’imprimeur dans les _Chroniques de Saint-Denis_:
L’an mil CCC IIIxx,
La veille de la Chandeleur,
Par les clers et maistres divins
Fus emprisonnés à douleur.
Je croy souvent mues couleur
Quant ne pues aler çà ne là;
_Envis muert qui apris ne l’a_.
On trouve à la suite de cette pièce deux rondeaux relatifs à
l’infortuné prévôt.
_Rondel à responce H. Aubriot._
Cent mil fois je vous mercy
De vostre vraie escripture.
Semblant me monstrez d’amer, cy:
Cent mil, etc.
Mais je ne puis trouver mercy,
L’université m’est trop dure:
Cent mil, etc.
_Autre Rondel._
Je croy bien que c’est par mon vice
Que Dieu cy durement m’acule.
Oncques-mais d’homme ne vy ce;
Je crois bien, etc.
Car je ressemble à l’escrevisse:
Quand je cuide aler je recule.
Je crois bien, etc.
Tome II, page 318, note 4, ligne 9, Suivoient en volant les chiens
pendant la quête.
Cette remarque ne s’applique qu’au vol des champs, ou chasse de la
perdrix, car, pour d’autres chasses, celles au héron ou au milan
par exemple, cela se passoit différemment. On en peut voir le
détail dans d’Arcussia.
Tome II, page 322, note 4.
Ajoutez: Ou peut-être comme on l’a expliqué au commencement de ce
traité.
Tome II, TABLE.
A l’article: _Additions faites au_, etc., ajoutez: _b_, 245.--Aux
articles AUBRIOT, _Sa maison_ et AYALA,
ajoutez: _b_, 380.--Ajoutez: _b_, 381, aux articles BOS
(Tristan du), _Flandres_ et FROISSART, et _b_, 382, à
_Estampes et à Gingembre_.--Après BOILEAU, etc., ajoutez:
BONAMY, cité, _b_, 380.
(Voir page 380 du tome II, un _supplément aux corrections_).
[Illustration]
LE MÉNAGIER DE PARIS.
PROLOGUE.