Le manuscrit C contient 280 feuillets de papier _in-folio parvo_

assez négligemment mais lisiblement écrits, et semble remonter au

commencement du règne de Louis XI. La première lettre renferme un

écusson parti, au premier de gueules au chevron d’hermines, et au

second d’hermines au chef de gueules; ces armoiries sont celles des

maisons de Ghistelles[94] et de Roubais[95]. D’après les règles de

l’art héraldique, les femmes doivent porter un écu parti, au premier

des armes de leur mari, et au second des leurs[96]; cet écusson devroit

donc être celui d’une demoiselle de Roubais mariée à un Ghistelles;

mais malgré les recherches les plus attentives, je n’ai pas trouvé

qu’une semblable alliance ait eu lieu à l’époque où mon manuscrit

fut écrit, tandis que Pierre (ou Réné)[97] seigneur de Roubais,

fils de Jean mort en 1449, et d’Agnès de Lannoy, né à Herzelles le

1er août 1415 et mort le 7 juin 1498, avoit épousé Marguerite de

Ghistelles, fille de Jean sieur de Bockède, Lauderburg, etc., et de

Charyte de Gand-Vilain, née le 14 octobre 1415 et morte le 17 octobre

1498[98]. Suivant le dossier de Roubais au Cabinet généalogique, ils

n’eurent qu’une fille nommée Isabelle, dame de Roubais et d’Herzelles,

femme de Jacques de Luxembourg, sieur de Richebourg[99], et morte

en 1502. Si l’on admet que l’écrivain a pu commettre une erreur

(erreur très-rare mais qui n’est cependant pas sans exemple[100]), et

placer les premières celles de ces armoiries qu’il devoit mettre les

secondes, l’attribution du volume à Marguerite de Ghistelles paroîtra

bien fondée. M. de Roubais, fils d’un premier chambellan des ducs

de Bourgogne, et attaché lui-même à leur service[101], avoit toute

facilité pour faire copier un manuscrit de la bibliothèque de ces

princes. Une autre circonstance vient encore ajouter à la probabilité

de cette conjecture: dans une espèce d’appendice[102] qui est propre à

mon manuscrit, on trouve des recettes qui sont dites avoir été envoyées

par un certain Hotin, cuisinier _qui fut à Monseigneur de Roubais_.

Ces mots indiquent des rapports intimes, à l’époque où ils ont été

tracés, entre la famille de Roubais et le propriétaire de ce volume

écrit d’ailleurs par un Flamand et d’après un manuscrit des ducs de

Bourgogne; il ne me paroît donc pas possible d’attribuer l’écusson

de la lettre initiale du Ms. C à d’autres familles qu’à celles de

Ghistelles et de Roubais, et par suite, attendu les renseignemens

fournis par les généalogies de ces deux familles, à une autre personne

qu’à Marguerite de Ghistelles, dame de Roubais.

Ce dernier exemplaire n’étant qu’une reproduction du Ms. A, n’a eu

qu’une très-médiocre importance pour mon travail d’éditeur. J’ai pris

les variantes qu’il offroit, seulement lorsque le sens les justifioit

complétement, et j’ai toujours en ce cas indiqué en note leur origine;

mais lorsque l’un des Mss. A et B, presque également beaux et soignés,

contenoit une faute évidente corrigée dans l’autre, j’ai pris la

meilleure leçon, et je n’ai en général donné la variante en note que

quand la leçon adoptée pouvoit laisser quelque doute dans l’esprit

du lecteur. Plus d’une fois j’ai trouvé dans ces deux manuscrits des

fautes qui me sembloient faciles à reconnoître et même à corriger,

mais ces deux volumes ayant été écrits hors de la présence et même

sans doute après la mort de l’auteur, j’ai cru qu’un ou plusieurs

mots propres à changer le sens apparent de la phrase pouvoient avoir

été omis, et je n’ai fait que proposer en note la correction, sans

l’insérer dans le texte. Au reste, la copie faite sur le Ms. C, a été

collationnée sur les Mss. A et B, et les premières épreuves de chaque

feuille l’ont été de nouveau sur le Ms. B comparé au Ms. A toutes les

fois qu’il étoit en désaccord avec l’épreuve. J’ose donc espérer que le

texte du _Ménagier_ contiendra peu de fautes graves et sera au moins

sans omissions.

Le lecteur remarquera sans doute que l’orthographe employée dans le

_Ménagier_ varie; par exemple, qu’on y voit successivement _pongnée_ et

_poignée_, _aultre_ et _autre_, _tartre_ et _tarte_, etc. Je le prie

de ne pas attribuer ces différences à ma négligence. L’orthographe

étant variable dans chacun des manuscrits que j’avois sous les yeux,

je n’ai pas cru devoir la rendre uniforme et donner une régularité de

mon fait à un livre qui pourra être consulté par quelques personnes

sous le rapport linguistique. Quant à la ponctuation qui ne figure que

d’une manière très-incomplète et souvent fautive (surtout quant aux

barres représentant les virgules) dans les anciens manuscrits, j’en ai

sobrement usé, dans la pensée qu’on lui ôte souvent de sa valeur et

même toute signification en la multipliant à l’excès.

Cet ouvrage ne devant pas être lu seulement par des personnes

versées dans notre histoire et notre ancienne littérature, j’ai cru

nécessaire de donner, à la suite de cette introduction, une indication

détaillée des ouvrages ou documens cités en abrégé dans le cours

de mes notes, avec une notice succincte de leur contenu quand ils

étoient généralement peu ou mal connus. La table des matières qui

termine l’ouvrage sera, je l’espère, d’une utilité plus générale. Je

dois prévenir le lecteur que je ne l’ai pas faite aussi détaillée

pour la partie morale du _Ménagier_ que pour la partie matérielle. Je

l’ai surtout abrégée pour l’_Histoire de Mellibée_ et _le Chemin de

pauvreté_, qui ne sont pas de l’auteur du livre et y figurent comme

épisodes. _Le Viandier_ m’a fourni un très-grand nombre de mots; je

n’ai cependant porté à la table les noms des animaux, des végétaux et

des mets que lorsque l’endroit indiqué donnoit sur eux quelques détails

susceptibles d’être consultés, ou offroit quelque intérêt. J’ai donné

aussi dans cette table au moins deux fois chacun des plats cités dans

les _menus_ parce qu’il pouvoit être utile de faire connoître à quel

moment du repas se servoit tel ou tel mets, et aussi parce que certains

plats ne sont nommés que là.

Il me reste maintenant à remercier les personnes qui m’ont aidé de

leurs conseils, et surtout par la communication ou l’indication

des pièces utiles à consulter. Je dois d’abord citer M. Paris, de

l’Académie des inscriptions, dont l’amitié m’est si précieuse, et M.

Dessalles, des Archives du royaume. Je nommerai aussi M. Léon Tripier

qui a collationné avec moi la plus grande partie du premier volume;

M. d’Arcy que j’ai eu occasion de mentionner dans une de mes notes,

et qui m’a en outre rendu le service de collationner _le Chemin de

pauvreté_ sur le manuscrit du Roi nº 7201; je citerai encore M. Duclos,

de la section judiciaire des Archives du royaume. Enfin, l’_Histoire de

Mellibée_ a été collationnée par M. Borel d’Hauterive sur le manuscrit

du Roi nº 7072^{3.3}.

JÉRÔME PICHON.

Paris, 27 mai 1847.

INDICATION DÉTAILLÉE

DE QUELQUES OUVRAGES OU DOCUMENS,

MANUSCRITS OU IMPRIMÉS,

Cités en abrégé dans l’Introduction et les notes du _Ménagier de

Paris_[103].

Albéric de Trois-Fontaines.

Chronique attribuée à Albéric, moine de l’abbaye de

Trois-Fontaines au XIIIe siècle, et imprimée

dans les _Accessiones historicæ_ de Leibnitz. Leipsick, 1698, et

Hanovre, 1700, in-4º. Voir sur cette chronique l’excellent article

de la Bibliothèque historique de la France, T. II, nº 16,803.

Anselme (le Père).

C’est le premier auteur de l’Histoire généalogique des grands

officiers de la couronne, revue et augmentée par les Pères Ange

et Simplicien. Je cite la dernière et la plus complète édition de

Paris, 1726, en 9 vol. in-folio.

Arch. du Roy., reg. K. 220, 1.

Registre déposé à la section historique des Archives du Royaume,

contenant les comptes du duc de Berry pour les années 1370, 1373,

etc.

Arcussia (d’).

La fauconnerie de Charles d’Arcussia de Capre, seigneur

d’Esparron, divisée en dix parties. Paris, Jean Houzé, 1627,

in-4º, fig.

C’est la meilleure édition de cet excellent ouvrage.

La _Fauconnerie du roi_ forme la VIe partie.

La _Conférence des fauconniers_ en est la VIIe.

Le _Discours de chasse_ (ou _Convy pour l’assemblée des

fauconniers_), précédé d’un titre spécial daté de 1627, forme la

VIIIe partie.

La Xe et dernière partie se compose des _Lettres de Philoïerax

à Philofalco_, avec titre daté de 1626.

Ce livre, formé de parties imprimées en différentes années et

souvent mal reliées, est difficile à collationner.

Ayala (Pedro Lopez de).

De la Caça de las Aves et de sus plumajes et dolencias et

medecinamientos (por Pedro Lopez de Ayala). Ms.

Ce Traité de fauconnerie, dédié à Gonzalo de Meña, évêque de

Burgos, fut écrit vers 1386 par Pedro Lopez de Ayala, grand

chancelier de Castille, alors prisonnier en Portugal par suite de

la bataille d’Aljubarota. L’auteur avoit été en France; il parle

de Charles V, du duc de Bourgogne, du comte de Tancarville, de

Bureau de la Rivière; il cite aussi beaucoup de grands personnages

espagnols.

Je parlerai ailleurs avec plus de détail de ce Traité instructif

et curieux. Il n’a jamais été imprimé: on en trouve d’assez

copieuses citations (mais non textuelles) dans la _Caça

d’Altaneria_ de Diogo Fernandez Ferreira; Lisboa, 1616, in-4º,

volume écrit en portugais, qui n’est au reste guère plus facile à

trouver que les manuscrits d’Ayala.

Il y a à la Bibliothèque royale un manuscrit de l’ouvrage d’Ayala

(nº 8166, in-4º), bien écrit, mais incomplet de la fin. Je possède

celui qui étoit, en 1803, à la vente de Laserna-Santander, et, en

1843, à celle de M. Huzard. Il est complet et un peu plus ancien

que celui du Roi.

Bibliothèque des Théreuticographes, 1763.

Cette _Bibliothèque_, qui n’est pas un ouvrage sans mérite, est

des frères Lallemant, libraires de Rouen, et forme le premier

volume de l’École de la chasse aux chiens courans de Le Verrier de

la Conterie. Rouen, 1763, 2 vol. in-8º.

Bouchet(G.).

Recueil de tous les oiseaux de proye qui servent à la vollerie

et fauconnerie, par G. B.; à Poitiers, par Eng. de Marnef et les

Bouchetz frères.

Ce Recueil est le dernier des trois ajoutés par de Marnef et les

Bouchet à leur édition de 1567 de la Fauconnerie de Franchières.

Guillaume Bouchet s’en avoue l’auteur dans une dédicace qui

se lit en tête de quelques exemplaires de cette édition. Le

plus grand nombre des exemplaires contient une dédicace toute

différente, et signée d’Enguilbert de Marnef.

Breuil (Du).

Théâtre des antiquités de Paris. 1612, in-4º, fig.

Le nom de l’auteur doit être écrit _du Breul_.

Bruyère Champier.

De Re cibaria libri XXII, Jo. Bruyerino Campegio Lugdun authore.

Lugduni, 1560, in-8º.

Calendrier des bergers.

L’édition de ce livre curieux et bizarre que je cite, et dont je

possède un exemplaire provenant de M. Huzard, est celle imprimée

par Guiot Marchant le 18 avril 1493, qui est très-certainement la

même que celle décrite dans le Manuel du libraire comme pouvant

être du 18 avril 1488, et encore certainement la même que celle

dont un magnifique exemplaire sur vélin existe à la Bibliothèque

du Roi. J’en ai acquis la preuve en comparant mon exemplaire à

celui de la Bibliothèque royale. La marque de Guiot Marchant a été

recouverte par une miniature, et la souscription supprimée.

Champollion, II, 254.

Louis et Charles, ducs d’Orléans. Paris, 1844. 2 vol. in-8º.

Chevaleureux, comte d’Artois.

Le livre du très-chevalereux comte d’Artois et de sa femme. Paris,

Techener, 1837, in-4º, figures.

Chevalier de La Tour.

Voy. l’introduction, et sur les éditions imprimées de ce livre, le

Manuel du libraire, T. I, p. 649.

J’ai cité cet ouvrage d’après une copie que j’ai fait faire du

manuscrit du Roi nº 7403.

Christine de Pisan.

Le Livre des fais et bonnes meurs du sage roy Charles V.

Imprimé dans les tomes I et II de la collection des Mémoires pour

servir à l’histoire de France, par Michaud et Poujoulat.

Chroniques de saint Denis, CXII.

Les grandes chroniques de France, selon qu’elles sont conservées

en l’église de Saint-Denis, publiées par M. Paulin Paris. Paris,

Techener, 1838. 6 vol. in-12 ou 1 vol. in-fol. (CXII est

le chiffre du chapitre.)

Collect. Leber, XIX, 35.

Collection des meilleures dissertations, notices, etc., relatifs

à l’histoire de France, par MM. Leber, J.-B. Salgues et J. Cohen.

Paris, 1826-42. 20 vol. in-8º.

Corrozet, éd. de 1543.

La Fleur des antiquités, singularitez et excellences de Paris.

Paris, Pierre Sergent, 1543. in-16.

J’ai publié l’année dernière, dans le Bulletin du bibliophile

de Techener, une notice sur cette édition de Corrozet; elle est

précieuse à cause d’une liste des rues de Paris par tenans et

aboutissans qu’elle contient; on y a ajouté, en outre, presque

tout l’opuscule intitulé _les Rues et Églises de Paris_.

Crescens.

_Le Livre des prouffits champestres_, par Pierre de Crescens, de

Boulogne-la-Grasse, traduit du latin par ordre de Charles V. Je

me suis servi de l’édition de Galliot du Pré, de 1533, et aussi

d’un manuscrit sur papier que je possède de cet ouvrage, et qui

appartenoit en 1486 à Jean Budé, audiencier de France.

Dit des Pays.

Voir le Manuel du libraire. J’ai consulté l’édition de cet ouvrage

imprimée à la suite du _Dialogue du mondain et du célestin_.

In-16, gothique.

Duchesne Montmorency.

Histoire généalogique de la maison de Montmorency et de Laval, par

André Duchesne. Paris, 1624, in-fol.

Pr. signifie _Preuves_.

Entretiens de Colbert avec Bouin.

Entretiens de M. Colbert avec Bouin, fameux partisan, sur

plusieurs affaires curieuses. Cologne, 1701, 3 parties en un vol.

in-12.

Ouvrage de Sandras de Courtilz. Ce Bouin, dont le nom s’écrivoit

_Bauyn_, étoit de la famille des Bauyn d’Angervilliers et de

Pereuse.

Félibien.

Histoire de la ville de Paris, composée par D. Michel Félibien,

reveue, augmentée, mise au jour par D. G. A. Lobineau. Paris,

Desprez, 1725. 5 vol. in-fol.

Frédéric II (l’empereur).

Reliqua librorum Friderici II imperatoris de arte venandi cum

avibus; annotationes addidit suas Jo. Gott. Schneider. Lipsiæ,

1788-9. 2 vol. in-4º, fig.

Outre le manuscrit dont je vais parler, je me suis servi de cette

édition, qui ne contient rien de plus, quant au texte, que celle

de 1596, mais qui est préférable à cause des excellentes notes

de Schneider. Il est fâcheux que ce savant n’ait pas pu donner

le texte entier de l’ouvrage. On en connoît maintenant deux

manuscrits complets, l’un donné à la Bibliothèque Mazarine par M.

Leblond; l’autre (du XVe siècle), que j’ai fait

venir d’Italie en 1837, m’appartient depuis cette époque.

Ce Traité est le plus étendu et le plus curieux que nous ayions

sur les oiseaux de proie. Il seroit à désirer qu’on en donnât une

édition complète.

G. C.

Ces lettres désignent l’ouvrage intitulé: _le Grand Cuisinier de

toutes cuisines_.

Gaces de la Bugne.

C’est le poëme connu sous le titre de _Livre des déduits_,

commencé en 1359 à Redefort en Angleterre, et achevé à Paris

entre 1373 et 1377 (après la promotion de Pierre d’Orgemont à

la dignité de chancelier, et avant la mort du roi Édouard III

d’Angleterre), par Gaces de la Bugne, premier chapelain des rois

Philippe de Valois, Jean II, Charles V et Charles VI, trésorier

de Saint-Francbourg de Senlis, et curé de Molissent, au diocèse

de Chartres (où il ne résidoit pas). Il paroît être mort au

commencement de 1384, d’après des renseignemens contenus dans les

registres du parlement, et que je développerai ailleurs.

Je le nomme _de la Bugne_, et non _de la Bigne_ ou _de la Vigne_,

comme on le fait habituellement, parce que son nom est constamment

écrit ainsi dans les registres du parlement où il figure six ou

sept fois.

Gaces de la Bugne est cité dans le Père Anselme (T. VIII, p. 227)

sous le nom de _Gaces de Chantepie_; mais il n’a jamais été nommé

ainsi. Il dit lui-même dans son poëme qu’il sortoit des familles

de la Bugne, d’Aigneaux, de Clinchamp et de Buron, et ne fait

aucune mention de celle de Chantepie.

Le Père Anselme ou ses continuateurs auront cru sur parole la

personne qui disoit _conserver_ son livre.

J’ai travaillé sur l’édition de son ouvrage imprimée à Paris à la

suite de Gaston Phébus, par Antoine Vérard, in-fol. gothique, sans

date. Les lettres indiquent les cahiers ou feuilles d’impression,

et les chiffres le rang que tient dans le cahier le feuillet cité.

Godefroy (Denis).

Histoire de Charles VI, roi de France, par Jean Juvénal des

Ursins, archevesque de Rheims, augmentée de plusieurs mémoires,

etc., par Denis Godefroy. Paris, de l’Imprimerie royale, 1653,

in-fol.

Grand cuisinier de toutes cuisines.

Voy. l’Introduction, p. XXXIII.

Hist. des grands officiers de la Couronne.

Voy. Anselme (le P.).

Inventaire de R. Picque, archevêque de Rheims en 1389. Reims, 1842,

in-12.

Ce curieux document fait partie des Mélanges publiés par la

Société des Bibliophiles de Reims. Malheureusement il n’a pas été

édité très-correctement.

J. Reg. 147, 36 (ou autres chiffres).

Registres du Trésor des Chartes. Le premier chiffre est celui du

registre; le second celui de la pièce.

La lettre J. avec un seul numéro (note sur le sire d’Andresel)

indique un carton du Trésor des Chartes.

Section historique des Archives du Royaume.

Jugés, XXXII, 94.

Arrêts rendus au civil par le parlement de Paris. Le chiffre

romain indique le registre; le chiffre arabe est le numéro de

l’arrêt dans l’année indiquée.

Section judiciaire des Archives du royaume.

Juv. des Ursins, in-fol.

Voyez Godefroy (Denis).

K. 52, 3.

Registre ou plutôt cahier contenant des comptes de la maison du

duc d’Anjou.

Section historique des Archives du royaume.

K. reg. 55.

Comptes de la reine Marie d’Anjou, femme de Charles VII.

Section historique des Archives du royaume.

Lebeuf, X, 260.

C’est l’Histoire du diocèse de Paris par ce savant abbé. Paris,

1754-8. 15 vol. in-12. Tome X, page 260.

Legrand d’Aussy.

Histoire de la vie privée des François; nouvelle édit., avec des

notes par J.-B.-B. de Roquefort. Paris, 1815. 3 vol. in-8º.

Maison réglée d’Audiger, 1692.

La Maison réglée et l’Art de diriger la maison d’un grand seigneur

et autres. Paris, Legras, 1692. In-12.

Le sieur Audiger, auteur de cet ouvrage rare qui est resté

inconnu à Legrand d’Aussy, avoit servi la comtesse de Soissons,

le président de Maisons, Colbert, le duc de Saint-Aignan, etc.

Son livre contient beaucoup de particularités curieuses, et on

y trouve, entre autres choses, le détail des attributions des

différens domestiques, et le relevé de la dépense annuelle d’une

grande, puis d’une médiocre maison. Louis XIV est même en scène

dans ce livre, et on ne voit pas sans étonnement la facilité avec

laquelle on abordoit ce prince. Un des endroits les plus curieux

de _la Maison réglée_ est celui où l’auteur raconte avec grands

détails qu’il présenta au roi, le 18 janvier 1660, une caisse de

petits pois.

Matinées.

Plaidoieries civiles prononcées aux audiences du matin du

parlement de Paris. Le plus ancien registre est de l’année 1395.

Section judiciaire des Archives du royaume.

Modus.

Le Livre du roy Modus et de la royne Racio. Nouvelle édition, avec

une préface par Elzéar Blaze. Paris, 1839. Grand in-8, fig.

J’ai cité cette édition, parce qu’elle est la meilleure de ce

livre précieux. Elle laisse néanmoins beaucoup à désirer, attendu

qu’elle est imprimée dans un caractère soi-disant gothique tout

à fait de fantaisie et à peu près illisible, qu’elle contient

beaucoup de fautes, et est absolument sans notes. Mais elle vaut

encore mieux que les anciennes éditions si rares et si chères, et

elle est d’ailleurs la seule qu’on puisse se procurer à un prix

modéré.

Il est fâcheux que l’éditeur n’ait pas donné en même temps _le

Songe de Pestilence_, espèce de suite mystique du Modus, composée

vers 1372, et imprimée très-incorrectement en 1506 sous le titre

de _Modus et Ratio de divine contemplation_. J’ai cité le _Songe

de Pestilence_ d’après une copie que j’en ai faite sur le beau

manuscrit du Roi 632^{13}, lequel devra servir de base à toute

nouvelle édition du Roi Modus.

Morais.

Le véritable Fauconnier, par messire C. de Morais, chevalier,

seigneur de Fortille, cy-devant chef du héron de la grande

fauconnerie. Paris, Quinet, 1683. In-12.

Plaidoieries civiles;--Plaidoieries criminelles du parlement.

Registres contenans les plaidoieries prononcées au civil (ou au

criminel) devant le parlement.

Les plus anciens remontent à 1364 pour les plaidoiries civiles, et

à 1387 pour les plaidoiries criminelles.

Section judiciaire des Archives du royaume.

Plan de tapisserie.

Plan en perspective de la ville de Paris (au commencement du

XVIe siècle), gravé par Dheulland en 1756,

d’après un autre gravé plus anciennement, qui appartenoit alors

à l’abbaye de Saint-Victor. Ce dernier plan étoit le même qu’un

autre représenté sur une tapisserie provenant de la maison de

Guise, et acquise par la ville de Paris, sous la prévôté de M.

Turgot.

Plan de Turgot.

Plan de Paris commencé l’année 1734, dessiné et gravé sous les

ordres de messire Michel Étienne Turgot, prévôt des marchands,

achevé en 1739, levé par L. Bretez, gravé par Cl. Lucas, et écrit

par Aubin. 1 vol. in-folio-atlantico de 21 feuilles.

Quadragésimal spirituel.

Voir, sur les éditions de ce livre bizarre, le Manuel du libraire,

T. III, p. 881. Je me suis servi de l’édition de Jehan Janot,

in-4º gothique.

R. 122 (ou 123).

Je cite ainsi, dans ma note sur la punition de Paris en 1383,

les registres du Trésor des Chartes portant les nos 122 et

123, etc., dont j’ai parlé au commencement de cette même note. Le

second chiffre est celui de la pièce.

Recueil manuscrit des épitaphes de Paris.

Il y a plusieurs copies manuscrites de ce Recueil (fait

au XVIIe siècle) dans les bibliothèques

particulières. Le plus beau et le plus complet est à la

Bibliothèque du Roi (Cabinet généalogique). Je me suis servi d’un

exemplaire en 3 vol. in-4º, qui fait partie de mon cabinet. J’ai

vu plusieurs exemplaires de ce Recueil où manquoient les épitaphes

de l’église Saint-Séverin.

Reg. du parlement, plaid. civ.

Voy. _Plaidoieries civiles_.

Rues et églises de Paris.

Les rues et églises de Paris, avec la dépense qui se fait chacun

jour, etc., In-4º gothique. Voy. _Corrozet_.

Sainte-Aulaire.

La fauconnerie de François de Saincte-Aulaire, sieur de La Renodie

en Périgort, gentilhomme Lymosin. Paris, 1619. In-4º.

L’auteur de ce livre très-rare dit que son ouvrage a été revu en

manuscrit par le connétable de Luynes.

Sauval.

Antiquités de Paris. Paris, 1724. 3 vol. in-fol.

Secousse.

Mémoires pour servir à l’histoire de Charles II, roi de Navarre.

Paris, Durand, 1758.--Recueil de pièces servant de preuves aux

mémoires, etc. Paris, 1755. 2 vol. in-4º.

Songe de Pestilence.

Voy. _Modus_.

Table des Mémoriaux de la chambre des comptes.

Ces tables sont déposées aux Archives du royaume, et renvoient aux

mémoriaux qui n’existent plus depuis les incendies du Palais. Il

reste cependant quelques pièces recopiées sur des expéditions ou

sur des copies _vidimées_ prêtées par des particuliers depuis les

incendies, et aussi différens exemplaires d’extraits des mémoriaux

faits à diverses époques pour des magistrats.

Taillevent.

Voir, sur les manuscrits connus de cet ouvrage, l’introduction, p.

XXXV.

Quand je cite le Taillevent imprimé, je parle de la première des

éditions du XVe siècle décrite par M. Brunet,

dont je possède le seul exemplaire connu (celui de MM. Baron et

Huzard).

Trésor de dom Villevieille.

Extraits de chartes, cartulaires et autres documens historiques

recueillis par dom Villevieille, et classés par noms de famille.

Ce précieux recueil est aujourd’hui au Cabinet généalogique

(partie de la Bibliothèque royale confiée à la surveillance si

compétente et si éclairée de M. Léon Lacabane).

Trésor de santé.

Le Thrésor de Santé, ou Message de la vie humaine, divisé en

dix livres, lesquels traictent de toutes sortes de viandes et

breuvages; faict par un des plus célèbres et fameux médecins de ce

siècle. Lyon, J. A. Huguetan, 1616, in-8º.

Il doit exister des exemplaires de cette édition avec la date de

1607, car le dernier feuillet porte: _A Lyon, de l’imprimerie

d’Estienne Servain_, 1607.

Il résulte des termes de la dédicace de cet ouvrage, adressée

par le libraire à M. de Villars, premier président au parlement

de Dombes, que l’auteur avoit dans ces matières une longue

expérience _qui l’avoit approché_ (comme médecin?) _de la première

et plus chère personne de ce royaume_ (du roi?), et n’avoit

pas voulu être nommé dans l’édition qu’il supposoit devoir

être faite de son livre. Il semble qu’il étoit mort lorsque le

libraire écrivoit sa dédicace, et je crois cet ouvrage composé au

XVIe siècle. Il est curieux et rare, et n’a pas

été connu de Legrand d’Aussy.

Trésor des chartes, 90, 131.

Ces mots signifient: Registre 90 du Trésor des Chartes, pièce 131.

Trésor de Vénerie.

Poëme écrit en 1394 par messire Hardouin de Fontaines, chevalier,

seigneur de Fontaines-Guérin en Anjou. Je compte donner

incessamment une édition avec notes très-détaillées de cet ouvrage

intéressant pour l’histoire de la fin du XIVe

siècle, et aussi pour la province d’Anjou.

Plusieurs feuilles sont déjà imprimées.

Variétés historiques.

Variétés historiques, physiques et littéraires, ou recherches d’un

savant, etc. Paris, Nyon, 1752. 6 parties en 3 tomes in-12.

Recueil de dissertations déjà imprimées dans des journaux du

temps, et qui ne sont pas toutes du même auteur, comme le titre

précédent pourroit le faire croire, mais bien de Lebeuf, Boucher

d’Argis et autres.

Venette (le carme Jean de), continuateur de Nangis.

M. Géraud, dans l’édition qu’il a donnée, pour la Société de

l’Histoire de France, des _Chroniques de G. de Nangis et ses

continuateurs jusqu’en 1368_, Paris, 1843-5, 2 vol. in-8º, me

semble avoir bien prouvé que le carme Jean de Venette étoit

l’auteur de la dernière continuation de Nangis.

Viandier.

Je cite sous ce nom les articles 4 et 5 de la troisième

distinction, excepté quand je parle du _Viandier de Taillevent_;

dans ce cas, c’est l’ouvrage de Guillaume Tirel. Voy. _Taillevent_

dans cette liste, et l’Introduction, p. XXXII.

CORRECTIONS ET ADDITIONS.

Tome I, page 3, ligne 1, au lieu de _au tel_, lisez _autel_ (pareil).

Page 4, note, au lieu de _dix-huit_, lisez _dix-sept_.

Page 71, note sur les jeux.

Le ménagier de Paris (v. 1 & 2) · 第 3 / 54 段