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Il annonça:

--C'été une drap japonaise.

Mais, au milieu du plus large panneau, une chose étrange

me tira l'oeil. Sur un carré de velours rouge, un objet

[5]noir se détachait. Je m'approchai: c'était une main, une

main d'homme. Non pas une main de squelette, blanche

et propre, mais une main noire desséchée, avec les ongles

jaunes, les muscles à nu et des traces de sang ancien, de

sang pareil à une crasse, sur les os coupés net, comme

[10]d'un coup de hache, vers le milieu de l'avant-bras.

Autour du poignet, une énorme chaine de fer, rivée,

soudée à ce membre malpropre, l'attachait au mur par

un anneau assez fort pour tenir un éléphant en laisse.

Je demandai:

--Qu'est-ce que cela?

L'Anglais répondit tranquillement:

--C'été ma meilleur ennemi. Il vené d'Amérique. Il

avé été fendu avec le sabre et arraché la peau avec une

caillou coupante, et séché dans le soleil pendant huit

[20]jours. Aoh, très bonne pour moi, cette.

Je touchai ce débris humain qui avait dû appartenir

à un colosse. Les doigts, démesurément longs, étaient

attachés par des tendons énormes que retenaient des

lanières de peau par places. Cette main était affreuse à

[25]voir, écorchée ainsi, elle faisait penser naturellement à

quelque vengeance de sauvage.

Je dis:

--Cet homme devait être très fort.

L'Anglais prononça avec douceur:

30 --Aoh yes; mais je été plus fort que lui. J'avé mis

cette chaine pour le tenir.

Je crus qu'il plaisantait. Je dis:

Contes Français · 第 46 / 396 题