Rue des Brodeurs, nº 4, au coin de la rue Plumet, faubourg
Saint-Germain[737].
Dans la lettre suivante (22 mars) il envoie deux nouvelles pièces et le
double croquis de la _guzla_, «croquis, dit M. Tourneux en le
reproduisant[738], que sa sécheresse et sa précision permettent de
restituer sans hésiter à Mérimée». Ce ne fut là qu'un projet
d'embellissement sans doute, parce qu'une _guzla_ identique figure déjà
sur le portrait d'Hyacinthe Maglanovich, qui sera adopté définitivement,
et dont il n'est question, suivant M. Tourneux, que dans une troisième
lettre, sans date celle-là. Comme nous l'avons déjà dit[739], ce dessin
représente bien l'instrument serbo-croate: quoiqu'un peu trop long, il
ne lui manque rien d'essentiel.
Pendant ce temps, l'exécution matérielle de l'ouvrage avançait, à
Strasbourg; mais le livre ne put paraître en mai, «époque des provisions
de campagne», comme le désirait l'auteur. Il ne sortit des presses que
vers la fin de juillet et fut enregistré dans la _Bibliographie de la
France_ du 4 août 1827[740].
Au moment de la publication, le libraire, à ce qu'il semble, ne prit
aucun soin de le faire remarquer au moyen des annonces payées qui
étaient fort en pratique déjà en ce temps-là: nous eûmes beau feuilleter
les collections poudreuses des journaux de l'époque: la maison F.-G.
Levrault ne figure pas dans les courtes réclames entremêlées aux
dernières nouvelles de la cour et à celles qu'on donnait sur la santé de
M. Canning qui devait mourir quelques jours après la publication de _la
Guzla_.
§ 2