16 mars 1827.

Rue des Brodeurs, nº 4, au coin de la rue Plumet, faubourg

Saint-Germain[737].

Dans la lettre suivante (22 mars) il envoie deux nouvelles pièces et le

double croquis de la _guzla_, «croquis, dit M. Tourneux en le

reproduisant[738], que sa sécheresse et sa précision permettent de

restituer sans hésiter à Mérimée». Ce ne fut là qu'un projet

d'embellissement sans doute, parce qu'une _guzla_ identique figure déjà

sur le portrait d'Hyacinthe Maglanovich, qui sera adopté définitivement,

et dont il n'est question, suivant M. Tourneux, que dans une troisième

lettre, sans date celle-là. Comme nous l'avons déjà dit[739], ce dessin

représente bien l'instrument serbo-croate: quoiqu'un peu trop long, il

ne lui manque rien d'essentiel.

Pendant ce temps, l'exécution matérielle de l'ouvrage avançait, à

Strasbourg; mais le livre ne put paraître en mai, «époque des provisions

de campagne», comme le désirait l'auteur. Il ne sortit des presses que

vers la fin de juillet et fut enregistré dans la _Bibliographie de la

France_ du 4 août 1827[740].

Au moment de la publication, le libraire, à ce qu'il semble, ne prit

aucun soin de le faire remarquer au moyen des annonces payées qui

étaient fort en pratique déjà en ce temps-là: nous eûmes beau feuilleter

les collections poudreuses des journaux de l'époque: la maison F.-G.

Levrault ne figure pas dans les courtes réclames entremêlées aux

dernières nouvelles de la cour et à celles qu'on donnait sur la santé de

M. Canning qui devait mourir quelques jours après la publication de _la

Guzla_.

§ 2

"La Guzla" de Prosper Mérimée · 第 96 / 231 题