LES DÉBUTS LITTÉRAIRES DE MÉRIMÉE

Prosper Mérimée est né à Paris, le 28 septembre 1803. Son père était un

peintre de talent; il avait une érudition professionnelle peu commune:

nous avons de lui un livre d'assez grande valeur (faussement attribué à

son fils par quelques biographes mal renseignés) sur _la Peinture à

l'huile et les procédés matériels employés dans ce genre de la peinture

depuis Hubert et Jean van Eyck jusqu'à nos jours_. Nommé en 1807

secrétaire de l'École des Beaux-Arts, Léonor Mérimée, alors âgé de

cinquante ans seulement, abandonna son atelier de peinture pour se

consacrer complètement à ses travaux favoris, aux analyses chimiques des

couleurs et des vernis. «De même son fils, nommé à l'Académie française,

renoncera, à quarante-deux ans, aux oeuvres d'imagination qui lui avaient

valu une légitime renommée, et se consacrera presque exclusivement à des

travaux historiques et à des études d'archéologie[382].»

Sa mère, qui était une personne très intelligente et très

spirituelle,--c'est Stendhal qui nous le dit et cela veut beaucoup

dire[383],--s'était fait un renom avec ses portraits d'enfants. Elle

avait reçu une éducation dix-huitième siècle qu'elle avait transmise à

son fils. Dans un âge mûr, sénateur et académicien, Prosper Mérimée se

vantait avec plaisir de n'avoir jamais été baptisé, et les personnes

charitables, comme Mme de La Rochejaquelein, essayaient en vain de Je

convertir.

Il était fils unique et, semble-t-il, cet état lui fut profitable. C’est

ainsi qu’au collège Henri IV où l’avaient mis ses parents, il se

distinguait par l’élégance de sa tenue et par sa connaissance précoce de

l’anglais[384]: deux choses qui serviront aussi bien l’homme de lettres

que l’homme du monde. Il ne manifesta, en revanche, aucun goût pour les

exercices scolaires. «Tandis que ses camarades Ampère et Saint-Marc

Girardin portaient haut le drapeau de Henri IV dans les luttes du

concours général; tandis qu’à la même époque Cuvillier-Fleury et

Sylvestre de Sacy, au collège Louis-le-Grand, Sainte-Beuve et Vitet, au

collège Charlemagne et au collège Bourbon, préludaient à leurs succès

académiques par leurs succès de rhétoriciens, Prosper Mérimée ne

semblait pas très jaloux de leurs lauriers[385].» Il se permit même de

redoubler une classe (1816)[386], «sans doute, dit M. Filon, parce qu’il

n’avait pas la faconde diluvienne des rhétoriciens du temps».

Au collège il lia amitié avec Jean-Jacques Ampère, amitié qui durera

jusqu’à la mort de ce dernier. C’est ainsi que le 18 mai 1848 Mérimée

pourra dire, recevant son ami à l’Académie française, en qualité de

directeur: «Il y a trente ans, vous vous en souvenez, nous étions assis

sur les bancs du même collège; maintenant, c’est à l’Académie que nous

nous retrouvons, ou plutôt, sans nous être jamais quittés, poursuivant

chacun des études chéries, nous leur devons, l’un et l’autre, la plus

flatteuse distinction que puisse ambitionner un homme de lettres[387].»

Mais à cette époque l’Académie était chose lointaine, et l’on s’occupait

simplement à lire et à admirer les poèmes ossianiques. On nous permettra

de citer pour la seconde fois la lettre qu’au mois de janvier 1820,

Ampère écrivait à son ami Jules Bastide: «Je continue avec Mérimée à

apprendre la langue d’Ossian, nous avons une grammaire. Quel bonheur

d’en donner une traduction exacte avec les inversions et les images

naïvement rendues[388]!»

Il avait alors dix-neuf ans; Mérimée, son professeur, n’en avait que

seize. Mais Ossian était bien vieux en 1820; ils le laissèrent bientôt

de côté. Tout en conservant leur inclination pour les «images naïvement

rendues», ils s'éprirent de Byron. Le changement devait se produire

brusquement, car, quatre mois seulement après la lettre que nous venons

de citer, Ampère en écrivait une autre à Bastide à l’occasion, cette

fois, de ses lectures byroniennes; il lui envoyait quelques vers qu’il

avait traduits de la première scène du premier acte de _Manfred_[389].

Les deux jeunes hommes dévoraient _le Corsaire_ et _Lara_ et

commençaient à se passionner pour _Don Juan_, qui, même pour la plupart

des admirateurs français de Byron, était «quelque chose d'horrible» que

seuls pouvaient goûter quelques byroniens avancés, comme Stendhal[390].

Ampère, lui, le savait par coeur; quant à Mérimée, c'était merveille de

lui entendre lire et commenter le poème[391].

Léonor Mérimée voulut faire son fils avocat. Avec un sentiment de fierté

paternelle écrivait-il, le 22 novembre 1821, à son ami Fabre: «J'ai un

grand fils de dix-huit ans, dont je voudrais bien faire un avocat. Il a

des dispositions pour la peinture, au point que, sans avoir jamais rien

copié, il fait des croquis comme un jeune élève et il ne sait pas faire

un oeil. Toujours élevé à la maison, il a de bonnes moeurs et de

l'instruction[392].»

Le jeune Prosper passa sa licence en droit en 1823, après avoir suivi

les cours du Collège de France et après avoir étudié un peu de tout,

jusqu'à la magie et la cuisine[393].

À cette époque il ne s'était pas encore essayé dans la littérature; du

moins ne connaît-on rien de lui avant cette épave qu'on appelle, on ne

sait pourquoi, _la Bataille_[394], car c'est seulement le titre du

premier chapitre. Ces quelques pages sont du 29 avril 1824[395].

Ses études finies, Mérimée commence à fréquenter le monde littéraire et

artistique. Il est toujours en relations avec Ampère; ses amis sont

Albert Stapfer, l'un des premiers traducteurs français du _Faust_[396],

Stendhal, David d'Angers, Victor Jacquemont, jeune naturaliste mort

prématurément, dont la _Correspondance_ obtint un très vif succès[397].

Stendhal trace dans son journal un curieux portrait du Mérimée de ce

temps-là:

Ce pauvre jeune homme en redingote grise et si laid avec son nez

retroussé, avait quelque chose d'effronté et d'extrêmement

déplaisant. Ses jeux petits et sans expression avaient un air

toujours le même et cet air était méchant. Telle fut la première

vue du meilleur de mes amis actuels. Je ne suis pas trop sûr de son

coeur, mais je suis sûr de ses talents, c'est M. le comte Cazal,

aujourd'hui si connu et dont une lettre reçue la semaine passée m'a

rendu heureux pendant deux jours [398].

Il court les salons: celui de Mme Ancelot dont il dira tant de mal dans

une brillante lettre à Stendhal[399]; dans ce salon on admire son

cosmopolitisme[400]. Il est l'un des visiteurs assidus de Mme Clarke et

de Mme Récamier[401]. Albert Stapfer l'introduit chez son père, ancien

ministre plénipotentiaire de la Confédération helvétique à Paris, un

vieux lettré chez qui se réunissent Humboldt, Stendhal, Victor

Cousin[402]. Il suit les vendredis de Viollet-le-Duc, «où se livraient

de terribles batailles littéraires entre l'auteur du _Nouvel art

poétique_ et l'auteur de la brochure _Racine et Shakespeare_[403].

Il fréquente le salon du «bon Étienne» [Delécluze], cette chambre au

cinquième d'où va sortir toute la rédaction du _Globe_ et... la

réputation littéraire de Mérimée. Il y fait des lectures, en particulier

de _Cromwell_, pièce de théâtre bizarre qui n'a jamais été publiée et

dont le manuscrit fut sans doute anéanti pendant la Commune, après la

mort de l'auteur, dans l'incendie qui dévora sa bibliothèque et ses

papiers[404]. Selon Albert Stapfer, auprès duquel M. Tourneux se

renseigna, «le principal acteur était un montreur de marionnettes qui

faisait causer ensemble les personnages de l'époque de Cromwell pour

l'amusement des spectateurs assemblés autour de sa baraque: ceux-ci

prenaient de temps en temps eux-mêmes la parole, blâmant ou approuvant

ce qu'ils entendaient[405]». Delécluze, qui a laissé ses _Souvenirs de

soixante années_, parle aussi de cette lecture:

Mérimée, âgé de vingt-deux à vingt-trois ans, avait déjà les traits

fortement caractérisés. Son regard furtif et pénétrant attirait

d'autant plus l'attention que le jeune écrivain, au lieu d'avoir le

laisser-aller et cette hilarité confiante propre à son âge, aussi

sobre de mouvements que de paroles, ne laissait guère pénétrer sa

pensée que par l'expression, fréquemment ironique, de son regard et

de ses lèvres. À peine eut-il commencé la lecture de son drame, que

les inflexions de sa voix gutturale et le ton dont il récita

parurent étranges à l'auditoire. Jusqu'à cette époque, les auteurs

lisant leurs ouvrages, et surtout les lecteurs de profession,

déclamaient avec emphase, et en changeant continuellement de ton,

les sujets sérieux et tragiques, sans renoncer à ce genre

d'affectation en récitant des comédies et même des vaudevilles.

Mérimée faisant alors partie de la jeunesse disposée à provoquer

une révolution radicale en littérature, non seulement avait cherché

à en hâter l'explosion en composant son _Cromwell_, mais voulait

modifier jusqu'à la manière de le faire entendre à ses auditeurs en

le lisant d'une manière absolument contraire à celle qui avait été

en usage jusque-là. N'observant donc plus que les repos strictement

indiqués par la coupe des phrases, mais sans élever ni baisser

jamais le ton, il lut ainsi un drame sans modifier ses accents,

même aux endroits les plus passionnés. L'uniformité de cette longue

cantilène, jointe au rejet complet des trois unités auxquels les

esprits les plus avancés, à cette époque, n'étaient pas encore

complètement faits, rendit cette lecture assez froide. On saisit

bien le sens de quelques scènes dramatiques et la vivacité d'un

dialogue en général naturel, mais le sujet extrêmement compliqué et

les changements de scènes trop fréquents rendirent l'effet total de

cette lecture vague, et la société des lecteurs de Shakespeare

eux-mêmes ne put saisir le point d'unité auquel tous les détails

devaient se rattacher. Néanmoins, comme la plupart des auditeurs

partageaient les idées et les espérances du lecteur, et qu'au fond

il entrait encore plus de passion que de goût littéraire dans le

jugement qu'il fallait porter sur le drame, tous les jeunes amis de

Mérimée l'encouragèrent à suivre la voie qu'il avait prise. Beyle,

en particulier, quoique déjà d'un âge mûr, le félicita de son essai

avec plus de vivacité que les autres. En effet, le _Cromwell_ de

Mérimée était une des premières applications de la théorie que

Stendhal avait développée, en 1823, dans sa brochure intitulée

_Racine et Shakespeare_[406].

Mérimée n'imprima pas ce drame, mais il continua à s'occuper de théâtre.

Selon Sainte-Beuve, il collabora un peu au _Globe_ qui venait d'être

fondé. Ce fut lui, probablement, à qui l'on doit les articles sur _l'Art

dramatique en Espagne_ et _le Théâtre espagnol moderne_, qui y parurent

sous la signature «M.», les 13, 16, 23, 25 novembre 1824[407].

Quelque temps après, il lut et fit lire aux habitués de Delécluze les

six pièces qui composent la première édition du _Théâtre de Clara

Gazul_, que publia son ancien camarade de lycée, l’éditeur

Sautelet[408]. Ce volume ne portait pas de nom d’auteur. Il était

précédé d’une _Notice sur Clara Gazul, comédienne espagnole_, notice

habilement rédigée et faite pour persuader au lecteur que Clara Gazul

était une véritable comédienne de Cadix et qu’elle avait fait imprimer,

en 1822, à Madrid, un recueil de comédies encore inconnues en France. Au

bas de cette notice se lisait la signature de _Joseph l’Estrange_.

Mérimée, qui aimait l’anecdote et qui savait la préparer aussi bien que

son fameux macaroni, n’oublia pas de glisser quelques détails

pittoresques dans cette aventure. Il fit reproduire, pour le joindre à

quelques exemplaires de son livre, un portrait de la «célèbre comédienne

espagnole», en robe décolletée et sous une mantille d’où sortait son

propre visage dessiné par le bon Etienne Delécluze[409]. Ensuite, il mit

dans le commerce le mot d’un Espagnol qui aurait loué ainsi le _Théâtre

de Clara Gazul_: «Oui, la traduction n’est pas mal, mais qu’est-ce que

vous diriez si vous connaissiez l’original!»

Qu’est-ce donc que cet ouvrage? Un recueil de petites pièces qui n’ont

en général que quatre ou cinq scènes (_le Ciel et l’Enfer_ n’en a que

deux, et _l’Amour africain_ qu’une seule), et où le développement

dramatique est à peu près nul. Elles se terminent presque toutes par le

poison, le pistolet ou le poignard. Elles font une impression générale

d’effroi et d’horreur dans le genre de Lewis--la pièce intitulée _Une

Femme est un Diable_ n’est en réalité autre chose que le terrifiant

_Moine_ resserré en trois scènes[410]--qui fait penser au réalisme

licencieux de lord Byron dans _Don Juan_, à son humour cynique et

blasphématoire. Par sa première qualité, le _Théâtre de Clara Gazul_ se

rattache directement à l’école que Robert Southey a qualifiée de

«satanique», école dont on constate l’influence non seulement dans _les

Orientales_ de Victor Hugo, mais encore dans _la Chute d’un ange_ de

Lamartine, et dont le plus parfait spécimen nous a été donné par le plus

farouche des romantiques, Pétrus Borel, l’auteur de _Dina, la belle

Juive_. Par la seconde, le _Théâtre_ appartient plutôt au byronisme

stendhalien, au fond duquel se trouve quelque chose de très XVIIIe

siècle et surtout de voltairien: l’anticléricalisme, la puissance

épistolaire, voire même le rictus amer plus ou moins affecté d’un

«sourire hideux».

Dans ce livre de pure littérature, une chose annonce pourtant le futur

écrivain. C’est le contraste remarquable entre la brutalité du

fond--voulue ou non, peu importe--et l’impassibilité de la forme; le

style froid et sobre au milieu de scènes brûlantes et passionnées; un

ton très décidé, où rien ne trahit l’hésitation, le tâtonnement; enfin,

la mise en pratique de ce principe de Stendhal: _Faisons tous nos

efforts pour être secs_; principe que l’auteur de _Colomba_ pouvait

inscrire en tête de son oeuvre entière. (Edmond Biré.)

Reste la question de la fameuse «couleur locale» de ces pièces

soi-disant espagnoles. Comme la compétence nécessaire nous manque pour

en juger, nous ne saurions mieux faire que de citer une note

malheureusement trop courte qu’a insérée M. Paul Groussac, directeur de

la Bibliothèque nationale de Buenos-Ayres, dans sa belle étude sur _la_

«_Carmen_» _de Mérimée_[411].

Tout ce qu’on avala, dit-il, comme dragées romantiques sous la

Restauration et même après! Le _Théâtre de Clara Gazul_ frappa par

son aspect de sincérité, par la «couleur locale», et il fut accepté

comme un recueil de pièces espagnoles très authentiques[412]! Même

aujourd’hui, l’Espagne est aussi ignorée, en France et ailleurs,

que la Chine ou l’Hindoustan. Taine parle quelque part du théâtre

«tout nerfs de l’Espagne». C’est un contresens. L’image exacte du

théâtre espagnol, depuis Lope jusqu’à Cañizares, se trouve dans nos

tragi-comédies de Hardy, Théophile, Tristan, etc., qui, du reste,

s’inspiraient de l’espagnol. Rien de plus éloigné de cette

déclamation à jet continu, de ce lyrisme à paillettes, de ces

imbroglios tourbillonnants, toujours les mêmes, que la manière

ironique, condensée, froidement cruelle de Mérimée. _Il dut le

succès de ses pièces pseudo-espagnoles à l’illusion des détails,

très exactement plaqués sur un fond adapté au goût d’exotisme

extravagant qui régnait alors_. J’ai lu quelquefois une ou deux

pièces de _Clara Gazul_, en espagnol, devant les personnes qui ne

comprenaient pas le français: cela ne portait pas du tout.

Quoi qu’il en soit, ces pièces obtinrent un assez vif succès; mais comme

elles n’étaient pas destinées à la scène, ce succès fut purement

littéraire. _Le Globe_ (4 juin 1825), _le Mercure du XIXe siècle_ (tome

IX, pp. 494-99) témoignèrent une grande bienveillance à leur auteur, qui

se trouva ainsi l’un des premiers champions du drame romantique; ils

n'hésitèrent pas à proclamer un _nouveau Shakespeare_, ce jeune

dramaturge dont «le talent parut avoir frappé son rival... Charles de

Rémusat». Le _Journal des Débats_ reconnut que «M. de Lestrange nous a

rendu service en traduisant ce théâtre» (4 juillet 1825), tandis que le

_Journal de Paris_ s’empressa «d’avouer au public français qu’un de nos

compatriotes est caché sous la mantille de cette comédienne imaginaire

«(8 août et 21 septembre 1825).

L’auteur de _Racine et Shakespeare_ fut très satisfait du succès de son

disciple; à cette occasion il écrivit aux journaux anglais[413] pour

louer le naturel de Mérimée; son manque de sentimentalité; l’habileté à

développer les caractères; la profondeur de son observation; sa

connaissance des passions,--en faisant ainsi une sorte de portrait de

Stendhal, par Henri Beyle. Le _London Magazine_ traduisit de suite _les

Espagnols en Danemark_ (juillet 1825); quelques mois plus tard parut la

traduction anglaise complète de _Clara Gazul_[414]; la traduction

allemande se fit attendre encore vingt ans[415]. Cet ouvrage n’en fit

pas moins la réputation littéraire de Mérimée qui a tenu à honneur

pendant plusieurs années de mettre pour signature au bas de chacun de

ses écrits: _par l’auteur du Théâtre de Clara Gazul_; comme Walter Scott

avait inscrit pendant longtemps, au bas de chacun des siens: _par

l’auteur de Waverley_.

Cette réputation, sinon imméritée, était prématurée et ne correspondait

pas au vrai caractère de Mérimée, car, un jour, il sera le premier à

reconnaître qu’il n’avait pas «la moindre habitude de la scène» et qu’il

se sentait «particulièrement impropre à écrire pour le théâtre[416]».

Son talent ne s'était pas encore révélé; il se cherchait, et se

cherchait surtout dans les spirituelles contrefaçons (ne disons pas:

_pastiches _, car ce n'en est pas) du drame espagnol, comme il se

cherchera dans celles de la ballade «illyrique»--avant que de se trouver

dans la nouvelle impeccable telle que _Colomba_, _Carmen_ ou _la Vénus

d'Ille_.

§ 2

"La Guzla" de Prosper Mérimée · 第 48 / 231 题