2. _Près de, auprès de, au prix de_: voyez _prix_.

=Presbyte=, adj. et s.: voyez _myope_.

=Prescience=, s. f., connaissance de l'avenir: prononcez _press'ciance_

et non _pré-ciance_.

=Préséance=, s. f., droit de prendre place avant quelqu'un dans une

solennité:—prononcez l'_s_ dure, _précéance_.

=Président à la cour=, et =Président de la cour=.—Un _président

à la cour_ est un président d'une chambre de la cour; le _premier_

président d'une cour d'appel ou de cassation a seul le droit au titre

de _président de la cour_.

=Présider=, occuper la première place dans une assemblée, s'emploie

avec ou sans la préposition _à_: _présider une compagnie,

présider l'assemblée_, ou _présider à une compagnie, présider à

l'assemblée_.—On dit de même _présider un concours_ et _présider à un

concours_. (Acad.)

=Presque=, adv.:—L'_e_ ne s'élide que dans _presqu'île_: _un ouvrage

presque achevé_ (et non _presqu'achevé_),—cependant l'_e_ devant une

voyelle s'élide dans la prononciation.

=Pressez-vous vite=, _hâtez-vous vite, dépêchez-vous vite_, sont des

pléonasmes vicieux; dites simplement, _pressez-vous, hâtez-vous,

dépêchez-vous_.

=Présupposer=, _présupposition_: l'_s_ est dure dans ces mots.

=Prêt à=: voyez _près de_.

=Pretantaine=, s. f.—_Courir la pretantaine_, courir çà et là sans

sujet:—ne dites pas _prétentaine_ ni _pertaintaine_.

=Prétendûment=, adv.—Ce mot est hors d'usage; il faut le remplacer

par le participe _prétendu, due_ ou _soi-disant_: _on a vérifié

la pièce prétendue fausse_ et non _prétendûment fausse_; _un tel,

soi-disant docteur_.

=Prétendre.=—_Prétendre la première place_, c'est l'exiger comme

un droit; et _prétendre à la première place_, c'est y aspirer, c'est

travailler à l'obtenir.

=Prêter, Emprunter.=—Il ne faut pas confondre ces deux mots:—_prêter_,

c'est _donner_ quelque chose à quelqu'un, lequel s'engage à vous le

rendre: _j'ai prêté de l'argent à mon frère pour le mettre à même de

payer ses dettes_;—_emprunter_, au contraire, c'est _recevoir_ quelque

chose de quelqu'un en s'engageant à le lui rendre: _j'ai emprunté de

l'argent à mon frère pour payer mes dettes_;—en un mot, celui qui

prête, _donne_ et celui qui emprunte, _reçoit_.—Il en est de même

des substantifs _prêt_ et _emprunt_.—Plusieurs wallons emploient

abusivement _prêter_ pour _emprunter_.

=Prétexte=, s. m., raison apparente dont on se sert pour cacher le vrai

motif: prononcez _préteks-te_ (en faisant sentir l'_x_ et le _t_ final)

et non _prétekse_ ni _prétèke_.

=Prêtre=, s. m.;—le féminin correspondant _prêtresse_ n'est usité

qu'en parlant du culte des faux dieux:—prononcez _prê-tre_ et non

_prê-te_ ni _prê-tère_.

=Preuve=, s. f., ce qui établit la vérité: prononcez _preu-ve_ (_eu_

bref) et non _preu-fe_ ni _preû-ve_.

=Prévenir=, v. a., instruire, avertir quelqu'un d'une chose par

avance;—on peut dire, _prévenir quelqu'un d'une chose_ ou bien

_prévenir quelqu'une qu'une chose est, a été_ ou _sera_: _il m'a fait

prévenir de son arrivée; je vous préviens que vous aurez demain une

visite qui vous surprendra_. (Acad.) Voyez _informer_.

2. _Prévenir d'avance_, est un pléonasme vicieux: _il m'a fait prévenir

de son arrivée_ et non _il m'a fait prévenir d'avance_.

=Prévisant=, mot wallon, qui regarde de trop près à quelque chose; qui

est trop exact, trop ménager;—traduisez-le par _regardant_: _il ne

faut pas être si regardant, trop regardant; vous êtes trop regardant_.

=Prévoir=, v. a., se conjugue comme voir, excepté au futur et au

conditionnel, où il fait, _je prévoirai, tu prévoiras_, etc., _je

prévoirais, tu prévoirais_, etc.

2. _Prévoir d'avance_, est un pléonasme vicieux, car _prévoir_ signifie

par lui-même, _voir d'avance_.

=Prévôt=, _prévôtal, prévôtalement_: l'_o_ est bref dans ces trois mots.

=Prie-Dieu=, s. m., sorte de pupitre devant lequel on s'agenouille

pour faire ses prières; au pluriel des _prie-Dieu_.—Ne dites pas

_prié-Dieu_ et prononcez _prî-Dieu_ (_î_ long) et non _pri-ïe-Dieu_.

=Prier=, v. n.: prononcez _pri-er_ et non _pri-ier_.

2. Ne dites pas: _je vous prie le bon jour, le bon soir_; dites, _je

vous souhaite le bon jour, le bon soir_.

3. On dit, _prier quelqu'un d'une chose_ ou _de faire quelque chose_.

(Acad.)

=Prière=, s. f.—On dit _un livre de prières_ et non _un livre à

prières_. (Acad.)—Voyez _livre_.

=Prieur=, s. m., dignité ecclésiastique; l'_i_ est long ainsi que dans

_prieure, prieuré_.

=Primatie=, s. f., dignité du primat: prononcez _primacie_;

—_primatial_, prononcez _primacial_.

=Primeur=, s. f., se dit au _singulier_ de la première saison des

fruits et des légumes: _les fraises, les pois sont chers dans la

primeur, dans leur primeur_.—Il se dit aussi en parlant du vin:

_certains vins sont bons dans la primeur_, c'est-à-dire, sont bons à

boire aussitôt après la vendange.—_Primeurs_, au pluriel, se dit des

fruits et des légumes précoces: _on a servi des primeurs_.

=Priser=, v. n., prendre du tabac,—_priseur_, qui prend du tabac,

sont des mots français.

=Prix=, s. m.—Ne dites pas: _ce marchand vend à des prix civils_;

dites, _à des prix modiques_ ou _à juste prix_.

2. _Au prix de, auprès de, près de._—_Auprès de_ et _au prix de_

s'emploient pour marquer la différence qu'il y a entre deux objets

comparés: _la terre n'est qu'un point auprès du reste de l'univers;

qu'est-ce que cette vie au prix de l'éternité!_—_Au prix de_ doit être

préféré, quand il s'agit de la valeur de deux objets: _qu'est-ce que

la science au prix de la vertu? ce service n'est rien au prix de celui

qu'il m'avait rendu_. (Acad.)—_Près de_ ne s'emploie plus pour _auprès

de, au prix de_: le vers suivant a donc cessé d'être correct: _pour

vous régler sur eux, que sont-ils près de vous?_ (Rac.)—Aujourd'hui on

dirait: _que sont-ils auprès_ ou _au prix de vous_.

=Prochain, aine=, adj.—Ne dites pas: _j'irai vous voir lundi qui

vient, la semaine qui vient_, etc.; dites, _lundi prochain, la semaine

prochaine_. (Wall.)

2. =Prochain=, s. m., chaque homme en particulier et tous les hommes en

général: _il faut aimer son prochain comme soi-même_.—Il ne s'emploie

pas au pluriel.

=Proche=, voisin, est adjectif, adverbe et substantif: _les maisons

proches de la rivière sont sujettes aux inondations_; _les maisons qui

sont proche_ (près) _de la rivière_; _je demeure ici proche_ (près).

2. _Proche_, précédé du verbe _être_ est adjectif ou préposition: _ces

maisons sont proches_ ou _proche de la ville_; mais précédé d'un autre

verbe, il est toujours préposition: _les maisons que l'on construit

proche de la ville_.

3. _Proches_, au pluriel, est substantif et signifie les parents:

_c'est un de mes proches_;—voyez _parent_.

4. _Proche, contigu_.—Deux objets sont _contigus_, lorsqu'ils se

touchent immédiatement, lorsqu'il y a entre eux un contact véritable:

_ces deux maisons sont contiguës_, c'est-à-dire qu'elles se touchent et

ne sont séparées par quoi que ce soit.—Au contraire, ces deux maisons

peuvent être proches l'une de l'autre, quoique étant séparées par une

ou plusieurs maisons, jardin, place, etc.

=Procurer=, v. a.—Ne dites pas, _il s'est procuré d'une chambre, d'un

domestique_; dites, _il s'est procuré une chambre, un domestique_.

(Fland.)

=Professeur=, s. m., n'a pas de correspondant féminin; on dit

_maîtresse_: _maîtresse de musique, de dessin, d'anglais_.

=Profession=: voyez _métier_.

=Proficiat=, n'est guère usité que dans cette locution: _souhaiter à

quelqu'un un bon proficiat_, c'est-à-dire, lui souhaiter une bonne

réussite;—il s'emploie quelquefois seul et signifie alors, _je vous

fais compliment, je vous félicite_:—_votre devoir est très-bien fait,

proficiat!_—Prononcez _proficiate_ et non _proféciate_.

=Profil=, s. m., trait d'un objet vu de côté: prononcez _profile_ (_l_

non mouillée).

=Profit=, s. m., petit instrument de métal qui sert à brûler les

chandelles jusqu'au bout; ce mot n'est pas français; il faut dire

_binet_ ou _brûle-tout_.

=Profiter=, est un verbe neutre; ne dites donc pas, _je n'ai rien

profité_, mais, _je n'ai profité de rien_. (Fland.)

2. Ne dites pas, _j'ai profité cent francs dans cette soirée_; dites,

_j'ai gagné cent francs..._ (Fland.)

3. Ne dites pas, _je profite beaucoup de lui_; dites, _avec lui_ ou

_dans sa fréquentation_. (Fland.)

=Profondis= (=de=):—voyez _de profundis_.

=Prolongation, Prolongement.=—_Prolongation_ signifie _le temps_

qu'on ajoute à la durée fixe de quelque chose: _prolongation de congé,

de terme_.—_Prolongement_ veut dire l'extension, la continuation de

quelque portion _d'étendue, d'espace_: _prolongement d'un mur, d'un

chemin_. Voyez _proroger_.

=Promener=, v. n.—Ne dites pas: _je vais promener, coucher, baigner_,

etc.; dites, _je vais me promener, me coucher, me baigner_.

2. Cependant on peut dire, en sous-entendant _se_, _je l'ai envoyé

promener_. (Acad.)—Prononcez _promener_ (_e_ muet) et non _promèner_.

=Promenoir, Promenade.=—La _promenade_ est l'action de se

promener;—le _promenoir_ est le lieu où l'on se promène.—Prononcez

_promenade, promenoir_ (_e_ muet) et non _promènade, promènoir_.

=Promettre=, v. a.—Ne dites pas, _je vous promets que j'y suis allé_;

dites, _je vous assure_ ou _je vous certifie que..._—Voyez _compter_.

=Prompt=, _prompte, promptement, promptitude_:—on ne prononce pas

le second _p_ dans ces mots: _pront, pronte, prontement, prontitude_.

(Acad.)

=Prône=, s. masculin, instruction pendant la messe paroissiale: faites

l'_ô_ long ainsi que dans _prôner_.

=Prononciation.=—Pour arriver à se former une bonne prononciation,

il importe, entre autres choses, aux wallons comme aux flamands, de

donner à chaque lettre son véritable son ou sa juste valeur. Nous nous

contenterons ici de dire un mot des lettres _douces_ et des lettres

_fortes_: on pourra s'en faire une idée exacte par le tableau suivant.

=Douces.= =Fortes.=

b—bombe p—pompe

c—ronce q, ke—rauque

d—ronde t—conte

g—bague q—barque

g—fromage ch—vache

j—il a jeté (j'té) ch—acheter (ache'ter)

v—grive f—griffe

z—douze c—pouce

s—blouse s (dure)—mousse

L'important, avons-nous dit, est de conserver à chaque lettre sa valeur

naturelle, et de ne pas faire des douces des fortes et réciproquement:

que deviendra le mot _grive_, par exemple, si vous prononcez _griffe_?

il deviendra tout à fait méconnaissable. Or, les wallons et les

flamands, en ceci, pèchent précisément par les défauts contraires:

les wallons tendent à faire fortes toutes les douces, tandis que les

flamands sont exposés à adoucir toutes les fortes: ainsi _une grive_

chez un wallon deviendra _une griffe_; et chez un flamand _une griffe_

deviendra _une grive_.—Dans la liaison des mots c'est une faute

commune aux flamands d'adoucir les fortes: _mon père est allé_ (est

d'allé) _à Verviers; donc il n'ira pas chez vous_ (donc gu'il n'ira

pas) etc.

2. _Prononciation d'un jugement_:—Cette expression est vicieuse;—il

faut dire _prononcé_: _le prononcé du jugement aura lieu samedi

prochain_.

=Pronostic=, s. m., conjecture, jugement sur ce qui doit arriver: _ce

médecin fait ordinairement des pronostics fort justes_:—On écrivait

anciennement _prognostic_.—Prononcez _prognostique_.

=Proportionné=, _proportionnément, proportionnel, proportionnellement_.

—Ces deux derniers sont des termes de mathématiques et ne se disent

qu'en parlant des quantités, des grandeurs, des nombres: _quantités

proportionnelles; échelle proportionnelle; réduire proportionnellement

un grand dessin à un petit;—la récompense fut proportionnée

au service_; _il n'a pas été récompensé proportionnément_ (et non

_proportionnellement_) _à son mérite_.—_Ti_ se prononce comme _ci_

dans ces mots et dans _proportionné, proportion, proportionalité_.

=Propre=, adj.—Il a un sens différent selon qu'il est placé

devant ou après le substantif: _mon propre habit_ indique l'habit

qui m'appartient; il n'est pas question ici de propreté mais de

_propriété_.—_Mon habit propre_, indique l'état de _propreté_ de

celui-ci.—_Les propres termes d'une lettre_ sont les mêmes mots, sans

y rien changer, rapportés fidèlement;—_des termes propres_ sont des

termes qui expriment nettement la pensée, et conformément aux règles de

la langue.

2. Lorsque _propre_ signifie, _bien net, bien lavé, bien nettoyé_,

etc., il se met après son substantif: _apportez-moi une assiette

propre; voici un verre propre, vous avez des mains propres_.—Lorsqu'il

signifie, _qui appartient en propre, dont on est possesseur_, il se

place ordinairement devant le substantif: _vous avez mes propres gants;

il a été blessé par son propre cheval_.

3. Ne dites pas, _vous êtes si propre avec cette robe_; dites, _vous

êtes si bien avec cette robe_. (Wall.)

4. Ne dites pas, _c'est du propre que vous avez fait là_; dites, _c'est

une belle affaire, une jolie équipée, un beau tour, une belle besogne_,

selon le sens.

5. Ne dites pas, _c'est du propre_ pour _cela est mal_, ni _je suis

propre_ pour signifier, que vous avez reçu un malencontre.—Prononcez

_pro-pre_ et non _pro-pe_ ni _pro-père_.

=Prorata= (=au=), à proportion, à raison de: _au prorata de sa

fortune_;—ne dites pas _à prorata_.

=Proroger, Prolonger= (_prorogation, prolongation_).—_Proroger_,

v. a., c'est prolonger le temps qui avait été pris, qui avait été

donné pour quelque chose: _on a prorogé le délai qu'on lui avait

accordé_; dans cette acception, il a à peu près le même sens que

_prolonger_.—_Proroger_, en terme de législation politique, signifie

suspendre les séances des Chambres par un acte de l'autorité royale, et

en remettre la continuation à un certain jour: _le roi a prorogé les

Chambres jusqu'au premier mars_.

2. _Prolonger_, v. a., veut dire, faire durer plus longtemps, rendre

de plus longue durée: _prolonger la guerre, prolonger sa vie_.—Voyez

_prolongation, prolongement_.

=Prose=, s. f., discours non assujetti à la mesure, tout ce qui n'est

pas vers: prononcez _prô-ze_ (_ô_ long) et non _pro-ze_ ni _prô-ce_.

=Prospectus=, s. m., programme qui annonce d'avance le sujet, le prix,

le format d'un livre ou le but, les conditions d'un établissement

nouveau: prononcez _pros'pektuce_.

=Proue=, s. f., partie de l'avant du vaisseau, par opposition à la

_poupe_: prononcez _proû_ (_oû_ long) et non _prou-we_.

=Prouesse=, s. f., action de valeur: prononcez _prou-esse_ et non

_prou-wesse_.

=Prune, Pruneau.=—_Prune_ se dit du fruit frais du prunier;—_pruneau_

se dit de la prune séchée au four: _une compote aux pruneaux_.

=Prusse=, _prussien, Russie, russe_:—l'_u_ est bref dans ces mots;

c'est donc une faute de prononcer _Prû-ce, prû-cien, Rû-cie, rû-ce_.

=Psaume=, (et non _pseaume_), _psautier, psalmiste_: prononcez le _p_

et non _saume, sautier, salmiste_.

=Pseudonyme=, s. m., qui a un faux nom: ouvrage _pseudonyme_; _le

pseudonyme de cet ouvrage est M. Pierre_.—Prononcez le _p_.

=Psychologie=, s. f., traité philosophique de l'âme; _psychologique,

psychologiste_:—prononcez le _p_ et le _ch_ a le son de _k_.

=Puer=, s'emploie ordinairement sans régime: _cette viande pue_;—mais

il s'emploie quelquefois avec un régime: _cette chambre pue le musc_,

et non _après le musc_, comme on dit en flamand.—Prononcez _pu-er, il

pû, nous pu-ons_, etc., et non _pu-wer, il pu-we, nous pu-wons_.

=Puîné=, _puînée_, adj., qui est né depuis un de ses frères

ou une de ses sœurs: _c'est mon frère puîné_;—on l'emploie

aussi substantivement comme synonyme de _cadet_: _c'est mon

puîné_.—Cependant, dans la conversation, l'on se sert plus

ordinairement du nom de _cadet_. (Acad.)

=Puis=, adv., signifie ensuite.—Ne dites donc pas: _il va dîner, puis

ensuite il se rendra chez vous_; c'est comme si vous disiez _ensuite

ensuite il se rendra chez vous_.—Prononcez _puis_ (_ui_ diphth.) et

non _pou-is_; prononcez de même _puits, puisard, puissant, puissance,

puîné, puisque_, etc.

=Puissant=, adj.—Ce mot ne signifie ni _gros_ ni _gras_; ainsi ne

dites pas _un homme puissant, une femme puissante_ pour désigner _un

homme gros_ ou _gras, corpulent_, etc.

=Punch= (et non _épunch_), s. m., sorte de liqueur: prononcez _ponche_

et non _punche_.

=Purésie=: voyez _pleurésie_.

=Purgatoire=, s. m.: ne dites pas _purcatoire_.

=Purge=, s. f., est peu usité; employez de préférence _purgatif,

purgation, médecine_: _prendre un purgatif, une purgation, une

médecine_.

=Pusillanime=, adj., lâche; _pusillanimité_, s. f., manque de

courage:—on prononce les deux _ll_ sans les mouiller et l'_s_ a le son

de _z_.

Q

=Q.=—On prononce _ku_ suivant l'appellation ancienne et usuelle, et

_ke_, suivant l'appellation moderne.—_Q_ ne s'écrit jamais sans être

suivi d'un _u_, si ce n'est dans quelques mots où il est final, _coq,

cinq_. Les deux lettres _qu_ se prononcent comme s'il n'y avait qu'un

simple _k_, excepté dans les mots que nous indiquerons ci-après.

=Qua=, se prononce comme _coua_ dans les mots suivants: _quadragénaire,

quadragésimal, quadragésime, quadrangulaire, quadratrice, quadrifide,

quadriflore, quadrilobé, quadrivalve, quadrige, quadrilatère,

quadrinome, quadrumane, quadrupède, quadruple, quadrupler_, _quaker_

ou _quacre_, _quanquam_ (_m_ finale), _quartidi, quartile, in-quarto,

quaternaire, quatuor, quartz, quartzeux_.

2. _Qua_, se prononce comme _ka_ dans les mots suivants: _quadran_

(ou _cadran_), _quadrat, quadratin, quadrature_, _quadre_ (ou _cadre_),

_quadrille, quai, qualité_, _quanquan_ (ou _cancan_), _quand, quant,

quantité, quart, quarteron, quasi, quaterne, quatrain, quatre,

quatre-vingt, quatrième, quarante_.

=Quadran=, s. m., horloge solaire: prononcez _cadran_; on écrit plus

souvent _cadran_.

=Quadrature=, s. f., en terme de géométrie et d'astronomie, prononcez

_coua_;—en terme d'horlogerie, prononcez _ka_. (Acad.)

=Quadre=, s. m., bordure de bois, etc., autour d'un tableau: prononcez,

_cadre_ et non _cate_ ni _cadère_.—On écrit plus communément _cadre_.

=Quadrille=, s., jeu, danse à quatre; ce mot est ordinairement

_masculin_, dit l'Académie, _danser un quadrille_: prononcez

_kadrille_, en mouillant les _ll_.—Il est _féminin_, lorsqu'il

signifie une troupe de chevaliers du même parti dans un carrousel: _la

première quadrille était magnifiquement vêtue_.

=Quaker= ou =Quacre=, s. m., secte religieuse en Angleterre et aux

États-Unis;—on prononce _coa-cre_;—le féminin est _quakeresse_.

=Quand, Quant.=—_Quand_, adv., signifie lorsque, dans le temps que,

dans quel temps: _quand Dieu créa le monde en six jours; j'irai vous

trouver, mais je ne puis vous dire quand_.—Il est aussi conjonction,

et alors il signifie, encore que, quoique, alors même que: _quand je le

voudrais, je ne le pourrais pas_; en ce sens, il veut le verbe suivant

au conditionnel.—Devant une voyelle le _d_ de _quand_ se prononce

comme _t_: _quand il voudra_.—Prononcez _can_ et non _kan-te_ devant

une consonne: _quand même_.

2. _Quant_, adv., est toujours suivi de la préposition _à_, et

signifie _à l'égard de, pour ce qui est de_: _quant à lui, il fera

ce qu'il voudra; quant à ce qui est de moi_;—_quant à_, suivi

de _moi_ ou de _soi_, se prend aussi substantivement: _tenir son

quant-à-moi, son quant-à-soi; se tenir sur son quant-à-moi, sur son

quant-à-soi_, prendre un air réservé et fier, ne répondre qu'avec

circonspection.—On dit également _se mettre sur son quant-à-moi, sur

son quant-à-soi_, faire le suffisant, le hautain.

Dictionnaire du bon langage Contenant les difficultés de la langue française, les règles et les fautes de prononciation, les locutions vicieuses, les wallonnismes, les flandricismes, etc. · 第 119 / 164 题