=Palpitant d'actualité=: voyez _actualité_.
=Palus=, s. m., marais: _les palus Méotides_; prononcez _paluce_.
=Pampe, Pampre.=—La _pampe_ est la feuille du blé, de l'orge;—le
_pampre_ est une branche de vigne avec ses feuilles.
=Pan, Basque=, partie découpée et tombante de certains vêtements:
—_pan_ se dit d'un manteau, d'une robe, d'une chemise;—_basque_ se
dit d'un habit, d'une veste, d'une casaque: _habit à petites basques, à
grandes basques; les pans d'un manteau, d'une chemise_.
=Panacée=, s. f., remède à tous les maux: _tous les charlatans se
vantent d'avoir trouvé la panacée_.
=Panaris=, s. m., inflammation au bout des doigts, accompagnée
d'élancements douloureux; ne dites pas, _un doigt blanc, un mauvais
doigt_.—Prononcez _panari_.
=Pandectes=, s. f. pl. (ou _digeste_, s. m.), recueil des décisions des
anciens jurisconsultes romains que Justinien fit compiler: prononcez
_pandek-tes_ et non _pandèkes_;—_diges-te_ et non _digesse_.
=Pandémonium=, s. m.—Lieu imaginaire où l'on suppose que Satan
assemble le conseil même des démons: _pandémoniome_.
=Pandour= ou =Pandoure=, s. m., nom de certains soldats hongrois.
=Panégyrique=, s. masculin, discours solennel à la louange de quelqu'un
et notamment d'un saint; ne dites pas _panégérique, panagérique_.
=Panier=, s. m.: prononcez _pa-nier_ et non _pa-gnier_.—Voyez _ni_.
=Panne=, employé pour _tuile_, n'est pas français.
2. _Panne_, s. f. (en wallon _vienne_), pièce de bois placée
horizontalement sur la charpente d'un comble (toit) pour porter les
chevrons: voyez ce mot.—_Verne_ n'est pas français.
3. _Panne_, se dit aussi, chez les ouvriers, de la partie du marteau
opposée au gros bout: _frapper de panne_.
=Pantalon=: voyez _culotte_.
=Pantomime=, s. f., espèce de drame où les acteurs suppléent à
la parole par le geste: écrivez et prononcez _pantomime_ et non
_pantomine_—Il se dit aussi de l'acteur qui s'exprime par gestes sans
proférer une parole: dans ce dernier cas il est masculin: _les anciens
avaient d'excellents pantomimes_.
=Pantoufle=, s. f., chaussure de chambre: écrivez et prononcez
_pantou-fle_ et non _pantoufe, pantoufèle_.
=Paon=, s. m., oiseau, papillon;—prononcez _pan_;—voyez _ao, aon,
aou_.
=Papal, ale=, adj., qui appartient au pape: _pouvoir papal_; ce mot n'a
pas de pluriel masculin.
=Papayer=, s. m., arbre des Indes: prononcez _pa-pa-îé_.
=Pape=, s. m., le chef de l'Église; prononcez _pâpe_ (_â_ long).
=Papeterie=, s. f., fabrique de papiers: prononcez _papet'rie_ et non
_papèt'rie_.
=Papier=, s. m.—Ne dites pas: _papier passé, papier gris, mort
papier, papier de tache_, pour désigner du papier non collé qui prend
les taches et fait sécher l'encre; dites _papier brouillard_.—Voyez
_tapis_.
=Papillon=, _papillonnage, papillonner, papillotage, papillotte,
papillotter_:—les _ll_ sont mouillées dans ces six mots.
=Papin=, n'est pas français dans le sens de _cataplasme_.—D'après
Bescherelle, _papin_ se dit de farine bouillie dans de l'eau ou dans du
lait: _faire manger du papin à un enfant_.
=Papyrus=, s. m., plante d'Égypte qui servait autrefois pour écrire:
prononcez _papiruce_.
=Pâque=, fête des juifs, est _féminin_: _la Pâque des Juifs_.
2. _Pâque_, et plus ordinairement _Pâques_, fête des chrétiens, est
_masculin_ et s'emploie régulièrement au singulier: _quand Pâques sera
venu; quand Pâques sera passé; le jour de Pâques, le temps de Pâques;
je vous paierai à Pâques; à Pâques prochain_.
3. _Pâques fleuries_, le dimanche des Rameaux, qui précède
immédiatement celui de Pâques.
4. _Pâques closes_, le dimanche de Quasimodo qui suit immédiatement
celui de Pâques;—_faire ses pâques_, faire ses dévotions, communier
un des jours de la quinzaine de _Pâques_: _se mettre en état de faire
de bonnes pâques_ (remarquez le petit _p_ de _pâques_): dans ces
trois expressions, _Pâques_ est féminin et ne se dit qu'au pluriel.
(Acad.)—L'_a_ est long dans ces mots, ainsi que dans _pâquerette_,
espèce de marguerite.
5. _Pâque_.—Ne dites pas _une branche de pâque_, mais, _un rameau de
buis_, ou bien, _de buis bénit_, si c'est du buis bénit le jour des
Rameaux.
=Paquebot=, s. m., petit bâtiment de mer qui transporte les lettres et
les passagers: prononcez _pak'bô_ et non _paquébô, paquèbô_.
=Par=, prép.—La locution, _par après_, dans le sens de _après,
ensuite, depuis_, a vieilli, dit l'Académie.
2. Il faut éviter l'emploi de _par_ devant le mot _Dieu_; cependant il
est des cas où _par_ vaut mieux que _de_: _l'univers a été créé par
Dieu_ et non, _de Dieu_.
3. _Par trop_, loc. adv., beaucoup trop: _il est par trop pressant; il
est par trop importun_: cette locution est familière. (Acad.)
4. Mais _par_ ne peut pas s'employer, comme en wallon, dans le sens de
_encore, en même temps_, etc.: _vous avez bien fait vos devoirs, mais
vous devez encore bien apprendre vos leçons; vous avez lu sa lettre;
lisez en même temps ma réponse_ (et non _par ma réponse_).
=Paradoxe=, s. m., proposition contraire à l'opinion commune: _un vrai
paradoxe_.—Ce mot s'employait autrefois comme adjectif: _cette
opinion est trop paradoxe_. (Acad.) On dit aujourd'hui _paradoxal,
ale_.—Prononcez _paradokce_ et non _paradoke_.
=Parapet=, s. m., mur à hauteur d'appui le long d'un pont, d'un quai,
d'un mur de fortification;—ne dites pas _parapel_.
=Paraphe=, et plus souvent =Parafe=, marque qui accompagne
ordinairement la signature et qui en tient lieu quelquefois; ce mot est
_masculin_: _il a mis son parafe pour approuver ce compte_.
2. _Parapher_ et plus souvent _parafer_, v. a., mettre son parafe.—Une
_pataraffe_ est une suite de traits mal formés, de lettres illisibles
et mal écrites: _votre dictée est une véritable pataraffe_.
=Parapluie=, s. m.: prononcez _parapluî_ (_ui_ diphth.) et non
_paraplouî_.
=Parasite=, s. m., qui fait métier d'aller manger à la table d'autrui,
etc.—Prononcez _parazite_ et non _paracite_.
=Parce que=, s'écrit en deux mots, lorsqu'il signifie _à cause que_:
_il est tombé parce que le chemin est glissant_.—Il s'écrit en trois
mots, lorsqu'il signifie _par la chose que, par les choses que_ et que
l'on peut intercaler l'adjectif _tout_ entre _par_ et _ce_: _il m'a
assuré par ce qu'il y a de plus saint; par ce que vous venez de dire,
on doit conclure que..._—Voyez _cause que_ (_à_).
=Pardon=, s. m.:—_demander pardon, faire des excuses_: voyez _excuse_.
=Pardonnable=, adj., ne se dit guère que des choses (Acad.): _faute,
erreur pardonnable_; ne dites donc pas, _votre fils est pardonnable_;
dites _votre fils est excusable_: voyez _impardonnable_.
=Pardonner=, v. a.—On pardonne une faute et on pardonne à
quelqu'un:—ne dites donc pas: _je le pardonne, je pardonne mes
ennemis_, mais, _je lui pardonne, je pardonne à mes ennemis_.
=Pareil, eille=, adj.—Ne dites pas: _ils sont habillés pareil_;
dites, _ils sont habillés de même, tout de même; ils ont, ils portent
les mêmes vêtements_.
=Parent, te=, s. m., se dit non seulement du père et de la mère,
mais de ceux de qui on descend et en général de ceux qui sont de la
même famille, qui sont de même sang, qui touchent par consanguinité
à quelqu'un; il se dit même de ceux qui sont simplement alliés.
(Acad).—_Proche_, subst. masculin, signifie aussi parent; dans ce cas
il n'est d'usage qu'au pluriel: _c'est un de mes proches; ce fut le
sentiment de tous ses proches_. (Acad.)
=Paret= (ou _parait, paris_).—Sorte d'interjection familière que l'on
met à la fin d'une foule de phrases et qui n'ajoute absolument rien
au sens: _je veux sortir, paret; c'est un habit neuf, paret; j'avais
raison, paret_, etc.—Il suffit presque toujours de changer le ton de
la voix, pour éviter de s'en servir; d'autres fois, on la remplace par,
_voyez-vous, eh bien_, etc. (Wall.)
=Parfaitement.=—Ne dites pas: _je suis très-parfaitement_ ou _fort
parfaitement_ ou _bien parfaitement convaincu_; dites simplement, _je
suis parfaitement convaincu_;—on ne peut rien ajouter à ce qui est
parfait.
=Parier, Pari=, s'emploient de préférence _à gager, gageure_.
2. Ne dites pas: _je parie pour cinq francs; pour combien
pariez-vous?_—dites _je parie cinq francs; combien pariez-vous?_