=Office=, lieu où l'on fait, où l'on prépare tout ce qui se met sur
la table pour le dessert, et dans lequel on garde le linge et la
vaisselle; il est _féminin_ dans ce sens: _une grande office_.—Dans
les autres acceptions, _office_ est masculin: _de bons offices, un
office solennel_.
=Officine=, s. f., se dit quelquefois, chez les pharmaciens, pour
_laboratoire, boutique_.
=Offre=, s., action d'offrir.—On l'a fait autrefois du masculin,
mais aujourd'hui il est toujours du féminin: _une offre
avantageuse_.—Prononcez _o-fre_ et non _ofe, ofère_.
=Offrir=, v. a., devant un infinitif, demande la préposition
_de_;—_s'offrir_ prend _à_ ou _de_:—_il offre d'acheter_ (et non _à
acheter_) _ma maison à tel prix; il s'est offert de bonne grâce à y
aller_ ou _d'y aller_.
=Ogre=, s. m., monstre qu'on suppose se nourrir de chair humaine:
_manger comme un ogre_;—le féminin est _ogresse_.—Prononcez _o-gre_
et non _oke, oguère_.
=Oie, Oye= (_terminaisons en_).—Les wallons font en général trop
sentir l'_i_ et l'_e_: ils prononcent, par exemple, _voi-ïe, soi-ïe,
j'envoi-ïe, que je croi-ïe, fourvoi-ïement_, etc.—_Oi_ suivi d'un _e_
muet, devient une syllabe longue, mais on ne doit pas faire sentir un
second _i_ ni même l'_e_ muet: prononcez simplement _voî_ (_oî_ long),
_soî, j'envoî, que je croî, fourvoî-ment_.—Il en est de même de _aie,
aye, ée, ie, oue, ue_, etc.
=Oignon=, s. m.—Prononcez _ognon_ en supprimant l'_i_; quelques-uns
même écrivent _ognon_ (Acad.): prononcez de même _ognonet, ognonière_.
=Oiseleur, Oiselier=, s. m.—_L'oiseleur_, est celui qui
fait métier de prendre des oiseaux: il n'a point de féminin
correspondant.—_L'oiselier_, est celui dont le métier est d'élever, de
vendre des oiseaux.
=Oiseux, Oisif=, adj.—_Oiseux_, qui par goût ou par habitude ne fait
rien ou ne fait que des riens: _gens oiseux et fainéants_.—Il se
dit aussi des choses et signifie inutile, vain, qui n'est bon à rien,
ne sert à rien: _des disputes, des questions oiseuses; une épithète
oiseuse_.—_Oisif, ive_, qui ne fait rien, qui n'a point d'occupation:
_un homme oisif_.
2. On dit _vie oisive_, pour signifier la vie d'une personne
oisive.—Le premier se dit plus particulièrement des choses et le
second des personnes.
=Olibrius=, s. m., étourdi qui fait l'entendu, qui se donne des airs:
prononcez _olibriuce_.
=Ombreux, Ombragé, Ombrageux, Ombré=, adj.—_Ombreux_, où il
y a beaucoup d'ombre, qui fait de l'ombre; _forêt, vallée
ombreuse_;—_Ombragé_, qui fait de l'ombrage, _un superbe marronnier
ombrage sa maison; chemin ombragé d'ormes_.—_Ombrageux_ ne se dit au
propre que des chevaux, des mulets, etc., qui sont sujets à avoir peur
et à s'arrêter ou à se jeter subitement de côté quand ils voient leur
ombre ou quelque objet qui les surprend.
2. _Ombrageux._—Il se dit figurément des personnes qui prennent trop
légèrement des soupçons, de l'ombrage sur des choses qui les regardent,
qui les intéressent: _c'est un homme fort ombrageux_. (Acad.)
3. _Ombré_ est un terme d'art; il indique qu'on a représenté
non-seulement les linéaments des corps, mais les accidents d'ombre ou
de lumière: _tête ombrée, dessin ombré_.
=On, L'on.=—_L'on_ ne s'emploie généralement que pour éviter un
concours désagréable de sons ou bien un hiatus; voilà pourquoi on
l'emploie plus particulièrement après _qui, que, quoi, et, si, ou,
où_;—il vaut mieux dire: _de qui l'on parle; si l'on dit; et l'on
croit; on se tait ou l'on parle bien; le pays où l'on va_, que de
dire: _de qui on parle; si on dit; et on croit; on se tait ou on parle
bien; le pays où on va_.—Cependant si le pronom était suivi d'un mot
commençant par la lettre _l_, il faudrait se servir de _on_ pour éviter
la rencontre de deux _l_: _si on lui dit, à qui on lit_, et non, _si
l'on lui dit, à qui l'on lit_.—_On_ doit toujours être préféré à
_l'on_ au commencement d'une phrase: _on rapporte_ (et non _l'on_) _que
l'empereur Nicolas penchait plutôt vers la guerre que vers la paix_.
2. _On_ ne se dit que des hommes et jamais de Dieu; ainsi, au lieu de
dire: _au jour du jugement, on nous demandera compte du bien et du mal
que nous aurons fait_, dites: _Dieu nous demandera compte..._
=Oncle=, s. m.—Dites, _un tel est mon oncle_ et non _mon
mononcle_.—Prononcez _on-cle_ et non _onke, onkèle_.
=Ongle=, quoique anciennement féminin, est aujourd'hui masculin: _avoir
les ongles trop longs et_ non _trop longues_.—Prononcez _on-gle_ et
non _onke, on-cle, onguèle_.
=Onglet=, s. m., morceau d'étoffe ou de peau qui sert à couvrir le
doigt:—le mot _onglet_ n'a pas cette signification, il faut dire
_doigtier_.
=Onze=, adj. num. card., qui se prend aussi substantivement.—Quoique
ce mot commence par une voyelle, il arrive quelquefois, et surtout
quand il est question de dates, qu'on prononce et qu'on écrit sans
élision l'article ou la particule qui le précède: _le onze du mois; de
onze qu'ils étaient, il en est mort dix; de vingt il n'en est resté
que onze_.—On dit aussi dans la conversation familière: _il n'en est
resté qu'onze_.
2. Quand _onze_ est précédé d'un mot qui finit par une consonne, on ne
prononce pas plus la consonne finale que s'il y avait une aspiration:
_vers les onze heures; ils étaient onze_.