M. LE RAPPORTEUR.--_Nego consequentiam._

M. DE LAMARZELLE.--Oh! si nous commençons à parler latin, nous

n’en finirons pas! (_Sourires._)

M. LE RAPPORTEUR.--Cela prouve, en tout cas, que nous sommes à

côté de la question.

M. DE LAMARZELLE.--Il ne s’agit pas d’une question juridique.

J’ai entendu poser uniquement une question réglementaire et j’y rentre.

Oui ou non, en votant l’article unique du projet de loi, allons-nous

voter en même temps une donation? Or, vous nous demandez d’approuver une

donation dont nous ne connaissons pas le texte; nous n’en connaissons

que le résumé.

L’honorable sous-secrétaire d’État nous dit qu’il y a telle et telle

chose dans cette donation; je ne mettrai pas en doute sa parole, mais

procéder comme on nous demande de le faire, c’est véritablement voter

sur des textes verbaux ou alors je ne sais plus ce que le règlement veut

dire.

L’État, dit-on, aurait pu accepter la donation par décret; je n’aurais

pas demandé mieux qu’il en fût ainsi, mais il ne l’a pas fait et il nous

demande une loi. Encore une fois, nous ne connaissons que le résumé de

la donation et les paroles du Gouvernement. Procéder ainsi, ce serait la

violation formelle du règlement.

Messieurs, je ne demande pas le renvoi de la discussion, mais seulement

une seconde délibération afin que dans l’intervalle nous puissions

avoir connaissance du texte sur lequel nous sommes appelés à voter, et

j’espère que le Sénat se refusera à déclarer l’urgence de ce projet de

loi. (_Très bien! très bien! à droite._)

M. DALIMIER, _sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts_.--Je

demande la parole.

Rodin à l'hotel de Biron et à Meudon · 第 165 / 252 题