GLAPPE, s. f. Signifie: 1º Terre glaise; 2º Pisé. [P. G.]

GLAIRE, s. m. _Le glaire d'un œuf._ «Glaire» est féminin.

GLÉNER ou GLAÎNER, v. a. et n. Glaner, ramasser les épis après la

moisson. Terme français populaire et vieux français.

GLÉNEUR, GLÉNEUSE, s. Glaneur, glaneuse.

GLENNE, s. f. Glane, produit du glanage, glanure. _Un bandit lui

enleva toutes ses glennes._ Terme français populaire et vieux

français.

GLENNE, s. f. Sorte de renoncule des champs.

GLIN-GLIN, s. m. Terme enfantin. Le petit doigt. _Il a bobo à son

glin-glin._ Cette expression, usitée aussi dans les cantons

voisins, vient probablement des mots allemands _klein, klein_,

qui signifient: Petit, petit.

GLISSE, s. f. Terme de pâtissier. Cressin, sorte de petit pain

long, qui est fort léger à l'estomac.

GLISSE, s. f. Glissoire, chemin frayé sur la glace pour y glisser

par divertissement. _Faire une bonne glisse, faire une longue

glisse. Gare, gare, sur la glisse!_ Terme suisse-roman et

savoisien. On dit à Lyon: _Une glissière_; en Lorraine, _un

glissant_; à Paris, _une glissade_.

GLISSER, v. neutre. _La rue du Perron glisse souvent en hiver._

Dites: La rue du Perron est souvent glissante en hiver; ou

dites: On glisse souvent en hiver dans la rue du Perron.

GLISSER (SE), v. pron. Glisser, s'amuser à glisser. _Les fossés

sont gelés: allons nous y glisser tous ensemble._ Il faut dire:

«Allons y glisser tous ensemble.»

GLOPET, s. m. Sieste, méridienne. Voyez CLOPET.

GLU, s. masc. _Du bon glu._ Solécisme répandu aussi dans le reste

de la Suisse romane, en Savoie, en Dauphiné, en Franche-Comté,

en Lorraine et ailleurs.

GNIABLE, s. m. Sobriquet qu'on donne aux cordonniers.

GNIANIOU, s. m. Voyez NIANIOU.

GNIFFE-GNIAFFE, s. m. Ce terme fort expressif signifie: 1º

Nigaud, niais, benêt; 2º Flasque, lâche, mou et sans ressort. En

Picardie on dit: _Gniouffe_.

GOBE-LA LUNE, s. m. Gobe-mouche, niais, grand niais qui marche la

tête levée comme s'il regardait la _lune_. Dans le patois du bas

Limousin, _gobo-luno_ se dit de celui qui s'occupe niaisement de

bagatelles. [Voyez BÉRONIE, _Dictionnaire du patois du bas

Limousin_.]

GOBERGER (SE), v. pron. Faire grande chère, bâfrer, faire

bombance, se régaler. _Nos quatre amis allèrent à une auberge de

Coppet, où ils demandèrent des feras et des volailles, dont ils

se gobergèrent. Voyez donc comme ces enfants se gobergent et

s'empiffrent de raisins et de noix!_ En français, «Se goberger»

signifie: Prendre ses aises, se dorloter, se divertir.

GODAILLE, s. f. Débauche de bouche, bâfre, grande ribote. _Faire

une godaille. Ce fut une godaille complète, une godaille de

mâlevie._ Le dictionnaire de l'Académie ne fait pas mention de

ce terme; et, selon les dictionnaires de Boiste, de Landais et

de Bescherelle, _godaille_ signifie: 1º Ivrognerie; 2º Mauvais

vin. Ce n'est point là le sens que nous lui donnons à Genève; ce

n'est pas non plus le sens qu'il a dans le langage français

populaire. [Voyez le _Dictionnaire du Bas langage_, t. II, p.

17, et le _Dictionnaire rouchi-français_, aux mots _godaïer_ et

_godalier_.]

GODAILLER, v. n. Faire une grande ribote, une bâfre, une

_godaille_. Dans les dictionnaires ce verbe a un autre sens.

GODAILLEUR, s. m. Riboteur, bambocheur, bâfreur. _Un tas de

godailleurs._ Ce mot et les deux précédents sont probablement

originaires du nord de la France, où le mot _godale_ signifie:

«Bière, petite bière.»

GODICHE, s. et adj. Plaisant, risible. _Être godiche_, être

plaisamment bête. _Tu es godiche, toi! Voilà qui est vraiment

godiche._ Terme parisien populaire recueilli par MM. Noël et

Chapsal. Les autres dictionnaires donnent à ce mot le sens de:

«Gauche, emprunté, maladroit.»

GODICHON, s. m. Diminutif de _godiche_.

GODRON, s. m. Goudron. GODRONNER, v. a. Goudronner. Les mots

_godron_ et _godronner_ appartenaient encore à la langue des

dictionnaires, il y a un siècle.

GOFFETTE, adj. fém. Nous appelons _mains goffettes_, des mains

grassettes, des mains potelées.

GOGNE, s. f. Courage, cœur, hardiesse, capacité. _Avoir la

gogne_, oser. _Aurais-tu la gogne de sauter ce ruisseau? Non, tu

n'en as pas la gogne; tu n'as point de gogne._

GOGNE, s. f. Rebut, lie, crasse, crapule. Se dit des personnes et

des choses. _Quelle gogne de bâton tu as là! Dis donc, Jacques,

et ce bal d'hier! Quel bal! Quelle gogne! Qu'as tu donc appris

sur le compte de Robillard?--J'ai appris que c'est une

gogne.--Et sa famille?--Sa famille? C'est tout de la gogne._

_Tomber dans la gogne_, veut dire: Tomber dans la crapule. Terme

vaudois. Chez nos voisins du Jura, _gone_ se dit d'une femme

méprisable. [Voyez C. MONNIER, _Vocabulaire du Jura_.]

Nouveau Glossaire Genevois, tome 1/2 · 第 70 / 74 题