C’est une chose rare _au siècle d’aujourd’hui_.
(_Mis._ IV. 1.)
SINGULIER; SINGULIER A, particulier à:
Cette fermeté d’âme, _à vous si singulière_.
(_Fem. sav._ V. 1.)
«On dit d’une chose qu’elle est _particulière à quelqu’un_, mais non
pas qu’elle _lui est singulière_.» (M. AUGER.)
Et pourquoi ne le dirait-on pas? On dit bien _singulier_, sans
complément, pour _particulier_. M. Auger n’a rien repris à ces vers:
Et je ne veux aussi, pour grâce _singulière_,
Que montrer à vos yeux mon âme tout entière.
(_Tart._ III. 3.)
_Grâce singulière_ est pourtant bien là pour _grâce particulière_.
Si on laisse au mot _singulier_ le sens de _singularis_ dans un cas,
pourquoi ne pas le lui laisser dans l’autre? Pourquoi le permettre sans
complément et le défendre, avec un complément?
En général, on critique beaucoup trop par cette formule: _cela ne se
dit pas_. Ce qu’il faut montrer, c’est que cela ne doit pas, ne peut
pas se dire, surtout quand cela a été dit par des gens comme Molière,
Pascal ou Bossuet.
_SINGULIER_ (verbe au) après un nombre pluriel:
Quatre ou cinq mille écus _est_ un denier considérable.
(_Pourc._ III. 9.)
Et deux ans, dans le sexe, _est_ une grande avance.
(_Mélicerte._ I. 4.)
(Voyez C’EST ou EST en accord avec un pluriel, et CE SONT.)
SI PEU QUE DE (un infinitif):
Vous êtes-vous mis dans la tête qu’un homme de soixante-trois
ans.... considère _si peu_ sa fille _que de la marier_ avec un
homme qui a ce que vous savez?
(_Pourc._ II. 7.)
(Voyez SI (un adjectif) QUE DE, p. 375.)
SIQUENILLES (_sic_ dans l’édition originale; Ribou, 1669), souquenilles:
Quitterons-nous nos _siquenilles_, monsieur?
(_L’Av._ III. 2.)