PRÉTENDRE QUELQU’UN, QUELQUE CHOSE:

C’est inutilement qu’_il prétend done Elvire_.

(_D. Garcie._ I. 1.)

Donnez-en à mon cœur _les preuves qu’il prétend_.

(_Ibid._ I. 5.)

Quoi! si vous l’épousez, elle pourra _prétendre

Les mêmes libertés_ que fille on lui voit prendre?

(_Éc. des mar._ I. 2.)

Et par de prompts transports donne un signe éclatant

De l’estime qu’il fait de _celle qu’il prétend_.

(_Fâcheux._ II. 4.)

Et la preuve après tout que je vous en demande,

C’est de ne plus souffrir qu’Alceste _vous prétende_.

(_Mis._ V. 2.)

Ces deux nymphes, Myrtil, à la fois _te prétendent_.

(_Mélicerte._ I. 5.)

Toutes vos poursuites auprès d’une personne _que je prétends_

pour moi.

(_L’Av._ IV. 3.)

Molière a dit aussi PRÉTENDRE A QUELQU’UN:

Il ne _prétend à vous_ qu’en tout bien et en tout honneur.

(_Scapin._ III. 1.)

Et PRÉTENDRE SUR QUELQUE CHOSE:

Moi, madame? Et _sur quoi_ pourrois-je en rien _prétendre_?

(_Mis._ III. 7.)

--A CE QUE JE PRÉTENDS, j’espère:

Et vous n’y montez pas[72], _à ce que je prétends_,

Pour être libertine et prendre du bon temps.

(_Éc. des fem._ III. 2.)

[72] Au rang de femme.

Lexique comparé de la langue de Molière et des écrivains du XVIIe siècle · 第 382 / 467 题