_Il y en a d’aucunes_ qui prennent des maris seulement pour se
tirer de la contrainte de leurs parents.
(_Mal. im._ II. 7.)
Cette façon de parler n’est explicable que comme un reste de l’ancien
langage français, et par le _d_ euphonique. L’écriture a mal figuré
l’expression en attachant le _d_ à aucuns; c’est au verbe qu’il
appartient: il y en a_d_ aucunes.
Ensuite de cette méprise, dont l’œil seulement, et non l’oreille,
pouvait s’apercevoir, s’est établi l’usage de commencer une phrase par
_d’aucuns_: _d’aucuns ont pensé..._
(Voyez D _euphonique_, et DE devant _certains_.)