NOTES:

[1085] Voy. notamment l’invent. de Louis, duc d’Anjou, publ. par

M. de Laborde, _Notice des émaux_, IIe partie.

[1086] «... mesmement car communement le plus de tielx ouvriers

sont clercs...» 23 novembre 1395, _Matinées du Parl._ X{1a} 4784,

fº 9. Append. nº 18.

[1087] _Ordonn. des rois de Fr._ VI, 698, «... ung nommé Symonnet

de Lachesnel, orfevre contrefist les coings de la monnoie du Roi

n. s. et ouvra des blans de mauvais aloy par lequel cas il fu

boulu ou marchié aux pourceaulx...» Append. nº 47.

[1088] «A Arnoul Bourel, orfevre et graveur de seaulx, pour den.

à lui paiéz qui deubz lui estoient pour sa paine d’avoir forgié

tout de neuf et gravé le signet de la court de Parlement et pour

le seurcroix de l’argent qu’il a livré par dessus le viel argent

que on lui avoit baillié, le quel signet a esté fait par le

commandement et ordonnance de noss. de Parlement... pour ce par

quittance dud. Arnoul donné le premier jour de fevrier ou d. an

mil CCC IIII{xx} et XVIII.» KK 336, f{os} 42 vº et 43.

[1089] «It. led. baillif [de l’évêque de Paris] ou nom dud.

evesque, a en toute la ville de Paris la cognoissance des

paintres et ymagiers, broudeurs, brouderesses, esmailleurs et

autres personnes _faisant images_ quelz que ilz soyent, et _ainsi

a il la justice des seelleurs_.» XIVe s. _Cart. N.-D. de Par._

III, p. 276. L’évêque exerçait déjà cette juridiction à une

époque où les sceaux étaient fondus, avec d’autres menus objets,

par les fondeurs et mouleurs. _Bibl. de l’Ecole des Chartes_,

XXIX, p. 30. _Liv. des mét._ p. 94.

[1090] _Theophili Schedula divers. artium_, ed. Ilg, Wien 1874,

p. 223.

[1091] «... le plus beau mestal qui soit si est or, de quoy les

affineurs en trouvent en la riviere du Raune, de Vienne et en

autres rivieres en France.» Le Debat des heraults de France et

d’Angleterre. Bibl. nat. Ms. fr. 5838, fº 27.

[1092] _Théophile_, loc. cit.

[1093] Théophile, _De auro arabico_, cap. 47.

[1094] _Ibid._ cap. 46 et 48.

[1095] «Les mineres d’argent sont environ Lyon sus le Raune où il

y a ouvriers qui ne cessant à besoigner...» Ms. fr. 5838, _loc.

cit._

[1096] «A noble homme... mons. le prevost de P... Denis Nicolas,

examinateur... ou Chastellet de P... plaise vous savoir que du

commandement par vous à moy fait à la requeste des changeurs...

disans que, jasoit ce que par ordonnances royaulx pieça et

d’ancienneté faictes sur le fait dud. mestier aucun ne peust...

tenir change... sur le pont de P. ne ailleurs se il n’avoit esté

apprentis à maistre changeur... et que il eust lettre du Roy et

des généraulx maistres des monnoyes de povoir tenir change sur

led. pont dedens les fins et mettes à ce d’ancienneté ordonnées

et qu’il feust homme de bon renom et eust baillé caucion de 500

liv. par..., neantmoins pluseurs orfevres... faisoient... fait

de change en achetant billon et en pluseurs autres manieres...

en tenant à leur forge et ouvrouers tapiz, or et argent monnoié

dessus, sans avoir caiges audevant de leurs comptouers et

fenestres, comme à orfevres appartient... le lundi XVe jour du

moys de may l’an 1419 et autres jours ensuivans... je... me

transportay sur led. pont de P. et si enjoigny à Jaquet Lescot,

sergent à verge, que de ce il se preneist garde..., lequel... me

relata... que le samedi XXIIe jour de juillet oud. an..., lui

passant sur led. pont, il avoit trouvé [plusieurs orfevres]...

lesquels avoient leursd. forges ouvertes, tapiz vert sur leurs

buffetz et monnoye dessus et que à leursd. forges s’estoient

arrestéz gens qui leur avoient offert à vendre monnoye... et...

me admena... lesd. orfevres... disans que il y avoit d’autres

orfevres plus riches la moitié que eulx qui en faisoient plus

grant fait que ilz ne faisoient et les espiciers ferrons et

drappiers de P. à qui on ne se prenoit pas, pour lesquelles

confessions... je seellay la monnoye qui fu trouvée et arrestée

par led. sergent... et si donnay... jour au dessusd. orfevres

pardevant vous... à... lundi ensuivant XVIIe jour dud. moys

de juillet à comparoir... à l’encontre du procureur du Roy et

des gardes et juréz dud. maistre (_sic_) de change...» Arch.

nat. KK 1033-34. Le 10 janv. 1422 (n. s.), le parlement décida

par provision que les orfévres ne pourraient acheter du billon

d’argent au-dessous de 10 den. ni aucune monnaie d’or, sauf, dans

le cas où ils en auraient besoin pour ouvrer, à s’adresser aux

maîtres généraux des monnaies. _Ibid._

[1097] _Ordonn. des rois de Fr._ I, 475, 480, 613, 766; II, 290;

III, 146, art. 6, 195, 245, 439, 483; IV, 560; VIII, 124.

[1098] Voy. notre recensement des professions industrielles.

[1099] Le Roy, _Statuts des orfévres-joyailliers_, p. 215.

[1100] Cité par Hœfer, _Hist. de la chimie_, I, 336-337.

[1101] Cap. 68.

[1102] Cap. 69.

[1103] Cap. 23. Cf. Albert le Grand, cité par Hœfer, I, 385.

[1104] Théophile, cap. 65, _De compositione æris_; cap. 66; _De

purificatione cupri_.

[1105] «Nus orfevre ne puet ouvrer d’or à Paris qu’il ne soit à

la touche de P. ou mieudres, laquele touche passe touz les ors

de quoi en oevre en nule terre. Nus orfevres ne puet ouvrer à P.

d’argent qu’il ne soit aussi bons come estelins ou mieudres.»

_Liv. des mét._ p. 38. «Habeat [aurifaber] etiam cotem qua

metallum exploret...» Alex. Neckam, _De nominibus utensilium_,

ed. Scheler, p. 115. _Ord. des rois de Fr._ VI, 386, note.

[1106] _Ordonn. des rois de Fr._ III, 10, art. 12.

[1107] _Ibid._ VI, 386, art. 18, 19.

[1108] _Ibid._ art. 10.

[1109] _Ordonn. des rois de Fr._ III, 10, art. 2. Il ne faudrait

pas croire qu’on ne travaillât jamais l’or à un titre supérieur

à 19 carats un quint. Il est vrai qu’on se croyait alors obligé

d’y mettre un alliage pour donner de la consistance à l’ouvrage:

«Pour II or [c’est-à-dire marcs d’or] IIII onces XVIII estellins

d’or à XX karaz dont il a esté fait un goblet à couvercle... A

Thomas Auquetin, orfevre pour la façon dud. goblet IX l. XII s.

p. A lui pour alier led. goblet LXV s. p...» KK 7, fº 24 vº.

L’orfévrerie religieuse elle-même était quelquefois à un titre

plus élevé. Le trésor de N.-D. de Paris renfermait, par exemple,

deux encensoirs à 19 carats un quart et un huitième de carat de

fin. Fagniez, _Invent. du trésor de N.-D. de Paris_, tir. à part,

p. 31, note 1.

[1110] Théophile, cap. 27: _De majore calice et ejus infusorio_.

[1111] «... Moxque effunde in infusorium rotundum quod sit

calefactum super ignem et sit in eo cera liquefacta.» _Ibid._ p.

179. Cf. _Encyclopédie méthod. Arts et mét. Art. de l’orfevre_,

vº _Lingotière_.

[1112] «Percute tabulam auream sive argenteam quante longitudinis

et altitudinis velis ad elevandas imagines. Quod aurum vel

argentum, cum primo fuderis, diligenter circumradendo et fodiendo

inspice, ne forte aliqua vesica sive fissura in eo sit...

Cumque considerate et caute fuderis, si hujusmodi vitium in eo

deprehenderis, cum ferro ad hoc apto diligenter effodies, si

possis. Quod si tante profunditatis vesica sive fissura fuerit,

ut effodere non possis, rursumque oportebit te fundere et tamdiu

donec sanum sit...» Théophile, p. 285.

[1113] Cap. 26: _De fabricando minore calice_; cap. 44: _De

patena calicis_. Cf. Benvenuto Cellini: _Trattato dell’

oreficeria, cap. 12: Del modo di tirar vasellami d’oro e

d’argento, e de’varj modi di formare e gittare i manichi a piedi

loro_, etc.

[1114] Théophile, cap.: _De fundendis auriculis calicis_.

[1115] «Hoc modo utrisque partibus unius auriculæ solidatis...»

_Ibid._ p. 231.

[1116] Voy. la fabrication du pied du petit calice, du cratère du

grand calice, de la burette, cap. 26, 27, 57.

[1117] Cap. 59: _De thuribulo ductili_.

[1118] Voy. l’encensoir de Trèves gravé dans le _Dict. du

mobilier_, II, pl. 30.

[1119] A saint Pierre correspondait le jaspe, à saint Paul ou

saint André le saphir, à saint Jacques le Majeur la chalcédoine,

à saint Jean l’émeraude, à saint Philippe la sardonyx, à saint

Barthélemy le sarde, à saint Mathieu la chrysolithe, à saint

Thomas le béril, à saint Jacques le Mineur la topaze, à saint

Jude la chrysoprase, à saint Paul l’hyacinthe, à saint Mathieu

l’améthyste.

[1120] Théophile, cap. 60: _De thuribulo fusili_.

[1121] Cap. 31: _De solidatura argenti_; cap. 51: _De solidatura

auri_.

[1122] Cap. 58: _De confectione que dicitur tenax_.

[1123] Cf. cap. 58 et 73: _De opere ductili_.

[1124] La resingle était employée au XVIe siècle. Benvenuto

Cellini donne à ces ingénieux instruments le nom de

_caccianfuori_, qui n’exprime pas moins bien leur effet que le

mot français resingle. Le bout de la resingle en effet fouette,

_cingle_ le point de la concavité qu’on veut repousser. «...

Abbiansi certi ferri, fatti in foggia d’ancudini, colle

corna lunghe, i quali sono detti caccianfuori et si fanno di

ferro puro, piu lunghi e piu corti secondo il bisogno. Questi

caccianfuori si hanno da fermare in un ceppo, come s’acconciano

l’altre ancudini. Nel vaso poi si fa entrare uno di quei cornetti

delle dette ancudini, il quale sta rivolto colla punta all insu,

la quale si fa tonda, nella guisa di un dito piccolo della mano;

e questa serve a far innalzare que’ luoghi, che nel lavoro

del vaso e mestiere d’innalzare. Cosi pian piano percotendo

col martello l’altro cornetto delle caccianfuori si viene a

sbattere; facendo per cotal modo quel ch’è nel corpo del vaso e

innalzare l’argento tanto quanto fa di bisogno.» _Trattato dell’

oreficeria_, Milano 1852, p. 156-157.

[1125] Cap. 58.

[1126] Cap. 73 et 77: _De opere ductili quod sculpitur_.

[1127] Cap. 7: _De opere interrasili_. Pour désigner les ciseaux,

Théophile se sert du mot allemand _meissel_, ce qui montre que

l’allemand était sa langue maternelle. Il trahit ailleurs sa

nationalité de la même façon.

[1128] Théophile, cap. 33: _De coquendo auro_; cap. 34: _De eodem

modo_.

[1129] _Ibid._ cap. 26-27: _De molendo auro_.

[1130] Cap. 28: _De invivandis et deaurandis auriculis_.

[1131] Cap. 39: _De polienda de auratura_.

[1132] Cap. 40: _De colorando auro_. Voy. à l’append. nº 48 un

procès au sujet de vaisselle d’argent dorée d’or rouge.

[1133] Cap. 67: _Qualiter deauretur auricalcum_.

[1134] Append. nº 49.

[1135] Cap. 72: _De opere punctili_.

[1136] Théophile, cap. 74: _De opere quod sigillis imprimitur_.

[1137] Cap. 75: _De clavis_. Cf. Append. nº 18, § 51.

[1138] «Que nulz orfevres ne puisse faire planches de boutons

ferues en tas qui ne se reviengnent massisse et toutes plaines

devers le marttel.» Statuts de 1355, _Ordonn. des rois de Fr._

III, 10, art. 13.

[1139] Viollet-le-Duc, _Dict. du mobilier, orfévrerie_, II, 202.

[1140] «Pour un gros saphir en un annel d’or poinçonné à menuz

fueillages...» KK 42, fº 30 vº. «Ceinture d’argent doré...

laquelle est poinçonnée à la devise de la Royne.» KK 43, fº 75.

[1141] Cap. 28: _De nigello_; cap. 29: _De imponendo nigello_.

[1142] Cap. 32: _Item de imponendo nigello_.

[1143] Cap. 41: _De poliendo nigello_.

[1144] Cap. 53: _De electro_; cap. 54: _De poliendo electro_.

[1145] M. Labarte a cru pouvoir conclure de ce silence que le

manuel de Théophile a été composé avant 1100.

[1146] M. Labarte a complétement réfuté l’interprétation de M.

de Laborde et établi l’identification des émaux de plite et des

émaux cloisonnés. _Op. laud._ III, 94-102.

[1147] Voy. Append. nº 18, art. 4 et 8. On voit que M. Labarte

s’est trompé en disant p. 98, qu’on ne fit plus d’émaux

cloisonnés à partir du XIVe siècle.

[1148] On la voit dans l’ancienne abbaye de Saint-Denis, ainsi

que les fragments de la seconde. Voy. sur ces monuments,

Laborde, _Notice des émaux_, p. 62-64. Viollet-le-Duc, _Dict. du

Mobilier_, II, p. 221-222, et pl. 43 et 44.

[1149] Ces deux objets sont conservés au Louvre.

[1150] Invent. de 1395, cité par Labarte, III, p. 122.

[1151] «Que nuls ne puisse clouer ne river pieces à bates ne à

deux fons, se l’on ne les fait si que l’en les criese [_var._

queuse, _c’est-à-dire_ couse] par les costéz, car quant elles

sont clouées, elles samblent être massées, et c’est decevance à

ceux qui les achetent.» Append. nº 50. Le sens de cet article

est éclairci par la disposition suivante des statuts de 1355:

«Que toutes pieces qui auront bastes soudées, soient pour mettre

sur soye ou ailleurs, ne puissent être clouées mais cousues à

l’aguille.»

[1152] Append. nº 50.

[1153] _Gloss. et répert._ vº _Esmailleurs_.

[1154] «Jehan Carré, orfevre pour XIX esmaulx aux armes du Roy

assiz es d. hanaps...» KK 32, fº 19. «A Jehan Clerbourc, orfevre

de la Royne... pour avoir fait IIII esmaulz des armes de la d.

dame assis en IIII cailliers à faire essay... pour avoir fait

pour lad. dame un chappeau d’or tout neuf de XII grans pieces et

XII petites... six d’iceulz grans pieces en meniere d’un bassin

où en chascune a une dame esmaillée de blanc assiz ou millieu et

tient un ballay et en chascune a six perles et deux saphirs, et

les six autres grans pieces d’une fleur blanche à petiz grainz

esmailliéz de noir et de rouge...» KK 41, fº 111 vº. «A Thomas

Auquetin, orfevre, pour la façon dud. gobelet, IX liv. XII s.

p... A Regnaut Hune, esmailleur, pour taillier et esmaillier les

d. esmaux C. IIII. s. p.» KK 7, fº 24 vº.

[1155] Le passage suivant fait bien comprendre ce qu’était le

doublet: «... un annel d’or où il avoit un voirre et avoit

fueilles de saphir...» Append. nº 18, art. 30.

[1156] _Ibid._ Il était déjà garde de la corporation des

cristalliers-pierriers, en 1332 (n. s.). Ms. fr. 24069, fº

XII{xx} XIIII.

[1157] Le Roy, p. 6.

[1158] «Aurifaber etiam habeat celtem preacutam... qua... in

electro ve adamante vel ophelta... figuras multipliciter sculpere

possit et formare.» A. Neckam, p. 115.

[1159] Cap. 94: _De poliendis gemmis_. Laborde, vº _Diamant_.

[1160] Cap. 94.

[1161] 21 janv. 1332 (n. s.). Ms. fr. 24069, fº XII{xx} XIIII.

[1162] Append. nº 51.

[1163] Quicherat, _Hist. du Costume_, p. 258.

[1164] «Au jour d’uy Pierre Hune et Berthelot de la Lande, gardez

du mestier de l’orferverie (_sic_) de Paris qui avoient nagaires

prins et arresté en la possession de Pierre Heuze, cousteller la

garnison d’une dague ou autre coustel pour ce que icelle garnison

qui est d’argent il avoit faicte et faisoit en son hostel...

après ce que led. Heuze a confessé que lad. garniture il ne

povoit ne devoit faire, et que ce n’estoit pas des appartenances

de son mestier, ont rendu en jugement aud. H. icelle garnison ou

bouteroles qui sont en deux pieces, l’une ronde cretrelée par

dessoux, et l’autre plate sens aucune façon et s’en est tenus

pour content et en a promis garder... ce que dit est...» Reg.

d’aud. du Chât. Y 5224, fº 48 vº.

[1165] _Liv. des mét._ p. 38. _Ordonn. des rois de Fr._ III, 10.

[1166] «... lesquelx generaulx maistres feront despecier tous

les poinçons que ont à present lesd. orfevres qui auront autres

poinçons nouveaulx plus larges et telz comme ilz leurs seront

ordonnéz par lesd. generaulx maistres...» Append. nº 52.

[1167] Append. _Ibid._ Le Roy, pp. 98, 102. On peut voir au musée

de Cluny une plaque sur laquelle sont gravés les noms et les

marques des orfévres de Rouen en 1408.

Études sur l'industrie et la classe industrielle à Paris au XIIIe et au XIVe siècle · 第 57 / 199 题