Pour obvier à cet inconvénient, auquel Veytia ne fit pas assez

attention, il faut croire qu’ils intercalaient ce jour soit à la fin

du dix-huitième mois, soit à la suite des cinq complémentaires; ils

devaient non-seulement le marquer avec le chiffre et hiéroglyphe du jour

précédent, mais aussi avec un autre signe qui le distinguât de celui-ci,

afin qu’on ne les confondît pas dans les dates[26].

Cette réflexion, qui vient d’elle-même à quiconque veut se rendre compte

de cet ordre de choses, se trouve confirmée par le chevalier Boturini,

dans le § 20 de son ouvrage _Idée d’une nouvelle histoire générale de

l’Amérique septentrionale_, lequel dit en parlant des Toltèques: «Voyant

que l’année civile ne concordait pas avec l’année astronomique, et que

les jours équinoxiaux commençaient à changer, ils conclurent d’ajouter

tous les quatre ans un jour de plus, pour remplacer les heures qu’on

perdait annuellement: ce qu’ils faisaient, je suppose, en comptant deux

fois l’un des signes du dernier mois, de la même manière que les Romains

qui donnaient au 24 et au 25 février le nom de _bis sexto kalendas

Martias_, d’où vint à l’année celui de bissextile, sans pour cela

troubler l’ordre desdits signes; car, qu’on en ajoutât ou qu’on en ôtât

un, on troublait aussitôt tout l’ensemble du système. C’est ainsi qu’ils

trouvèrent le moyen de faire accorder le commencement de l’année civile

avec l’équinoxe du printemps, ce qui était la chose principale.»

Parlant de la seconde manière d’intercaler le jour bissextile, il ajoute,

au § 27: «J’ai observé au § 20 que les sages Toltèques avaient, dès le

second âge, réglé le jour bissextile, en faisant accorder l’année civile

avec l’équinoxe du printemps, et que dans le troisième âge, il y eut une

autre manière d’intercalation, quant au calendrier rituel. C’est ainsi

que pour ne pas troubler l’ordre perpétuel des fêtes fixes, ajustées au

tableau, non plus que des seize fêtes mobiles, qui circulaient avec les

signes des jours de l’année, en comptant deux fois le signe du dernier

mois de l’année bissextile... ils trouvèrent qu’il valait mieux éviter

toutes ces difficultés et cette confusion en réservant les 13 jours

bissextiles pour la fin du cycle de 52 ans, et ils les distinguaient

dans les roues ou tableaux par 13 zéros bleus ou d’une autre couleur,

lesquels n’appartenaient à aucun mois, ni année, et n’avaient aucun

signe en propre comme les autres jours. On passait par ces jours comme

s’ils n’eussent pas existé, et ils ne les dédiaient à aucune de leurs

divinités, parce qu’ils les considéraient comme néfastes. Cette treizaine

entière de jours était de pénitence et de jeûnes, dans la crainte que

le monde ne vînt à s’achever: on ne mangeait rien de chaud; car le feu

était éteint par tout le pays, jusqu’au commencement du nouveau cycle

qui amenait à sa suite la cérémonie du feu nouveau. Mais comme toutes

ces choses ne référaient qu’à des rites et à des sacrifices (et non à

la véritable computation du temps), ce mode d’intercalation ne pouvait

s’étendre à l’année tropique; car il aurait changé notablement les

solstices et les équinoxes, ainsi que le commencement de chaque année,

ce qui se prouve suffisamment en ce que ces treize jours n’avaient aucun

des signes qui appartiennent aux jours ordinaires de l’année, et le

calendrier rituel les réputait pour bissextiles, à la décadence de chaque

cycle, imitant dans un ordre différent le bissextile de l’année civile

qui était plus approprié au gouvernement des choses publiques.»

Le chevalier Boturini ayant possédé des connaissances supérieures à

celles d’aucun autre, relativement aux histoires et aux peintures des

Indiens, rien ne peut évidemment contrebalancer son autorité dans cette

matière, et l’on peut croire qu’il a placé cette question sous son

véritable point de vue.

§ VII.—_Del Katun ó siglo yucateco._

Estos indios pintavan una rueda pequeña, en la cual ponian los cuatro

geroglificos de los dias con que principiava el año, _Kan_ al oriente,

_Muluc_ al norte, _Hix_ al poniente y _Cauac_ al sur, para que se

contasen en el mismo orden. Algunos suponen que cuando terminaba el

cuarto año, habiendo vuelto otra vez el caracter _Kan_, se completaba

un _Katun_ ó lustro de cuatro años; otros que tres revoluciones de las

de la rueda, con sus cuatro señales se contaban con una mas, haziendo

asi 13 años para completar el _Katun_; otros, que cuatro semanas de

años completas ó indicciones enteraban el _Katun_; y esto es lo mas

probable. Ademas de la rueda pequeña ya dicha, hazian otra rueda grande

que llamaban tambien _buk-xoc_, en que ponian tres revoluciones de los

cuatro geroglificos de la pequeña, haziendo un total de 12 signos,

principiando la cuenta con el primero _Kan_ y siguiendo á contarlos hasta

nombrar cuatro vezes el mismo _Kan_ inclusivamente, haziendo asi trece

años y formando una indiccion ó semana (de años); la segunda cuenta

comenzaba con _Muluc_, acabando en el mismo, y esto hazia el otro trece,

y siguiendo de la misma manera llegavan a _Cauac_, y esto era un _Katun_.

§ VII.—_Du Katun ou Cycle yucatèque._

Les Indiens faisaient une petite roue dans laquelle ils plaçaient les

signes des jours initiaux de l’année, _Kan_ à l’orient, _Muluc_ au nord,

_Gix_ ou _Hix_ au couchant et _Cauac_ au midi, pour être comptés dans le

même ordre. Plusieurs écrivains supposent qu’au terme de la quatrième

année, au retour du signe _Kan_, il se complétait un _Katun_ ou lustre de

quatre ans; d’autres qu’il fallait compter trois révolutions de la roue

avec ses quatre signes, et un en plus, faisant ainsi treize ans, pour

compléter le _Katun_; d’autres enfin, qu’il fallait quatre indictions ou

semaines entières d’années pour constituer un _Katun_, et c’est là ce

qu’il y a de plus probable. Outre la petite roue susdite, ils formaient

une autre grande roue qu’ils appelaient aussi _buk-xoc_; ils y mettaient

trois révolutions des quatre signes de la petite roue, formant un total

de 12 signes, commençant à compter avec _Kan_ et continuant la numération

jusqu’au quatrième retour du même signe _Kan_ inclusivement, faisant

ainsi treize ans et formant une indiction ou semaine d’années. La seconde

numération commençait avec _Muluc_ et terminait avec le même, faisant une

nouvelle treizaine, et ainsi de suite jusqu’à venir à _Cauac_, les quatre

treizaines réunies faisant ce qu’on appelait un _Katun_.

§ VIII.—_De la Indiccion ó siglo de 52 años, llamado Katun._

Se dá el nombre de indiccion á cada una de las cuatro semanas de años que

componen un siglo de 52, que los indios llamaban _Katun_. Como por las

esplicaciones anteriores se ha dado una idea de ella, se recopilarán aqui

los datos espuestos, para no entrar en nuevas esplicaciones.

Se ha dicho que la semana yucateca se componia del curso de trece

números aplicados indistintamente á los dias del mes que eran veinte.

Tambien se ha espuesto que como el año constaba de 28 semanas y un dia,

por este sobrante se verificaba que los años se sucedian siguiendo el

orden correlativo de los números de la semana hasta el 13; de modo que

el primer año de la indiccion comenzaba por el numero 1º de la semana y

terminaba en el mismo; el segundo año por el 2; y asi de los demas hasta

concluir los 13 numeros de ella: y si el año se hubiese compuesto de 28

semanas solamente, el primer año de la indiccion hubiera principiado por

el número 1º de ella y terminado en el 13, y del mismo modo lo demas.

Igualmente se dijo que los indios viendo que los 18 meses de á veinte

dias solo daban la suma de 360, para completarlo le añadieron cinco

mas: de lo que resultó que los 20 dias del mes se dividieron en cuatro

secciones, cuyo primer dia, á saber _Kan_, _Muluc_, _Hix_ y _Cauac_, se

volvieron iniciales de años, por que á su vez les daban principio; y

llevados por un curso sucesivo terminaban á los cuatro años, volviendo

á principiar por el primer inicial. Mas como la semana se componia de

13 numeros, solo entraban en ella tres revoluciones de dichos cuatro

dias iniciales y uno mas, siendo este el motivo por que la semana ó

indiccion que comenzaba por el primer _Kan_, habia de terminar en el 13,

principiando la 2ª en el 1º Muluc, formandose de cada uno de ellos una

indiccion que les era peculiar, por que le daban nombre en su primero y

ultimo número como se ve en la tabla siguiente.

_Tabla de las indicciones._

Primera Secunda Tercera Quarta

indiccion. indiccion. indiccion. indiccion.

1841 1 Kan. 1854 1 Muluc. 1867 1 Hix. 1880 1 Cauac.

1842 2 Muluc. 1855 2 Hix. 1868 2 Cauac. 1881 2 Kan.

3 Hix. 3 Cauac. 3 Kan. 3 Muluc.

4 Cauac. 4 Kan. 4 Muluc. 4 Hix.

5 Kan. 5 Muluc. 5 Hix. 5 Cauac.

6 Muluc. 6 Hix. 6 Cauac. 6 Kan.

7 Hix. 7 Cauac. 7 Kan. 7 Muluc.

8 Cauac. 8 Kan. 8 Muluc. 8 Hix.

9 Kan. 9 Muluc. 9 Hix. 9 Cauac.

10 Muluc. 10 Hix. 10 Cauac. 10 Kan.

11 Hix. 11 Cauac. 11 Kan. 11 Muluc.

12 Cauac. 12 Kan. 12 Muluc. 12 Hix.

13 Kan. 13 Muluc. 13 Hix. 13 Cauac.

Las cuatro indicciones ó semanas de años que resultan de la revolucion

particular de los dias iniciales desde el numero 1, hasta el 13 cuyo

conjunto da la suma de cincuenta y dos años, era lo que llamaban los

indios un _Katun_; por que al fin de este periodo celebraban grandes

fiestas, y levantaban un monumento en él que colocaban una piedra

atravesada, como lo indica la palabra _Kat-tun_, para memoria y cuenta

de los siglos ó katunes que pasaban. Debiendo notarse que hasta no

completarse este periodo no volvian á caer los dias iniciales en los

mismos numeros, por lo cual con solo citarlos sabian á que tantos del

siglo estaban, ayudando á esto la rueda ó cuadro en que los grababan

por medio de geroglificos; y les servia para señalar sus dias fastos

y nefastos, las fiestas de sus templos, sus asuntos sacerdotales, y

predicciones sobre las temperaturas y fenomenos estacionales.

§ VIII.—_De l’Indiction du Cycle de 52 ans, appelé Katun._

Ces explications étant suffisantes pour donner une idée de l’indiction

ou cycle de 52 ans, appelé _Katun_ par les Indiens, nous récapitulerons

ici brièvement les faits, afin de ne pas renouveler ensuite les mêmes

explications.

On a dit que la semaine yucatèque se composait du cours de treize

chiffres, appliqués indistinctement aux vingt jours du mois. On a observé

également que l’année se composant de vingt-huit semaines et d’un jour,

il arrivait, à cause de ce surcroît, que les années se succédaient, en

suivant l’ordre corrélatif des chiffres de la semaine jusqu’à 13; en

sorte que la première année de l’indiction commençait par le numéro 1 de

la semaine et terminait avec le même; la seconde année par le numéro 2,

et ainsi des autres jusqu’à finir avec ses treize chiffres: au lieu que

si l’année se fût composée de 28 semaines seulement, la première année

aurait commencé avec le numéro 1 et fini avec le numéro 13, et ainsi en

eût-il été du reste.

On a expliqué aussi comment les Indiens en voyant que les dix-huit mois

de vingt jours ne donnaient qu’une somme de 360, en ajoutèrent, pour les

compléter, cinq en sus, d’où il résulta que les 20 jours du mois se

partagèrent en quatre sections: les premiers de chacune d’elles, _Kan_,

_Muluc_, _Hix_ et _Cauac_, devinrent les jours initiaux des années, parce

qu’à leur tour ils en devenaient le commencement, et, après une course

successive de quatre ans, retournaient à recommencer par le premier. Mais

comme les semaines étaient composées de treize chiffres, il y avait dans

chaque semaine trois révolutions des quatre initiaux et d’un initial

en plus; ainsi l’indiction ou semaine d’année, commençant avec _Kan_,

terminait aussi avec le même _Kan_; en sorte que l’indiction suivante

pût commencer avec _Muluc_, second jour initial, et à son tour finir

avec le même _Muluc_, et ainsi consécutivement, jusqu’à ce que chacun

des signes initiaux eût formé son indiction ou semaine, en lui donnant

son nom, l’ensemble faisant un cycle de 52 ans, ce qui est la somme des

quatre semaines de treize ans chaque, ainsi qu’on le voit dans le tableau

suivant:

_Table des indictions._

Première Deuxième. Troisième. Quatrième.

indiction.

1841 1 Kan. 1854 1 Muluc. 1867 1 Hix. 1880 1 Cauac.

1842 2 Muluc. 1855 2 Hix. 1868 2 Cauac. 1881 2 Kan.

3 Hix. 3 Cauac. 3 Kan. 3 Muluc.

4 Cauac. 4 Kan. 4 Muluc. 4 Hix.

5 Kan. 5 Muluc. 5 Hix. 5 Cauac.

6 Muluc. 6 Hix. 6 Cauac. 6 Kan.

7 Hix. 7 Cauac. 7 Kan. 7 Muluc.

8 Cauac. 8 Kan. 8 Muluc. 8 Hix.

9 Kan. 9 Muluc. 9 Hix. 9 Cauac.

10 Muluc. 10 Hix. 10 Cauac. 10 Kan.

11 Hix. 11 Cauac. 11 Kan. 11 Muluc.

12 Cauac. 12 Kan. 12 Muluc. 12 Hix.

13 Kan. 13 Muluc. 13 Hix. 13 Cauac.

Les quatre indictions ou semaines d’années qui résultent de la révolution

particulière des jours initiaux, depuis le numéro 1 jusqu’à 13, et dont

l’ensemble donne la somme de cinquante-deux ans, étaient ce à quoi les

Indiens donnaient le nom de _Katun_; car à la fin de cette période ils

célébraient de grandes fêtes et érigeaient un monument, dans lequel ils

plaçaient une pierre en travers, ainsi que l’indique le mot _Kat-tun_,

en commémoration des cycles ou katun écoulés. Il est bon toutefois de

remarquer que jusqu’à parfait complément de cette période, les jours

initiaux ne retombaient point dans les mêmes chiffres; en sorte qu’il

suffisait de les mentionner pour savoir en quelle année du cycle on se

trouvait, ce à quoi les aidait la roue ou le tableau où ils étaient

inscrits au moyen de leurs hiéroglyphes. Cela leur servait en même temps

à signaler leurs jours fastes et néfastes, les fêtes qui se célébraient

dans les temples, les affaires qui intéressaient le sacerdoce, ainsi que

les prédictions du temps et des phénomènes de la saison.

§ IX.—_De los Ahau-Katunes ó grande siglo de 312 años._

Ademas del _Katun_ ó siglo de 52 años, habia otro grande siglo peculiar

de estos indios de Yucatan, en cuyas epocas señalaban los acontecimientos

de su historia. Este siglo se componia de trece periodos ó epocas de á 24

años, llamadas _Ahau-Katun_, cuyo conjunto daba la suma de 312.

Cada periodo ó Ahau-Katun se dividia en dos partes; una de 20 años que

era incluida en la rueda ó cuadro, por lo que los llamaban _amaytun_,

_lamaitun_ ó _lamaité_, y la otra de 4 años y la significaban

como pedestal de la anterior, y la titulaban _chek-oc-katun_ ó

_lath-oc-katun_, que todo quiere decir pedestal. A estos cuatro años

los consideraban como intercalares y como no existentes creyendolos

aciagos por esto, y al modo de los cinco dias complementarios del año los

llamaban tambien _u yail haab_, ó años trabajosos.

De la costumbre de considerarlos como no existentes separándolos de la

cuenta de los años, nació la opinion de creer que los Ahau-Katunes eran

solamente de 20 años, yerro en que cayeron casi todos los que trataron

de paso el asunto; y si hubieran contado los años que intermediaban de

una á otra época, jamas hubieran dudado de esta verdad, que confirman

los manuscritos diciendo terminantemente que eran de 24 años en la forma

dicha.

Nadie duda que estos periodos, epocas, ó edades, como las llamaron

los escritores españoles, tomaron su nombre de _Ahau-Katun_, por que

comenzaban á contarse desde el dia _Ahau_, segundo de los años que

principiaban en _Cauac_, señalandolos con el respectivo numero de la

semana en que caían; mas como terminaban de 24 en 24, dichos periodos,

jamas podian tener numeros correlativos y segun su orden aritmético,

sino con el siguiente: 13, 11, 9, 7, 5, 3, 1, 12, 10, 8, 6, 4, 2. Es

probable que principió en el numero 13 por haber acontecido en él algun

suceso notable pues despues se contaban por el 8; y acabada la conquista

de esta peninsula propúso un escritor indio comenzasen á contar en

lo sucesivo estas épocas por el 11 _Ahau_, por que en el se verificó

aquella. Habiendose dicho que el 13 _Ahau Katun_ debia comenzar par un

dia segundo del año, precisamente fué este el de 12 _Cauac_ duodécimo de

la primera indiccion, cuyo segundo dia fué 13. El 11 _Ahau Katun_ debia

comenzar en el 10 _Cauac_ sucediendo despues de un periodo de 24 anos; y

asi sucesivamente en los demas periodos, siendo de notar que la secuela

de los números de ellos solo se encuentran de 24 en 24 anos, lo que acaba

de confirmar que este era su periodo y no el de 20, como algunos creyeron.

_Série de los años corridos en dos Ahau Katun, tomando su principio en

1392 en que pasó segun los manuscritos el 8 Ahau en el año 7 cauac._

8ᵉ AHAU KATUN.

1392 7 Cauac. 1396 11 Cauac.

1393 8 Kan. 1397 12 Kan.

1394 9 Muluc. 1398 13 Muluc.

1395 10 Hix. 1399 1 Hix.

1400 2 Cauac. 1408 10 Cauac.

1401 3 Kan. 1409 11 Kan.

1402 4 Muluc. 1410 12 Muluc.

1403 5 Hix. 1411 13 Hix.

1404 6 Cauac. 1412 1 Cauac.

1405 7 Kan. 1413 2 Kan.

1406 8 Muluc. 1414 3 Muluc.

1407 9 Hix. 1415 4 Hix.

6ᵉ AHAU KATUN.

1416 5 Cauac. 1428 4 Cauac.

1417 6 Kan. 1429 5 Kan.

1418 7 Muluc. 1430 6 Muluc.

1419 8 Hix. 1431 7 Hix.

1420 9 Cauac. 1432 8 Cauac.

1421 10 Kan. 1433 9 Kan.

1422 11 Muluc. 1434 10 Muluc.

1423 12 Hix. 1435 11 Hix.

1424 13 Cauac. 1436 12 Cauac.

1425 1 Kan. 1437 13 Kan.

1426 2 Muluc. 1438 1 Muluc.

1427 3 Hix. 1439 2 Hix.

El punto de apoyo de que se valen para acomodar los _Ahau katunes_ á

los años de la era cristiana y contar los periodos y siglos que en ella

han pasado, y entender y saber concordar los años que citan los indios

en sus historias con los que corresponden á los de dicha era, es el

año de 1392, el cual segun todos los manuscritos, y algunos de ellos

apoyándose en el testimonio de D. Cosme de Burgos escritor y conquistador

de esta peninsula cuyos escritos se han perdido, fué el referido año, en

el cual cayó 7 _Cauac_ y dió principio en su segundo dia el 8 _Ahau_;

y de este como de un trunco se ordenan todos los que antecedieron y

sucedieron segun el orden numérico que guardan y va espuesto: y como con

este concuerdan todas las séries que se hallan en los manuscritos, es

necesario creerlo como incontrovertible.

«Al fin de cada _Ahau Katun_ ó periodo de 24 años, dice un manuscrito, se

celebraban grandes fiestas en honor del dios de la tal edad, y levantaban

y ponian una estátua del dios con letras y rótulos.»

Sumamente importante y ventajoso era el uso de este siglo; pues cuando

en las historias se citaba el 8 _Ahau_, por exemplo y despues de

transcurridas otras épocas con diferentes acontecimientos, se volvia á

citar como presente el referido _Ahau_, se suponian pasados los 312 años

que componian el siglo, ó Ahau Katun como decian. Las citas se hacian de

varios modos, yá refiriendose al medio, ó fin de la época, ó citando ó

señalando les años que de allá habian pasado cuando el hecho aconteció.

Pero la cita mas exacta que podian hacer, era designando el _Ahau Katun_,

los años que habian pasado, el numero y nombre del que se contaba, el

mes, dia, semana en que se verificó el suceso. De este modo se refiere la

muerte de peste de un tal _Ahpulá_, pues dicen que sucedió el 6º año de

13 _Ahau_, cuando el año de 4 _Kan_ se contaba al oriente de la rueda, á

18 del mes _Zip en 9 Ymix_. Para sacar esta data es necesario señalar el

año de la era vulgar en que pasó el 13 _Ahau_ mas proximo á la conquista,

y segun lo que se dice al fin de este opúsculo, fue en él de 1488: ahora

los seis años que habian corrido de él se contaron por su secuela y son

12 _Cauac_ en que principió el 13 _Ahau_ en su segundo dia en 1488.—13

_Kan_ en 1489.—1 _Muluc_ en 1490.—2 _Hix_ en 1491.—3 _Cauac_ en 1492;—y

4 _Kan_ que es el citado en 1493. El dia 18 del mes _Zip_ se hallará del

mismo modo: el mes _Zip_ es el tercero del año, y segun la regla que se

puso cuando se trató del mes, se buscará su principio: habiendo el año

empezado en 4 _Kan_, su segundo mes, comenzó en 11 _Kan_, el tercero por

5 _Kan_ que es el que se busca: los dias corridos del 1º del mes al 18

son los siguientes.

MES ZIP.

1. 5 Kan.

2. 6 Chicchan.

3. 7 Quimi.

4. 8 Manik.

5. 9 Lamat.

6. 10 Muluc.

7. 11 Oc.

8. 12 Chuen.

9. 13 Eb.

10. 1 Been.

11. 2 Hix.

12. 3 Men.

13. 4 Quib.

14. 5 Caban.

15. 6 Edznab.

16. 7 Cauac.

17. 8 Ahau.

18. 9 Ymix.

Que está señalado en la cita.

Ahora el mes _Zip_, comienza el 25 de agosto: su decimo octavo dia

debe ser el once de setiembre, por que 7 dias que hay desde el 25 al

31 de agosto que se toman de setiembre son los 18 echados del mes

Zip. Con esto queda demostrado que la fecha indiana fué el año de 1493

á 11 de setiembre, tan exacta como si se hubiera usado segun nuestro

actual estilo, pudiendo servir esta de medio para computar otras que se

encuentren.

§ IX.—_Des Ahau-Katun ou grands Cycles de 312 ans._

Outre le Katun ou cycle de 52 ans, les Indiens du Yucatan avaient un

autre cycle qui leur était particulier, et dans les époques duquel ils

signalaient les événements de leur histoire. Ce cycle se composait de

treize périodes ou époques de vingt-quatre ans appelées _Ahau-Katun_,

dont l’ensemble donnait la somme de 312.

Chaque période ou Ahau-Katun se divisait en deux parties, l’une de 20

ans, qui était renfermée dans la roue ou tableau, d’où on l’appelait

_amayun_, _lamaitun_ ou _lamaité_; et l’autre de 4 ans: celle-ci était,

dans leur idée, comme le piédestal de la précédente, et ils l’appelaient

_chek-oc-Katun_ ou _lath-oc-Katun_, ce qui dans l’un et l’autre cas

signifie piédestal. Ces derniers quatre ans étaient considérés comme

intercalaires et sans existence, les croyant à cause de cela funestes,

et, de même que les cinq jours complémentaires de l’année, ils les

appelaient aussi _u yail haab_, c’est-à-dire années de peine ou de

travail.

De l’usage de les considérer comme sans existence, en les séparant de

la computation des années, naquit l’erreur de croire que les Ahau-Katun

n’étaient que de 20 ans, erreur dans laquelle tombèrent presque tous ceux

qui ont traité, en passant, cette matière; mais s’ils avaient compté les

années qu’il y avait d’une époque à une autre, ils n’auraient jamais

douté de cette vérité, confirmée, d’ailleurs, par les manuscrits anciens,

qui tous déclarent d’une manière absolue qu’elles étaient de 24 ans, et

de la manière énoncée plus haut[27].

Il est hors de doute que ces périodes, époques ou âges, ainsi que les

appelèrent les écrivains espagnols, ont pris le nom d’_Ahau-Katun_, parce

qu’ils commencèrent à se compter du jour _Ahau_, le second des années

commençant en _Cauac_, en les signalant avec le nombre respectif de la

semaine où ils tombaient; mais ces périodes, se terminant de 24 en 24

ans, ne pouvaient jamais avoir de chiffres corrélatifs et selon l’ordre

arithmétique, mais seulement comme ci-après: 13, 11, 9, 7, 5, 3, 1, 12,

10, 8, 6, 4, 2. Le chiffre 13, qui paraît avoir été le premier, l’aurait

été probablement, à cause de quelque événement notable qui se serait

passé dans sa durée: ensuite ils comptèrent à commencer par le chiffre

8; puis à l’achèvement de la conquête de la péninsule, un écrivain

indigène proposa de commencer désormais la computation avec le 11 _Ahau_,

comme étant la période durant laquelle cette conquête avait eu lieu.

Maintenant, s’il est vrai que le 13 _Ahau-Katun_ dut commencer avec un

deuxième jour de l’année, ce dut être précisément l’année commençant au

12 _Cauac_, la 12ᵉ de l’indiction, et dont le second jour fut signalé au

chiffre 13. Le 11 _Ahau-Katun_ aurait commencé dans l’année 10 _Cauac_;

ce qui aurait eu lieu après une période de 24 ans; et ainsi du reste,

sans oublier de remarquer que la suite de ces chiffres ne se retrouve

que de 24 en 24 ans, autre preuve que l’_Ahau-Katun_ se composait de ce

nombre d’années et non de vingt seulement[28].

_Série des années de deux Ahau-Katun, commençant en 1392, année en

laquelle, suivant certains manuscrits, le 8 Ahau serait passé à l’an 7

Cauac._

8ᵉ AHAU KATUN.

1392 7 Cauac. 1396 11 Cauac

1393 8 Kan. 1397 12 Kan.

1394 9 Muluc. 1398 13 Muluc.

1395 10 Hix. 1399 1 Hix.

1400 2 Cauac. 1408 10 Cauac.

1401 3 Kan. 1409 11 Kan.

1402 4 Muluc. 1410 12 Muluc.

1403 5 Hix. 1411 13 Hix.

1404 6 Cauac. 1412 1 Cauac.

1405 7 Kan. 1413 2 Kan.

1406 8 Muluc. 1414 3 Muluc.

1407 9 Hix. 1415 4 Hix.

6ᵉ AHAU KATUN.

1416 5 Cauac. 1428 4 Cauac.

1417 6 Kan. 1429 5 Kan.

1418 7 Muluc. 1430 6 Muluc.

1419 8 Hix. 1431 7 Hix.

1420 9 Cauac. 1432 8 Cauac.

1421 10 Kan. 1433 9 Kan.

1422 11 Muluc. 1434 10 Muluc.

1423 12 Hix. 1435 11 Hix.

1424 13 Cauac. 1436 12 Cauac.

1425 1 Kan. 1437 13 Kan.

1426 2 Muluc. 1438 1 Muluc.

1427 3 Hix. 1439 2 Hix.

Relation des choses de Yucatan de Diego de Landa Texte espagnol et traduction française en regard, comprenant les signes du calendrier et de l'alphabet hiéroglyphique de la langue maya; accompagné de documents divers historiques et chronologiques, avec une grammaire et un vocabulaire abrégés français-maya, précédés d'un essai sur les sources de l'histoire primitive du Mexique et de l'Amérique Centrale, etc., d'après les monuments égyptiens, et de l'histoire primitive de l'égypte d'après les monuments américains par l'abbé Brasseur de Bourbourg · 第 36 / 47 段