s’en tira certainement comme à l’ordinaire, en tout honneur; si ce fut un
homme, ce devait être un bien grand idolâtre; car à tous ces _Katuns_ il
ajouta toutes les tromperies, les divinations et les subtilités où ces
gens, en outre de leurs misères, se sont laissés enjoler, cette science
étant entre toutes celle à laquelle ils donnaient le plus de crédit, mais
dont tous les prêtres également ne savaient, d’ailleurs, pas rendre bien
compte. L’ordre qu’ils avaient pour compter leurs dates et faire leurs
divinations, à l’aide de cette computation, était qu’ils avaient dans
le temple deux idoles dédiées à deux de ces caractères. Au premier, qui
commençait avec la croix placée au-dessus du cercle, ils rendaient leurs
hommages, en lui faisant des offrandes et des sacrifices pour obtenir le
remède des calamités de ces vingt ans; mais après qu’il s’était passé
dix années de ce premier, ils ne lui offraient plus autre chose que de
l’encens et des respects. Une fois les vingt années du premier passées,
ils commençaient à se conduire d’après les présages du second et à lui
offrir des sacrifices, ayant ôté l’idole du premier pour mettre celle du
second, afin de le vénérer dix autres années.
Ces Indiens disent, par exemple, que les Espagnols étaient arrivés à la
cité de Mérida l’an de la nativité de Notre-Seigneur 1541, ce qui était
précisément le premier de l’an _Buluc-Ahau_, le même qui se trouve placé
sur la case où est la croix, et qu’ils entrèrent aussi au mois de _Pop_,
le premier de leur année. Si les Espagnols n’étaient ici actuellement,
ils auraient adoré l’idole de _Buluc-Ahau_ jusqu’à l’an 51, ce qui aurait
fait dix ans; mais à la dixième année, ils auraient mis l’idole de
_Bolon-Ahau_, et lui auraient rendu leurs hommages, en continuant à se
conduire par les pronostics de _Buluc-Ahau_ jusqu’à l’an 61; alors ils
l’auraient enlevée du temple et y auraient mis l’idole de _Uac-Ahau_,
tout en continuant à se conduire par les pronostics de _Bolon-Ahau_,
durant dix ans encore, et ainsi du reste jusqu’à ce qu’ils eussent
fait le tour. De cette manière, ils vénéraient leurs _Katuns_ pendant
vingt ans, et pendant dix, se réglaient suivant leurs superstitions et
jongleries qui étaient en si grand nombre, qu’il y en avait plus qu’il
n’en fallait pour tromper ces gens simples, et il y aurait de quoi
s’en étonner, si on ne savait ce que sont les choses de la nature et
l’expérience qu’en a le démon[197].
Ces peuples se servaient aussi de certains caractères ou lettres, avec
lesquelles ils écrivaient dans leurs livres leurs choses antiques et
leurs sciences, et par leur moyen et celui de certaines figures et
signes particuliers dans ces figures[198], ils entendaient leurs choses,
les donnaient à entendre et les enseignaient. Nous leur trouvâmes un
grand nombre de livres dans ces caractères, et, comme ils n’en avaient
aucun où il n’y eût de la superstition et des mensonges du démon, nous
les leur brûlâmes tous, ce qu’ils sentirent vivement et leur donna de
l’affliction[199].
De leurs lettres, je mettrai ici un A, B, C, leur grossièreté n’en
permettant pas davantage; car ils se servent, pour toutes les aspirations
de leurs lettres, d’un caractère, et ensuite pour la ponctuation, d’un
autre, qui viennent ainsi à se reproduire à l’infini, comme on le pourra
voir dans l’exemple suivant: _Lé_ veut dire le lacet et chasser avec;
pour l’écrire avec leurs caractères, quoique nous leur eussions donné
à entendre qu’il n’y avait que deux lettres, ils l’écrivaient eux avec
trois, mettant à l’aspiration du _l_ la voyelle _e_ qu’il porte devant
lui, et en cela ils ne se trompent point, encore qu’ils usent, s’ils le
veulent, de leur manière curieuse[200]. Exemple: _e l e lé_. Ensuite,
mettant à la fin la partie qui est jointe, _Ha_, qui veut dire eau, parce
que le son de la lettre se compose de _a_, _h_, ils lui placent d’abord
par devant un _a_ et au bout de cette manière _ha_[201]. Ils l’écrivent
aussi par parties, mais de l’une et de l’autre manière. Je n’aurais
pas mis tout cela ici et je n’en traiterais pas, sinon pour rendre
entièrement compte des choses de ce peuple. _Ma in Kati_ veut dire je ne
veux pas; ils l’écrivent par parties de cette manière: _ma in ka ti_.
ICI COMMENCE L’A B C.
Signes. Valeur
phonétique.
1. _a_ a
2. _a_ a
3. _a_ a
4. _b_ b
5. _b_ b
6. _c_ q(?)
7. _t_ t
8. _é_ é
9. _h_ h
10. _i_ i
11. _ca_ ca(?)
12. _k_ k (ha guttural)
13. _l_ l
14. _l_ l
15. _m_ m
16. _n_ n
17. _o_ o
18. _o_ o
19. _p_ p[202]
20. _pp_ pp (dur)
21. _cu_ cu?
22. _ku_ k (kou guttural)
23. _x_ dj ou dz(?)
24. _x_ tch(?)
25. _u_ ou(?)[203]
26. _u_ ou
27. _z_ ç[204]
SIGNES ADDITIONNELS.
(Variante de la lettre _a_ n. 1.)
(ma, (peut-être aussi _me_ ou _mo_)
(Variante de la lettre _h_.)
(ti)
(ha, (eau ou _’h_ guttural.)
(signe d’aspiration?)
Cette langue manque des lettres qui ne sont pas ici; elle en a d’autres,
ajoutées de la nôtre pour d’autres choses dont elle a besoin; mais déjà
ils ne se servent pour rien de leurs anciens caractères, particulièrement
les jeunes gens qui ont appris les nôtres[205].
§ XLII.—_Multitud de los edificios de Yucatan. Los de Izamal, de Merida y
de Chicheniza._
Si Yucatan uviere de cobrar nombre y reputacion con muchedumbre, grandeza
y hermosura de edificios, como, lo han alcançado otras partes de las
Indias, con oro, plata y riquezas, ella uviera estendidose tanto como el
Peru y la Nueva-España, porque es assi en esto de edificios y muchedumbre
de ellos la mas señalada cosa de quantas hasta oy en las Indias se ha
descubierto, porque son tantos y tantas las partes donde los ay y tan
tiene edificados de canteria a su modo que espanta; y porque esta tierra
no es tal al presente, aunque es buena tierra como parece aver sido en
el tiempo prospero, en que en ella tanto y tan señalado edificio se labro
con no aver ningun genero de metal en ella con que los labrar, porne aqui
las razones que he visto dar a los que en ellos an mirado.
Las quales son que estas gentes devieron ser sugetas a algunos señores
amigos de ocuparlas mucho, y que las ocuparon en esto, o que como ellos
an sido tan honradores de los idolos, se señalaran de comunidad en hazer
los templos, o que por algunas causas, se mudaran las poblaciones, y assi
donde poblavan, edificavan siempre de nuevo sus templos y santuarios y
casas a su usança para la señores, que ellos siempre las an usado de
madera cubiertas de paja, o que el grande aparejo que en la tierra ay
de piedra y cal y cierta tierra blanca excellente para edificios les ha
hecho, como occasion hazer tantos que sino es a los que los an visto,
parecera burla hablar dellos.
O la tierra tiene algun secreto que hasta agora no se le a alcançado, ni
la gente natural destas tiempos ha tampoco alcançado. Porque dezir los
ayan otras naciones sujetando los indios edificado, no es assi, por las
señales que ay de aver sido edificados los edificios de gente indiana y
desnuda como se vee en uno de los edificios de muchos y muy grandes que
alli ay en las paredes de los bastiones del qual aun duran señales de
hombres en carnes y honestados de unos largos listones que llaman en su
lengua _ex_ y de otras divisas que los indios destos tiempos trayan, todo
hecho de argamaça muy fuerte, y morando yo alli, se hallo en un edificio
que desbaratamos un cantaro grande con tres asas y pintado de unos fuegos
plateados por defuera, dentro del qual estavan cenizas de cuerpo quemado,
y entre ellas hallamos tres cuentas de piedra, buenos, del arte de las
que los indios aora tienen por moneda, lo qual todo muestra aver sido
indios.
Bien se que si lo fueron fue gente de mas ser que los de aora, y muy
de mayores cuerpos y fuerças y aun veese esto mas aqui en Yzamal que
en otra parte en los bultos de media talla que digo estan oy en dia de
argamasa en los bastiones que son de hombres crecidos, y los estremos
de los braços y piernas del hombre cuyas eran las cenizas del cantaro
que hallamos en el edificio que estavan a maravilla por quemar y muy
gruessos. Veese tambien en las escaleras de los edificios que son mas de
dos buenos palmos de alto, y esto aqui solo en Yzamal y en Merida.
[Illustration: N.— 1.—]
Ay aqui en Yzamal un edificio entre los otros de tanta altura que
espanta, el qual se vera en esta figura y en esta razon della. Tiene XX
gradas de a mas de dos buenos palmos de alto y ancho cada un y terna, mas
de cien pies de largo. Son estas gradas de muy grandes piedras labradas
aunque con el mucho tiempo, y estar al agua, estan ya feas y maltratadas.
Tiene despues labrado en torno como señala esta raya, redonda labrado de
canteria una muy fuerte pared a la qual como estado y medio en alto sale
una ceja de hermosas piedras todo a la redonda y desde ellas se torna
despues a seguir la obra hasta ygualar con el altura de la plaça que se
haze despues de la primera escalera.
Despues de la qual plaça se haze otra buena placeta, y en ella algo
pegado a la pared esta hecho un cerro bien alto con su escalera al medio
dia, donde caen las escaleras grandes y encima esta una hermosa capilla
de canteria bien labrada. Yo subi en lo alto desta capilla y como Yucatan
es tierra llana se vee desde ella tierra quanto puede la vista alcançar
a maravilla y se vee la mar. Estos edificios de Yzamal eran por todos XI
o XII, aunque es este el mayor y estan muy cerca unos de otros. No ay
memoria de los fundadores, y parecen aver sido los primeros. Estan VIII
leguas de la mar en muy hermoso sitio, y buena tierra y comarca de gente,
por lo qual nos hizieron los indios poblar con harta importunacion una
casa en uno destos edificios que llamamos St Antonio, el ano de MDXLIX,
en lo qual y en todo lo de a la rodonda se les ha mucho ayudado a su
christiandad, y assi se an poblado en este assiento dos buenos pueblos a
parte uno del otro.
Los segundos edificios que en esta tierra son mas principales y antiguos
tanto que no ay memoria de sus fundadores, son los de _Tiho_, estan treze
leguas de los de Yzamal y ocho de la mar como los otros y ay señales oy
en dia de aver avido una muy hermosa calçada de los unos a los otros. Los
españoles poblaron aqui una cibdad, y llamaronla Merida, por la estrañeza
y grandeza de los edificios, el principal de los quales señalare aqui
como pudiere y hize al de Yzamal, paraque mejor se pueda ver lo que es.
[Illustration: N.— 2.—]
Este es el borron que he podido traçar del edificio para cuyo
entendimiento se ha de entender que este es un assiento quadrado de mucha
grandeza, porque tiene mas de dos carreras de caballo, desde la parte
del oriente comiença luego la escalera desde el suelo sera esta escalera
de siete escalones del altor de los de Yzamal. Las demas partes de medio
dia, poniente y norte se siguen de una fuerte pared muy ancha. Despues
aquel henchimiento del quadro todo es de piedra seca, y ya llano toma
a començar otra escalera por la mesma parte de oriente, a mi parecer
XXVIII, o _XXX_ pies recoxida a dentro de otros tantos escalones, y tan
grandes. Haze el mismo recogimiento por la parte del medio dia y del
norte, y no del poniente y assi llegan hasta el peso de las escaleras,
haziendo todo el henchimiento de piedra seca que espanta tal altura y
grandeza como alli ay de henchimiento a mano. Despues en lo llano arriba
comiençan los edificios en esta manera. A la parte del oriente se sigue
un quarto a la larga recogido adentro hasta seis pies y no llega a los
cabos labrado de muy buena canteria, y todo de celdas de una parte y de
otra de a XII pies en largo, y VIII en ancho. Las puertas en medio de
cada una sin señal de batientes, ni manera de quicios para cerrarse, sino
affillanas de su piedra muy labrada y la obra a maravilla travada, y
cerradas todas las puertas por lo alto con tezas de piedra enterizas.
Tenia en medio un transito como arco de puente, y en cima de las puertas
de las celdas salia un relexe de piedra labrada por todo el quarto a la
larga sobre el qual salian hasta lo alto unos pilarejos, la mitad de
ellos labrados redondos, y la mitad metidos en la pared, y seguianse
hasta lo alto que piden las bovedas de que las celdas eran hechas, y
serradas por arriba. En cima destos pilaritos salia otro relexe en
rededor de todo el quarto. Lo alto era de terrado encalado muy fuerte
como alla se haze con cierta agua de corteza de un arbol.
A la parte del norte avia otro quarto de celdas tales como estotras,
salvo que el quarto con casi la mitad no era tan largo. Al poniente
se seguian otra vez las celdas; y a quatro o cinco avia un arco que
atravesava como el den medio del quarto del oriente todo el edificio,
y luego un edificio redondo algo alto, y luego otro arco y lo demas
eran celdas como las demas. Este quarto atraviessa todo el patio grande
con buena parte menos de la mitad, y assi ay dos patios, uno por detras
del al poniente y otro a su oriente que viene a estar cercado de quatro
quartos, el quarto de los quales es muy differente, porque es un quarto
hecho a medio dia de dos pieças cerradas de boveda, como las demas a
la larga, la delantera de las quales tiene un corredor de muy gruessos
pilares cerrados por arriba de muy hermosas piedras, labradas enterizas.
Por medio va una pared sobre que carga la boveda de ambos quartos con dos
puertas para entrar al otro quarto, de manera que a todo por arriba lo
cierra y serve un encalado.
Tiene este edificio apartado de si como dos tiros de piedra buenos, otro
muy alto y hermoso patio en el qual ay tres cerros que de mamposteria
estavan bien labrados, y encima sus muy buenas capillas de la boveda que
solian ellos y sabian hazer. Tiene bien apartado de si un tan grande
y hermoso cerro que, con averse edificado gran parte de la cibdad del
que se la poblaron a la redonda, no de si ha de verse jamas acabado. El
primero edificio de los quatro quartos nos dio el adelantado Montejo a
nosotros hecho un monte aspero, limpiamosle y emos hecho en el con su
propia piedra un razonable monesterio todo de piedra y una buena yglesia
que llamamos la Madre de Dios. Uvo tanta piedra de los quartos que se
esta entero el del mediodia y parte de los de los lados, y dimos mucha
piedra a los españoles para sus casas en especial para sus puertas y
ventanas, tanta era su abundancia.
Los edificios del pueblo de _Tikoh_ no son muchos ni tan sumptuosos como
algunos destotros, aunque eran buenos y luzidos; ni aqui yo hiziera del
mencion salvo por aver en el avido una gran poblaçon de que adelante se
ha necessariamente de hablar, y por esso se dexara aora. Estan estos
edificios tres leguas de Yzamal al oriente y a VII de Chicheniza.
Es pues Chicheniza un assiento muy bueno, X leguas de Yzamal y XI de
Valladolid; en la qual, segun dicen los antiguos de los indios, reynaron
tres señores hermanos, los quales, segun se acuerdan aver oido a sus
passados, vinieron a aquella tierra de la parte del poniente y juntaron
en estos assientos gran poblaçon de pueblos y gentes los quales rigieron
alguños años en mucha paz y justicia. Eran muy onradores de su Dios, y
assi edificaron muchos edificios, y muy galanos, en especial uno el mayor
cuya figura pintare aqui como la pinte estando en el, paraque mejor se
entienda.
Estos señores dizen vivieron sin mugeres, y en muy grande honestidad
y todo el tiempo que vivieron assi fueron muy estimados, y obedecidos
de todos. Despues andando el tiempo, falto el uno dellos el qual se
devio morir, aunque los indios dizen salio por la parte de Bac-halal de
la tierra. Hizo la ausencia deste como quiera que ella fuesse, tanta
falta en los que despues del regian que començaron luego a ser en la
republica parciales y en sus costumbres tan deshonestos y desenfrenados
que el pueblo los vino a aborecer en tal manera que los mataron y se
desbarataron y despoblaron, dexando los officios y el assiento harto
hermoso porque es cerca de la mar X leguas. Tiene muy fertiles tierras y
provincias a la redonda, la figura del principal edificio es la siguiente.
[Illustration]
Este edificio tiene quatro escaleras que miran a las quatro partes del
mundo: tienen de ancho a XXXIII pies y a noventa y un escalones cada una
que es muerte subirlas. Tienen en los escalones la mesma altura y anchura
que nosotros damos a los nuestros. Tiene cada escalera dos passamanos
baxos a ygual de los escalones, de dos piez de ancho de buena canteria
como lo es todo el edificio. No es este edificio esquinado, porque
desde la salida del suelo se comiençan labrar desde los passemanos al
contrario, como estan pintado unos cubos redondos que van subiendo a
trechos y estrechando el edificio por muy galana orden. Avia quando yo lo
vi al pie de cada passamano una fiera boca de sierpe de una pieça bien
curiosamente labrada. Acabadas de esta manera las escaleras, queda en lo
alto una plaçeta llana en la qual esta un edificio edificado de quatro
quartos. Los tres se andan a la redonda sin impedimento y tiene cada uno
puerta en medio y estan cerrados de boveda. El quarto del norte se anda
por si con un corredor de pilares gruessos. Lo de en medio que avia de
ser como el patinico que haze el orden de los paños del edificio tiene
una puerta que sale al corredor del norte y esta por arriba cerrado de
madera y servia de quemar los saumerios. Ay en la entrada desta puerta
o del corredor un modo de armas esculpidas en una piedra que no pude
bien entender. Tenia este edificio otros muchos, y tiene oy en dia a la
redonda de si bien hechos y grandes, y todo en suelo del a ellos encalado
que aun ay a partes memoria de los encalados tan fuerte es el argamasa
de que alla los hazen. Tenia delante la escalera del norte algo aparte
dos teatros de canteria pequeños de a quatro escaleras, y enlosados por
arriba en que dizen representavan las farsas y comedias para solaz del
pueblo.
Va desde el patio en frente destos teatros una hermosa y ancha calçada
hasta un poço como dos tiros de piedra. En este poço an tenido, y tenian
entonces costumbre de echar hombres vivos en sacrificio a los dioses en
tiempo de seca, y tenian no morian aunque no los veyan mas. Hechavan
tambien otras muchas cosas, de piedras de valor y cosas que tenian
preciadas. Y assi si esta tierra uviera tenido oro fuera este poço el
que mas parte dello tuviera segun le an los indios sido devotos. Es poço
que tiene largos VII estados de hondo hasta el agua, de hancho mas de
cien pies y redondo y de una peña tajada hasta el agua que es maravilla.
Parece que tiene al agua muy verde, y creo lo causan las arboledas de
que esta cercado y es muy hondo. Tiene en cima del junto a la boca un
edificio pequeño donde halle yo idolos hechos a honra de todos los
edificios principales de la tierra, casi como el Pantheon de Roma. No
se si era esta invencion antigua o de los modernos para toparse con
sus idolos quando fuessen con ofrendas a aquel poço. Halle yo leones
labrados de bulto y jarros y otras cosas que no se como nadie dira no
tuvieron herramiento esta gente. Tambien halle dos hombres de grandes
estaturas labrados de piedra, cada uno de una pieça en carnes cubierta su
honestidad como se cubrian los indios. Tenian las cabeças por si, y con
zarcillos en las orejas como lo usavan los indios, y hecha una espiga por
detras en el pescueço que encaxava en un agujero hondo para ello hecho en
el mesmo pescueço y encaxado quedava el bulto cumplido.
AQUI ACABA LA OBRA DE LANDA.
§ XLII.—_Multitude des édifices du Yucatan. Ceux d’Izamal, de Mérida et
de Chichen-Itza._
Si la multitude, la grandeur et la beauté des édifices étaient capables
d’ajouter à la gloire et à la renommée d’un pays, ainsi qu’il est arrivé
à tant d’autres régions des Indes pour l’or, l’argent et les richesses
de toute sorte, il est bien certain que le Yucatan n’eût pas acquis une
illustration moindre que le Pérou et la Nouvelle-Espagne; car quant à ses
édifices et à leur multitude, c’est bien de toutes les choses découvertes
dans les Indes la plus remarquable. En effet, ils s’y trouvent en si
grand nombre, et en tant de contrées distinctes, ils sont si bien bâtis,
à leur manière, en pierre de taille, qu’il y a de quoi remplir le monde
d’étonnement. Mais comme cette contrée, tout excellente qu’elle soit, n’a
plus aujourd’hui la prospérité dont elle paraît avoir joui autrefois,
qu’on y admire un si grand nombre d’édifices sculptés, sans qu’il s’y
trouve, néanmoins, aucun genre de métal, avec lequel on ait pu les
travailler, je donnerai ici les raisons que j’ai entendu émettre à ce
sujet par ceux qui les ont examinés.
C’est d’abord que cette nation a dû être soumise à des princes, désireux
d’occuper constamment leurs sujets, ou qu’étant si singulièrement dévots
à leurs idoles, ils aient voulu obliger les communes à leur bâtir des
temples; c’est peut-être que les populations ayant changé de place,
pour des raisons particulières, elles aient toujours pensé à édifier de
nouveaux sanctuaires et des maisons pour l’usage de leurs chefs, aux
lieux où elles se transportaient, leur coutume, quant à elles-mêmes,
étant de se bâtir des demeures en bois, couvertes de chaume, ou bien que
la facilité qu’il y a de se procurer de la pierre et de la chaux dans ce
pays, ainsi qu’une sorte de terre blanche, excellente pour les édifices,
leur ait donné l’idée d’ériger une si grande quantité de monuments qu’en
vérité, à moins de les avoir vus, on pourrait s’imaginer que c’est de la
folie d’en parler ainsi[206].
Ou bien ce pays cache encore un secret que jusqu’à présent on n’a pu
deviner, et que les gens d’aujourd’hui sont impuissants à le découvrir;
car, dire que d’autres nations auraient assujetti ces Indiens pour
les faire travailler, n’a pas davantage de fondement, parce qu’on voit
clairement à des caractères certains que c’est la même race indienne,
nue comme elle est, qui a construit ces édifices; c’est ce dont on peut
s’assurer, en considérant un des plus grands qui se trouve ici, entre
les ornements duquel on remarque des débris d’hommes nus, mais les reins
couverts de la ceinture qu’ils appellent _ex_, sans compter d’autres
décorations que les Indiens d’aujourd’hui font encore d’un ciment
extrêmement fort[207]. Or il arriva que, tandis que je demeurais ici,
on trouva dans un édifice en démolition une grande urne à trois anses,
recouverte d’ornements argentés extérieurement, au fond duquel il y avait
des cendres provenant d’un corps brûlé, parmi lesquelles nous trouvâmes
des objets d’art en pierre, bien travaillés, de ceux que les Indiens
reçoivent encore actuellement comme de la monnaie; ce qui, au total,
prouve que ce furent des Indiens qui furent les constructeurs de ces
édifices[208].
Je sais bien que si ce furent des Indiens, ils devaient être d’une
condition supérieure à ceux d’aujourd’hui, plus grands et plus robustes,
ce qui se voit bien plus ici encore et à Yzamal qu’ailleurs, dans les
statues en demi-bosse, modelées en ciment que je dis se trouver dans
les contreforts, et qui sont d’hommes de haute taille; on ne le voit
pas moins dans les extrémités des bras et des jambes de l’homme, de
qui étaient les cendres de l’urne que nous trouvâmes dans l’édifice en
question; ces os avaient dû brûler à merveille et étaient fort gros. On
le voit encore dans les marches des édifices qui sont de deux bons palmes
de hauteur, et cela seulement ici à Yzamal et à Merida.
Ici à Yzamal, entre autres, il y a un monument d’une telle élévation
qu’il en inspire l’épouvante, ce qu’on verra dans la figure et
l’explication ci-jointes[209]. Il y a vingt degrés, de plus de deux bons
palmes de haut et d’un palme et tiers de large, et l’édifice a plus de
cent pieds de hauteur. Ces degrés sont de pierres fort grandes et bien
travaillées, quoique elles soient déjà bien laides et abîmées à cause du
temps et de la pluie. Tout autour, comme le montre le demi-cercle, elle
a une muraille parfaitement travaillée, d’une grande solidité, et comme
à une toise et demie de haut, une corniche en saillie de fort belles
pierres tout à l’entour, après quoi l’édifice continue à s’élever jusqu’à
ce qu’il atteigne l’esplanade qui se trouve en haut du premier escalier.
Ensuite, de cette esplanade, vient une autre petite plate-forme; puis,
tout contre le mur, une pyramide fort élevée, avec son escalier au midi,
où viennent donner également les grands escaliers, et tout en haut se
trouve une chapelle en pierre équarrie, parfaitement sculptée. Étant
monté un jour au sommet de cette chapelle, comme on sait que le Yucatan
est un pays plat, j’ai vu de là toute la terre, autant que les yeux
peuvent en atteindre, ainsi que la mer. Ces édifices d’Izamal étaient
en tout onze ou douze, quoique celui-ci soit le plus grand, et ils sont
fort rapprochés les uns des autres. Il n’y a aucun souvenir de leurs
fondateurs, et ils paraissent avoir été les premiers. Ils se trouvent à
huit lieues de la mer, dans une fort belle situation, dans une région
fertile et bien peuplée; c’est pour cela que les Indiens nous obligèrent
par toutes sortes d’importunités à établir, en 1549, une maison sur le
sommet d’un de ces édifices, ce qui a beaucoup aidé à les amener au
christianisme avec ceux des environs, d’où il suit que l’on a colonisé
deux bonnes communes de ce côté-ci, à part l’une de l’autre[210].