égyptologues, d’après MM. Nott et Gliddon, qu’avant la fondation du
premier empire.... la population de cette contrée (l’Égypte) était
africaine, et la langue originaire de la vallée du Nil (Nott and Gliddon,
_Indigenous races of the earth_, vol. 1, ch. I, num. 9-10.—Perier,
_Sur l’Ethnogénie égyptienne_, etc., dans les Mém. de la Société
d’Anthropologie, tom. I, pag. 464).
[107] Brugsch, _Histoire d’Égypte_, etc. page 3.—Aubin, _Mémoire sur la
peinture didactique et l’écriture figurative des anciens Mexicains_, page
13.—Pruner-Bey. _Recherches sur l’origine de l’ancienne race égyptienne_,
dans les Mémoires de la société d’Anthropologie, Paris, 1863, tom. I,
page 462.
[108] Le lecteur qui voudra se donner le plaisir de voir un spécimen de
la race américaine des bords du Nil, n’a qu’à jeter les yeux sur le petit
grammate assis sur un socle, au centre de la salle nº 2 du Musée égyptien
du Louvre. Quiconque a vu et observé de près l’indigène américain, ne
saurait s’y méprendre; pour moi c’est le portrait vivant d’un Indien de
Rabinal.
[109] Ceci est un fait généralement admis et sur lequel il est inutile
de s’appesantir. On pourrait y objecter qu’en bien des lieux les hommes
se peignaient en rouge, en signe de supériorité ou de victoire; mais où
a-t-on vu ailleurs que dans les peintures égyptiennes ou mexicaines,
qu’ils fussent à la fois rouges et sans barbe, surtout sans moustaches?
L’appendice qui leur est _attaché_ au menton ne peut être qu’un ornement
et ne passera jamais pour de la barbe, aux yeux de gens non prévenus.
[110] _Essai sur l’hist. de la géogr. du N. Continent_, tome I, page 170.
[111] Voir le _Critias_, trad. de M. Victor Cousin, tom. XII.
[112] Pruner-Bey, _Recherches sur l’origine de l’ancienne race
égyptienne_, dans les mémoires de la Société d’Anthropologie, tome I,
Conclusions, page 632 et autres, ainsi que dans le Bulletin, _passim_.
[113] Broca, _Sur l’ancienne race égyptienne_, dans le Bulletin de la
Société d’Anthropologie, tome II, page 551, etc.
[114] _Sur les brachycéphales de la France_, dans le Bulletin de la
Société d’Anthropologie, tome II, page 651.
[115] Charencey, _La langue basque et les idiomes de l’Oural_. Paris,
1862.
[116] Pruner-Bey, _Sur la mâchoire d’Abbeville_, dans le Bulletin de la
Société d’Anthropologie, tome IV, page 302.
[117] Chavée, _Sur les origines étrusques_, dans le Bulletin de la
Société d’Anthrop., tome III, pag. 447.
[118] Diodore, _Biblioth. hist._, lib. 1, 28.
[119] Herrera, _Hist. gén. de las Indias occid._, decad. VI, lib. III,
cap. XIX.—Les belles ruines de l’antique cité de Copan appartenaient aux
tribus de race care. Voir plus haut, § 1, note 3.
[120] Le _Diccion. geogr. d’hist._ d’Alcedo et la table générale des
matières d’Herrera donnent à eux seuls plus de trois cents noms de
peuples ou de localités commençant par _car_ ou _cara_, mot qui, dans la
plupart des langues américaines, était synonyme, comme en Asie, d’_homme
par excellence_, _guerrier_, etc. C’est le _Karl_ des langues germaniques.
[121] _Les Cares ou Cariens de l’antiquité_, 2ᵉ part. VI, dans la Revue
archéologique, XVᵉ année.
[122] Herodot. _Hist._, lib. II, 158.
[123] _Les Cares et Cariens_, part. VII.
[124] _Reisen und Entdeckungen in Nord un Central Africa_, etc., vol. I,
pag. 256.
[125] Voir l’_Ecrit du frère Romain Pane_, à la suite de Landa, pag. 438,
440. Les _Caracaracols_ sont d’entre les populations les plus antiques de
Haïti et des autres Antilles.—_Carib_ est un pluriel quiché de _car_ et
_caraib_ de _cara_.
[126] Rochefort, _Hist. nat. et morale des Antilles_, page 401. D’après
cet écrivain, _Caraib_ signifiait _belliqueux, vaillant, doué d’une
dextérité, d’une force extraordinaire_. C’est le même sens que donne au
mot _Guarani_ le père Antonio Ruiz (_Tesoro de la lengua Guarani_). Alors
_Guarani_, _Carini_, _Caribe_ auraient la même origine que le mot _war_,
guerre, ainsi que dans plusieurs langues germaniques (Al. d’Orbigny,
_L’homme américain_, tom. II, page 268).
[127] _Les Cares ou Cariens dans l’antiquité_, IIᵉ part. I.
[128] Popol Vuh ou _Livre sacré des Quichés_. Introduction, pages
CLXVIII, CCXXIII et CCXLIII.
[129] _Genèse_, cap. X, v. 6.
[130] Nahum, cap. III, v. 9.
[131] Matute, _Prosop. de Christ._, edad. II, cap. 2, § 2, fol.
76.—Mortier, _Ætymolog. sacr._ ad verb. _Africa_, fol. 19.
[132] Pierre Martyr d’Anghiera, _De Insulis_, etc.
[133] Pruner-Bey, _Sur l’origine de l’ancienne race égyptienne_, dans les
Mém. de la Société d’Anthrop., tome I, page 401.—Eckstein, _les Cares et
les Cariens_, etc., 2ᵉ part. IX.—Berthelot, _Mémoire sur les Guanches_,
dans les Mém. de la Société ethnologique de Paris, tome I, 1841.—Barnard
Davis, _Sur les déformations plastiques du crâne_, dans les Mém. de la
Société d’Anthr. 1863, tome I, page 379.
[134] Eckstein, _Les Cares et les Cariens_, 2ᵉ part. VIII.
[135] Je renvoie encore au Mémoire si intéressant et à la fois si savant
de M. Pruner-Bey _Sur l’origine de l’ancienne race égyptienne_, passim.
[136] Si cet empire atlantique, dont le prêtre de Saïs entretenait
Platon, a pu étendre son influence jusqu’en Égypte, qui sait si ce
n’est pas de là qu’il faut dater le commencement de Menés? Les _Hycsos_
seraient les épaves de ces invasions, restées en Afrique après le
bouleversement. Les belles statues et les sphinx trouvés par M. Mariette
dans les fouilles de Tanis, ont bien plus le caractère berbère et
américain que sémite; les poissons dont les premiers font offrande à
Soutech, rappelleraient d’ailleurs l’océan d’où ils sont sortis, et les
dieux _Makares_ ou poissons, autres symboles du dieu. Voir les deux
lettres de M. Mariette _Sur les fouilles de Tanis_, dans la _Revue
Archéologique_, datées du Caire du 20 décembre 1860 et du 30 décembre
1861.
[137] Strabon, lib. III, 3.
[138] Eckstein, _les Cares ou Cariens_, etc. 2ᵉ part, VII, VIII, etc.
[139] Strabon, lib. III, 4.
[140] _Relacion del licenciado Palacios._—Herrera, _Hist. gen. de las
Ind. Occ._ decad. IV, lib. 10, cap. 14.
[141] Popol Vuh ou _Livre Sacré_, etc. Introd. pages CLXXI et CCII.
[142] Houzé, _Atlas universel historique et géographique_, cartes
d’Espagne, I à IV.
[143] _Les Cares ou les Cariens_, etc. page 197.—Brugsch, _Dic. Géogr.
der Nachbarlænder Egyptens_, pag. 83-88.
[144] Momsen, _Hist. Romaine_, trad. édit. de Bruxelles. Tom. I, chap. 9.
[145] Calancha, _Coronica moralizada de la provincia de San Augustin del
Peru_, tom. I, pag. 473.
[146] Voir mon _Popol Vuh_, etc. page CLXVIII, etc.
[147] Eckstein. Les _Cares ou Cariens_, 2ᵉ part. page 197.
[148] Eckstein, _loc. cit._
[149] _Sur les sources de la Cosmogonie de Sanchoniathon_, p. 209.
[150] Pierre Martyr, _Sum. Rel. delle Indic. Occid._ Coll. di Ramuzio,
tom. III, f. 34-5.—_Ecrit. du frère Romain Pane._ Voir ci-après pages
440, 442, 437.
[151] Guevara, _Hist. del Paraguay_, etc. en la col. de _Hist.
Argentina_, tom. I, pag. 76.
[152] Ce texte est d’autant plus curieux qu’à l’époque de la découverte
de l’Amérique, les Guarani ne bâtissaient plus de villes, mais de
simples bourgades. «Resolvieron levantar _ciudades_ para su morada, _las
primeras_, segun ellos decian, de todo el pais.»
[153] Velasco, _Hist. du royaume de Quito_, trad. Ternaux, lib. I, § 1.
[154] Herrera, _Hist. gen._ dec. v, lib. III, cap. 6.—Dans le même
chapitre, l’auteur parle d’une ville de _Changara_, commandée et
défendue, dans la suite, par des amazones contre un chef contraire aux
Cares, et qui, suivant Zarate, aurait été la tige des Incas du Pérou: ce
qui rappelle l’existence de la gynécocratie carienne.
[155] Voir tous les auteurs qui ont traité de l’histoire de la découverte
et de la conquête, principalement de l’Amérique méridionale.
[156] Eckstein, _Sur les sources de la cosmogonie de Sanchoniathon_, page
150.—C’est ainsi que dans les vestiges des traditions de Haïti, on voit
Guahagiona enlever les femmes et les transporter à Matinino (Martinique),
île de la mer des Antilles, puis jouir d’une autre dans l’Océan, etc.
Voir plus bas l’_Ecrit du frère Romain Pane_, pages 434-435.
[157] _Macar_, composé de _ma_, mot dont ils usent dans le sens de vieux,
ancien, et aussi comme une parole d’amour,—et de _car_, poisson et femme
mondaine, prostituée (Ximenez, _Tesoro de las lenguas quiché, cakchiquel
y zutuhil_, etc. part. I). Qui sait même si le mot _maquereau_, ou
_makerel_, fils de _macar_, ne viendrait pas de là? Les étymologies ont
quelquefois une origine si étrange.
[158] _Ymox_ se traduit encore par espadon, sorte de monstre marin, dans
le _Vocabulaire de la langue quichée_.
[159] Voir la note précédente.—Du mot _car_, quiché, se dérivent une
foule de mots servant à indiquer l’obscénité, la prostitution, etc. plus
ou moins, comme le mot poissarde en français. A propos du mot _Makarah_,
Eckstein dit qu’il n’a pas de racine dans l’idiome des _Aryas_: «Il aura
appartenu à la vieille race des Éthiopiens de l’Orient et de l’Occident,
ajoute-t-il, en passant d’eux et de leur culte aux Sémites et aux Aryas.
Movers en a largement traité dans le premier volume de son important
ouvrage; mais il a la manie de vouloir tout ramener à un type strictement
phénicien.» (_Sur les sources de la cosmogonie de Sanchoniathon_, pages
150-151.) Qu’eût dit Eckstein, s’il avait connu les sources américaines
de ce nom?
[160] Castellanos, _Elegias de varones ilustres de Indias_, en la Bibl.
de Autores esp. Madrid, 1847. Part. II, canto 3ᵉ, page 533. Ce nom est
répété à plusieurs reprises, tantôt comme titre, tantôt comme nom propre,
et il est donné aussi interverti en _Maracona_ et _Marona_, peut-être par
licence poétique, aux montagnes où ces chefs commandaient. Le nom du lac
ou golfe _Maracaibo_ n’est lui-même que le nom de _Macaraibo_ interverti.
[161] Piedrahita, _Hist. gén. de las conquistas del nuevo Reyno de
Granada_, lib. III, cap. 1.—Julian, _La Perla de la América, prov. de
Santa-Marta, reconocida_, etc. Dis. VIII, § 4.—Laet. (_De novo orbe_)
dit: «Ab oppido Santae Marthae ad Ramadam auri reperiuntur metalla: in
Tayrona quoque plurima Lemma, quantumvia pretii.»
[162] _Melcarth_, en supprimant le _th_ final, a encore un sens analogue
dans le quiché: _mel_, parole d’amour, signifie ma chérie, etc. et _car_,
poisson, ou femme mondaine, etc. (Ximenez, _Tesoro de las lenguas_,
etc.) Dans le canon d’Eusèbe, édité par Scaliger, ce nom est traduit par
θεοδας, qui signifie, dit-il, Dieu des amants. (Scaliger ad Euseb. 1,
498.)
[163] Anton. August. _Dialog_. VIII. _Monet_. 9, fol. 323.
[164] Eckstein. _Sur les sources de la cosmog._, etc. pag. 153.
[165] _Cod. Mex. Tell. Rem._
[166] _Ibid._—Fabregat, _Exposizione del Cod. Borgia_, MS. de macoll.
[167] _Cod. Mex. Tell. Rem._ fol. 17. verso.—«L’homme, le Tchâkchuschah,
issu du fleuve de l’Oxus, et d’origine fluviale, y invente une science,
une industrie. Le jour ou la canne sert d’hiéroglyphe, et pour la mesure
du temps. L’heure de vingt-quatre minutes reçoit le nom d’une nâdi,
nâdikâ; elle est indiquée sur la tige du jour aquatique, elle y est
gravée ou incrustée comme une mesure du temps. Le nâdi mandalam est
l’expression de l’équateur céleste; le nâdi-nakchatram est l’étoile de la
naissance de l’homme, etc. Le nâdi-taranga est l’astronome, l’astrologue
qui calcule les ondes dans le mouvement des temps.» (Eckstein, _Sur les
sources de la Cosmogonie de Sanchoniathon_, page 249.)
[168] Stephens, _Incidents of travel in Yucatan_, vol. I, page 302.—Voir
aussi les photographies de M. Charnay et son ouvrage _Cités et ruines
américaines_.
[169] Popol Vuh, _Livre Sacré_, etc. page 7. Les mots _qo pa ha
zaktetoh_, être sur l’eau comme une lumière mouvante; dans le Popol
Vuh nous traduisons comme une lumière grandissante, ce qu’exprime le
mot _zaktetoh_ qui signifie le reflet d’une lumière brillante, mais
tremblottante sur l’eau, légèrement ridée; c’est bien là l’idée d’une
étoile réfléchie sur la mer par un beau temps.
[170] Popol Vuh, _Livre Sacré_, etc. page 7.
[171] _Ibid._ pages 11, 12 et 13.
[172] _Aglaophamus_, vol. I, cap. v, pages 465-593, et Eckstein, _Sur les
sources de la Cosmogonie de Sanchoniathon_, page 11.
[173] _Histoire d’Égypte_, part. I, page 3.
[174] _De Iside et Oriside_, page 444, 365.
[175] Champollion, _Grammaire égyptienne ou principes généraux de
l’Écriture sacrée égyptienne_, Paris, 1836. Ch. II, n. 62, page 39.
[176] Salvolini, _Analyse raisonnée_, pag. 68, 69.
[177] _Quetzal-cohuatl_, l’oiseau quetzal et le serpent, ou le serpent
aux plumes de quetzal; _gucumatz_ ou _guk-cumatz_, serpent aux plumes (de
quetzal); _kukul-can_, la même chose, en tzendal _cuchut-chan_.
[178] _Grammaire égyptienne_, p. 110 et 118.
[179] _Analyse raisonnée_, page 196.
[180] Peyron, _Dictionnaire de la langue copte_, au mot _Pan_.—Goulianof,
_Archéologie égyptienne_, tom. III, page 284 et suiv.
[181] E. de Rougé, _Étude sur une stèle égyptienne, appartenant à la
Bibliothèque impériale_. Paris, 1858, p. 24-25.
[182] _Panthéon égyptien_, texte h. pl. 1 et 5.
[183] A. Maury, _Histoire des religions de la Grèce antique, depuis leur
origine jusqu’à leur plus parfaite constitution_. Paris, 1857, tome I,
pages 106-106.
[184] _Cod. Mex. Tell. Rem._ fol. 15. v. «_Pantecatl_, marido de
_Mayaguel_, que por otro nombre se dixo _Cipactonal_, que salio del
diluvio.—Este Pantecatl es señor destos trece dias y de unas rayces
quellos echavan en el vino, porque sin estas rayces no se podian
emborrachar, aunque mas beviessen. Y este Pantecatl dio el arte de hacer
el vino, porque como este hizo, o dio orden como se hiciesse el vino,
y los hombres que han bevido estan valientes, bien assi los que aqui
naciessen, serian esforçados.»
[185] Sahagun, _Hist. gen. de las cosas de Nueva España_, édit.
Bustamante, Mexico, 1830, tom. III, lib. X, cap. XXIX, § 12. «Era muger
la que començo y supo primero, ahugerar los magueyes para sacar la miel
de que se hace el vino, y llamabase _Maiaoel_, y el que hallo primero
las raices que echan en la miel se llamaba _Pantecatl_..... y hubo un
_Cuexteco_, que era caudillo y señor de los _Guaxtecas_, que bebio cinco
tasas de el, con las cuales perdio su juicio, y estando sin él, echo por
ahi sus maxtles, descubriendo sus vergüenzas....»
[186] _Maya_ ou _Maïa_, nom antique d’une partie du Yucatan, paraît
signifier aussi la terre, et le complément de son nom _huel_, _oel_ ou
_el_, est ce qui sort ou surgit, comme le jet ou la pousse du maguey ou
aloès dont il va être question. Quant au vin dont on parle ici, c’est
l’_octli_ nahuatl, aujourd’hui _pulqué_ au Mexique, c’est-à-dire la sève
de l’aloès qui se réunit dans le centre de la plante, lorsqu’on en a
tranché le cœur ou le jet.
[187] _Panuco_ a dans Sahagun une tout autre étymologie; il fait venir ce
nom de _panoaia_, débarquer, et dit que le lieu s’appelait anciennement
_Pantlan_ ou _Panutla_, qui présentent néanmoins la même étymologie,
_pan_ ou _pantli_ étant le drapeau, l’étendard, etc. _Tlan_ et _co_,
désignant également une localité, etc. C’est ainsi que de _mexitl_ on a
fait _Mexico_, de _challi_, _Chalco_, etc.
[188] «In altre provincie, dit le Conquérant anonyme, e particularemente
in quella di Panuco adorano il membro, que portano gli huomini fra le
gambe, e lo tengono nella meschita, e posto similmente sopra la piazza
insieme con le imagini di rilievo di tutti modi di piaceri che possono
essere fra l’uomo e la donna, e gli hanno di ritratto con le gambe alzate
in diversi modi. In questa provincia di Panuco sono gran sodomiti gli
huomini, e gran poltroni, e imbriachi, in tanto che stanchi di non poter
bere più vino per bocca si colcano, e alzando le gambe se lo fanno metter
con una cannella per le parti di sotto, fin tanto che il corpo ne puo
tenere.» (_Relacione d’alcune cose della Nuova Spagna e della gran città
di Temistitan Messico, falta per un gentilhuomo del signor Fernando
Cortese_.) Coll. de Ramusio, tom. III, page 257.
[189] Voir aussi à ce sujet Stephens, _Incidents of travel in Yucatan_,
vol. I. Note en latin, dans l’appendice, page 434.
[190] Voir plus bas, Landa, pages 36 et 37.
[191] Aubin, _Mémoire sur la peinture didactique_, etc., page 43.
[192] Basseta, _Vocabulario en lengua quiche_, etc. MS de ma collection.
[193] Molina, _Vocab. en lengua mexicana_.—Ajoutons ici pour ce qui
concerne l’explication du mot _pan_, en tant que _hache_, qu’une
tradition antique de la province d’Oaxaca disait que les dieux du monde,
établis au sommet du mont d’_Apoala_, y avaient bâti un palais somptueux,
et que sur la cime la plus élevée de cet édifice existait une _hache_
de cuivre, dont le tranchant tourné par en haut soutenait le ciel. (Ex
quodam MS Vicarii Cuylapensis. Ord. Præd. ap. Garcia, _Origen de las
Indios_, lib. V, cap. IV, page 37.)
[194] _Centeotl_ ou _Cinteotl_, de _centli_, ou _cintli_, la gerbe de
maïs. Voir Torquemada, _Mon. Ind._ lib. VI, cap. XXV.
[195] _Cod. Mex. Vatic._ ap. Rios, et Fabregat, _Esposizione delle
figure del Cod. Borgia_, n. 19.—«Mammis multis et uberibus exstructa,
dit Minutius.» (Octav. 22.) ap. A. Maury, _Hist. des relig. de la Grèce
antique_, tome III, page 156. Ce symbole des mamelles pourrait fort bien
avoir pris son origine de l’épi même du maïs, recouvert de ses graines,
en forme de mamelles, et dont le nombre quatre cents _centzontli_, en
mexicain, donne l’idée de l’année la plus fertile, lorsque d’un grain la
terre en rend 400.
[196] A. Maury, _Histoire des religions de la Grèce antique_, tome III,
page 157.—Torquemada, _loc. cit._ lib. IX, cap. XXVI.
[197] Torquemada, _loc. cit._ lib. VIII, cap. v.
[198] Bunsen, _Egypt’s place in universal history_, vol. I, page 373.
[199] Voir à la suite de Landa, etc. l’_Ecrit du frère Romain Pane_, dans
ce volume, pages 431-432.
[200] Catlin, _Lettres and notes on the manners, customs and conditions
of the North American Indians_, vol. I, page 215.—Nous tenons de M.
Catlin lui-même des détails particuliers, extrêmement curieux sur cette
matière.
[201] _Centeotl_, composé de _ce_ ou _cen_, un, et _teotl_, dieu, ou de
_centli_, la gerbe de maïs et de _teotl_.
[202] A. Maury. _Hist. des relig. de la Grèce antique_, tom. I, pag. 108
et suiv.
[203] Voir Cogolludo, _Hist. de Yucatan_, lib. IV, cap. vi.—_Hunab-ku_,
un ou unique dieu, a exactement le même sens que _centeotl_.
[204] A la suite de Landa, _Relacion de las cosas de Yucatan_, page 357
dans ce volume.
[205] _Itzen_ pour _tzen ou tzem_, ou _tzam_, d’où Itzamna ou Zamna,
comme on appelle indifféremment cette divinité.
[206] Bunsen, _loc. cit._ page 374.—Voir Landa dans ce volume, page 221.
Dans le manuscrit original, ce nom est écrit tout d’une pièce. Nous avons
fait _ahcoc_, _ahmut_; le premier signifie _celui de la tortue_; nous
n’avons pu trouver le sens du second, à cause de l’insuffisance de notre
vocabulaire: dans le tzendal, langue assez rapprochée du maya, _mut_, est
un oiseau. Conjointement avec Zamna on adorait au Yucatan une déesse qui
passait pour la mère des dieux; on l’appelait _Xchel_ ou _Ixchel_. Le mot
_chel_ s’appliquait à un oiseau sacré, c’était aussi le nom d’une famille
sacerdotale; _x_ ou _ix_, prononcer _ish_, désignait le féminin _ixix_ ou
_ishish_, le sexe de la femme.
[207] _De Iside et Osiride_, page 396.
[208] Champollion, _l’Égypte sous les Pharaons_, tom. I, page 217 et suiv.
[209] _Cod. Mex. Tell. Rem_, fol. 3. v.
[210] Motolinia, _Hist. de los Indios de la Nueva-España_, partie
inédite, Manuscrit de don José Maria Andrade de Mexico.—Voir Landa,
plus bas, page 255. _Chac_, l’orage, la pluie, le Dieu des eaux ainsi
que _Tlaloc_ au Mexique, et par conséquent des productions de la terre.
Cette fête de l’éteignement du feu s’appelait _Tuppkak_, qui en est la
signification et qui symboliquement, peut-être, rappelait l’éteignement
par le déluge des feux allumés par les volcans, au temps du cataclysme.
[211] Passalaqua, _Catalogue raisonné des antiquités découvertes en
Égypte_, etc. page 168 (ad. XXVI). Des vases d’un genre analogue
servaient au Mexique, au Yucatan, ainsi qu’en Égypte, à renfermer là les
cendres, ici les entrailles des défunts. Il existe au musée de Mexico
deux ou trois vases de ce genre d’une grande beauté: nous possédons les
copies de deux des plus curieux, dessinés par M. Ed. Pingret.
[212] Calancha, _Coronica moralisada_, etc. lib. II, cap. x. Ces pénates
sont appelés indifféremment _canapa_ ou _conopa_, nom où l’on reconnaît
celui de _con_ ou _chon_, dont il a été parlé précédemment.
[213] Voir Landa, page 207 et suiv.
[214] Bunsen, _Egypt’s place in universal history_, vol. I, page 514. Au
nº 254 de la liste des signes hiéroglyphiques idéographiques, se trouve
l’animal précité, sous le nom de _jerboa_ ou _jerboise_, ce qui n’est
pas exact, suivi de ces mots _sense unknown_. On le retrouve dans un
grand nombre de documents, quelquefois très-exact, d’autres fois plus ou
moins défiguré; ceci s’explique par l’interruption des communications de
l’Égypte avec l’Amérique, seul pays où existe le Sarigue, qu’on finit
par oublier avec le temps et qu’on regarda peut-être comme un animal
symbolique. Tel l’énonce M. de Rougé, en le donnant comme l’animal
symbolique de _Set_, à la suite d’une explication touchant le groupe
de la page 16 de son ouvrage _Étude sur une stèle égyptienne_, page
17. Dans la _Gramm. Égypt._ de Champollion, on le retrouve avec la
même tête de Sarigue, page 114, ayant la légende: «Avec la tête d’un
animal fantastique et sous le nom de _Bôr_ ou _Boré_,» page 119, ayant
la légende: «une espèce de griffon.» Page 120, cette tête de sarigue
est devenue, par l’oubli du temps sans doute, une tête d’âne et ensuite
d’antilope.
[215] Dans le _Livre Sacré_, le Sarigue apparaît d’abord comme un des
quatre grands dieux, page 2. Il revient ensuite, page 167, dans une
fiction fort difficile à interpréter. Toute la scène, cependant, paraît
faire allusion à un tremblement de terre, quatre fois répété, exprimé par
l’idée que le _Sarigue ouvre ses jambes_, et où le volcan Hunahpu joue
encore son rôle: ce qui se serait répété quatre jours de suite.
[216] _Utiu_ est l’animal appelé _coyotl_ en nahuatl; c’est le _chacal_
américain. _Hun-ahpu-utiu_, un Tireur de sarbacane au chacal, est le même
que l’_anupu_ ou _anubis_ des monuments d’Égypte, également représenté
par un chacal.
[217] _Tziz_ ou _zitz_ signifie l’épine, l’aiguille ou l’animal, que
Ximenez traduit par _pizote_, le _pitzotl_ mexicain, que Molina traduit à
son tour par _puerco_ et qui paraît être une sorte de porc-épic.
[218] _Rouleau de papyrus de M. Fontana, expliqué par M. de Hammer_,
page 11.—_Codex Chimalpopoca_, dans l’hist. des Soleils, MS de ma
Coll.—_Cadastre et rôle des habitants de Huexolzinco et autres lieux_,
etc. MS de la bibl. impér.
[219] _Cod. Mex. Tell.-Rem._, fol. 4, V.
[220] Motolinia, _Hist. antig. de los Indios_, part. MS. Dans ce
document, au lieu de _cipactli_ il y a _capactli_, qui n’est peut-être
qu’une erreur du copiste, mais qui, peut-être aussi est le souvenir d’une
langue perdue et qui se rattacherait au _capac_ ou _Manco-Capac_ du Pérou.
[221] Motolinia, _ibid._
[222] Dans _Herapollon_, I, 69 et 70, le crocodile est le symbole du
couchant et des ténèbres.
[223] _Cod. Mex. Tell.-Rem._, fol. 18, V.
[224] _Ixcuina_, au pluriel _ixcuiname_, dans la langue nahuatl; ainsi
le donne le _Cod. Mex. Letellier_, et Sahagun (_Hist. de las cosas de N.
España_, lib. I, cap. XII.)
[225] _Cod. Mex. Tell.-Rem._, fol. 21, V.
[226] _Sur les sources de la Cosmogonie de Sanchoniathon_, page 101, 197.
[227] _Cod. Mex. Tell.-Rem._, p. 16, V.
[228] _Panthéon égyptien_, liv. IV, ch. 1, texte 3, page 2.
[229] _Ibid._, texte 3 _a_, page 1.
[230] Goulianof, _Archéol. égyp._, tom. III, p. 330.
[231] _Ymox_ ou _Ymix_ est le premier signe du calendrier, _Yk_ est le
second, et se traduit par souffle, vent, esprit.
[232] Goulianof, _loc. cit._
[233] _Panthéon égyp._, 15 _b_.
[234] _Ehecatl_ ou _eecatl_, se traduit _viento_, _aire_, dans Molina,
_Vocab. de la leng. Mex._, etc.
[235] Goulianof, _Archéol. égypt_, tom. III, page 408.