Les Myoxidés ayant pour caractères principaux une clavicule, deux

incisives supérieures, deux prémolaires et six molaires à chaque

mâchoire, en tout 20 dents; le crâne un peu allongé, quatre doigts avec

un pouce rudimentaire devant et cinq derrière; la queue longue et

poilue; les yeux grands, les oreilles moyennes et l’habitude d’un

sommeil hibernal.

Les Muridés dont les caractères sont: une clavicule, deux incisives

supérieures, pas de prémolaires, en tout 16 dents chez les Muridés

d’Europe; le crâne assez allongé; quatre doigts avec un pouce

rudimentaire devant et cinq derrière; la queue longue dans le groupe

des Rats, courte dans celui des Campagnols.

Les Léporidés ou Duplicidentés, n’ayant pas de clavicule, quatre

incisives supérieures, en tout 28 dents; ordinairement cinq doigts

devant et quatre derrière; les oreilles longues et la queue très courte.

[Illustration: Fig. 27.--Crâne du Lièvre commun.]

Nous ne ferons que mentionner une autre famille, celle des Cavidés, qui

ne comprend pas d’espèce française, belge ou suisse, mais à laquelle

appartient une espèce américaine acclimatée en Europe, le Cochon d’Inde.

FAMILLE DES =CASTORIDÉS=

GENRE =Castor=.--=Castor= Linné.

Corps gros et épais; membres, surtout les antérieurs, courts; yeux très

petits, oreilles courtes, queue écailleuse ovalaire, très large et très

aplatie en forme de battoir; les pieds postérieurs palmés. Près de

l’anus, deux paires de glandes sécrétant la matière dite «castoreum».

=Castor ordinaire.= CASTOR FIBER Linné.

(Voir la planche 10.)

FAMILLE DES =SCIURIDÉS=

GENRE =Écureuil=.--=Sciurus= Linné.

Tête large à museau court, oreilles moyennes surmontées de longs poils

en hiver; yeux grands; deux incisives légèrement brunâtres à chaque

mâchoire, les molaires blanches; corps allongé avec une queue touffue.

=Écureuil commun.= SCIURUS VULGARIS Linné.

(Voir la planche 11.)

GENRE =Marmotte=.--=Arctomys= Schreber.

Tête large, plus allongée que celle des Écureuils; membres trapus et

forts, façonnés pour creuser la terre; oreilles courtes; yeux très gros;

queue courte et poilue; 10 mamelles. Deux incisives jaunes à chaque

mâchoire. En tout 22 dents.

=Marmotte vulgaire.= ARCTOMYS MARMOTTA Linné.

(Voir la planche 12.)

FAMILLE DES =MYOXIDÉS=

GENRE =Loir=.--=Myoxus= Schreber.

Museau plutôt conique, oreilles assez petites; yeux grands; quatre

incisives et seize molaires, en tout 20 dents; queue touffue et épaisse,

soit dans toute sa longueur, soit seulement vers le bout. 8 mamelles.

Animaux se rapprochant des Écureuils par l’espèce du Loir et tenant des

Rats par la forme des espèces du Lérot et du Muscardin.

1º =Loir commun.= MYOXUS GLIS Linné.

2º =Loir lérot.= MYOXUS NITELA Schreber.

3º =Loir muscardin.= MYOXUS AVELLANARIUS Linné.

(Voir les planches 13-14 et 15.)

FAMILLE DES =MURIDÉS=

GENRE =Hamster=.--=Cricetus= Pallas.

Tête assez grosse, museau peu allongé, oreilles moyennes, yeux plutôt

petits; corps massif; membres courts, les postérieurs un peu plus longs;

queue arrondie, très courte. A l’intérieur de la bouche, des cavités ou

abajoues pouvant servir de réceptacles.

=Hamster commun.= CRICETUS FRUMENTARIUS Pallas.

(Cricetus vulgaris Desm.).

Pelage formé d’un duvet brun roussâtre surmonté de longs poils à bout

noir, avec la bouche blanche, un trait noir au front, une tache fauve

aux joues, les flancs fauves; le ventre noir ainsi que les jambes, mais

les pieds blancs.

Longueur de corps 0^{m}33.

C’est une espèce qui n’était, pour ainsi dire, pas française, il y a

quelques années, car elle n’habitait que les Vosges sur notre

territoire, tandis qu’elle était commune en Alsace et en Allemagne,

mais, depuis 1870, on la rencontre en Lorraine, en Champagne et jusque

dans les environs de Paris. Elle n’est pas indiquée dans la Suisse

Romande, mais assez commune autrefois dans la province de Liège, en

Belgique, elle s’est répandue aussi dans les provinces voisines. On la

trouve dans les champs où elle mange toutes sortes de grains, des

racines, des légumes, des insectes et même les oisillons qu’elle peut

attraper; les Hamsters se dévorent même entre eux.

Elle creuse des terriers profonds à galeries multiples, ceux des mâles

étant généralement plus simples, avec seulement des ouvertures, ceux des

femelles plus creux, avec de nombreux conduits et plusieurs ouvertures

de sortie. Aussi les deux sexes vivent-ils séparés pendant la plus

grande partie de l’année.

L’accouplement se fait en mai et, dès le mois de juin, la femelle met

bas dans son terrier 6 à 10 petits, puis il y a un nouvel accouplement,

et, en août, une nouvelle portée. Peut-être les vieilles femelles

font-elles trois portées.

Cette petite bête extrêmement nuisible amasse dans son trou des

provisions considérables qu’elle transporte dans sa bouche à abajoues,

et le tas de grains qu’elle met ainsi de côté est tellement volumineux

qu’on cite des cas où on a découvert des réserves pesant jusqu’à 50 ou

même 100 kilogrammes. Les grands froids venus, les Hamsters bouchent

l’orifice de leurs terriers et vivent de grains amassés, s’engourdissant

plus ou moins, lorsque l’hiver est de longue durée.

Grâce à leur fécondité, ils sont toujours nombreux, malgré la guerre que

leur font les hommes, les chiens, les renards, les fouines et les

putois, voire même les Rapaces.

GENRE =Rat=.--=Mus= Linné.

Tête moyenne à museau plutôt allongé; oreilles plus ou moins grandes,

yeux assez grands; corps allongé; membres courts. Queue très longue,

couverte d’écailles.

1º =Rat surmulot.= MUS DECUMANUS Pallas.

2º =Rat noir.= MUS RATTUS Linné.

3º =Rat souris.= MUS MUSCULUS Linné.

4º =Rat mulot.= MUS SYLVATICUS Linné.

5º =Rat des moissons.= MUS MINUTUS Linné.

(Voir les planches 16-17-18-19 et 20.)

GENRE =Campagnol=.--=Arvicola= Lacépède.

Tête assez épaisse, à museau court; oreilles petites, cachées sous le

poil chez certaines espèces; yeux assez petits ou même très petits;

corps épais; membres courts; doigts armés d’ongles peu recourbés et

taillés pour creuser la terre; 16 dents dont deux incisives et six

molaires avec proéminences en zigzags. 8 mamelles, sauf chez le

Campagnol souterrain qui n’en a que 4.

1º =Campagnol roussâtre.= ARVICOLA RUTILUS Pallas.

(Arvicola glareolus Schreber.--A. rubidus Baillon.--A.

rufescens Selys, etc.).

Si on séparait le genre Campagnol en sous-genres, cette espèce serait le

type du sous-genre Myodes ou Hypudœus, le Rat d’eau et le Campagnol des

neiges seraient alors les types du sous-genre Hemiotomys ou Paludicola,

le Campagnol souterrain serait le type du sous-genre Microtus ou

Terricola, les autres formeraient le sous-genre Arvicola ou Agricola.

Cette distinction est inutile ici.

Le Campagnol roussâtre a le dessus du corps d’un roux vif, fauve ou

marron, les flancs gris et le dessous du corps grisâtre ou roussâtre;

les pieds blanchâtres, la queue un peu plus courte que la moitié du

corps, brune dessus, blanche dessous. Il a, plus que les autres, la

forme d’un petit Rat, les oreilles poilues assez grandes et une

coloration qui le fait de suite reconnaître.

Répandu partout en France, en Belgique et en Suisse, il n’est

généralement pas très commun; il habite les prés, les bois, les jardins,

le bord des étangs et se creuse un terrier peu profond où la femelle

fait son nid feutré d’herbes et de mousse, lorsqu’elle ne place pas

seulement ce nid sous des herbes épaisses, dans une anfractuosité du

sol. Dans ce nid, elle fait chaque année de deux à quatre portées,

chacune de 4 à 8 petits.

Il mange des grains, bourgeons, fruits, légumes et racines, aussi des

insectes, des œufs ou les petits des oiseaux nichant à terre. Les dégâts

qu’il commet au détriment des cultivateurs ne sont généralement pas

importants. Il est détruit par tous les carnassiers, les oiseaux de

proie, et dans les pays marécageux par les hérons qui en prennent

beaucoup. On trouve fréquemment son crâne dans les nids des hérons et

dans les pelotes rejetées par les Rapaces.

Des variétés à coloration très tranchée sur les flancs ont été décrites

sous les noms de A. Nageri Schinz et A. bicolor Fatio.

En captivité, il refuse souvent les grains qu’on lui offre.

2º =Campagnol des neiges.= ARVICOLA NIVALIS Martin.

(Arvicola Lebruni Crespon.--A. leucurus Gerbe).

Pelage gris cendré ou brunâtre fauve en dessus, flancs jaunâtres, le

dessous blanchâtre; oreilles plutôt courtes, ovales, assez larges. Queue

épaisse, grise ou blanchâtre, égale à la moitié du corps.

Longueur du corps 0^{m}19.

Il n’habite que les pays montagneux, soit en France, les Alpes et les

Pyrénées, ainsi que quelques points du Midi; il est commun en Suisse.

Volontiers il demeure à une grande élévation, jusqu’à plus de 3.500

mètres. L’hiver, il ne s’engourdit pas, mais se retire dans ses terriers

où il mange les provisions qu’il y a entassées, bien que certains

observateurs affirment qu’il ne fait aucune provision, ou bien il

pénètre dans les chalets ensevelis sous la neige. En été, il vit de

grains, de racines, de fleurs et de feuilles des plantes alpestres et

entre volontiers dans les cabanes des bergers où il cherche à subsister.

La femelle fait deux ou trois portées, de chacune 3 à 7 petits.

On a décrit comme variété une forme, habitant plus spécialement les

coteaux de la Provence et du Roussillon, remarquable par ses oreilles un

peu noirâtres, sa couleur plus claire et sa queue tout à fait blanche.

3º =Campagnol rat d’eau.= ARVICOLA AMPHIBIUS Pallas.

4º =Campagnol des champs.= ARVICOLA ARVALIS Pallas.

5º =Campagnol agreste.= ARVICOLA AGRESTIS Linné.

(Voir les planches 21 et 22.)

Le Campagnol agreste n’est peut-être qu’une forme plus septentrionale du

Campagnol des champs. Il est généralement de taille un peu plus forte,

plus brun clair, sans ligne jaune aux flancs. D’après Fatio, il aurait

toujours cinq espaces cémentaires à la seconde molaire supérieure, les

oreilles égales au tiers de la tête, garnies de grands poils épais,

tandis que celui des champs n’aurait jamais que quatre espaces

cémentaires à la seconde molaire supérieure, les oreilles plus grandes

que le tiers de la tête, couvertes de poils très courts.

6º =Campagnol souterrain.= ARVICOLA SUBTERRANEUS

Selys.

(Voir la planche 23.)

FAMILLE DES =LÉPORIDÉS=

GENRE =Lièvre=.--=Lepus= Linné.

Tête assez petite avec de très longues oreilles; yeux grands, museau

court; quatre incisives et douze molaires à la mâchoire supérieure, deux

incisives et dix molaires à la mâchoire inférieure. Corps allongé.

Membres de devant assez courts avec cinq doigts, membres postérieurs

beaucoup plus longs ayant quatre doigts.

1º =Lièvre commun.= LEPUS TIMIDUS Linné.

2º =Lièvre changeant.= LEPUS VARIABILIS Pallas.

3º =Lièvre lapin.= LEPUS CUNICULUS Linné.

(Voir les planches.)

ORDRE IV.--=Carnivores=.

Mammifères terrestres ayant quatre pattes pourvues d’ongles, avec quatre

ou cinq doigts; trois sortes de dents, des incisives petites, les

canines généralement fortes et saillantes, les prémolaires petites avec

une dent plus grande dite «carnassière».

[Illustration: Fig. 28.--Crâne du Chat sauvage.]

[Illustration: Fig. 29.--Crâne de la Marte fouine.]

[Illustration: Fig. 30.--Crâne de la Belette Putois.]

[Illustration: Fig. 31.--Crâne du Blaireau commun.]

Ils vivent de substances animales ou sont omnivores, sont tantôt diurnes

et tantôt nocturnes. Aucun n’a un sommeil hibernal. Les petits naissent

faibles, couverts de poils et aveugles.

[Illustration: Fig. 32.--Crâne d’un vieil Ours brun.]

Cinq familles de cet ordre ont des représentants en France, quatre

seulement en Suisse, trois seulement en Belgique.

Les Félidés ont la tête large et arrondie; de chaque côté, quatre

molaires sur trois, pointues et tranchantes; en tout trente dents; le

corps allongé et souple, cinq doigts aux membres de devant et quatre à

ceux de derrière, des ongles puissants, acérés et rétractiles. Ils sont

digitigrades.

[Illustration: Fig. 33.--Crâne du Loup commun.]

Les Viverridés ont la tête allongée, quarante dents; cinq doigts à tous

les membres, la queue extrêmement longue. Ils sont digitigrades.

Les Mustelidés ont la tête ovalaire, peu allongée, bien que leur museau

soit souvent pointu; trente-quatre à trente-huit dents; cinq doigts à

tous les membres; le corps très allongé et ordinairement très souple,

les membres courts, des ongles parfois rétractiles, la queue variable.

Ils sont semi-plantigrades.

Les Ursidés ont la tête allongée et bombée, quarante-deux dents, cinq

doigts à tous les membres, le corps et les membres forts et trapus, des

ongles puissants, mais non rétractiles, les oreilles courtes, la queue

rudimentaire. Ils sont franchement plantigrades.

Les Canidés ont la tête allongée et assez étroite, quarante-deux dents,

les membres longs, les ongles non rétractiles. Ils sont digitigrades.

FAMILLE DES =FÉLIDÉS=

GENRE =Chat=.--=Felis= Linné.

Tête courte et arrondie, oreilles assez grandes, museau très court;

pattes longues armées d’ongles rétractiles très pointus.

Ce genre ne comprend que deux espèces indigènes, l’une à peu près

disparue, l’autre devenue très rare ou au moins rare. Chacune peut être

placée dans un sous-genre spécial, l’une dans le sous-genre Chat,

caractérisé par les oreilles sans pinceau de poils au bout et la queue

aussi longue que la moitié du corps; l’autre dans le sous-genre Lynx,

caractérisée par les oreilles terminées par un pinceau de poils et la

queue moins longue que le quart du corps.

1º =Chat sauvage.= FELIS CATUS Linné.

(Voir la planche 27.)

2º =Chat lynx.= FELIS LYNX Linné.

=Chat lynx.=--=Felis lynx= Linné.

Le pelage du Lynx est doux et soyeux, fauve moucheté de brun en dessus,

fauve clair en dessous; la gorge est blanche, les oreilles grandes,

pointues, portant au bout un pinceau de poils d’environ cinq

centimètres, les pieds de devant très velus, la queue assez courte,

épaisse, noirâtre au bout.

Longueur du corps: 1^{m}05 jusqu’à 1^{m}20, queue 0^{m}20, hauteur au

garrot 0^{m}60.

[Illustration: Fig. 34.--Chat Lynx.]

Excessivement rare, tellement rare qu’on pourrait se demander si

l’espèce existe encore en France. Elle n’existe plus en Suisse et en

Belgique. Il y a quelques années, on a constaté, dit-on, la présence de

quatre ou cinq individus dans le département de l’Isère et dans ceux des

Hautes et Basses-Alpes, même dans les Pyrénées, de même qu’on a trouvé,

en Corse, un animal qui doit être cette espèce. Mais, depuis cette

époque, ni les zoologistes, ni les chasseurs ne rencontrent plus le Lynx

et tout faisait supposer que le dernier représentant avait disparu,

quand on vient de signaler, en décembre 1907 et février 1909, dans les

Hautes-Alpes, la présence de trois Lynx, dont un a été tué.

Il habite les forêts les plus sauvages, les cavernes et les rochers, et,

à la nuit, se met à l’affût dans une touffe de ronces ou sur une branche

d’arbre, pour, de là, se précipiter sur tout animal passant à sa portée:

jeunes cerfs, chamois, chevreuils, lièvres, marmottes, oiseaux; il

attaquerait même parfois les chèvres et les moutons.

Très prudent, il fuit l’homme, mais blessé, il devient dangereux et fait

tête au chasseur. Il vit solitaire ou par petites troupes de deux ou

trois.

L’accouplement se fait en hiver et après six semaines de gestation, la

femelle met bas, sur un lit de mousse et d’herbe, dans une caverne ou un

grand trou bien caché.

Dans la faune du Jura, le frère Ogérien cite le Lynx comme ayant été tué

dans ce département en 1834; Fatio l’indique comme tué dans le Valais en

1867, Heldreich comme capturé en Grèce en 1862. D’après Réguis, il en

existait quelques rares individus en Provence en 1878. Encore

aujourd’hui, on en trouve quelques-uns en Autriche, et peut-être, très

exceptionnellement, on le rencontrerait dans les Hautes-Alpes

françaises.

FAMILLE DES =VIVERRIDÉS=

Tête longue et fine, museau allongé, oreilles longues. Corps long et

souple. Membres assez hauts avec des ongles à demi-rétractiles pointus.

=Genette vulgaire.= GENETTA VULGARIS Cuvier.

(Voir la planche 28.)

FAMILLE DES =MUSTELIDÉS=

GENRE =Marte=.--=Martes= Ray.

Tête assez large avec le museau un peu pointu, les oreilles assez

courtes, arrondies, les yeux moyens. Corps long et souple, queue longue;

membres plutôt courts; marche semi-plantigrade, presque digitigrade. 38

dents.

Fourrure composée de poils longs et fins, de couleur brune un peu

violacée, sous un pelage de poils très fins et très serrés.

1º =Marte fouine.= MARTES FOINA Gmelin.

2º =Marte des sapins.= MARTES ABIETUM Ray.

(Voir les planches 29 et 30.)

GENRE =Belette=.--=Mustela= Linné.

Tête assez courte, oreilles petites et arrondies, yeux moyens; queue

courte ou assez courte; corps très allongé; membres courts, marche

presque digitigrade. 34 dents.

1º =Belette commune.= MUSTELA VULGARIS Brisson.

2º =Belette hermine.= MUSTELA HERMINEA Linné.

3º =Belette putois.= MUSTELA PUTORIUS Linné.

[Illustration: Fig. 35. Pied de la Belette vison]

[Illustration: Fig. 36. Pied de la Belette putois.]

4º =Belette vison.= MUSTELA LUTREOLA Linné.

(Voir les planches 31-32-33-34-35.)

GENRE =Loutre=.--=Lutra= Brisson.

Tête large, museau très large et assez court; yeux petits; oreilles très

petites et arrondies; membres courts, pieds palmés, queue très large à

sa base, très robuste, longue, amincie peu à peu au bout. Marche à peu

près plantigrade. 36 dents.

=Loutre vulgaire.= LUTRA VULGARIS Erxleben.

(Voir la planche 36.)

GENRE =Blaireau=.--=Meles= Brisson.

Tête assez petite relativement au corps qui est trapu, gros, assez

allongé; museau assez long; yeux assez petits; oreilles petites et

rondes; membres courts et forts; pieds longs et nus en dessous, armés

d’ongles robustes; queue très courte; marche presque plantigrade. 38

dents.

=Blaireau commun.= MELES TAXUS Schreber.

(Voir la planche 37.)

FAMILLE DES URSIDÉS

GENRE =Ours=.--=Ursus= Linné.

Tête voûtée et grosse; yeux petits; oreilles courtes et velues; museau

allongé. Corps lourd et massif, membres épais, les postérieurs un peu

plus courts; ongles forts, non rétractiles; queue presque nulle. 6

mamelles. Marche plantigrade. Normalement 42 dents, mais souvent moins,

à cause de la caducité des premières prémolaires.

=Ours brun.= URSUS ARCTOS Linné.

(Voir la planche 38.)

FAMILLE DES =CANIDÉS=

GENRE Chien.--=Canis= Linné.

Tête large à museau acuminé; yeux assez grands, oreilles plutôt grandes,

terminées en pointe; corps allongé avec membres assez longs et élancés,

ongles non rétractiles; queue longue et touffue; marche digitigrade. 42

dents, dont 20 à la mâchoire supérieure et 22 à l’inférieure.

1º =Loup commun.= CANIS LUPUS Linné.

2º =Renard commun.= CANIS VULPES Linné.

(Voir les planches 39 et 40.)

ORDRE V.--=Pinnipèdes.=

Mammifères organisés pour la vie aquatique, ayant quatre membres pourvus

d’ongles, avec cinq doigts, disposés plutôt pour la nage que pour la

marche; le corps couvert de poils courts et doux, très allongé, un peu

en forme de poisson; trois sortes de dents: incisives, canines et

molaires; queue très courte. Ce sont en réalité des carnivores

aquatiques, ceux de France connus sous le nom de Phoques, tous adaptés à

la vie maritime, bien qu’ils puissent séjourner dans les eaux douces.

Leur nourriture consiste exclusivement en poissons qu’ils attrapent

facilement, car ils plongent admirablement et circulent sous l’eau avec

aisance et rapidité, ayant de plus la faculté de suspendre leur

respiration pendant un temps relativement très long et de fermer

hermétiquement leurs narines. Ils passent néanmoins une partie de leur

vie à l’air et marchent alors avec une certaine facilité.

Ce sont des animaux très intelligents qu’on pourrait éduquer aussi bien

que les chiens, qui préfèrent les climats froids aux pays chauds et qui

entreprennent volontiers de longues migrations.

Quatre genres de Phoques appartenant à la même famille habitent les

côtes de France ou y font des apparitions momentanées et accidentelles.

Les Phoques se distinguent des Otaries que nous voyons en France dans

les cirques et les jardins zoologiques parce qu’ils n’ont pas

d’oreilles, tandis que les Otaries ont de petites oreilles parfaitement

visibles.

GENRE =Phoque=.--=Phoca= Linné.

Museau conique et étroit, à moustaches ondulées; 5 incisives supérieures

simples, coniques; ongles longs; doigts des pieds du devant décroissant

progressivement de longueur à partir du premier au cinquième; doigts

des pieds de derrière tous égaux. 2 mamelles; 34 dents.

1º =Phoque veau marin.= PHOCA VITULINA Linné.

2º =Phoque marbré.= PHOCA FŒTIDA Fabricius.

(Voir description et planche 41.)

[Illustration: Fig. 37.--Crâne du Phoque veau marin.]

Le premier a le nez assez large, le corps lourd et épais, à membres

courts; le pelage variant du brun clair au jaune grisâtre, avec ou non

des taches brunes en dessus, le dessous d’un blanc jaunâtre. Le second

qui n’est peut-être qu’une variété, a le nez un peu plus allongé, le

corps un peu moins épais et les membres peut-être plus longs, les dents

plus faibles, les molaires moins serrées. Son pelage est gris brun ou

noirâtre parsemé de grandes maculatures fauves ou blanchâtres, souvent

noirâtres au centre, le dessous jaunâtre, et une tache noirâtre autour

des yeux.

GENRE =Erignathus= Gill.

Museau large, un peu convexe en dessus, à moustaches droites; 6

incisives supérieures, simples, coniques; ongles longs; doigt médian

des pieds de devant plus long que les autres; doigt externe des pieds de

derrière analogue aux autres. 4 mamelles. 34 dents.

=Erignathe= ou =Phoque barbu=.

ERIGNATHUS BARBATUS Fabricius.

(Phoca leporina Lepechin.--Phoca Lepechini Lesson.--Phoca barbata Müller.)

Tête ronde à museau large, corps long assez massif, à membres courts.

Dents petites, relativement aux espèces du genre Phoque. Pelage assez

variable, ordinairement gris brunâtre en dessus, sans taches apparentes,

d’un blanc jaunâtre en dessous. Taille très grande, dépassant deux

mètres en longueur et arrivant chez le mâle adulte à plus de trois

mètres, en remarquant que, chez cette espèce, comme chez tous les

Phoques, la femelle est toujours plus petite que le mâle. On le

distingue des autres espèces par les très longues soies couvrant de

plusieurs rangs sa lèvre supérieure. Quant au jeune, il est revêtu

d’abord d’une épaisse toison blanche.

C’est une espèce des mers du Nord qui s’égare très accidentellement dans

la Manche, mais ne vit pas sur nos côtes. M. Baillon et ensuite M.

Marcotte l’énumèrent parmi les animaux du département de la Somme et M.

Trouëssart cite la capture d’un jeune individu pris également sur les

côtes de la Somme qui vécut au Jardin des Plantes de Paris et devint

assez apprivoisé. Il refusa toujours les poissons d’eau douce et ne

voulait manger que les poissons d’eau de mer. Irrité, il ne chercha

jamais à mordre, mais se défendait avec ses ongles.

La femelle met bas, en avril, un seul petit qu’elle dépose ordinairement

sur la glace.

GENRE =Pelage=.--=Pelagius= F. Cuvier.

Museau allongé, à moustaches droites; seulement quatre incisives

supérieures, échancrées transversalement, les molaires épaisses, serrées

et trilobées à la couronne, implantées obliquement; ongles petits et

courts, plats. Pieds de devant courts, le doigt externe le plus long,

les autres de plus en plus courts; 4 mamelles, 32 dents.

=Pelage= ou =Phoque moine=.

PELAGIUS MONACHUS Hermann.

(Phoca bicolor Shaw.--Phoca albiventer Boddaërt.)

Tête courte arrondie, mais le museau allongé. Pelage tranché, noirâtre

dessus, blanchâtre dessous; ce qui lui a fait donner les noms de Moine

et de Bicolor; grande taille.

Longueur du mâle adulte: 2^{m}25 à 3^{m}.

Atlas de poche des mammifères de la France, de la Suisse romane et de la Belgique avec leur description, moeurs et organisation · 第 8 / 10 段