Il faut une croyance religieuse, il faut un culte à toute association

humaine. L'homme, jeté au milieu de cet univers, sans savoir d'où il

vient, où il va, pourquoi il souffre, pourquoi même il existe, quelle

récompense ou quelle peine recevront les longues agitations de sa vie;

assiégé des contradictions de ses semblables, qui lui disent, les uns

qu'il y a un Dieu, auteur profond et conséquent de toutes choses, les

autres qu'il n'y en a pas; ceux-ci, qu'il y a un bien, un mal, qui

doivent servir de règle à sa conduite; ceux-là, qu'il n'y a ni bien ni

mal, que ce sont là les inventions intéressées des grands de la terre:

l'homme, au milieu de ces contradictions, éprouve le besoin impérieux,

irrésistible, de se faire sur tous ces objets une croyance arrêtée.

Vraie ou fausse, sublime ou ridicule, il s'en fait une. Partout, en

tout temps, en tout pays, dans l'antiquité comme dans les temps

modernes, dans les pays civilisés comme dans les pays sauvages, on le

trouve au pied des autels, les uns vénérables, les autres ignobles ou

sanguinaires. Quand une croyance établie ne règne pas, mille sectes,

acharnées à la dispute comme en Amérique, mille superstitions

honteuses comme en Chine, agitent, ou dégradent l'esprit humain. Ou

bien, si, comme en France en quatre-vingt-treize, une commotion

passagère a emporté l'antique religion du pays, l'homme, à l'instant

même où il avait fait voeu de ne plus rien croire, se dément après

quelques jours, et le culte insensé de la déesse Raison, inauguré au

côté de l'échafaud, vient prouver que ce voeu était aussi vain qu'il

était impie.

À en juger donc par sa conduite ordinaire et constante, l'homme a

besoin d'une croyance religieuse. Dès lors que peut-on souhaiter de

mieux à une société civilisée, qu'une religion nationale, fondée sur

les vrais sentiments du coeur humain, conforme aux règles d'une morale

pure, consacrée par le temps, et qui, sans intolérance et sans

persécution, réunisse, sinon l'universalité, au moins la grande

majorité des citoyens, au pied d'un autel antique et respecté?

Une telle croyance, on ne saurait l'inventer, quand elle n'existe pas

depuis des siècles. Les philosophes, même les plus sublimes, peuvent

créer une philosophie, agiter par leur science le siècle qu'ils

honorent: ils font penser, ils ne font pas croire. Un guerrier couvert

de gloire peut fonder un empire, il ne saurait fonder une religion.

Que dans les temps anciens, des sages, des héros, s'attribuant des

relations avec le ciel, aient pu soumettre l'esprit des peuples, et

lui imposer une croyance, cela s'est vu. Mais, dans les temps

modernes, le créateur d'une religion serait tenu pour un imposteur;

et, entouré de terreur comme Robespierre, ou de gloire comme le jeune

Bonaparte, il aboutirait uniquement au ridicule.

On n'avait rien à inventer en 1800. Cette croyance pure, morale,

antique, existait: c'était la vieille religion du Christ, ouvrage de

Dieu suivant les uns, ouvrage des hommes suivant les autres, mais

suivant tous, oeuvre profonde d'un réformateur sublime; réformateur

commenté pendant dix-huit siècles par les conciles, vastes assemblées

des esprits éminents de chaque époque, occupées à discuter, sous le

titre d'hérésies, tous les systèmes de philosophie, adoptant

successivement sur chacun des grands problèmes de la destinée de

l'homme les opinions les plus plausibles, les plus sociales, les

adoptant pour ainsi dire à la majorité du genre humain, arrivant enfin

à produire ce corps de doctrine invariable, souvent attaqué, toujours

triomphant, qu'on appelle UNITÉ CATHOLIQUE, et au pied duquel sont

venus se soumettre les plus beaux génies! Elle existait, cette

religion, qui avait rangé sous son empire tous les peuples civilisés,

formé leurs moeurs, inspiré leurs chants, fourni le sujet de leurs

poésies, de leurs tableaux, de leurs statues, empreint sa trace dans

tous leurs souvenirs nationaux, marqué de son signe leurs drapeaux,

tour à tour vaincus ou victorieux! Elle avait disparu un moment dans

une grande tempête de l'esprit humain; mais, la tempête passée, le

besoin de croire revenu, elle s'était retrouvée au fond des âmes,

comme la croyance naturelle et indispensable de la France et de

l'Europe.

[En marge: Motifs qui portent le Premier Consul à rétablir le culte

catholique.]

Quoi de plus indiqué, de plus nécessaire en 1800, que de relever cet

autel de saint Louis, de Charlemagne et de Clovis, un instant

renversé? Le général Bonaparte, qui eût été ridicule s'il avait voulu

se faire prophète ou révélateur, était dans le vrai rôle que lui

assignait la Providence, en relevant de ses mains victorieuses cet

autel vénérable, en y ramenant par son exemple les populations quelque

temps égarées. Et il ne fallait pas moins que sa gloire pour une telle

oeuvre! De grands génies, non pas seulement parmi les philosophes,

mais parmi les rois, Voltaire et Frédéric, avaient déversé le mépris

sur la religion catholique, et donné le signal des railleries pendant

cinquante années. Le général Bonaparte, qui avait autant d'esprit que

Voltaire, plus de gloire que Frédéric, pouvait seul, par son exemple

et ses respects, faire tomber les railleries du dernier siècle.

Sur ce sujet, il ne s'était pas élevé le moindre doute dans sa pensée.

Ce double motif de rétablir l'ordre dans l'État et la famille, et de

satisfaire au besoin moral des âmes, lui avait inspiré la ferme

résolution de remettre la religion catholique sur son ancien pied,

sauf les attributions politiques, qu'il regardait comme incompatibles

avec l'état présent de la société française.

Est-il besoin, avec des motifs tels que ceux qui le dirigeaient, de

rechercher s'il agissait par une inspiration de la foi religieuse, ou

bien par politique et par ambition? Il agissait par sagesse,

c'est-à-dire par suite d'une profonde connaissance de la nature

humaine, cela suffit. Le reste est un mystère, que la curiosité,

toujours naturelle quand il s'agit d'un grand homme, peut chercher à

pénétrer, mais qui importe peu. Il faut dire cependant, à cet égard,

que la constitution morale du général Bonaparte le portait aux idées

religieuses. Une intelligence supérieure est saisie, à proportion de

sa supériorité même, des beautés de la création. C'est l'intelligence

qui découvre l'intelligence dans l'univers, et un grand esprit est

plus capable qu'un petit de voir Dieu à travers ses oeuvres. Le

général Bonaparte controversait volontiers sur les questions

philosophiques et religieuses, avec Monge, Lagrange, Laplace, savants

qu'il honorait et qu'il aimait, et les embarrassait souvent, dans leur

incrédulité, par la netteté, la vigueur originale de ses arguments. À

cela il faut ajouter encore, que, nourri dans un pays inculte et

religieux, sous les yeux d'une mère pieuse, la vue du vieil autel

catholique éveillait chez lui les souvenirs de l'enfance, toujours si

puissants sur une imagination sensible et grande. Quant à l'ambition,

que certains détracteurs ont voulu donner comme unique motif de sa

conduite en cette circonstance, il n'en avait pas d'autre alors que de

faire le bien, en toutes choses; et sans doute, s'il voyait, comme

récompense de ce bien accompli, une augmentation de pouvoir, il faut

le lui pardonner. C'est la plus noble, la plus légitime ambition, que

celle qui cherche à fonder son empire sur la satisfaction des vrais

besoins des peuples.

[En marge: Difficultés attachées au rétablissement du culte catholique

en 1801.]

La tâche qu'il s'était proposée, facile en apparence, puisqu'il

s'agissait de satisfaire à un besoin public très-réel, était cependant

fort épineuse. Les hommes qui l'entouraient, presque sans exception,

étaient peu disposés au rétablissement de l'ancien culte; et ces

hommes, magistrats, guerriers, littérateurs ou savants, étaient les

auteurs de la Révolution française, les vrais, les uniques défenseurs

de cette Révolution alors décriée, ceux avec lesquels il fallait la

terminer, en réparant ses fautes, en consacrant définitivement ses

résultats raisonnables et légitimes. Le Premier Consul avait donc à

contrarier vivement ses collaborateurs, ses soutiens, ses amis. Ces

hommes, pris dans les rangs des révolutionnaires modérés, n'avaient

pas, avec Robespierre et Saint-Just, versé le sang humain, et il leur

était facile de désavouer les grands excès de la Révolution; mais ils

avaient partagé les erreurs de l'Assemblée Constituante, répété en

souriant les plaisanteries de Voltaire, et il n'était pas facile de

leur faire avouer qu'ils avaient long-temps méconnu les plus hautes

vérités de l'ordre social. Des savants comme Laplace, Lagrange, et

surtout Monge, disaient au Premier Consul qu'il allait abaisser devant

Rome la dignité de son gouvernement et de son siècle. M. Roederer, le

plus fougueux monarchiste du temps, celui qui voulait le plus

promptement, le plus complétement possible, le retour à la monarchie,

voyait cependant avec peine le projet de rétablir l'ancien culte. M.

de Talleyrand lui-même, le prôneur assidu de tout ce qui pouvait

rapprocher le présent du passé, et la France de l'Europe, M. de

Talleyrand, l'ouvrier en second, mais l'ouvrier utile et zélé de la

paix générale, voyait néanmoins avec assez de froideur ce qu'on

appelait la paix religieuse. Il voulait bien qu'on ne persécutât plus

les prêtres; mais, gêné par des souvenirs personnels, il ne désirait

guère qu'on rétablît l'ancienne Église catholique, avec ses règles et

sa discipline. Les compagnons d'armes du général Bonaparte, les

généraux qui avaient combattu sous ses ordres, dépourvus la plupart

d'éducation première, nourris des vulgaires railleries des camps,

quelques-uns des déclamations des clubs, répugnaient à la restauration

du culte. Quoique entourés de gloire, ils semblaient craindre le

ridicule qui pouvait les atteindre au pied des autels. Enfin, les

frères du général Bonaparte, vivant beaucoup avec les lettrés du

temps, encore imbus des écrits du dernier siècle, craignant pour le

pouvoir de leur frère tout ce qui avait l'apparence d'une résistance

sérieuse, et ne sachant pas voir qu'au delà de cette résistance

intéressée ou peu éclairée des hommes qui approchaient le

gouvernement, il y avait le besoin réel, et déjà senti des masses

populaires, lui déconseillaient fortement ce qu'ils regardaient comme

une réaction imprudente, ou prématurée.

[En marge: Opinions diverses soutenues auprès du Premier Consul par

les hommes qui l'entouraient.]

On assiégeait donc le Premier Consul de conseils de toute espèce. Les

uns lui disaient de ne pas se mêler des affaires religieuses, de se

borner à ne plus persécuter les prêtres, et de laisser les

_assermentés_ et les _insermentés_ s'entendre comme ils pourraient.

Les autres, reconnaissant le danger de l'indifférence et de

l'inaction, l'engageaient à saisir l'occasion au vol, à se faire

sur-le-champ le chef d'une Église française, et à ne plus laisser

ainsi dans les mains d'une autorité étrangère l'immense pouvoir de la

religion. D'autres enfin lui proposaient de pousser la France vers le

protestantisme, et lui disaient que s'il donnait l'exemple en se

faisant protestant, elle suivrait cet exemple avec empressement.

Le Premier Consul résistait de toutes les forces et de sa raison et de

son éloquence, à ces vulgaires conseils. Il s'était formé une

bibliothèque religieuse, composée de peu de livres, mais bien choisis,

relatifs pour la plupart à l'histoire de l'Église, et surtout aux

rapports de l'Église avec l'État; il s'était fait traduire les écrits

latins de Bossuet sur cette matière; il avait dévoré tout cela, dans

les courts instants que lui laissait la direction des affaires, et

suppléant par son génie à ce qu'il ignorait, comme dans la composition

du Code civil, il étonnait tout le monde par la justesse, l'étendue,

la variété de son savoir sur la matière des cultes. Suivant sa coutume

quand il était plein d'une pensée, il s'en expliquait tous les jours

avec ses collègues, avec ses ministres, avec les membres du Conseil

d'État ou du Corps Législatif, avec tous les hommes enfin dont il

croyait utile de redresser l'opinion. Il réfutait successivement les

systèmes erronés qu'on lui proposait, et le faisait par des arguments

précis, nets, décisifs.

[En marge: Réponse du Premier Consul aux divers systèmes proposés.]

[En marge: Réponse à ceux qui prétendent qu'il ne faut pas se mêler

des affaires du culte.]

Au système qui consistait à ne pas se mêler du tout des affaires

religieuses, il répondait que l'indifférence, tant prônée par certains

esprits dédaigneux, était peu de mise chez un peuple que l'on venait

de voir, par exemple, envahir une église, et menacer de la saccager,

parce qu'on avait refusé la sépulture à une actrice chérie du public.

Comment rester indifférent dans un pays qui, avec la prétention

d'être indifférent, l'était si peu? Le Premier Consul demandait

d'ailleurs comment on ferait pour ne pas s'en mêler, quand les prêtres

_assermentés_ ou _non-assermentés_ se disputaient entre eux les

édifices du culte, et venaient invoquer à chaque instant

l'intervention de l'autorité publique pour saisir les uns et dessaisir

les autres. Il demandait comment on ferait, lorsque le clergé

constitutionnel, déjà peu suivi par la population croyante, serait

abandonné tout à fait par elle, et que le clergé qui avait refusé le

serment, seul écouté et suivi, serait exclusivement en possession

d'exercer le culte, comme il arrivait déjà, et le pratiquerait dans

des réunions clandestines. Ne faudrait-il pas restituer enfin le

temporel du culte, à ceux qui en auraient conquis le spirituel? Ne

serait-ce pas là s'en mêler? Et puis, ces prêtres dont la Révolution

avait pris la dotation territoriale, il fallait bien les faire vivre,

et pour cela leur donner des appointements sur le budget de l'État, ou

souffrir qu'ils organisassent, à titre de contributions volontaires,

un vaste système d'impôt, dont le produit s'élèverait à une somme de

30 ou 40 millions, dont la distribution appartiendrait à eux seuls,

peut-être à une autorité étrangère, et peut-être même irait un jour, à

l'insu du gouvernement, alimenter en Vendée les vieux soldats de la

guerre civile. Quoi qu'on fît, le gouvernement serait donc arraché

malgré lui à son inaction, soit qu'il eût à maintenir le bon ordre,

soit qu'il eût à disposer des édifices du culte, soit enfin qu'il eût

à payer lui-même les prêtres, ou à surveiller leur mode de payement.

Il aurait ainsi la charge de gouverner, sans en avoir les avantages,

sans pouvoir, en s'emparant de l'administration religieuse par un sage

accord avec le Saint-Siége, ramener le clergé au gouvernement,

l'associer à ses intentions réparatrices, rétablir le repos dans les

familles, tranquilliser les mourants, les acquéreurs de biens

nationaux, les prêtres mariés, etc., tous les hommes enfin compromis

au service de la Révolution.

L'inaction était donc un pur rêve, suivant le Premier Consul, et de

plus une duperie, imaginée par des gens qui n'avaient aucune idée

pratique en fait de gouvernement.

[En marge: Opinion du Premier Consul sur la création d'une Église

française indépendante de Rome, et dont il serait le chef.]

Quant à la pensée de créer une Église française, indépendante, comme

l'Église anglaise, de toute suprématie étrangère, et au lieu d'un chef

spirituel placé au dehors, ayant un chef temporel placé à Paris, qui

ne serait autre que le gouvernement lui-même, c'est-à-dire le Premier

Consul, il la trouvait aussi vaine que digne de mépris. Lui, homme de

guerre, portant l'épée et les éperons, livrant des batailles, se

ferait chef d'église, espèce de pape, réglant la discipline et le

dogme! Mais on voulait le rendre aussi odieux que Robespierre,

l'inventeur du culte de l'Être suprême, ou aussi ridicule que

Laréveillère-Lepeaux, l'inventeur de la théophilanthropie! Qui donc le

suivrait? qui donc lui composerait un troupeau de fidèles? Ce ne

seraient pas les chrétiens orthodoxes assurément, formant d'ailleurs

le grand nombre des catholiques, et ne voulant pas suivre même de

saints prêtres, qui n'avaient eu d'autre tort que celui de prêter le

serment ordonné par les lois. Ce seraient quelques mauvais

ecclésiastiques, quelques moines échappés de leurs couvents, habitués

des clubs, ayant vécu de scandale ou voulant en vivre encore, et

attendant du chef de la nouvelle Église qu'il permît le mariage des

prêtres! Il n'aurait pas même pour lui l'abbé Grégoire, qui, tout en

demandant le retour à la primitive Église, tenait cependant à rester

en communion avec le successeur de saint Pierre! Il n'aurait pas même

Laréveillère-Lepeaux, qui voulait réduire le culte à quelques chants

religieux, à quelques fleurs déposées sur un autel! Et c'est là

l'Église dont on prétendait le faire le chef! c'était là le rôle

auquel on voulait réduire le vainqueur de Marengo et de Rivoli, le

restaurateur de l'ordre social! Et c'étaient les amis ombrageux de la

liberté qui lui proposaient un tel projet!... Mais, en supposant que

ce projet réussît, ce qui d'ailleurs était impossible, et qu'à son

pouvoir temporel déjà immense, le Premier Consul réunît le pouvoir

spirituel, il deviendrait le plus redoutable des tyrans, il serait le

maître des corps et des âmes, il ne serait pas moins que le sultan de

Constantinople, qui est à la fois chef de l'État, de l'armée et de la

religion! Du reste, c'était là une vaine hypothèse; il ne serait qu'un

tyran dérisoire, car il ne réussirait qu'à produire le schisme le plus

sot de tous. Lui, qui voulait être le pacificateur de la France et du

monde, terminer toutes les divisions politiques et religieuses, serait

l'auteur d'un nouveau schisme, un peu plus absurde et pas moins

dangereux que les précédents. Oui, sans doute, disait le Premier

Consul, il me faut un pape, mais il me faut un pape qui rapproche au

lieu de diviser, qui réconcilie les esprits, les réunisse, et les

donne au gouvernement sorti de la Révolution, pour prix de la

protection qu'il en aura obtenue. Et, pour cela, il me faut le vrai

Pape, catholique, apostolique et romain, celui qui siége au Vatican.

Avec les armées françaises et des égards, j'en serai toujours

suffisamment le maître. Quand je relèverai les autels, quand je

protégerai les prêtres, quand je les nourrirai et les traiterai comme

les ministres de la religion méritent de l'être en tous pays, il fera

ce que je lui demanderai, dans l'intérêt du repos général. Il calmera

les esprits, les réunira sous sa main, et les placera sous la mienne.

Hors de là, il n'y a que continuation et aggravation du schisme

désolant qui nous dévore, et pour moi un immense, un ineffaçable

ridicule.

[En marge: Le Premier Consul écarte l'idée de pousser la France au

protestantisme.]

Histoire du Consulat et de l'Empire, (Vol. 03 / 20) faisant suite à l'Histoire de la Révolution Française · 第 14 / 39 段