Jean Divry, ruë de Bièvre.

Claude de Cay, place Maubert.

Thomas Beccasse, rue des Noyers.

Pierre le Gagneur, rue du Temple.

Louis Malbeste[4], ruë du Plâtre proche la ruë des Noyers.

[4] Nous retrouvons ce nom grotesque porté du temps de Beaumarchais,

par un avocat, qui sans doute descendoit de l’huissier nommé ici. On

sait quel parti l’auteur de _Figaro_ en tira pour un des effets les

plus comiques de ses _Mémoires_ contre Goezmann: «Il n’est rien,

avons-nous dit dans la _Notice_, mise en tête de l’édition de ses

_Œuvres_ (1876, gr. in-8, p. XXI), il n’est rien qui ne lui soit bon

pour mettre les rieurs de son côté. Marin s’est-il moqué du nom du

pauvre avocat Me Malbête, le seul que Beaumarchais ait trouvé pour

signer son _Mémoire_, comme l’exige la loi; il lui retourne de la

plus plaisante façon le nom dont il se moque: «le Gazetier de

France, dit-il, se plaint de la fausseté des calomnies répandues

dans un libelle signé Beaumarchais-Malbête, et il entreprend de se

justifier par un petit manifeste signé Marin, qui n’est pas

Malbête.»

Nicolas Fontaine, ruë Neuve Saint Mederic.

Jean Brunet, rue de la Tonnelerie.

Simon Monet, ruë Galande.

Pierre Vaillant, rue Saint Denis proche les Saints Innocens.

Guillaume Fournier, porte Saint Jacques.

Pierre Bertelot, rue des Boucheries, fauxbourg S. Germain.

Simon Mozac, _Fieffé_[5], rue vieille Monnoye.

[5] On appeloit huissier _fieffé_ celui qui avoit son office à charge

de redevance, ce qui le rendoit héréditaire.

Laurent de la Place, ruë Saint Antoine.

François le Tourneur, rue de Bretagne.

Michel Faguet, ruë Saint Pierre aux Bœufs.

Alexandre Arnoult, ruë Parcheminerie.

Antoine le Moine, rue Saint Martin.

Charles Pinard, rue de la Huchette.

Pierre Hargenvilliers, rue Galande.

Pierre de Noleson, ruë Saint Antoine, devant la ruë des Barres.

François Clozier, rue Tixeranderie.

Brice Fleury, _Fieffé_, ruë du Crucifix Saint Jacques.

Antoine Marais, rue S. Antoine.

Nicolas Gaspard Boucault, cloître Saint Martin.

Jacques le Roy, ruë Tixeranderie.

Philippes Menard, ruë des Lombars.

Nicolas Gasté, rue Saint Antoine prés les Jésuites.

Bonaventure Guilliot, rue Saint Martin devant la rue aux Ours.

Jean Manet, rue des vieilles Audriettes.

Benjamin le Maistre, rue Aubri-boucher.

Jacques Giroux, rue Darnetal.

Laurent Mazier, rue Montmartre.

Henry Charpentier, rue Aubri-boucher.

Jacques Duval, à la Ville-neuve.

Guillaume Dupré, ruë de Bery, au Marais.

Nicolas Bauldry, rue des Barres.

Maurice Poteron, rue Crucifix Saint Jacques.

Michel Lyon, ruë vieille Monnoye.

Jean Caron, rue des Barres.

Pierre Langlois, ruë Saint Louis dans Lisle.

Philippes Veron, rue du Four Saint Honoré.

Pierre Desvaux, rue aux Ours.

Pierre Pinchon, rue Saint Jacques à l’entrée.

Louis Jacquemarc, rue Quinquempoix.

Pierre de Bréquigny, ruë Thibaut Thodé.

Jean Loyseau, rue des Boucheries Saint Germain.

Gilles Fournier, rue Saint Germain, attenant la Gabelle.

Nicolas Taconnet, rue de l’Arbre Secq.

Pierre Menne, rue de la Vannerie.

Jean Guesdon, place Maubert.

Antoine Dainnal, rue de la Savonnerie.

Charles Jacob, rue des Petits Champs.

Nicolas Deon, _Fieffé_, rue Tixeranderie.

Mathieu Pelouard, derriere le Palais Royal.

Jean Prevost, ruë Galande.

Jean Arnoult, ruë Saint Louis, prés Saint Roch.

Jean Mouillefert, ruë S. Denis.

Louis Raoult, ruë des Barres.

Louis Colas, vieille ruë du Temple.

Gabriel Nicolas Beauval, devant S. André des Arts.

Charles Baignard, rue S. Antoine, prés la Barrière.

François Traffons, ruë Bourtibourg.

Pierre Chambon, _Fieffé_, ruë Pierre au Lard.

Jean Dudoigt, rue des Tournelles, prés la porte S. Antoine.

Michel Roger, cloître S. Opportune.

Thomas Mandoüyt, porte S. Michel.

Jean du Brecq, ruë de la Calande, prés le Palais.

Glaude de la Haye, rue Ste Marguerite, devant l’Abbaye S. Germain.

Jacques Gohier, ruë de la Tixeranderie.

Pierre Tauxier, ruë de la petite Truanderie.

Yves de Boucquainville, rue S. Antoine, près l’Hôtel de Sully.

Hubert le Moyne, rue S. Honoré.

Dominique Theventin, ruë S. Antoine, devant la ruë Geoffroy Lasnier.

Noel Thibault, ruë de la Verrerie.

Jacques Martin, rue Quinquempoix.

François du Rot, rue des Lombards.

Pierre Morin, ruë Bourtibourg.

Joseph Alexis le Doyen, rue Tixeranderie.

Estienne Trilliau, rue Beaubourg.

Nicolas Cabaille, rue Madame.

Nicolas Remy, rue S. Denis.

Jean Henneguy, rue de la Calandre.

Estienne Arondeau, _Fieffé_, rue S. Jacques.

Jean Huvellier, rue Dauphine.

Sébastien Huré, rue des Arcis.

Gilles de Bauve, rue S. Honoré.

Pierre René Patin, rue S. Martin.

Jean Sebert, devant le Fort l’Evesque.

Pierre Paillet, rue S. Honoré.

Jean Maisondieu, rue des Noyers.

Pierre Massé, _Fieffé_, rue des Boucheries Saint Germain.

Gilbert Mouillard, ruë de la vieille Orangerie.

Jean Edme Ravillonnet, rue S. Antoine.

Jacques Robert de Cercellier, rue du Roi de Sicile.

Jacques Barbarin, rue Coustellerie.

Claude Dépoigny, rue Saint Martin.

Jean Coucet, rue des Mauvaises Parolles.

Leonard de Champagne, rue de la Bouclerie.

Joseph François le Normand, Pont Notre Dame.

Noel Avenet, ruë aux Maires.

Jacques Rioult, Marché aux Poirés.

Nicolas Henrion, ruë Michel le Comte.

Jean Simon Mozac, rue des Lombards.

Charles Coignet, rue de la Licorne.

Charles Flattier, ruë S. Antoine, prés la ruë Percée.

Charles Cappé, ruë S. Louis Isle Notre Dame.

Pierre le Gros, place de Grève.

Jean Baptiste Destrehan, ruë S. Antoine.

Nicolas Duval, devant S. Pierre aux Bœufs.

Pierre Brisset, rue du Mouton.

Claude Ronjault, nommé par Sa Majesté, au lieu d’Estienne Marlet.

Les particuliers pourroient se pourvoir en tout temps à l’ordinaire

contre ceux d’entre les Huissiers à cheval et à verge du Châtelet qui

auroient malversé; mais on peut plus sommairement et sans frais en

porter plainte à M. le Lieutenant Civil, qui tient scéance à cet effet

le surlendemain de la Trinité depuis huit heures du matin jusqu’à midy,

et qui les fait appeller l’un après l’autre selon l’ordre de leur

reception, pour repondre aux plaintes qui sont faites contre eux, et sur

lesquelles mondit Sieur le Lieutenant Civil fait droit sur le champ,

sans que l’Officier puisse se dispenser de satisfaire à sa condamnation;

premierement parce qu’il est obligé sous paine d’amande, de repondre à

l’appel de l’Huissier. Secondement, parce qu’il est mis en arrêt jusqu’à

ce qu’il ait satisfait. On peut encore dans le courant de l’année rendre

plaintes des malversations des Huissiers à cheval et à verge aux

Officiers de leur Communauté, qui s’assemblent tous les Dimanches matin,

dans le Cloître Ste Croix de la Bretonnerie.

BUREAUX PUBLICS.

Le Bureau General de la Douane est à l’Hôtel Seguier, ruë de Grenelle,

dont la basse-cour où entrent les Roulliers est dans la ruë du Boulloy.

Le Bureau General des Aydes est dans la ruë des Barres, derriere S.

Gervais, à l’Hôtel de Charny[1].

[1] Il s’appeloit d’abord _Hôtel des Barres_, comme la rue, à cause

des _Moulins des barres du Temple_, qui étoient auprès sur la Seine.

Le percement de la rue Louis-Philippe en emporta une partie, et le

reste fut démoli vers le même temps. Le bureau des Aides ne quitta

l’hôtel de Charny qu’un peu avant la Révolution. Il fut alors

transféré rue de Choiseul dans un vaste bâtiment où nous avons vu

l’administration de l’Enregistrement et des Domaines.

Le Bureau Général des Fermes du Tabac est ruë Betisy, à l’Hotel d’Anjou.

Le Bureau Général pour la Marque des Chapeaux est ruë neuve Saint

Mederic[2].

[2] «Dans la rue Sainte-Croix de la Bretonnerie.» (Edit. 1691, p.

7.)--Sans cette marque, les chapeaux de castor étoient considérés

comme contrebande. Elle n’avoit été qu’un prétexte à l’établissement

d’offices de marqueurs, achetés surtout par des chapeliers enrichis.

(_Correspond. des Contrôl. génér._, nº 767.) En 1694, elle fut

supprimée à Lyon, et remplacée par une augmentation des droits de

douane sur les chapeaux. (_Id._, nº 1372.)

Les Bureaux des Papiers et Parchemins timbrez sont dans la Cour de la

Moignon[3], ruë Galande, ruë de Bussy, ruë S. Germain l’Auxerrois[4],

ruë des petits Champs, ruë de la Vannerie, et ruë des Barres, à l’Hotel

de Charny.

[3] «Cour neuve du Palais.» (Edit. 1691, p. 7.)

[4] «Rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois.» _Id._--Les parchemins

et papiers timbrés constituoient une sorte de ferme, dont à la fin

du règne de Louis XIV le fameux Deschiens fut le principal traitant,

ce qui lui valut cette épigramme citée par Jamet dans ses

_Stromates_, t. II, p. 1797:

On l’a toujours bien dit le papier souffre tout,

Et, quoi que sa candeur marque son innocence,

Le Roi lui fait porter les armes de la France,

Et le donne à Deschiens qui le barbouille tout.

Le Bureau des petits Domaines pour les droits des places et eschoppes

des lieux publics, est ruë Saint Germain l’Auxerrois au coin de la rue

Thibaut Thodé.

Les Bureaux du Contrôle des Exploits, sont rue Galande[5], cour de la

Moignon, ruë de la Poterie, ruë de Bussy, ruë d’Orléans, ruë du petit

Lion, ruë Saint Antoine, ruë du Monceau Saint Gervais et dans l’enclos

du grand Châtelet.

[5] A la suite dans l’édit. précédente, p. 7: «Cul de Sac de la foire

Saint-Germain.»

Le Bureau de M. Bertin, Receveur Général des Parties Casuelles[6], est

rue neuve Saint Augustin.

[6] On appeloit «parties casuelles» les droits de finance que devoit

payer annuellement tout détenteur d’un office vénal non héréditaire,

s’il vouloit le conserver à sa veuve et à ses enfants.--Nous

retrouverons Bertin qui en étoit alors le trésorier, parmi «les

fameux curieux.»

Le Bureau général des Chevaux de renvoy et de louage est à l’Hotel de

Sens[7], prés l’Ave Maria.

[7] Nous en parlerons plus loin, à propos du coche de Lyon qui en

partoit.

Le Bureau de la Compagnie des Indes Orientales est dans la rue Pavée,

prés[8] l’Hôtel de Bourgogne[9].

[8] «Derrière», édit. 1691, p. 61.

[9] La Compagnie des Indes Orientales avoit été créée par Colbert pour

faire le commerce avec les côtes de l’Indoustan. Elle avoit le

privilége exclusif des toiles fines des Indes, peintes ou blanches,

mais toutes soumises à la _marque_, sous peine d’être saisies et

brûlées comme marchandises de contrebande (ordonnance du 8 février

1687). Ce commerce se faisoit souvent par échanges: pour les toiles

des Indes importées, on exportoit nos draps du Languedoc.

(_Correspond. administr. de Louis XIV_, t. III, p. 654 et 660.)

Celui des Indes Occidentales[10] est dans la rue Saint Martin, devant

Saint Julien des Menêtriers.

[10] La Compagnie des Indes Occidentales commerçait avec l’Amérique,

où nous possédions alors le Canada, l’Acadie, Terre-Neuve, la

Louisiane. Son commerce se faisoit surtout par les navires de

Saint-Malo, et exploitoit de préférence les peaux de castor et les

matières d’or et d’argent. (_Correspond. des Contrôleurs généraux_,

nº 665.)--C’étoit, comme l’autre compagnie, une création de Colbert,

mais toutes deux, depuis sa mort, étoient bien déchues. (Isambert,

_Anciennes lois françoises_, t. XVIII, p. 35, 38, et 211.)

Le Bureau du Voier du Roi est dans la rue de Grenelle, quartier Saint

Honoré.

Celui de la Manufacture des Buffles est ruë Neuve Saint Mederic, chez M.

Jabac[11].

[11] Il s’agit des peaux de buffles préparées, dont on faisoit pour

l’armée des juste-au-corps, des colletins, etc. Jabach, que nous

retrouverons plus loin, avoit établi à Corbeil, pour leur

préparation, la meilleure manufacture qu’il y en eût en France,

aussi n’est-il pas étonnant qu’elle eût son bureau chez lui, à

Paris: «Celle de Corbeil, lisons-nous dans le _Dict. univ. du

Commerce_ de Savary, t. I, col. 1132, est la plus considérable, et

les peaux qui s’y apprêtent sont réputées les meilleures. On en doit

l’établissement au sieur Jabac, natif de Cologne, qui les avoit

poussées à la dernière perfection.»

Celui de la Manufacture des Marroquins et Vaches rouges façon de Levant

est sur le Quay de l’Ecolle[12].

[12] C’est sans doute «la manufacture de maroquin et de peau de

chagrin», dont la comtesse de Beuvron avoit obtenu le brevet, vers

le même temps. (_Corresp. administ. de Louis XIV_, t. III, introd.

p. LV.)

Celui des Jurez Crieurs est rue Neuve Saint Médéric.

Celui des Vendeurs de foin[13] est sur le Quai des Ormes.

[13] Leur vrai titre étoit «Juré peseur et compteur de la marchandise

de foin», comme on le voit par une épitaphe que rapporte M. Cocheris

dans son édit. de l’_Histoire du Diocèse de Paris_ de l’abbé Le

Beuf, in-8, t. I, p. 238.

Les Commissionnaires Facteurs de toutes marchandises ont des Bureaux ruë

de la Mortellerie, sur le port de la Grève, sur le quay de l’Ecole, etc.

Les Jurez Mouleurs et Aides Mouleurs de Bois[14], ont aussi leurs

Bureaux par tout où l’on fait commerce de bois à bruler, quay de la

Grève, quay de la Tournelle, quay de l’Ecole, quay de la Grenouillière,

porte Saint Antoine, etc.

[14] Ces sortes d’offices datoient du XIVe siècle. Il existe, en

effet, une ordonnance de Charles VI, qui établit «quarante jurés

compteurs et _moleurs_ de bois.» Leur fonction consistoit à faire

mesurer dans un cercle de fer, appelé _mole_ ou _moule_, le bois à

brûler, qui se vendoit sur les ports. Ce sont les charges dont on se

moqua le plus, surtout lorsque, par expédient de finances, elles se

multiplièrent sous Louis XIV: «--Vous aimez les titres, dit

Colombine dans la farce des _Chinois_ jouée au théâtre Italien en

1692, et si l’on n’y tient la main, vous vous mettrez de pair avec

_les mouleurs de bois_.» (Acte IV, scène 2.)--Ils ne tardèrent pas à

être supprimés en province, mais il fallut que les villes payassent

leur suppression. (_Correspond. des Contrôl, génér._, nos 1564 et

1573.) Ils durèrent plus longtemps à Paris. Au mois de juillet 1725,

on parla même d’en créer de nouveaux. (_Journal de Math. Marais_, t.

III, p. 208.)--C’est par délégation que la charge s’en exerçoit. On

s’explique ainsi comment Philippe Caffiéri, père du grand artiste, à

qui l’on doit les admirables bustes du théâtre Français, put être à

la fois «sculpteur du Roy, et mouleur de bois», ainsi qu’on le voit

sur son acte de mort, en date du 7 sept. 1716. (Jal, _Dict. crit._,

p. 303.)

Les Jurez Mesureurs et Controlleurs de grains et farines, en ont à la

Halle et sur les quais de l’Ecole et de la Grève.

Le Bureau des Commissaires Controlleurs de la Buche, est devant le

pont-neuf du côté de la Samaritaine[15].

[15] Pour tous ces «officiers sur les ports et quais» se trouve un

curieux dossier dans la collection des papiers Delamarre, aux _mss._

de la Biblioth. Nat., t. 153, fol. 13, etc.--Ceux qui avoient

qualité de mouleurs et aides-mouleurs de bois, dont il est parlé

dans la note précédente, exerçoient, ou plutôt faisoient exercer,

principalement au quai de l’Ecole. C’est là, plus encore qu’à la

Grenouillère--aujourd’hui le quai d’Orsay--qu’avoient lieu les

grands arrivages de bois à brûler. Corbinelli du _Pédant joué_ de

Cyrano ne va pas autre part pour acheter les meilleurs cotrets.

Les Jurez Controlleurs de Vins, Cidres et autres Boissons, ont leurs

Bureaux, rue Frementeau[16] et sur le Quay des Célestins.

[16] C’est-à-dire Froidmanteau ou Fromenteau.

Il y a au même lieu un Bureau pour les déclarations des marchandises qui

doivent les droits à la Doüanne.

Les Jurez Courtiers de Vins ont leurs Bureaux sur le quay de la

Grève[17].

[17] Ils faisoient l’essai des vins dans les caves mêmes de l’Hôtel de

Ville.

Celui des nouveaux Officiers Gardes batteaux et Metteurs à bord, est sur

le même quay et pareillement celuy du Domaine et Barrage.

Celuy des droits du Poisson de mer frais, sec et salé, est sur le quay

des Celestins.

Au même lieu est le Bureau des droits qui se levent sur les Cendres,

Soudes et Gravelées.

Le Bureau des Marchands Bouchers est sur le port de la Grève devant la

place aux veaux[18].

[18] C’est-à-dire sur la gauche de la Grève, vers la rue de la

Tannerie, où s’étoit tenu en effet le Marché aux Veaux, jusqu’en

1646, époque où il fut transféré quai des Ormes. Son ancien

emplacement fut appelé «Vieille place aux Veaux.»

ADMINISTRATION DES HOSPITAUX

_Gouverneurs et Administrateurs de l’Hotel Dieu et des Incurables._

Monseigneur l’Archeveque de Paris, à l’Archeveché.

Monseigneur le Premier Président, Cour du Palais.

Monseigneur le Premier Président de la Chambre des Comptes, vieille ruë

du Temple.

Monseigneur le Premier Président de la Cour des Aydes devant les

Capucins du Marais.

Monseigneur le Procureur Général, rue Barbette.

M. de la Reynie, rue du Boulloy.

M. de Fourcy, rue de Jouy.

M. le Pelletier, vieille rue du Temple.

M. Chuppé, rue de l’Observance.

M. Acard, vieille rue du Temple[1].

[1] Aux Archives de l’Assistance publique se trouvoit le procès-verbal

de la prestation de serment, en la grand’Chambre du Parlement, des

sieurs Accart, Choart, et Baussan, nommés, en 1673, gouverneurs de

l’Hôtel-Dieu.

M. Guiloire, cul de sac Saint Dominique.

M. Champy, rue de la Harpe.

M. Petitpied, rue du Jour.

M. de Bragelonne, dans le Temple.

M. Goupy, rue Sainte Avoye.

M. Soufflot[2], rue des deux Ecus.

[2] Il fut un des administrateurs de l’Hôtel-Dieu jusqu’en 1717. Il

fit en 1707 un rapport, qui étoit aux Archives de l’Assistance

publique, sur une rébellion au faubourg Saint-Germain «contre

l’exempt et les archers préposez pour veiller aux fraudes de la

boucherie de l’Hôtel-Dieu, pendant le caresme.» On sait que c’est la

seule boucherie qui avoit à cette époque de l’année le droit

d’ouvrir et de vendre. En 1717, comme l’un des doyens, il fut chargé

de veiller à l’auto-da-fé des peintures licencieuses qui s’étoient

trouvées dans le legs que M. de Callières avoit fait à l’Hôtel-Dieu

de tous ses biens: «Sur ce qui a esté dit par M. d’Estrechy,

lisoit-on dans une pièce des Archives, que parmy les tableaux de la

succession de feu M. de Callières, il s’en est trouvé quatre

représentant des nudités et des postures indécentes capables de

blesser la pudeur et la modestie chrestienne s’ils estoient exposez

en vente, la Compagnie a aresté qu’ils seront jettés au feu, en

présence de Messieurs Soufflot et d’Estréchy.»

M. le Verrier, rue Percée.

M. Levêque de Vaugrineuse, rue Saint Martin.

M. Herblot, rue Saint Germain l’Auxerrois.

M. Marchand, rue Tictonne.

M. Destrichy[3], rue Bertin Poirée.

[3] Lisez d’Estréchy. C’est le même qui est nommé dans la note

précédente. En 1708, à l’époque d’une épidémie scorbutique à Paris,

il fit une déclaration curieuse: «M. d’Etrechy a dit que si

l’augmentation des malades venus à l’Hôtel-Dieu depuis quelques

jours continue, il y en aura trois mil ou environ dans dimanche

prochain.» (_Archives hospitalières_ par Léon Brièle, 1877, in-8, p.

69.)

M. Clerambault, rue Jean Lointier.

M. Piquet, rue de la Tixeranderie.

_Receveur de l’Hotel-Dieu._

M. Perlan, ruë Saint Martin.

_Greffier de l’Hotel-Dieu._

M. Beaufort, Parvis Notre-Dame.

_Receveurs et Greffiers des Incurables._

M. Garilde, rue du Four S. Germain.

Le Bureau de l’Hotel Dieu se tient tous les Mercredis et les Vendredis,

depuis dix heures jusqu’à midi.

Il y a encore une autre scéance du même Bureau à l’Archeveché, tous les

Samedis aux mêmes heures.

Messieurs du Bureau prennent une sorte de vacance pendant les vacations

du Parlement, mais quelques uns ne laissent pas de s’assembler pour les

affaires urgentes une fois la semaine seulement, alternativement au

Bureau ordinaire et à l’Archeveché, le Vendredi au premier endroit et le

Samedi à l’autre, aux heures ci-devant marquées.

_Gouverneurs et Administrateurs de l’Hopital General._

CHEFS DE L’ADMINISTRATION.

Monseigneur l’Archevêque de Paris, Nosseigneurs les premiers Presidens

du Parlement, de la Chambre des Comptes et de la Cour des Aydes,

Monseigneur le Procureur Général, Monsieur de Fourcy et Monsieur de la

Reynie, aux adresses ci-devant marquées.

ADMINISTRATEURS ORDINAIRES.

M. Pajot, rue du Bac, aux Missions Etrangères.

M. le Vieux[4], cul de sac des Bourdonnois.

[4] Quand les Hôpitaux et les Incurables firent banqueroute en 1689,

il passa pour y avoir contribué par ses malversations. C’est sur

cette banqueroute, d’où vint la ruine de tant de gens, qui avoient

prêté aux hôpitaux leurs deniers à rentes viagères ou à _fond

perdu_, que La Bruyère écrivit: «Le fonds perdu, autrefois si sûr,

si religieux et si inviolable, est devenu avec le temps et par les

soins de ceux qui en étoient chargés, un bien perdu.» _De quelques

usages_, § 39.--Les _Clés_ disent qu’on chassa les administrateurs

accusés de friponnerie. Le Vieux, quoiqu’elles le nomment, n’en

étoit pas, puisque trois ans après nous le trouvons encore ici parmi

les administrateurs de l’Hôpital général.

M. Meliand, rue Saint Loüis du Marais.

M. Pinette, à l’Oratoire du Fauxbourg Saint Michel.

M. le Caron, rue Bardubec.

M. Hourlier[5], rue des fossez saint Michel.

[5] Nous le connaissons déjà comme bailli du Palais.--Le 14 août 1671,

il prit part aux mesures adoptées pour donner des nourrices aux

Enfants trouvés. Il émit alors une opinion intéressante sur la

recherche des pères pour cette catégorie d’enfants: «Monsieur

Hourlier, bailly du Palais, lisoit-on à cette date dans une pièce

des _Archives hospitalières_, a dit qu’il avoit esté cy-devant rendu

plusieurs sentences au Châtelet, portant condamnation contre

plusieurs particuliers trouvés estre pères d’aulcuns enfans trouvez,

lesquelles sentences n’ont point esté suivies d’exécution. A esté

arresté qu’on fera ses efforts pour retrouver lesdictes sentences,

et Monsieur le Procureur du Roy supplié d’en prendre soin.»

M. Blin, quay des Augustins.

M. Berthelot, près la place des Victoires[6].

[6] C’est Berthelot l’aîné, que nous avons vu plus haut au chapitre

des fermiers généraux des Monnoies. Devenu fort riche, il usoit bien

de sa fortune, et s’étoit ainsi donné des droits à prendre place

dans l’administration des Hospices. On lui dut en partie celui des

Convalescents: «Il a esté dit, lisons-nous dans le _Récolement des

archives hospitalières_ dressé par M. Brièle, que le prieuré de

Saint-Julien estoit plus propre à cet hospice, et mesme y avoit esté

destiné dès le commencement. On a dit aussi que M. Berthelot, qui a

donné 60,000 livres et promis quarante autres mille livres, a

témoigné n’avoir point d’attache pour le lieu.» (Janv. 1675.)

M. Petitpas, Parvis Notre Dame.

M. Husson, rue du Roy de Cicile.

M. Guilloire, cul de sac saint Dominique.

M. Rillart, près Saint Paul.

M. Petitpied, rue du Jour.

M. Briçonnet, près les Enfans Rouges.

M. de Bie, rue Bardubec.

M. le Bœuf, Isle Notre Dame.

M. le Febvre, près saint Sulpice.

M. Thieriac, près l’_Ave Maria_.

M. de Fremont[7], porte Gaillon.

[7] Nous avons parlé de lui plus haut au chapitre des _Gardes du

Trésor royal_.

M. Boucot[8], rue Hautefueille.

[8] Il figure déjà plus haut parmi «les gardes des rôles des offices

de France.»

M. David, cul de sac saint Sauveur.

M. Braquet, Cloitre Notre Dame.

M. Soubeiran, près l’Oratoire saint Honoré.

M. Gourdon[9], à l’Hotel de Guyse.

[9] Il avoit prêté serment, en 1681, comme «receveur charitable de

l’Hôpital général.»

M. Colin[10], Isle Notre Dame.

[10] Il semble avoir été chargé des aumônes de Mme de Miramion pour

les hospices: «Monsieur Colin, lisons-nous dans le _Récolement des

archives hospitalières_, p. 138, a apporté 64 louis d’or, valant 903

livres, que lui a donnés Madame de Miramion, procédés de la queste

faicte à la Cour.» (1694, 28 avril.)

M. Badoulleau, rue des Prouvaires.

M. le Febvre, Cousture sainte Catherine.

M. Pirot, rue de Ventadour.

BANQUIERS POUR LES REMISES DE PLACES EN PLACES.

Messieurs le Couteux[1], ruë de la Tixanderie, pour Normandie, Bretagne

et païs étrangers.

Le livre commode des adresses de Paris pour 1692, tome 1/2 · 第 10 / 27 段