Depuis le commencement de la guerre, dit le _Hannover Kurier_, on a fait
rentrer tous les bateaux-phares de la côte de la Frise occidentale et
les phares ont été éteints. Cela a conservé la vie à des milliers
d’oiseaux de toutes espèces. Attirés et aveuglés par la lumière des
phares, des centaines et des centaines de ces bêtes allaient chaque nuit
se jeter contre les vitres et les barreaux et tombaient morts.
Habituellement, en automne et au printemps, des multitudes d’oiseaux
chanteurs, des alouettes, des sansonnets, des grives, des canards, des
mouettes, etc., venaient se tuer sur les bateaux-phares de Borkum et
Héligoland. Près du phare de Héligoland, on trouvait, il y a quelques
années, trois mille oiseaux morts par semaine. Maintenant il y vit des
milliers de mouettes, des canards sauvages et beaucoup d’autres oiseaux
aquatiques.