VI

La discussion de l'adresse à la Chambre des députés s'ouvrit le 1er

février 1847 et dura jusqu'au 12. Une escarmouche sur l'affaire de

Cracovie, une bataille sur les mariages espagnols, telles furent

les parties saillantes de cette discussion. Au sujet de Cracovie,

le discours du trône s'était borné à dire avec une sobriété voulue:

«Un événement inattendu a altéré l'état de choses fondé en Europe

par le dernier traité de Vienne. La république de Cracovie, État

indépendant et neutre, a été incorporée à l'empire d'Autriche. J'ai

protesté contre cette infraction aux traités.» Le projet d'adresse,

un peu moins bref, ajoutait, en s'inspirant d'une idée indiquée dans

la note que M. Guizot avait naguère adressée aux trois cours[394]:

«La France veut sincèrement le respect de l'indépendance des États

et le maintien des engagements dont aucune puissance ne peut

s'affranchir sans en affranchir les autres»; il félicitait en outre

le gouvernement d'avoir «répondu à la juste émotion de la conscience

publique, en protestant contre cette violation des traités, nouvelle

atteinte à l'antique nationalité polonaise». Ce fut M. Odilon Barrot

qui parla au nom de l'opposition. Que voulait-il au juste? Il serait

malaisé de préciser à quoi concluaient ses phrases contre les traités

de 1815 et en faveur des nationalités. M. Guizot, dans sa réponse,

fut au contraire très net. «Le gouvernement du Roi, dit-il, a vu dans

la destruction de la république de Cracovie un fait contraire au

droit européen; il a protesté contre le fait, qu'il a qualifié selon

sa pensée. Il en a pris acte afin que, dans l'avenir, s'il y avait

lieu, la France pût en tenir le compte que lui conseilleraient ses

intérêts légitimes et bien entendus... Mais, en même temps qu'il

protestait, le gouvernement du Roi n'a pas considéré l'événement de

Cracovie comme un cas de guerre. Et là où le gouvernement du Roi ne

voit pas un cas de guerre, il ne tient pas le langage, il ne fait

pas le bruit, il ne prend pas l'attitude de la guerre; il trouve

qu'il n'y aurait à cela ni dignité, ni sûreté. Savez-vous quel est

le vrai secret de la politique? C'est la mesure; c'est de faire à

chaque chose sa juste part, à chaque événement sa vraie place, de

ne pas grossir les faits outre mesure, pour grossir d'abord sa voix

et ensuite ses actes au delà du juste et du vrai... Voici encore

pourquoi, indépendamment de cette décisive raison que je viens

d'indiquer, voici pourquoi nous avons agi comme nous l'avons fait.

Nous n'avons pas cru que le moment où nous protestions contre une

infraction aux traités fût le moment de proclamer le mépris des

traités; nous n'avons pus cru qu'il nous convînt, qu'il convînt à la

moralité de la France, à la moralité de son gouvernement, de dire,

à l'instant où il s'élevait contre une infraction aux traités: Nous

ne reconnaissons plus de traités.» Le ministre montrait à la Chambre

que toute autre conduite eût amené «de nouveau, en Europe, l'union

de quatre puissances contre une». «Le jour, ajoutait-il, où nous

croirions que la dignité et l'intérêt du pays le commandent, nous

ne reculerions pas plus que d'autres devant une telle situation;

mais nous sommes convaincus que l'événement de Cracovie n'était pas

un motif suffisant pour laisser une telle situation se former en

Europe.» La Chambre applaudit à ce langage aussi ferme que sensé, et

la gauche n'osa même pas proposer d'amendement.

[Note 394: Voir plus haut, p. 275.]

Sur les mariages espagnols, l'opposition, naguère si passionnée

dans la presse, se montra tout d'abord assez hésitante; on eût

dit qu'elle éprouvait quelque embarras à répéter à la tribune ce

qu'elle avait écrit dans les journaux. Quand, dans la séance du 2

février, la discussion s'ouvrit sur le paragraphe relatif à cette

affaire, M. Crémieux se trouva à peu près seul à attaquer les

mariages. Les hommes considérables, M. Thiers notamment, se turent.

Il n'appartenait pas à M. Guizot d'engager lui-même un combat auquel

l'opposition se dérobait, d'autant qu'il avait dit le nécessaire

dans la discussion de la Chambre des pairs[395]. Il se borna donc à

quelques mots dans lesquels, rappelant la modération, la réserve,

la bienveillance pour la France qui venaient de se manifester au

Parlement anglais, il se montrait désireux de s'associer à cet

esprit de conciliation; sans doute, ajoutait-il, s'il y avait été

obligé, il se serait défendu; mais, sa politique n'ayant pas été

sérieusement attaquée, il croyait répondre aux sentiments exprimés à

Londres, en s'abstenant pour le moment de toute discussion. Sur cette

déclaration, le paragraphe fut voté sans difficulté. La Chambre se

trouva ensuite en présence d'un paragraphe additionnel, proposé par

MM. Billault et Dufaure: c'était la manifestation du nouveau tiers

parti qui prétendait faire la leçon à la fois à M. Thiers et à M.

Guizot, se séparait du premier en approuvant les mariages, mais ne

témoignait pas confiance dans la fermeté du second. Cet amendement,

soutenu par ses deux auteurs et par M. de Tocqueville, repoussé avec

un laconisme dédaigneux, d'un côté par M. Guizot, de l'autre par M.

Odilon Barrot, ne réunit au vote que 28 voix sur 270. Un échec si

complet fit sourire la galerie. «Ils ont voulu faire de l'équilibre,

disait le _Journal des Débats_, être de l'opposition et de la

majorité, garder un pied sur la rive droite et un pied sur la rive

gauche, ce qui est une attitude très difficile quand on n'est pas le

colosse de Rhodes.»

[Note 395: Le jour même où s'ouvraient les débats de l'adresse, le

1er février, M. Dégages écrivait à M. de Jarnac: «M. Guizot parlera

le moins possible; il ne parlera que pour se défendre s'il est

attaqué. Chacun se demande ce que fera M. Thiers. Je crois volontiers

qu'il ne le sait pas bien encore lui-même.» (_Documents inédits._)]

Le gouvernement s'était-il donc débarrassé à si peu de frais de

l'opposition contre les mariages espagnols? C'eût été trop beau. En

sortant de cette séance du 2 février, M. Thiers avait conscience

de n'y avoir pas fait brillante figure. Vainement ses journaux

prétendaient-ils, le lendemain matin, que M. Guizot avait «demandé

grâce» et «imploré le silence»; le public ne s'y laissait pas

prendre: il voyait bien qui avait reculé devant le débat, et un

observateur pouvait noter sur son journal intime: «L'opposition est

en pleine déroute; en gardant le silence, elle avoue implicitement

l'imprudence et l'impopularité de la politique qu'elle a suivie par

rapport aux mariages espagnols; jamais, depuis 1830, elle n'avait

paru à ce point déconcertée et anéantie[396].» M. Thiers crut donc

nécessaire de tenter quelque chose, dans la séance du 3 février,

afin d'atténuer cette impression. Il prit la parole pour déclarer

que, s'il s'était abstenu jusqu'alors, c'était que le ministre des

affaires étrangères lui avait paru désirer le silence dans l'intérêt

du pays; mais ne voulant, disait-il, laisser aucune équivoque sur la

question de savoir à qui incombait la responsabilité de ce silence,

il demandait au gouvernement de dire nettement s'il acceptait ou

refusait la discussion. M. Guizot répondit aussitôt que le ministère

ne refusait pas la discussion; tant qu'il ne s'était pas vu attaqué

sérieusement, il avait cru qu'il y aurait avantage à imiter la

réserve du Parlement anglais; si aujourd'hui l'on voulait recommencer

le débat, il l'accepterait; mais ce n'était pas à lui à prendre

l'initiative; il ne pouvait avoir qu'à se défendre. Sur ce, M, Thiers

annonça qu'il parlerait, et rendez-vous fut pris pour le lendemain.

[Note 396: _Journal inédit du baron de Viel-Castel._]

M. Thiers n'apporta pas, à la tribune, la contradiction absolue,

l'attaque à fond, la réprobation véhémente et indignée qu'eussent pu

faire prévoir la polémique de ses journaux et ce que nous savons de

ses sentiments intimes. Évidemment, il était contenu par l'état de

l'esprit public. Quand il en vint à préciser les points où il eût

voulu une politique différente de celle qui avait été suivie, on

fut surpris de voir que ces points n'étaient, en somme, ni les plus

nombreux ni les plus considérables, et que souvent la dissidence se

réduisait à peu de chose. Il commença par reconnaître qu'il avait

été bon de marier la Reine avec don François d'Assise et d'écarter

le prince de Cobourg. Sa critique porta uniquement sur le mariage

du duc de Montpensier; il ne contestait pas que ce mariage fût

«désirable» sous plusieurs rapports, mais, selon lui, on s'était,

sans nécessité, trop pressé de l'accomplir, et cette précipitation

avait fait manquer à ce qui était dû à l'Angleterre. Pour établir

cette thèse, il exposa les faits à sa façon, niant que le ministère

whig eût été moins fidèle que le ministère tory aux engagements pris

à Eu, affirmant même que le premier avait fait plus encore que le

second pour empêcher le mariage Cobourg. Il appuya aussi sur les

révélations faites par les deux dépêches de lord Normanby du 1er et

du 25 septembre 1840, et sur les déclarations contradictoires que M.

Guizot aurait faites à ces deux dates. Et pourquoi, demandait-il,

tous ces mauvais procédés dont la conséquence avait été la rupture

de l'alliance anglaise? Pour faire un mariage qui ne valait certes

pas d'être payé si cher. L'orateur estimait qu'en attachant tant

d'importance à cette question matrimoniale, le gouvernement avait

commis une sorte d'anachronisme: aujourd'hui, ce n'était plus par

un lien de parenté royale que la politique française pouvait agir

efficacement en Espagne, c'était par le lien d'une révolution

commune. Parlant à ce propos du rôle de la France en Europe, M.

Thiers revendiquait pour son pays l'honneur de protéger partout la

liberté en péril, les nationalités menacées. Pour une telle oeuvre,

l'alliance anglaise lui était utile. En rompant cette alliance au

moment où le pouvoir passait aux mains des whigs, dont l'esprit

libéral déplaisait aux puissances absolutistes, notre gouvernement

avait révélé ses penchants réactionnaires. Ce qu'il nous en coûtait,

on l'avait vu tout de suite dans l'affaire de Cracovie. Mais Cracovie

n'était qu'un point dans l'espace. M. Thiers montrait alors, dans

un brillant tableau, l'Italie qui se réveillait à la parole de Pie

IX, la Suisse en état de guerre civile, l'Allemagne en fermentation

constitutionnelle; il indiquait de quel appui serait, sur tous ces

théâtres, pour la cause de la liberté, l'union de la France et de

l'Angleterre. «Méconnaissez, s'écriait-il, l'événement de Cracovie;

Cracovie était bien petite, quoiqu'elle ait la grandeur du droit;

méconnaissez l'événement de Cracovie; mais avez-vous donc méconnu

l'état du monde?»

M. Guizot prit la parole, le lendemain, 5 février: «Y a-t-il eu

nécessité de faire ce qu'on a fait et au moment où on l'a fait? Y

a-t-il eu loyauté dans la manière dont on l'a fait?» Telle était

la double question qui lui paraissait posée par le débat. Il y

répondait oui sans hésiter, et il entreprit de justifier sa réponse

en recommençant, avec nombreuses pièces à l'appui, l'histoire des

négociations auxquelles avait donné lieu l'affaire des mariages.

Cela fait,--et ce fut de beaucoup la partie la plus étendue de son

discours,--il aborda ce qu'il appelait «la question des conséquences

de l'acte, la question de la situation politique que l'acte nous

avait faite». Il ne contestait pas «la gravité de cette situation»,

mais ne voulait pas qu'on l'exagérât. En tout cas, il estimait que le

moyen le plus sûr d'écarter tous les dangers était que la politique

française restât «conservatrice, pacifique, dévouée à l'ordre

européen». Ainsi obtiendrait-on que les puissances persistassent

à refuser leur adhésion aux protestations de l'Angleterre. Arrivé

au terme de sa longue démonstration, M. Guizot concluait, la tête

haute et sur un ton de fierté victorieuse: «L'affaire des mariages

espagnols est la première grande chose que nous ayons faite seuls,

complètement seuls, en Europe, depuis 1830. L'Europe spectatrice,

l'Europe impartiale en a porté ce jugement. Soyez sûrs que cet

événement nous a affermis en Espagne et grandis en Europe.» Et,

dominant les murmures de l'opposition, il faisait honneur de ce

succès à la politique d'ordre et de conservation. «Nous maintenons,

s'écriait-il, que cette politique a grandi, fortifié, honoré la

France en Europe, qu'elle lui a donné plus de poids, plus de crédit;

et nous maintenons que si cette politique n'avait pas été suivie,

vous n'auriez pas été en état de résoudre vous-mêmes, en Espagne, la

question qui s'est présentée, et qu'elle aurait été résolue contre

vous au lieu de l'être pour vous.»

M. Guizot descendit de la tribune au milieu des acclamations de

la majorité. Celle-ci ne lui savait pas seulement gré d'avoir

vigoureusement réfuté les opposants; c'était aussi pour elle une

satisfaction nouvelle, en face de ceux qui l'avaient si souvent

accusée de platitude envers le cabinet de Londres, de voir la fermeté

avec laquelle son chef faisait tête à lord Palmerston[397]. M. Guizot,

en effet, sans oublier que sa voix portait jusqu'en Angleterre,

avait dit hardiment, sur les procédés de la diplomatie britannique,

tout ce qui lui avait paru nécessaire à sa propre justification.

Quelques-uns même de ses auditeurs, peu braves de leur naturel,

n'avaient pas été parfois sans trembler, en le voyant se mouvoir avec

cette allure résolue, sur un terrain si périlleux; mais on pouvait se

fier à l'habileté de l'orateur: admirablement maître de sa pensée et

de sa parole, il avait mesuré d'avance jusqu'où il pouvait aller, et

n'avait pas dépassé la limite qu'il s'était fixée. Le vote à mains

levées donna une grande majorité au ministère. L'opposition, se

sentant battue, n'avait pas osé demander le scrutin. Quelques jours

après, l'ensemble de l'adresse fut voté par 248 voix contre 84. Le

ministère ne s'était pas encore vu à la tête d'une majorité aussi

nombreuse et aussi décidée.

[Note 397: «La majorité, écrivait le duc de Broglie à son fils, est

contente de manger un peu de l'Anglais, pourvu qu'on n'en mange que

ce qu'on en peut digérer.» (_Documents inédits._)]

L'opposition, qui sentait toute l'étendue de son échec, maugréait

plus ou moins contre M. Thiers, auquel elle reprochait d'avoir voulu

engager le combat sur un terrain aussi défavorable que celui des

mariages espagnols. Le désappointement ne devait pas être moins vif

à l'ambassade anglaise et au _Foreign office_. On y avait cru que la

discussion entraînerait la chute du ministère; or, il se trouvait au

contraire qu'elle avait tout à fait tourné à son avantage. M. Guizot

se plaisait à mettre en lumière la déception de ses adversaires.

«Voici, écrivait-il à ses agents près les cours de Vienne et de

Berlin, l'erreur du cabinet anglais depuis six mois. Il a compté sur

l'intimidation du Roi, des Chambres, du public. Il a espéré d'abord

que le mariage Montpensier ne se ferait pas; puis, le mariage fait,

qu'on ferait des concessions sur les choses, que la duchesse de

Montpensier renoncerait à ses droits; puis qu'à défaut de concessions

sur les choses, on en ferait sur les personnes, que M. Guizot serait

sacrifié. De Paris, on a successivement écrit et promis tout cela à

Londres. Cabinet anglais et opposition française ont l'un et l'autre

mis tout leur jeu sur cette carte de l'intimidation à tous les degrés

et sous toutes les formes. Ils se sont trompés[398].»

[Note 398: Lettres à M. de Flahault, en date du 24 février 1847, et

au marquis de Dalmatie, en date du 4 mars. (_Documents inédits._)]

M. Thiers, craignant évidemment que lord Palmerston ne fût ainsi

découragé de l'alliance contractée avec lui, s'empressa d'écrire

à M. Panizzi; il lui affirma, en dépit des votes émis; que

«l'immense majorité de la Chambre des députés déplorait la conduite

de M. Guizot», qu'elle lui «reprochait son imprudente morgue et

l'aveuglement avec lequel il s'était jeté dans le débat», et surtout

il tâcha toujours de faire croire au gouvernement anglais qu'en

poussant vigoureusement son attaque, il déterminerait Louis-Philippe

à abandonner son ministre. «Le Roi, écrivait-il, est devenu fort

douteux pour M. Guizot... Je suis certain de ce que je vous dis

ici. Des confidences très sûrement informées ne m'ont laissé aucun

doute à cet égard. Avant-hier, j'ai pu me convaincre d'un changement

notable, par mes propres yeux. J'étais invité au spectacle de la cour

avec sept ou huit cents personnes, par conséquent sans faveur aucune;

mais j'ai reçu un accueil qu'on ne m'avait pas fait depuis bien des

années, et c'est toujours ainsi quand on commence à s'ébranler[399].»

Toutefois, lord Palmerston se lassait de prendre au sérieux ces

assurances toujours démenties par l'événement. Il se rendait compte

que le ministère était beaucoup plus solide que M. Thiers ne le

disait. «Je crois M. Guizot aussi fort que jamais», écrivait-il peu

après à lord Normanby[400]. À partir de cette époque, sans aucunement

désarmer à l'égard du gouvernement français, il se montra beaucoup

moins occupé de lier partie avec notre opposition. D'ailleurs, s'il

eût trouvé un certain plaisir de vengeance à jeter par terre un

ministre qui l'avait mortifié, et si, par ce motif, il avait associé

volontiers ses ressentiments à ceux de M. Thiers, il ne consentait

nullement à regarder l'avènement de ce dernier comme une satisfaction

qui dût effacer ses griefs, dissiper ses méfiances et mettre fin au

conflit: en réalité ce n'était pas à tel ministre, mais à la France

qu'il en voulait. «Je ne vois vraiment pas, écrivait-il encore à

lord Normanby, ce que nous gagnerions à un changement de cabinet

en France. Nous pourrions avoir quelqu'un avec qui il serait plus

agréable de traiter, à la parole duquel nous croirions davantage;

mais le successeur, quel qu'il fût, serait dans son coeur aussi

hostile à l'Angleterre; peut-être même jugerait-il plus nécessaire

d'être raide, pour qu'on ne le crût pas moins disposé que M. Guizot à

nous braver,--nous devrions plutôt dire à nous tromper,--dans ce qui

regarde le mariage espagnol[401].»

[Note 399: _The Life of sir Anthony Panizzi_, par Louis FAGAN.]

[Note 400: BULWER, _The Life of Palmerston_, t. III, p. 299.]

[Note 401: BULWER, _The Life of Palmerston_, t. III, p. 299.]

Histoire de la Monarchie de Juillet (Volume 6 / 7) · 第 56 / 84 题