«Au quartier général de Villach, le 5 juin 1809, à deux heures après
midi.
«Mon général, j'ai reçu la dépêche de Votre Excellence, datée d'hier au
soir; j'avais déjà mandé ce matin, par mes dépêches, que je crois
également que l'ennemi pouvait encore se porter de Tarvis sur Gorice.
Une reconnaissance est partie ce matin, et, comme la course qu'elle a à
faire est très-longue, elle ne rentrera que ce soir; j'aurai soin
d'informer Votre Excellence de tout ce qui parviendra à ma connaissance.
«Si j'avais assez de forces, j'attaquerais l'ennemi, et, si Votre
Excellence peut disposer de quelques forces, je l'obligerai ou de
rentrer dans le Tyrol, ou le pousserai entre deux feux.»