CHAPITRE XLII

Oltre la sfera che più larga gira....

_Ce sonnet comprend en lui-même cinq parités_.

_Dans la première, je dis dans quel endroit va ma pensée en nommant cet

endroit dans quelqu'un de ses effets. Dans la seconde, je dis pourquoi

elle y monte, et qui l'y pousse. Dans la troisième, je dis ce qu'elle y

voit c'est-à-dire une femme honorée. Et je l'appelle un_ esprit

voyageur, _parce qu'elle va là-haut en esprit voyageur, qui est hors de

sa patrie. Dans la quatrième, je dis qu'elle la voit telle, c'est-à-dire

dans une telle condition, que je ne peux le comprendre, c'est-à-dire que

mon esprit monte dans sa condition à un tel degré (d'élévation) que mon

intelligence ne peut le comprendre: attendu que notre intelligence n'est

à ces âmes bénies que ce que nos yeux sont au soleil, comme le dit

Aristote dans le deuxième chap. de la_ Métaphysique. _Dans la cinquième

partie, je dis que si je ne puis voir là où m'emmène ma pensée,

c'est-à-dire à une telle hauteur, du moins, je comprends ceci: que telle

est la pensée de ma Dame, puisque je la sens dans ma propre pensée_.

_Et puis à la fin de cette cinquième partie, je dis_: mes chères dames,

_pour donner à entendre que c'est bien à des femmes que je m'adresse. La

deuxième partie commence à_: une nouvelle intelligence ... _la troisième

à_: quand il est arrivé ... _la quatrième à_: il la voit si grande ...

_la cinquième à_: je sais qu'il parle....

_On pourrait encore diviser ce sonnet plus subtilement pour le faire

mieux comprendre: mais on peut se contenter de ces divisions, et je ne

m'en occupe pas davantage_.

La Vita Nuova (La Vie Nouvelle) · 第 161 / 170 题