Oltre la sfera che più larga gira....
_Ce sonnet comprend en lui-même cinq parités_.
_Dans la première, je dis dans quel endroit va ma pensée en nommant cet
endroit dans quelqu'un de ses effets. Dans la seconde, je dis pourquoi
elle y monte, et qui l'y pousse. Dans la troisième, je dis ce qu'elle y
voit c'est-à-dire une femme honorée. Et je l'appelle un_ esprit
voyageur, _parce qu'elle va là-haut en esprit voyageur, qui est hors de
sa patrie. Dans la quatrième, je dis qu'elle la voit telle, c'est-à-dire
dans une telle condition, que je ne peux le comprendre, c'est-à-dire que
mon esprit monte dans sa condition à un tel degré (d'élévation) que mon
intelligence ne peut le comprendre: attendu que notre intelligence n'est
à ces âmes bénies que ce que nos yeux sont au soleil, comme le dit
Aristote dans le deuxième chap. de la_ Métaphysique. _Dans la cinquième
partie, je dis que si je ne puis voir là où m'emmène ma pensée,
c'est-à-dire à une telle hauteur, du moins, je comprends ceci: que telle
est la pensée de ma Dame, puisque je la sens dans ma propre pensée_.
_Et puis à la fin de cette cinquième partie, je dis_: mes chères dames,
_pour donner à entendre que c'est bien à des femmes que je m'adresse. La
deuxième partie commence à_: une nouvelle intelligence ... _la troisième
à_: quand il est arrivé ... _la quatrième à_: il la voit si grande ...
_la cinquième à_: je sais qu'il parle....
_On pourrait encore diviser ce sonnet plus subtilement pour le faire
mieux comprendre: mais on peut se contenter de ces divisions, et je ne
m'en occupe pas davantage_.