LE PATRIARCHE MARONITE A PARIS

Paris compte depuis quelque temps parmi ses hôtes de marque Mgr Elias

Hoyek, patriarche' maronite d'Antioche et de tout l'Orient, commandeur

de la Légion d'honneur. Il vient de Rome, où il est allé présenter ses

hommages au pape Pie X; le rite dont il est le plus haut dignitaire et

qui compte la majeure partie de ses adeptes au Liban appartient en

effet, on le sait, à la religion catholique. Mgr Hoyek est âgé de

soixante et un ans; il a été élu en 1899. C'est un homme robuste, de

belle prestance; son visage ouvert, encadré d'une barbe épanouie,

blanche comme la neige, porte l'expression de l'intelligence, de la

finesse et de la bonté; il est vêtu d'une longue soutane, par-dessus

laquelle se drape une ample houppelande aux longues manches, et coiffé

d'une sorte de turban de soie noire.

[Illustration: A Anvers: une crevasse produite par le glissement des

quais dans le port.--_Phot. A. Pierre._]

[Illustration: A Paris: Sa Béatitude Mgr Elias Hoyek, patriarche

maronite, en fiacre.]

L'éminent prélat a déjà visité Paris, antérieurement à son élévation au

patriarcat. Il y revient aujourd'hui pour affirmer la fidélité des

maronites à la France, au service de laquelle il a toujours mis

l'influence considérable qu'il exerce dans cette région de l'Orient;

aussi notre gouvernement, à son arrivée, l'a-t-il reçu avec les plus

grands égards, et c'est le ministère des Affaires étrangères qui a

pourvu à son installation durant le séjour que fait chez nous «Sa

Béatitude», accompagnée de trois autres prélats et d'une suite

nombreuse.

[Illustration: Maison du riche arménien Toumanoff détruite par les

Tatars.]

[Illustration: Maison du riche tatar Alieff bombardée par les cosaques.]

L'Illustration, No. 3266, 30 Septembre 1905 · 第 14 / 37 题