[Note 151: Église du XIIe siècle, style du Lyonnais. Voûte en

berceau avec arcs doubleaux.]

EURE.

_Arrond. d'Évreux._ Ég. cathéd. d'Évreux[152], ég. de Saint-Taurin à

Évreux, ég. de Conches[153], ég. de Pacy-sur-Eure, ég. de Vernon, ég. de

Vernonet, ég. de Saint-Luc.

_Arrond. des Andelys._ Ég. du Grand-Andely, ég. du Petit-Andely, ég. de

Gisors.

_Arrond. de Bernay._ Ég. abb. à Bernay, ég. de Broglie, ég. de

Fontaine-la-Sorêt, ég. d'Harcourt, ég. de Serquigny, ég. de Boisney, ég.

Notre-Dame-de-Louviers, ég. de Pont-de-l'Arche.

_Arrond. de Pont-Audemer._ Ég. d'Annebaut, ég. de Quillebeuf.

[Note 152: Église des XIe, XIIe, XIIIe, XIVe, XVe et XVIe

siècles. Flèche en charpente et plomb sur la croisée.]

[Note 153: Magnifiques vitraux du XVIe siècle.]

EURE-ET-LOIR.

_Arrond. de Chartres._ Ég. Notre-Dame-de-Chartres (cath.)[154], ég. de

Saint-Aignan à Chartres, ég. abb. de Saint-Père, id.[155], ég.

Saint-André, id., ég. de Gallardon.

_Arrond. de Châteaudun._ Ég. de Sainte-Madeleine à Châteaudun, ég. de

Bonneval.

_Arrond. de Dreux._ Ég. Saint-Pierre à Dreux, ég. de Nogent-le-Roi.

[Note 154: Crypte du XIe siècle, clocher et portail du XIIe,

nef et choeur du XIIIe siècle. Très-beaux vitraux des XIIe et

XIIIe siècles (voy. CATHÉDRALE, fig. 11 et 12; CLOCHER, fig.

58 et 59).]

[Note 155: Église du commencement du XIIIe siècle,

remarquable pour la légèreté de sa construction. Beaux

vitraux de la fin du XIIIe siècle. Cet édifice a subi

d'importantes modifications.]

FINISTÈRE.

_Arrond. de Quimper._ Ég. cathéd. de Quimper, ég. de Loctudy, ég. de

Pen-Marc'h, ég. de Plogastel-Saint-Germain, ég. de Pontcroix.

_Arrond. de Brest._ Ég. Notre-Dame du Folgoët, ég. de Goulven.

_Arrond. de Châteaulin._ Ég. de Pleyben, ég. de Loc-Ronan.

_Arrond. de Morlaix_. Ég. de Saint-Jean-du-Doigt, ég. de Lambader, ég.

de Saint-Pol-de-Léon (anc. cathéd.), ég. Notre-Dame du Creisquer à

Saint-Pol-de-Léon.

_Arrond. de Quimperlé._ Ég. Sainte-Croix de Quimperlé[156].

[Note 156: Église circulaire du XIe siècle.]

GARD.

_Arrond. de Nîmes._ Ég. abb. de Saint-Gilles[157], ég. Sainte-Marthe de

Tarascon.

_Arrond. d'Uzès._ Ég. de Villeneuve-lès-Avignon.

[Note 157: Portail du XIIe siècle, dont la sculpture présente

un des exemples les plus complets de l'école des statuaires

de cette époque en Provence. Nef très-mutilée; crypte du XIIe

siècle; choeur (détruit) de la fin du XIIe siècle, dont les

débris présentent un grand intérêt comme perfection

d'exécution.]

GARONNE (HAUTE-).

_Arrond. de Toulouse._ Ég. cathéd. de Toulouse[158], ég. conv. des

Jacobins à Toulouse[159], ég. du Taur, id., ég. abb. de Saint-Sernin,

id.[160], ég. conv. des Cordeliers, id.

_Arrond. de Muret._ Ég. de Venerque.

_Arrond. de Saint-Gaudens._ Ég. de Saint-Gaudens[161], ég. de

Saint-Aventin, ég. de Saint-Bertrand-de-Comminges (anc. cathéd.), ég.

Saint-Just de Valcabrère[162], ég. abb. de Montsaunès[163].

[Note 158: Nef vaste, sans bas-côtés, du XIIe siècle; choeur

du XVe siècle.]

[Note 159: Église à deux nefs, de la fin du XIIIe siècle

(voy. ARCHITECTURE MONASTIQUE, fig. 24 bis; CLOCHER, fig. 76,

77 et 78).]

[Note 160: Le plus vaste édifice du midi de la France, XIIe

siècle; choeur avec collatéral et chapelles rayonnantes;

transsepts avec chapelles circulaires orientées; nef avec

doubles bas-côtés se retournant dans le transsept. Clocher du

XIIIe siècle sur le centre de la croisée. Façade inachevée.

La nef rebâtie au XVe siècle, en suivant les données

primitives. Voûtes en berceau contre-buttées par les

demi-berceaux des galeries de premier étage. Construction,

pierre et brique. Belle sculpture; fragments importants d'un

édifice plus ancien. Crypte rebâtie au XIVe siècle et mutilée

depuis peu. Style auvergnat développé.]

[Note 161: Église moyenne, du XIIe siècle, d'un beau style.]

[Note 162: Petite église fort ancienne; quelques parties

paraissent remonter au Xe siècle. Construction presque

entièrement reprise au XIIe. Autel avec exposition d'un

reliquaire relevée au-dessus du sanctuaire.]

[Note 163: Ruine. Belle construction du XIIe siècle.]

GERS.

_Arrond. d'Auch._ Ég. cathéd. d'Auch[164].

_Arrond. de Condom._ Ég. de Condom (anc. cathéd.).

_Arrond. de Lectoure._ Ég. de Fleurance.

_Arrond. de Lombez._ Ég. de Lombez, ég. de Simorre[165].

[Note 164: Église des XVe et XVIe siècles. Magnifiques

stalles et vitraux du XVIe siècle. Façade du XVIIe siècle.]

[Note 165: Petite église du XIVe siècle, sans collatéraux,

avec transsept et abside carrée, bâtie en brique et

entièrement fortifiée. Pas de façade. Jolis vitraux du XVe

siècle.]

GIRONDE.

_Arrond. de Bordeaux._ Ég. Saint-André (cathéd. de Bordeaux), ég.

Sainte-Croix à Bordeaux[166], église Saint-Seurin, id.[167], ég.

Saint-Michel, id., ég. d'Avensan, ég. de Bouillac, ég. de Léognan, ég. de

Loupiac de Cadillac[168], ég. de Moulis, ég. de la Sauve. _Arrond. de

Bazas._ Ég. de Bazas (anc. cathéd.), ég. d'Aillas, ég. du Pondaurat, ég.

d'Uzeste.

_Arrond. de La Réole._ Ég. Saint-Pierre de La Réole, ég. de Blazimon,

ég. de Saint-Ferme, ég. de Saint-Macaire[169], ég. de Saint-Michel.

_Arrond. de Lesparre._ Ég. de Bégadan, ég. de Gaillan, ég. de Vertheuil,

ég. de Saint-Vivien.

_Arrond. de Libourne._ Ég. de Saint-Denis de Piles, ég. de

Saint-Émilion, ég. de Saint-Pierre de Petit-Palais, ég. de Pujols.

[Note 166: Restes d'une belle façade du XIIe siècle.]

[Note 167: Église du XIIIe siècle, très-mutilée. Porche

principal du XIe siècle, sous le clocher. Porche latéral du

XIIIe siècle, rempli de bonnes statues. Crypte.]

[Note 168: Très-jolie petite église du XIIe siècle;

très-complète. La façade est d'un excellent style. Le clocher

a été rebâti depuis peu avec adresse.]

[Note 169: Église du XIIe siècle, avec abside et bras de

croix circulaires, sans collatéraux. Façade du XIIIe siècle.

Peintures à l'intérieur de la fin du XIIIe siècle,

malheureusement fort gâtées par une malencontreuse

restauration.]

HÉRAULT.

_Arrond. de Montpellier._ Ég. de Castries, ég. Sainte-Croix à

Celleneuve, ég. abb. de Saint-Guilhem-le-Désert[170], ég. abb. de

Maguelonne, ég. abb. de Vignogoul à Pignan, ég. abb. de Vallemagne, ég.

de Villeneuve-lès-Maguelonne.

_Arrond. de Béziers._ Ég. de Saint-Nazaire de Béziers (anc.

cathéd.)[171], ég. d'Agde (anc. cathéd.), ég. d'Espondeilhan.

_Arrond. de Lodève._ Ég. Saint-Fulcran de Lodève, ég. Saint-Paul de

Clermont, ég. Saint-Pargoire.

_Arrond. de Saint-Pons._ Ég. de Saint-Pons.

[Note 170: Jolie église du XIIe siècle, d'un caractère franc

appartenant à cette partie des provinces méridionales.]

[Note 171: Église bâtie au XIIe siècle et dès lors fortifiée,

reconstruite en grande partie à la fin du XIIIe et fortifiée

de nouveau. Abside sans collatéral, surmontée de mâchicoulis

avec crénelage décoré.]

ILLE-ET-VILAINE.

_Arrond. de Montfort-sur-Meu._ Ég. de Montauban.

_Arrond. de Redon._ Ég. Saint-Sauveur de Redon.

_Arrond. de Saint-Malo._. Ég. de Dol (anc. cathéd.)[172].

_Arrond. de Vitré._ Ég. de Vitré.

[Note 172: Belle église du XIIIe siècle, avec abside carrée

dans laquelle s'ouvre une large verrière comme au fond des

absides anglaises de cette époque.]

INDRE.

_Arrond. de Châteauroux._ Ég. de Châtillon-sur-Indre, ég. abb. de Déols

près Châteauroux[173], ég. de Levroux, ég. de Méobecq, ég. de

Saint-Genou[174], ég. de Saint-Martin d'Ardental.

_Arrond. du Blanc._ Ég. abb. de Fontgombaud[175], ég. de

Mézières-en-Brenne.

_Arrond. de la Châtre._ Ég. de la Châtre[176], ég. de Gargilesse, ég. de

Neuvy-Saint-Sépulcre[177], ég. de Nohant-Vic.

[Note 173: Église ruinée du XIIe siècle, mais dont les

fragments sont d'une grande pureté de style. Le clocher

existe seul entier; il se termine par un cône en pierre.]

[Note 174: Très-curieuse église du XIIe siècle, qui conserve

à l'intérieur l'aspect d'une basilique antique.]

[Note 175: Grande et belle église du XIIe siècle, avec

collatéral autour du choeur; tour sur la croisée; voûtes en

berceau et voûtes d'arête; galeries extérieures autour de

l'abside. La nef a été détruite; le choeur et le transsept

seuls sont debout et occupés aujourd'hui par des trappistes.]

[Note 176: Porche avec clocher au-dessus.]

[Note 177: Église circulaire du XIe siècle, bâtie à

l'imitation du Saint-Sépulcre. Nef accolée, très-ancienne,

mais rebâtie au XIIe siècle (voy. _Arch. de la comm. des Mon.

historiques, pub. sous les ausp. de M. le ministre d'État_).]

INDRE-ET-LOIRE.

_Arrond. de Tours_. Ég. cathéd. de Tours[178], ég. abb. de Saint-Martin

à Tours[179], ég. abb. de Saint-Julien, id.[180], ég. Saint-Denis à

Amboise, ég. de Vernon.

_Arrond. de Chinon._ Ég. abb. de Saint-Mesme à Chinon, ég.

d'Azay-le-Rideau, ég. de Candes, ég. de Langeais, ég. de Rivière.

_Arrond. de Loches._ Ég. Saint-Ours de Loches[181], ég. de Beaulieu, ég.

de Montrésor, ég. de Preuilly.

[Note 178: Choeur du XIIIe siècle, d'un beau style. Vitraux

de la même époque et intacts. Façade du XVIe siècle.]

[Note 179: Il ne reste que le clocher principal de cette

église célèbre.]

[Note 180: Église du XIIIe siècle, avec abside carrée. Tour

sur le porche de la façade du XIe siècle. Peintures.]

[Note 181: Église dérivée des églises à coupoles, XIe et XIIe

siècles, sans collatéraux. Ici les coupoles sont remplacées

par des pyramides creuses (voy. COUPOLE, fig. 15; CLOCHER,

fig. 27). Un clocher sur l'abside, l'autre sur le porche.]

ISÈRE.

_Arrond. de Grenoble._ Ég. cathéd. de Grenoble.

_Arrond. de Saint-Marcellin._ Ég. Saint-Antoine près Saint-Marcellin,

ég. de Marnans.

_Arrond. de la Tour-du-Pin._ Ég. de Saint-Chef[182].

_Arrond. de Vienne._. Ég. Saint-André-le-Bas à Vienne, ég.

Saint-Maurice, id., ég. Saint-Pierre, id.

[Note 182: Église composée d'une large nef avec collatéraux,

d'un transsept étroit avec abside circulaire et quatre

absidioles prises dans l'épaisseur du mur des bras de croix,

XIIe siècle. Charpente sur la nef. L'abside et le transsept

sont seuls voûtés. Peintures de la fin du XIIe siècle dans

une des deux tribunes qui terminent les deux bras de croix.

Les quatre travées de ces deux bras de croix sont voûtées au

moyen de berceaux perpendiculaires aux murs et reposant sur

des arcs doubleaux construits à la hauteur des archivoltes

réunissant les piles de la nef. Clochers sur plan barlong aux

extrémités du transsept sur les tribunes. Le clocher sud seul

existe.]

JURA.

_Arrond. de Lons-le-Saunier._ Ég. de Baume-les-Messieurs.

_Arrond. de Dôle._ Ég. de Chissey.

_Arrond. de Poligny._ Ég. Saint-Anatole de Salins.

LANDES.

_Arrond. de Dax._ Ég. de Sordes, ég. de Saint-Paul-lès-Dax.

_Arrond. de Saint-Sever._ Ég. de Saint-Géron à Hagetman, ég. de

Sainte-Quitterie au Mas-d'Aire[183].

[Note 183: Près du sanctuaire de cette église, on remarque

une logette réservée en plein mur et dans laquelle on

enfermait les aliénés.]

LOIR-ET-CHER.

_Arrond. de Blois._ Ég. de Saint-Latimer à Blois[184], ég. de

Saint-Aignan, ég. de Mesland, ég. de Nanteuil à Montrichard, ég. de

Cours-sur-Loire, ég. Saint-Lubin à Suèvres.

_Arrond. de Romorantin._ Ég. de Romorantin, ég. de Lassay, ég. de

Saint-Thaurin à Selles-Saint-Denis, ég. de Saint-Genoux, id., ég. de S

elles-sur-Cher.

_Arrond. de Vendôme._ Ég. abb. de la Trinité à Vendôme[185], ég. de

Troo, ég. de Lavardin, ég. Saint-Gilles de Montoire.

[Note 184: Belle église du XIIe siècle.]

[Note 185: Le clocher de cette église abbatiale existe encore

(voy. CLOCHER, fig. 53, 54, 55 et 56). C'est une des plus

belles constructions du XIIe siècle, qui n'est surpassée que

par celle du clocher vieux de la cathédrale de Chartres.]

LOIRE.

_Arrond. de Roanne._ Ég. d'Ambierle, ég. abb. de Charlieu[186], ég. de

la Benison-Dieu.

[Note 186: Restes d'un très-beau style; XIIe siècle.]

LOIRE (HAUTE-).

_Arrond. du Puy._ Ég. cathéd. du Puy[187], ég. Saint-Jean au Puy[188],

baptistère au Puy, ég. Saint-Laurent, id., ég.

Saint-Michel-de-l'Aiguilhe, id., ég. de Chamalières, ég. de Monestier,

ég. de Polignac[189], ég. de Saint-Paulien, ég. de Saugues.

_Arrond. de Brioude._ Ég. de Saint-Julien de Brioude[190], ég. abb. de

Chaise-Dieu, ég. de Chanteuges.

_Arrond. d'Yssingeaux._ Ég. de Bauzac, ég. de Saint-Didier-la-Sauve, ég.

de Riotord.

[Note 187: Monument dont la disposition est unique. En

passant sous un porche très-relevé comme une loge immense, on

pénètre sous le pavé de l'église et on débouche, par un

escalier, devant le maître-autel. Ce degré se prolonge au

loin dans la rue percée en face le portail. Cette disposition

si étrange avait été prise pour permettre aux nombreux

pèlerins qui visitaient Notre-Dame du Puy d'arriver

processionnellement jusqu'à l'image vénérée. La cathédrale du

Puy présente des traces d'un édifice très-ancien. Les

constructions en élévation datent du XIe siècle; elles ont

été couronnées au XIIe par des coupoles. Une lanterne s'élève

sur le centre de la croisée. L'abside était carrée, et les

extrémités du transsept sont terminées, au nord et au sud,

par des absidioles peu élevées. Les parements extérieurs sont

composés de pierre blanche (grès) et de lave noire, de façon

à former de grandes mosaïques. Il y avait autrefois, à

l'intérieur, de nombreuses peintures du XIIe siècle, d'un

grand style, qui ont été en partie détruites. La cathédrale

du Puy a conservé ses dépendances: une grande salle du XIIe

siècle, un cloître du Xe et du XIIe, une salle capitulaire et

une maîtrise avec des peintures du XIVe.]

[Note 188: Édifice dont quelques parties datent du Xe

siècle.]

[Note 189: Très-jolie petite église du XIe siècle, avec trois

absidioles.]

[Note 190: Belle église du XIIe et du commencement du XIIIe

siècle; le choeur est de cette dernière époque, mais les

masses de l'architecture et le système de construction sont

restés romans. Le style nouveau ne se fait sentir que dans

les détails de la sculpture et les profils. Traces nombreuses

de peintures.]

LOIRE-INFÉRIEURE.

_Arrond. de Nantes._ Ég. cathéd. de Nantes, ég. Saint-Jacques à Nantes.

_Arrond. de Sapenay._ Ég. de Saint-Gildas-des-Bois, ég. de

Saint-Gonstan, ég. de Guérande.

LOIRET.

_Arrond. d'Orléans._ Ég. cathéd. d'Orléans, ég. Saint-Aignan à Orléans,

ég. de Beaugency, ég. Saint-Étienne de Beaugency[191], ég. Notre-Dame de

Cléry, ég. de Germigny-les-Prés[192], ég. de Meung, ég. de la chapelle

Saint-Mesmin.

_Arrond. de Gien._ Ég. abb. de Saint-Benoît-sur-Loire[193], ég. de

Saint-Brisson.

_Arrond. de Montargis._ Ég. de Ferrières, ég. de Lorris.

_Arrond. de Pithiviers._ Ég. de Puiseaux, ég. de Yèvres-le-Châtel.

[Note 191: Église fort ancienne, IXe ou Xe siècle. Nef

étroite, longue, sans bas-côtés. Transsept très-prononcé,

avec chapelles semi-circulaires orientées; choeur presque

égal à la nef, avec abside en cul-de-four. Voûtes en

berceaux, voûtes d'arête sur le centre de la croisée, avec

large clocher au-dessus. Absence totale d'ornementation;

enduits.]

[Note 192: Petite église du IXe siècle, avec abside

circulaire et deux absidioles. Clocher central porté sur

quatre piles isolées, avec circulation autour, comme dans

certaines églises grecques et de l'Angoumois. Transsept

passant sous le clocher, terminé par deux absides

circulaires; voûtes d'arête et en berceau. Mosaïque à fond

d'or revêtissant le cul-de-four de l'abside principale.

Clocher avec colonnettes et bandeaux décorés de stucs. (Ce

monument a été publié par M. Constant Dufeux dans la _Revue

d'Architecture_ de M. Daly, t. VIII.)]

[Note 193: Église du XIIe siècle, avec crypte et choeur

relevé. Vaste narthex du XIe siècle, avec premier étage

destiné à porter un clocher (voy. CLOCHER, fig. 41 et 42). Le

sanctuaire est pavé en _opus alexandrinum_, comme beaucoup

d'églises italiennes.]

LOT.

_Arrond. de Cahors._ Ég. cathéd. de Cahors[194], ég. de Montat.

_Arrond. de Figeac._ Ég. abb. de Saint-Sauveur à Figeac, ég. d'Assier.

_Arrond. de Gourdon._ Ég. de Gourdon, ég. abb. de Souillac[195].

[Note 194: Église dérivée de l'église abbatiale de

Saint-Front à Périgueux. Coupoles. Cet édifice a subi de

nombreuses mutilations depuis le XIVe siècle.]

[Note 195: Église abbatiale dérivée de celle de Saint-Front.

Coupoles. Abside circulaire; restes d'un porche. Bas-reliefs

très-curieux à l'intérieur de la porte d'entrée.]

LOT-ET-GARONNE.

_Arrond. d'Agen._ Ég. cathéd. d'Agen[196], ancienne ég. des Jacobins

d'Agen[197], ég. de Layrac, ég. de Moiran.

_Arrond. de Marmande_. Ég. de Marmande, ég. du Mas-d'Agenais.

_Arrond. de Nérac_. Ég. de Mézin.

[Note 196: Église à coupoles, refaite en grande partie au

XIIIe siècle et voûtée à cette époque. Abside rappelant, à

l'extérieur, les absides auvergnates.]

[Note 197: Peintures intérieures du XIIIe siècle. Église à

deux nefs.]

LOZÈRE.

_Arrond. de Mende._. Ég. cathéd. de Mende, ég. de Langogne.

MAINE-ET-LOIRE.

_Arrond. d'Angers._ Ég. cathéd. d'Angers[198], ég. abb. de Saint-Serge à

Angers, ég. de Saint-Martin, id., ég. abb. de la Trinité, id., ég. du

Ronceray, id., ég. du Lion-d'Angers, ég. de Savennières, ég. de

Beaulieu.

_Arrond. de Bauge._ Ég. de Pontigné.

_Arrond. de Beaupréau._ Ég. de Chemillé.

_Arrond. de Saumur._ Ég. de Nantilly à Saumur, ég. de Saint-Pierre, id.,

ég. de Cunault, ég. abb. de Fontevrault[199], ég. de

Saint-Georges-Chatelaison, ég. de Montreuil-Bellay, ég. du

Puy-Notre-Dame, ég. Saint-Eusèbe de Gennes, ég. Saint-Vétérin, id.

[Note 198: Vaste église avec nef; transsept, choeur et abside

sans chapelles ni collatéraux. Bâtie vers la fin du XIIe

siècle, mais présentant des traces de constructions

antérieures. Voûtes d'arête à plan carré, et rappelant la

coupole par leur forme très-bombée. Vitraux. Style des

Plantagenet (voy. l'_Architecture byzantine en France_, par

M. Félix de Verneilh; voy. CATHÉDRALE, fig. 43).]

[Note 199: Église à coupoles, mais avec choeur entouré de

chapelles avec bas-côtés (voy. ARCHITECTURE RELIGIEUSE, fig.

6 et 7).]

MANCHE.

_Arrond. de Saint-Lô._ Ég. Sainte-Croix de Saint-Lô, ég. Notre-Dame,

id., ég. de Carentan, ég. de Martigny.

_Arrond. d'Avranches._ Ég. abb. du Mont-Saint-Michel-en-Mer[200].

_Arrond. de Cherbourg._ Ég. de Querqueville.

_Arrond. de Coutances._ Ég. cathéd. de Coutances[201], ég. Saint-Pierre

à Coutances[202], ég. de Lessay, ég. de Périers.

_Arrond. de Mortain._ Ég. abb. de Mortain.

_Arrond. de Valognes._ Ég. de Sainte-Marie-du-Mont, ég. de

Sainte-Mère-Église, ég. abb. de Saint-Sauveur-le-Vicomte, ég. de

Saint-Michel à Lestre.

[Note 200: Église dont la nef remonte au XIe siècle; le

choeur date du XVe (voy. ARCHITECTURE MONASTIQUE, fig. 19,

20, 21 et 22).]

[Note 201: Église normande pure de la première moitié du

XIIIe siècle; chapelles ajoutées à la nef au XIVe (voy.

CATHÉDRALE, fig. 38).]

[Note 202: Jolis clochers du XVIe siècle.]

MARNE.

_Arrond. de Châlons._ Ég. cathéd. de Châlons[203], ég. Notre-Dame de

Châlons[204], ég. Saint-Jean, id.[205], ég. Saint-Alpin, id., ég.

Notre-Dame de l'Épine[206], ég. des Vertus, ég. de Courtisols[207].

_Arrond. d'Épernay._ Ég. d'Épernay, ég. de Montmort, ég. d'Orbay[208],

ég. d'Avenay, ég. de Dormans, ég. d'Oger[209].

_Arrond. de Reims._ Ég. Notre-Dame de Reims (cathéd.)[210], ég. abb. de

Saint-Remy à Reims[211], ég. de Cauroy.

_Arrond. de Sainte-Menehould._. Ég. de Sommepy.

_Arrond. de Vitry._ Ég. de Maisons-sous-Vitry[212], ég. de Maurupt, ég.

de Cheminon, ég. de Saint-Amand[213].

[Note 203: Église champenoise présentant des dispositions

très-anciennes. Le choeur, primitivement dépourvu de

bas-côtés, était flanqué de deux tours sur plan barlong.

L'une de ces tours date du commencement du XIIe siècle. Le

choeur, le transsept et la nef ont été reconstruits au XIIIe

siècle. Au XIVe siècle, des chapelles avec collatéral ont été

ajoutées autour du sanctuaire. La nef remaniée sur quelques

points. Après un incendie, l'édifice fut restauré au XVIIe

siècle d'une façon barbare. Beaux fragments de vitraux (voy.

CATHÉDRALE, fig. 33).]

[Note 204: Église champenoise bâtie au XIIe siècle, remaniée

bientôt après à la fin de ce siècle. La nef primitivement

disposée pour être couverte par une charpente. Le choeur

dépourvu de bas-côtés dans l'origine; collatéral et chapelles

ajoutées vers 1180. Quatre tours, dont deux sont encore

couvertes par des flèches en plomb; l'une de celles-ci

refaite depuis peu (voy. CONSTRUCTION, fig. 41, 42 et 43).]

[Note 205: Nef du XIe couverte par une charpente; bas-côtés

reconstruits. Choeur et transsept rebâtis au XIIIe siècle,

remaniés aux XIVe, XVe et XVIe.]

[Note 206: Église célèbre du XVe siècle, l'un des exemples

les plus complets de cette époque qui modifia ou termina tant

d'églises anciennes, et qui en bâtit si peu de fond en

comble.]

[Note 207: Trois églises. Nefs avec charpentes, XIIIe

siècle.]

[Note 208: Le choeur seul de cette église présente de

l'intérêt et possède des chapelles absidales; il date du

commencement du XIIIe siècle; la chapelle centrale est plus

grande que les autres. Style de l'Île-de-France.]

[Note 209: Édifice du XIIIe siècle. Abside carrée.]

[Note 210: (Voy. CATHÉDRALE, fig. 13, 14, 15, 16 et 17.)]

[Note 211: Nef du Xe siècle, construite pour recevoir une

charpente avec doubles collatéraux voûtés, dans l'origine, au

moyen de berceaux perpendiculaires à la nef. Choeur de la fin

du XIIe siècle. Beaux fragments de vitraux. Transsept avec

chapelles orientées à deux étages. Galerie de premier étage

voûtée tout autour de l'édifice. Façade du XIIe siècle

(restaurée). Pignon du transsept sud du XVIe siècle. Tombeau

de Saint-Remy, du XVIe siècle, d'un très-médiocre style.]

[Note 212: Nef couverte par une charpente, commencement du

XIIIe siècle. Abside polygonale. Joli petit édifice.]

[Note 213: Édifice du XIIIe siècle, d'un beau style. Porche

bas, couvert en appentis; nef avec collatéraux; abside

polygonale champenoise sans bas-côté. Transsept.]

MARNE (HAUTE-).

_Arrond. de Chaumont._ Ég. de Saint-Jean-Baptiste à Chaumont, ég. de

Vignory[214].

_Arrond. de Langres._ Ég. de Saint-Mammès de Langres (cathéd.)[215], ég.

d'Issômes, ég. de Villars-Saint-Marcellin.

_Arrond. de Vassy._ Ég. de Vassy, ég. de Blécourt, ég. de Ceffonds, ég.

de Joinville, ég. de Moutiérender[216], ég. Saint-Aubin à Moëslains, ég.

abb. de Trois-Fontaines.

[Note 214 Église du Xe siècle. Nefs couvertes en charpente;

abside voûtée avec bas-côté et chapelles circulaires (voy.

ARCHITECTURE RELIGIEUSE, fig. 2 et 3).]

[Note 215: Édifice bâti de 1150 à 1200 (voy. CATHÉDRALE, fig.

28 et 29). Façade moderne.]

[Note 216: Choeur et transsept du commencement du XIIIe

siècle. Le meilleur exemple de l'architecture de cette époque

dans la haute Champagne.]

MAYENNE.

_Arrond. de Laval_. Ég. de la Trinité à Laval, ég. de Saint-Martin,

id., ég. d'Avesnières, ég. d'Évron.

_Arrond. de Château-Gontier._ Ég. de Saint-Jean à Château-Gontier, ég.

abb. de la Roe.

_Arrond. de Mayenne._ Ég. de Javron.

MEURTHE.

_Arrond. de Nancy._ Ég. de Laître-sous-Amance, ég. de

Saint-Nicolas-du-Port, ég. de Mousson[217].

_Arrond. de Sarrebourg._ Ég. de Fenestrange.

_Arrond. de Toul._ Ég. de Toul (anc. cathéd.)[218], ég. de

Saint-Gengoulf à Toul, ég. de Blenod-aux-Oignons, ég. de Minorville.

[Note 217: Grande église du XIIIe siècle. Beau plan.]

[Note 218: Choeur et transsept du XIIIe siècle, sans

collatéral. Façade du XVe siècle, fort riche.]

MEUSE.

_Arrond. de Bar-le-Duc._ Ég, de Rambercourt-aux-Pots.

_Arrond. de Montmédy._ Ég. d'Avioth.

_Arrond. de Verdun._ Ég. cathéd. de Verdun[219], ég. d'Étain, ég. abb.

de Lachalade.

[Note 219: (Voy. _ARCHITECTURE RELIGIEUSE_, fig. 39.)]

MORBIHAN.

_Arrond. de Vannes._ Ég. de Saint-Gildas-de-Ruys, ég. de l'île d'Arz.

_Arrond. de Lorient._ Ég. d'Hennebon.

_Arrond. de Ploërmel._ Ég. de Ploërmel.

_Arrond. de Pontivy._ Ég. de Quelven à Guern.

MOSELLE.

_Arrond. de Metz._ Ég. cathéd. de Metz[220], ég. de Saint-Vincent à

Metz, ég. de Chazelle, ég. de Norroy-le-Veneur, ég. de Jussy.

_Arrond. de Briey_. Ég. d'Olley, ég. de Longuyon.

[Note 220: Église dont la nef date du XIIIe siècle et le

choeur du XVe; cette dernière construction refaite toutefois

en se raccordant aux précédentes. Style gothique empreint

déjà du goût allemand. Très-beaux vitraux du XVIe siècle dans

le transsept, lequel est éclairé, non par des roses, mais par

des fenêtres immenses comprenant l'espace entier laissé entre

la première galerie et les voûtes. Les clochers, au lieu

d'être élevés sur la façade, sont posés sur les troisièmes

travées des collatéraux de la nef.]

NIÈVRE.

_Arrond. de Nevers._ Ég. cathéd. de Nevers[221], ég. Saint-Étienne à

Nevers[222], ég. de Saint-Saulge, ég. de Saint-Parize-le-Châtel.

_Arrond. de Clamecy_. Ég. Saint-Martin à Clamecy[223], ég. de Corbigny,

ég. de Saint-Reverien, ég. de Saint-Léger à Tannay, ég. de Varzy.

_Arrond. de Cosne._ Ég. abb. de Sainte-Croix à la Charité[224], ég. de

Donzy, ég. de Premery.

[Note 221: Église ayant une abside à l'occident construite au

XIe siècle. Vaste transsept dans lequel donne cette abside;

date également de cette époque. La nef fut rebâtie au XIIIe

siècle; puis le choeur, après un incendie, fut refait à la

fin de ce siècle. Restaurations et adjonctions pendant les

XIVe et XVe siècles. Cette église menace ruine; la nef est

déversée; son triforium présente une ornementation de

cariatides et de figures d'anges dans les tympans, qui

donnent à cet intérieur un aspect très-original. L'édifice

est très-mutilé par la main des hommes et par le temps.]

[Note 222: Église auvergnate du XIe siècle (voy.

_ARCHITECTURE RELIGIEUSE_, fig. 8).]

[Note 223: Église de la première moitié du XIIIe siècle, avec

abside carrée et bas-côté tournant derrière le sanctuaire.

Façade et clocher de la fin du XVe siècle.]

[Note 224: Grande église de l'ordre de Cluny, dont il ne

reste que le choeur, un clocher et des ruines. Très-vaste

narthex avec collatéraux, XIIe siècle. Style de

l'architecture d'Autun, de Beaune, de Paray-le-Monial, de

Cluny.]

NORD.

_Arrond. de Lille._ Ég. Saint-Maurice à Lille.

_Arrond. d'Avesnes._ Ég. de Solre-le-Château.

_Arrond. de Dunkerque._ Ég. de Saint-Éloi de Dunkerque.

OISE.

_Arrond. de Beauvais._ Ég. cathéd. de Beauvais[225], ég. de la

Basse-OEuvre à Beauvais[226], ég. de Saint-Étienne, id.[227], ég. abb.

de Saint-Germer[228], ég. de Montagny, ég. de Trye-Château.

_Arrond. de Clermont._ Ég. de Clermont, ég. d'Agnetz, ég. de Maignelay,

ég. du pr. de Bury, ég. de Saint-Martin-aux-Bois, ég. de

Magneville[229].

_Arrond. de Compiègne._ Ég. Saint-Antoine à Compiègne, ég. abb. de

Saint-Jean-aux-Bois[230], ég. Notre-Dame de Noyon (anc. cathéd.)[231],

ég. de Pierrefonds[232], ég. de Tracy-le-Val[233].

_Arrond. de Senlis._ Ég. de Senlis (anc. cathéd.)[234], ég. collég. de

Saint-Frambourg à Senlis, ég. Saint-Vincent, id., ég. d'Acy-en-Multien,

ég. abb. de Chaalis, ég. Notre-Dame de Chambly, ég. de Creil (en

l'Île)[235], ég. abb. de Saint-Leu d'Esserent[236], ég. collég. de

Mello[237], ég. collég. de Montataire, ég. abb. de Morienval[238], ég.

de Nogent-les-Vierges, ég. d'Ermenonville, ég. de Baron, ég. de

Verberie.

[Note 225: Choeur du XIIIe siècle; transsept et morceau de

nef du XVIe. C'est le plus vaste choeur des églises

françaises (voy. CATHÉDRALE, fig. 22; CONSTRUCTION, fig. 101,

101 bis et 101 ter).]

[Note 226: Nef d'une église du VIIIe ou IXe siècle, couverte

par une charpente. Façade du XIe siècle. Construction

dépourvue de toute ornementation, romaine barbare. Traces de

peintures du XIIe siècle.]

[Note 227: Nef du XIIe siècle; choeur du XVe. Beaux vitraux

de la Renaissance. Porte du XIIe siècle, très-ornementée sur

le côté nord, avec traces de peintures.]

[Note 228: Grande église du XIIe siècle, avec galerie voûtée

de premier étage. Sainte chapelle du XIIIe siècle, isolée à

l'abside, à peu près copiée sur la Sainte-Chapelle du Palais

à Paris.]

[Note 229: Voy., pour ces églises, l'ouvrage sur le

Beauvoisis, de M. le Dr Woillez.]

[Note 230: Jolie petite église du commencement du XIIIe

siècle. Beaux fragments de vitraux grisailles.]

[Note 231: XIIe et XIIIe siècles (voy. CATHÉDRALE, fig. 7).]

[Note 232: Crypte d'une époque très-ancienne en partie

creusée dans le roc. Clocher terminé par un couronnement du

XVIe siècle.]

[Note 233: Charmant clocher de la fin du XIIe siècle (voy.

CLOCHER, fig. 49).]

[Note 234: Édifice de la fin du XIIe siècle, avec galerie

voûtée de premier étage. Cette église n'avait pas de

transsept dans l'origine; ses bras de croix ont été établis,

au XVe siècle, en coupant deux travées de la nef. Chapelles

rayonnantes très-exiguës. Beau clocher du commencement du

XIIe siècle (voy. CLOCHER, fig. 63).]

[Note 235: Débris d'une fort belle église du XIIe siècle.]

[Note 236: Narthex du XIe siècle, avec salle au premier

étage. Choeur de la fin du XIIe. Nef du commencement du

XIIIe. Petites chapelles rayonnantes autour du bas-côté de

l'abside. Clocher du XIIIe siècle. La chapelle extrême du

chevet possède un étage à la hauteur du triforium.]

[Note 237: Fin du XIIe siècle. Très-mutilée.]

[Note 238: Église de la fin du XIe siècle, avec chapelles

autour du bas-côté du sanctuaire qui datent de cette époque.

Un clocher du commencement du XIIe siècle sur la façade et

deux clochers des deux côtés du choeur. Remaniements

considérables au XIVe siècle.]

ORNE.

_Arrond. d'Alençon._ Ég. Notre-Dame d'Alençon, ég. cathéd. de Séez[239].

_Arrond. d'Argentan._ Ég. de Saint-Martin à Argentan, ég. de Chambois.

_Arrond. de Domfront._ Ég. de Notre-Dame-sous-l'eau à Domfront, ég. de

Lonlay-l'Abbaye.

[Note 239: Restes d'un portail de la fin du XIIe siècle. Nef

du XIIIe siècle, style normand. Choeur de la fin du XIIIe

siècle, style français. Deux clochers du XIIIe siècle sur la

façade. Cet édifice menace ruine sur plusieurs points et a

subi de graves mutilations. Les chapelles absidales datent du

milieu du XIIIe siècle.]

PAS-DE-CALAIS.

_Arrond. de Saint-Omer._ Ég. Notre-Dame à Saint-Omer (anc. cathéd.), ég.

abb. de Saint-Bertin à Saint-Omer, ég. d'Acre-sur-la-Lys.

PUY-DE-DOME.

_Arrond. de Clermont._ Ég. cathédr. de Clermont[240], ég.

Notre-Dame-du-Port à Clermont[241], ég. de Saint-Cerneuf à Billom, ég.

de Chauriat, ég. de Notre-Dame d'Orcival, ég. de Montferrand, ég. de

Royat[242], ég. de Saint-Saturnin, ég. de Chamalières.

_Arrond. d'Issoire._ Ég. Saint-Paul à Issoire[243], ég. de Chambon, ég.

de Manglieu, ég. de Saint-Nectaire[244].

_Arrond. de Riom._ Ég. Notre-Dame-du-Marturet à Riom, ég. de

Saint-Amable de Riom, ég. d'Ennezat[245], ég. de Saint-Hilaire-la-Croix,

ég. de Mozat, ég. de Thuret, ég. de Volvic[246], ég. de Condat, ég. de

Menat.

_Arrond. de Thiers._ Ég. Saint-Genest de Thiers, ég. du Dorat.

[Note 240: Église reconstruite à la fin du XIIIe siècle sur

un ancien édifice du XIe (voy. CATHÉDRALE, fig. 46).]

[Note 241: Édifice du XIe siècle, style auvergnat pur (voy.

ARCHITECTURE RELIGIEUSE, fig. 9, 10 et 10 bis). Crypte.]

[Note 242: Petite église auvergnate du XIe siècle, fortifiée

et restaurée à la fin du XIIe. Crypte.]

[Note 243: Style auvergnat pur. Grande église du XIe siècle.

Crypte.]

[Note 244: Idem.]

[Note 245: Nef du XIe siècle; choeur et transsept du XIIIe.

Peintures.]

[Note 246: Très-joli choeur du XIIIe siècle, style

auvergnat.]

PYRÉNÉES (BASSES-).

_Arrond. de Pau._ Ég. de Lembeye, ég. de Lescar, ég. de Morlaas.

_Arrond. de Bayonne._ Ég. cathéd. de Bayonne[247].

_Arrond. de Mauléon._ Ég. de Saint-Engrace.

_Arrond. d'Oloron._ Ég. Sainte-Croix à Oloron, ég. Sainte-Marie à

Oloron.

[Note 247: XIIIe, XIVe et XVe siècles.]

PYRÉNÉES (HAUTES-).

Ég. de Luz[248], ég. de Saint-Savin, ég. d'Ibos près Tarbes.

[Note 248: Petite église fortifiée.]

PYRÉNÉES-ORIENTALES.

_Arrond. de Perpignan._ Ég. Saint-Jean à Perpignan (aujourd'hui

cathéd.), ég. d'Elne[249].

_Arrond. de Céret._ Ég. de Coustouges.

_Arrond. de Prades._ Ég. de Marceval, ég. abb. de Saint-Martin du

Canigou[250], ég. de Corneilla, ég. de Serrabone[251], ég. de

Villefranche.

[Note 249: XIIe siècle.]

[Note 250: XIIe siècle.]

[Note 251: XIIe siècle.]

RHIN (BAS-).

_Arrond. de Strasbourg._ Ég. cathéd. de Strasbourg[252], ég.

Saint-Pierre à Strasbourg, ég. abb. de Saint-Étienne, id., ég.

Saint-Thomas, id., ég. de Niederhaslach.

_Arrond. de Saverne._ Ég. de Saint-Jean-des-Choux, ég. abb. de

Marmoutier[253], ég. de Neuwiller[254].

_Arrond. de Schelestadt._ Ég. Saint-Georges de Schelestadt, ég.

Sainte-Foi à Schelestadt[255], ég. d'Andlau, ég. abb. de Saint-Odile,

ég. de Rosheim[256].

_Arrond. de Wissembourg._ Ég. de Walbourg.

[Note 252: Choeur et transsept du XIIe siècle. Crypte. Nef du

XIIIe siècle. Façade des XIVe et XVe. Beaux vitraux. Flèche

en pierre très-remarquable au point de vue de la construction

(voy. FLÈCHE).]

[Note 253: Style rhénan, XIIe siècle. Porche entre deux

clochers.]

[Note 254: Église de la fin du XIIe siècle. Chapelle isolée à

l'abside, du Xe siècle (voy. CHAPELLE, fig. 22 et 23).]

[Note 255: Église des XIe et XIIe siècles, style rhénan.

Clocher sur le centre de la croisée. Porche entre deux

clochers sur la façade.]

[Note 256: Jolie église de style rhénan, XIe et XIIe siècles.

Belle sculpture.]

RHIN (HAUT-).

_Arrond. de Colmar._ Ég. Saint-Martin à Colmar, ég. de Gueberschwyr, ég.

de Guebwiller[257], ég. de Pfaffenheim, ég. de Rouffach, ég. de

Sigolsheim, ég. de Luttenbach, ég. abb. de Murbach[258].

_Arrond. d'Altkirck._ Ég. d'Ottmarsheim[259].

_Arrond. de Belfort._ Ég. de Thann.

[Note 257: Jolie église de la fin du XIIe siècle et du XIIIe.

Porche entre deux tours sur la façade. Clocher sur le milieu

de la croisée. Belle construction style rhénan.]

[Note 258: Restes d'une belle église du XIIe siècle. Deux

clochers des deux côtés du choeur. Style rhénan pur.]

[Note 259: Église octogone; imitation d'Aix-la-Chapelle.]

RHÔNE.

_Arrond. de Lyon._ Ég. cathéd. de Lyon[260], ég. de Saint-Nizier à Lyon,

ég. d'Ainay, id.[261], ég. Saint-Paul, id., ég. Saint-Irénée, id., ég.

de l'Île-Barbe.

_Arrond. de Villefranche._ Ég. de Villefranche, ég. de Salles, ég. de

Belleville, ég. de Châtillon-d'Azergue.

[Note 260: Choeur de la fin du XIIe siècle, sans bas-côté,

avec deux chapelles profondes donnant sur le transsept. Nef

des XIIIe et XIVe siècles. Façade du XIVe. Clochers des deux

côtés du choeur. Singulier mélange des styles gothiques de la

haute Bourgogne, du Bourbonnais, de la Haute-Marne et du

Rhin.]

[Note 261: Petite église dont quelques parties sont

très-anciennes et datent du IXe siècle. Clocher du XIe;

abside de la même époque. Édifice qui a subi beaucoup de

remaniements. L'abside, sans collatéral, appartient au style

auvergnat.]

SAÔNE (HAUTE-).

_Arrond. de Vesoul._ Ég. abb. de Cherlieu, ég. de Favernay, ég. de

Chambarnay-les-Bellevaux.

_Arrond. de Lure._ Ég. abb. de Luxeuil.

SAÔNE-ET-LOIRE.

Ég. abb. de Saint-Vincent à Macon, ég. abb. de Saint-Philibert à

Tournus[262], ég. de Brancion, ég. de Chapaise, ég. abb. de Cluny[263],

ég. Notre-Dame à Cluny[264].

_Arrond. d'Autun._ Ég. cathéd. d'Autun[265].

_Arrond. de Châlon._ Ég. Saint-Vincent à Châlon, ég. Saint-Marcel, ég.

de Sennecey-le-Grand.

_Arrond. de Charolles._ Ég. de Paray-le-Monial[266], ég. de

Semur-en-Brionnais[267], ég. d'Anzy, ég. de Bois-Sainte-Marie[268], ég.

de Châteauneuf[269], ég. de Saint-Germain.

[Note 262: Nef du commencement du XIe siècle, avec vaste

narthex. Les voûtes hautes de la nef présentent cette

particularité qu'elles se composent de berceaux plein-cintre

bandés perpendiculairement à l'axe sur des arcs doubleaux.

Les voûtes centrales sont contre-buttées par celles des

collatéraux, qui sont d'arête. Les piliers sont monostyles,

terminés par des chapiteaux plats sans ornements, comme de

simples cordons. Le narthex est à deux étages. Transsept et

choeur du commencement du XIIe siècle, avec crypte, bas-côté

et chapelles rectangulaires. Clocher carré sur le centre de

la croisée et deux clochers sur les premières travées du

narthex, du XIIe siècle (voy. ARCHITECTURE MONASTIQUE, fig,

3, et les _Archives des mon. hist._).]

[Note 263: Voy. ARCHITECTURE MONASTIQUE, fig. 2. Église dont

il ne reste aujourd'hui qu'un des bras du transsept.]

[Note 264: Jolie église du commencement du XIIIe siècle, du

meilleur style de la haute Bourgogne. Lanterne sur le centre

de la croisée.]

[Note 265: Église du XIIe siècle, avec porche ouvert peu

postérieur à la construction primitive. Style de la haute

Bourgogne. Nef voûtée en berceau brisé avec arcs doubleaux.

Choeur sans collatéral (voy. ARCHITECTURE RELIGIEUSE, fig.

20; CATHÉDRALE, fig. 27). Flèche du XVe siècle, en pierre,

sur le centre de la croisée. Arcs-boutants du XVe siècle

contre-buttant les voûtes hautes.]

[Note 266: Très-remarquable édifice contemporain de la

cathédrale d'Autun (XIIe siècle), avec porche fermé à deux

étages; sanctuaire avec collatéral et trois chapelles

rayonnantes. Tour centrale à huit pans. Deux tours sur les

deux premières travées du porche (voy. les _Archives des mon.

hist._). Belle construction exécutée en beaux matériaux.]

[Note 267: Édifice de la fin du XIIe siècle. Style de la

haute Bourgogne. Roman fleuri de transition. Belle

construction.]

[Note 268: Petite église du XIIe siècle, dont le choeur

présente en plan une disposition toute particulière. Bas-côté

sans chapelles rayonnantes, et sanctuaire porté sur des

réunions de colonnes, deux grosses posées suivant le rayon et

deux plus grêles posées sur la circonférence. Tour centrale;

nef en berceau brisé avec arcs doubleaux; voûtes d'arête sur

les bas-côtés, sans arcs-boutants.]

[Note 269: Petite église du XIIe siècle, sans transsept; nef

avec collatéraux étroits et trois absides. Clocher carré en

avant du sanctuaire. Voûtes hautes en berceau brisé,

contre-buttées par des voûtes d'arêtes rampantes sur les

bas-côtés. Le berceau central se retournant accuse seul le

transsept en élévation.]

SARTHE.

_Arrond. du Mans._ Ég. cathéd. du Mans[270], ég. Notre-Dame-du-Pré au

Mans[271], ég. Notre-Dame-de-la-Coulture au Mans[272].

_Arrond. de la Flèche._ Ég. du pr. de Solesmes, ég. de Bazouges, ég. de

la Bruère.

_Arrond. de Mamers._ Ég. de la Ferté-Bernard[273].

_Arrond. de Saint-Calais._ Ég. de Saint-Calais.

[Note 270: Nef du XIe siècle, remaniée et voûtée au XIIe;

primitivement couverte par une charpente. Choeur du XIIIe

siècle. Style mixte français-normand (voy. CATHÉDRALE, fig.

34 et 35). Vitraux.]

[Note 271: Petite église du commencement du XIe siècle,

remaniée au XIIe; couverte primitivement par une charpente

apparente.]

[Note 272: Nef sans bas-côté, du XIIe siècle. Influence du

style occidental; choeur de la fin du XIIe siècle. Porche du

XIIIe. Crypte.]

[Note 273: Très-jolie église du XVIe siècle, dans laquelle

les traditions gothiques sont très-habilement conservées sous

une nouvelle forme. Vitraux.]

SEINE.

_Arrond. de Paris._ Ég. Notre-Dame (cathéd. de Paris)[274], ég. abb. de

Saint-Germain-des-Prés à Paris[275], ég. de Saint-Germain-l'Auxerrois,

id.[276], ég. Saint-Eustache, id.[277], ég. Saint-Merry, id., ég.

Saint-Séverin, id., ég. du pr. de Saint-Martin-des-Champs, id.[278], ég.

Saint-Julien-le-Pauvre, id.[279], ég. Saint-Étienne-du-Mont, id., ég.

Saint-Gervais et Saint-Protais, id.

_Arrond. de Sceaux._ Ég. d'Arcueil, ég. de Vitry, ég. d'Issy, ég. de

Saint-Maur, ég. de Nogent-sur-Marne, ég. de Bagneux[280].

_Arrond. de Saint-Denis._ Ég. abb. de Saint-Denis[281], ég. de

Boulogne[282], ég. abb. de Montmartre[283], ég. de Suresne, ég. abb. de

Longchamp, ég. de Charonne.

[Note 274: Cathédrale de la fin du XIIe siècle; nef et

portail du commencement du XIIIe. Pignons du transsept du

milieu du XIIIe siècle. Chapelles du choeur du XIVe (voy.

CATHÉDRALE, fig. 1, 2, 3, 4 et 5).]

[Note 275: Nef du XIe siècle, entièrement reconstruite.

Choeur de la fin du XIIe siècle, qui a subi des altérations

notables. Une tour sur la façade formant porche, dont la

construction remontait au IXe siècle. Deux tours des deux

côtés du transsept, détruites aujourd'hui.]

[Note 276: Nef des XIVe et XVe siècles; choeur du XVe; porche

du XVIe. Tour romane près le bras de croix sud détruite

aujourd'hui.]

[Note 277: Vaste église des XVI et XVIIe siècles.]

[Note 278: Choeur du XIe siècle, revoûté au XIIe. Nef sans

bas-côtés, du XIIIe siècle, couverte par une charpente

apparente lambrissée. Cet édifice religieux est, après

Notre-Dame, le plus intéressant de ceux qui existent encore

dans Paris.]

[Note 279: Charmante petite église de la fin du XIIe siècle.]

[Note 280: Jolie église de la fin du XIIe siècle; fort gâtée

par des restaurations modernes.]

[Note 281: Crypte du IXe siècle. Pourtour du choeur,

chapelles et partie antérieure de la nef bâtis par l'abbé

Suger au milieu du XIIe siècle. Choeur, transsept et nef

élevés sous saint Louis. Anciens vitraux du XIIe siècle.

Quantité de fragments précieux (voy. l'_Abbaye de

Saint-Denis_, par M. le baron de Guilhermy).]

[Note 282: Choeur et transsept du XIIIe siècle.]

[Note 283: Petite église de la fin du XIIe siècle (voy. la

_Statist. mon. de Paris_, par M. Albert Lenoir).]

SEINE-INFÉRIEURE.

_Arrond. de Rouen._ Ég. cathéd. de Rouen[284], ég. de Saint-Maclou à

Rouen[285], ég. abb. de Saint-Ouen, id.[286], ég. Saint-Patrice, id.,

ég. Saint-Vincent, id., ég. Saint-Godard, id., ég. Saint-Gervais, id.,

ég. du Mont-aux-Malades, id., ég. abb. de Saint-Georges de

Bocherville[287], ég. Duclair, ég. Saint-Étienne à Elbeuf, ég.

Saint-Jean, id., ég. abb. de Jumièges[288], ég. de Moulineaux, ég.

d'Yainville, ég. d'Houppeville. _Arrond. du Havre._ Ég.

d'Angerville-l'Orcher, ég. d'Étretat, ég. de Graville-l'Eure, ég. de

Harfleur, ég. de Lillebonne, ég. de Montiviller. _Arrond. de Dieppe._

Ég. Saint-Jacques de Dieppe, ég. abb. de Saint-Victor, ég. d'Arques, ég.

d'Aufray, ég. de Bourgdun, ég. abb. d'Eu[289], ég. du collége d'Eu, ég.

de Tréport.

_Arrond. de Neufchâtel._ Ég. de Gournay, ég. d'Aumale.

_Arrond. d'Yvetot._. Ég. de Caudebec, ég. de Sainte-Gertrude, ég. de

Valliquerville, ég. d'Auzebosq, ég. abb. de Saint-Wandrille[290], ég. de

Saint-Wandrille.

[Note 284: Pourtour du choeur de la fin du XIIe siècle; nef

et choeur du XIIIe. Pignons du transsept du XIVe. Façade du

XVIe. Tour du XIIe, côté nord de la façade; tour du XVIe, sur

le côté sud. Cette vaste église a subi de nombreux

remaniements (voy. CATHÉDRALE, fig. 39).]

[Note 285: Église des XVe et XVIe siècles. Joli plan.]

[Note 286: Cette église peut passer pour le chef-d'oeuvre de

l'architecture religieuse du XIVe siècle; terminée seulement

au XVe.]

[Note 287: Église normande du XIIe siècle.]

[Note 288: Ruines du XIIe siècle.]

[Note 289: Curieuse église, dont le choeur date de la fin du

XIIe siècle et la nef du XIIIe. Le choeur a été remanié

complétement au XVe siècle. Crypte. Style français dans le

choeur et normand dans la nef (voy. les _Archives des mon.

hist._).]

[Note 290: Ruines du XIIe siècle.]

SEINE-ET-MARNE.

_Arrond. de Melun._ Ég. Notre-Dame de Melun[291], ég.

Saint-Aspais à Melun, ég. de Brie-Comte-Robert, ég. de Champeaux[292].

_Arrond. de Coulommiers._ Ég. de Saint-Cyr, ég. de Villeneuve-le-Comte.

_Arrond. de Fontainebleau._ Ég. de Château-Landon, ég. de Larchant, ég.

de Moret[293], ég. de Nemours.

_Arrond. de Meaux._ Ég. cathéd. de Meaux[294], ég. de Chamigny, ég. de

la Chapelle-sous-Crécy[295], ég. de Ferrières[296], ég. d'Othis.

_Arrond. de Provins._ Ég. de Saint-Quiriace à Provins[297], ég.

Sainte-Croix, id., ég. Saint-Ayoul, id., ég. de Donnemarie, ég. de

Saint-Loup de Naud[298], ég. de Rampillon[299], ég. de Voulton.

[Note 291: Petite église avec choeur sans collatéral, et

clochers latéraux. Les soubassements de ces clochers et des

transsepts datent du Xe siècle; la nef date du XIIe siècle et

était autrefois couverte par une charpente apparente; le

choeur est du XIIIe siècle.]

[Note 292: Jolie église du commencement du XIIIe siècle. Nef

avec oeils circulaires tenant lieu de triforium comme

au-dessus de la galerie de Notre-Dame de Paris, avant les

changements apportés au XIIIe siècle.]

[Note 293: Église dont le choeur date de la fin du XIIe

siècle, sans collatéral; oeils ajourés servant de triforium.

Transsept avec fenêtres à meneaux prenant toute la surface du

mur-pignon.]

[Note 294: Édifice contemporain de Notre-Dame de Paris, mais

presque entièrement reconstruit vers le milieu du XIIIe

siècle, puis remanié successivement pendant les XVe et XVIe

siècles.]

[Note 295: Très-jolie église du commencement du XIIIe

siècle.]

[Note 296: Église sans transsept; la nef éclairée par des

roses. Bonne disposition des chapelles à l'extrémité des

bas-côtés. La façade est détruite. XIIIe siècle.]

[Note 297: Église d'un beau style, de la fin du XIIe siècle.]

[Note 298: Église de la fin du XIe siècle. Porche du XIIe,

avec statuaire remarquable.]

[Note 299: XIIIe siècle. Portail sculpté.]

SEINE-ET-OISE.

_Arrond. de Versailles._ Ég. de Poissy[300], ég. de Triel, ég. de

Bougival, ég. de Vernouillet[301], ég. de Thiverval.

_Arrond. de Corbeil._ Ég. Saint-Spire de Corbeil, ég. d'Athis-Mons, ég.

abb. de Longpont.

_Arrond. d'Étampes._ Ég. Notre-Dame à Étampes[302], ég. Saint-Martin,

id., ég. Saint-Basile, id., ég. abb. de Marigny, ég. de la

Ferté-Aleps[303].

_Arrond. de Mantes._. Ég. Notre-Dame de Mantes[304], ég. de Houdan, ég.

de Vétheuil[305], ég. de Gassicourt[306], ég. de Limay, ég. de Fusiers,

ég. de Richebourg.

_Arrond. de Pontoise._ Ég. Saint-Maclou de Pontoise, ég. de Deuil, ég.

d'Ecouen, ég. de Taverny, ég. de Luzarches, ég. de Mareil-en-France, ég.

Saint-Martin à Montmorency, ég. de Belloy[307], ég. de Champagne[308],

ég. abb. de Royaumont, ég. de Beaumont-sur-Oise, ég. de Nesles[309], ég.

de Gonesse, ég. abb. de Maubuisson.

_Arrond. de Rambouillet._ Ég. de Montfort-l'Amaury[310], ég. de

Saint-Sulpice de Favières[311].

[Note 300: Porche de la façade du IXe siècle; quelques piles

à l'intérieur de la fin du XIe; nef du XIIe, remaniée au XVIe

et au XVIIe siècles; choeur de la fin du XIIe siècle;

chapelle absidale du XIIIe; chapelles de la nef et porche

latéral du XVIe. Clocher central du XIIe; clocher sur la

façade du XIIe, reconstruit en partie au XVIe. Pas de

transsept. Bas-côté pourtournant le choeur avec deux

chapelles latérales orientées de la fin du XIIe siècle.]

[Note 301: Très-jolie petite église de la fin du XIIe siècle,

avec clocher central du XIIIe. Abside carrée. Façade

détruite.]

[Note 302: XIIe et XIIIe siècles. Clocher avec flèche en

pierre.]

[Note 303: Édifice du XIIe siècle; clocher de la même époque,

terminé par une flèche en pierre.]

[Note 304: Église qui présente une copie réduite de

Notre-Dame de Paris, bâtie d'un seul jet à la fin du XIIe

siècle; chapelles du choeur du XIVe siècle; tours sur la

façade du XIIIe. Vitraux.]

[Note 305: Abside simple sans bas-côtés du XIIe siècle; nef

du XVIe; joli porche de la Renaissance.]

[Note 306: Petite église à abside carrée du XIIIe siècle;

façade du XIe; nef du XVe.]

[Note 307: Église très-mutilée; jolie façade du XVIe siècle,

bien conservée.]

[Note 308: Petite église du XIIIe siècle, d'un excellent

style.]

[Note 309: Petite église du commencement du XIIIe siècle;

clocher latéral du XIIe.]

[Note 310: Beaux vitraux de la Renaissance.]

[Note 311: Charmante construction du milieu du XIIIe siècle,

toute à claire-voie. Beaux vitraux.]

SÈVRES (DEUX-).

_Arrond. de Niort._ Ég. Notre-Dame de Niort, ég. de Champdeniers, ég. de

Saint-Maixent.

_Arrond. de Bressuire._ Ég. de Bressuire, ég. d'Oyron, ég. Saint-Denis à

Thouars.

_Arrond. de Melle._ Ég. Saint-Pierre à Melle[312], ég. Saint-Hilaire,

id.[313], ég. Saint-Savinien, id., ég. de Celles, ég. de Javarzay.

_Arrond. de Parthenay._. Ég. Saint-Laurent à Parthenay, ég.

Sainte-Croix, id., ég. Notre-Dame-de-la-Couldre, id., ég. Saint-Pierre à

Airvault, ég. de Saint-Géneroux, ég. de Marnes, ég. Saint-Louis de

Marnes, ég. de Parthenay-le-Vieux[314], ég. de Verrines-sous-Celles.

[Note 312: Jolie église du XIIe siècle.]

[Note 313: Du XIIe siècle. Beau style du Poitou.]

[Note 314: Toutes ces églises appartiennent au meilleur style

du Poitou; XIIe siècle.]

SOMME.

_Arrond. d'Amiens._ Ég. Notre-Dame (cathéd. d'Amiens)[315], ég.

Notre-Dame d'Araines, ég. de Namps-au-Val, ég. Saint-Denis de Poix.

_Arrond. d'Abbeville._ Ég. coll. de Saint-Wulfran d'Abbeville[316], ég.

abb. de Saint-Riquier[317], ég. de Rue.

_Arrond. de Doullens._ Ég. de Beauval.

_Arrond. de Montdidier._ Ég. d'Ailly-sur-Noye, ég. abb. de

Bertheaucourt, ég. de Folleville, ég. Saint-Pierre de Roye, ég. de

Tilloloy.

[Note 315: Édifice entièrement bâti pendant le XIIIe siècle

(voy. CATHÉDRALE, fig. 19 et 20).]

[Note 316: Édifice bâti au commencement du XVIe siècle. La

nef seule a été élevée.]

[Note 317: XVIe siècle.]

TARN.

_Arrond. d'Alby._ Ég. Sainte-Cécile (cathéd. d'Alby)[318], ég.

Saint-Salvy à Alby.

_Arrond. de Castres._ Ég. de Burlatz.

[Note 318: Église à une seule nef sans transsept, avec

chapelles, bâtie en brique; XIVe et XVe siècles (voy.

CATHÉDRALE, fig. 50). Peintures de l'époque de la

Renaissance.]

TARN-ET-GARONNE.

_Arrond. de Montauban._ Ég. de Caussade[319], ég. de Montpezat[320], ég.

de Varen[321].

_Arrond. de Castel-Sarrazin._ Ég. de Beaumont-de-Lomagne, ég. abb. de

Moissac[322].

[Note 319: Clocher du XIVe siècle.]

[Note 320: Église à une seule nef sans transsept; XIVe

siècle.]

[Note 321: Église du XIIe siècle, à deux absides jumelles.]

[Note 322: Narthex du XIe siècle, à trois étages; porche du

XIIe; nef du XIVe, sans bas-côtés et sans transsept.]

VAR.

_Arrond. de Draguignan._ Ég. cath. de Fréjus, ég. abb. du Thoronet[323],

ég. de Caunet, ég. du Luc.

_Arrond. de Brignoles._ Ég. de Saint-Maximin.

_Arrond. de Grasse._. Ég. de Vence (anc. cathéd.).

_Arrond. de Toulon._ Ég. Saint-Louis à Hyères, ég. de Sollies-Ville, ég.

de Sixfours.

[Note 323: Église cistercienne du XIIe siècle, d'une grande

simplicité (voy. les _Archives des mon. hist._).]

VAUCLUZE.

_Arrond. d'Avignon._. Ég. Notre-Dame-des-Dons (cathéd. d'Avignon)[324],

ég. de Cavaillon (anc. cathéd.)[325], ég. du Thor[326], ég. de Vaucluze,

ég. abb. de Sénanque.

_Arrond. d'Apt._ Ég. d'Apt (anc. cathéd.).

_Arrond. de Carpentras._ Ég. de Saint-Siffrin à Carpentras, ég. de

Pernes, ég. bapt. de Vénasques[327], ég. de Caromb.

_Arrond. d'Orange._ Ég. de Vaison (anc. cathéd.), ég. de Valréas.

[Note 324: Édifice du XIIe siècle, mais méconnaissable par

suite des mutilations qu'il a subies.]

[Note 325: Église du XIIIe siècle, qui conserve tous les

caractères de l'architecture romane de la Provence.]

[Note 326: XIIe siècle. Très-délicate architecture dans

laquelle on sent l'influence immédiate des arts romains.]

[Note 327: Édifice du VIIIe ou IXe siècle, voûté; ressemblant

à une très-petite salle de thermes antiques, mais d'une

construction très-grossière.]

VENDÉE.

_Arrond. de Fontenay._ Ég. de Fontenay-le-Comte, ég. de Maillezais, ég.

abb. de Nieuil-sur-Authise, ég. de Vouvant.

VIENNE.

_Arrond. de Poitiers._. Ég. cathéd. de Poitiers[328], ég.

Notre-Dame-la-Grande à Poitiers[329], ég. de Moustier-Neuf, id., ég.

abb. de Saint-Hilaire, id.[330], ég. de Sainte-Radegonde, id.[331]; ég.

de Fontaine-Lecomte, ég. abb. de Ligugé, ég. de Nouaillé, ég. de

Lusignan.

_Arrond. de Civray._ Ég. Saint-Nicolas de Civray, ég. abb. de

Charroux[332].

_Arrond. de Montmorillon._ Ég. de Montmorillon, ég. d'Antigny, ég.

Saint-Pierre à Chauvigny, ég. Notre-Dame, id., ég. de la Puye, ég. abb.

de Saint-Savin[333].

[Note 328: Église bâtie à la fin du XIIe siècle conformément

aux traditions romanes du Poitou, mais avec des formes déjà

gothiques. Belle construction. Plan simple (voy. CATHÉDRALE,

fig. 44 et 45). Façade de la fin du XIIIe siècle.]

[Note 329: XIe et XIIe siècles. Façade de cette dernière

époque, entièrement couverte de sculptures. Peintures à

l'intérieur.]

[Note 330: Église du XIe siècle, autrefois voûtée en

coupoles, fort mutilée aujourd'hui. Beau plan, vaste, bien

conçu.]

[Note 331: Église du XIe siècle. Peintures à l'intérieur,

refaites depuis peu. Crypte.]

[Note 332: Vaste église terminée par une rotonde, XIIe

siècle, en ruines aujourd'hui (v. SAINT-SÉPULCRE).]

[Note 333: Porche du IXe siècle; nef du XIe; choeur du

commencement du XIIe. Flèche sur le porche du XVe siècle.

Peintures à l'intérieur du XIIe siècle (voy. ARCHITECTURE

RELIGIEUSE, fig. 11 et 12). Style poitevin roman. Crypte.]

VIENNE (HAUTE-).

_Arrond. de Limoges._ Ég. cathéd. de Limoges[334].

_Arrond. de Bellac._ Ég. abb. du Dorat[335].

_Arrond. de Rochechouart._ Ég. de Rochechouart, ég. de Saint-Junien, ég.

de Solignac[336].

_Arrond. de Saint-Yriex._ Ég. de Saint-Yriex.

[Note 334: Porche du Xe siècle; nef ruinée du XIe; choeur des

XIIIe et XIVe; transsept du XVe (voy. CATHÉDRALE, fig. 47).]

[Note 335: Belle église du XIIe siècle. Style mixte auvergnat

et des côtes occidentales.]

[Note 336: Style du Périgord, XIIe siècle. Coupoles.]

VOSGES.

_Arrond. d'Épinal._ Ég. d'Épinal.

_Arrond de Saint-Dié._ Ég. cath. de Saint-Dié[337], ég. de Moyenmoutier.

[Note 337: Nef du XIe siècle, remaniée au XIIe. Abside carrée

de la fin du XIIIe siècle.]

YONNE.

_Arrond. d'Auxerre._ Ég. Saint-Étienne à Auxerre (anc. cathéd.)[338],

ég. Saint-Pierre à Auxerre, ég. Saint-Germain, id.[339], ég.

Saint-Eusèbe, id.[340], ég. de Saint-Florentin[341], ég. abb. de

Pontigny[342], ég. de Chitri-le-Fort, ég. de Moutiers, ég. de Chablis,

ég. de Vermanton, ég. de Mailly-le-Château.

_Arrond. d'Avallon._ Ég. Saint-Lazare d'Avallon, ég. Saint-Martin, id.,

ég. abb. de Sainte-Madeleine à Vézelay[343], ég. de Saint-Père sous

Vézelay[344], ég. de Civry, ég. de Montréal[345], ég. de

Pontaubert[346].

_Arrond. de Joigny._ Ég. de Saint-Julien-du-Sault[347], ég. de

Villeneuve-le-Roi[348], ég. de Saint-Fargeau.

_Arrond. de Sens._ Ég. Saint-Étienne (cathéd. de Sens)[349], ég. de

l'hôpital de Sens[350], ég. Saint-Savinien et Saint-Potentien, id.

_Arrond. de Tonnerre._ Ég. Saint-Pierre de Tonnerre, ég. de l'hospice de

Tonnerre[351], ég. de Neuvy-Saultour.

[Note 338: Beau choeur bourguignon du XIIIe siècle, avec une

seule chapelle carrée au chevet. Transsept et nef des XIVe

et XVe siècles. Parties inférieures de la façade de la fin du

XIIIe siècle; parties supérieures du XVe. Vitraux. Crypte du

IXe siècle. Peintures dans la crypte.]

[Note 339: Crypte du IXe siècle, très-mutilée; choeur de la

fin du XIIIe. Nef détruite. Clocher du XIIe siècle.]

[Note 340: Nef du XIIe siècle, très-mutilée. Façade du XIIIe

siècle; choeur du XVIe. Vitraux. Clocher du XIIe siècle.]

[Note 341: Choeur du XVIe siècle. Vitraux.]

[Note 342: Grande église de l'ordre de Cîteaux. Nef du XIIe,

avec porche; choeur du commencement du XIIIe (voy.

ARCHITECTURE MONASTIQUE, fig. 8).]

[Note 343: Grande église de l'ordre de Cluny. Nef de la fin

du XIe siècle; narthex fermé du XIIe; choeur et transsept de

la fin du XIIe siècle. Quatre clochers autrefois. Cette

église est à la tête de la grande école bourguignonne.]

[Note 344: Jolie petite église du XIIIe siècle; style

bourguignon pur. Charmant clocher. Porche ouvert, bâti au

XIIIe siècle et refait en partie au XIVe. Choeur de la fin du

XIVe siècle. Trois chapelles rayonnantes. Pas de transsept.]

[Note 345: L'une des églises les plus pures comme style

bourguignon de la fin du XIIe siècle; bâtie d'un seul jet.

Abside carrée, flanquée de deux chapelles carrées. Transsept.

Tribune.]

[Note 346: Petite église du XIIe siècle, en style bourguignon

pur.]

[Note 347: Vitraux du XIIIe siècle.]

[Note 348: Église du XIIIe siècle. Style mixte bourguignon et

champenois.]

[Note 349: Église du milieu du XIIe siècle, remaniée presque

entièrement au XIIIe (voy. CATHÉDRALE, fig. 30).]

[Note 350: Choeur du XIIIe siècle. Style mixte champenois et

bourguignon.]

[Note 351: Grande église à une seule nef couverte par une

charpente, avec petite abside voûtée; XIIIe siècle.]

ÉGOÛT, s. m. Conduit souterrain en maçonnerie destiné à écouler les eaux

pluviales et ménagères. Les Romains étaient grands constructeurs

d'égoûts, et lorsqu'ils bâtissaient une ville, ils pensaient d'abord à

l'établissement de ces services souterrains. Quand les barbares

devinrent possesseurs des villes gallo-romaines, ils ne songèrent pas à

entretenir les égoûts antiques, qui bientôt s'engorgèrent ou furent

perdus; les villes renfermaient alors de véritables cloaques, les eaux

croupies pénétraient le sol, les rues étaient infectes et la peste

décimait périodiquement les populations. On commença par faire des

tranchées au milieu des voies principales, des ruisseaux profonds,

encaissés, que l'on recouvrait de dalles ou que l'on laissait à l'air

libre. Les orages se chargeaient de curer ces profonds caniveaux

encombrés de détritus de toutes sortes. Ce ne fut guère qu'au XIIe

siècle que l'on revint à la méthode antique, et que l'on construisit des

égoûts souterrains en maçonnerie sous les voies principales des villes.

Corrozet parle d'égoûts trouvés vis-à-vis le Louvre lorsqu'on

reconstruisit ce palais en 1538. Il existait, sous le quartier de

l'Université de Paris, des égoûts (romains probablement) qui furent

longtemps utilisés et refaits en 1412[352], parce qu'ils étaient hors de

service. Nous avons vu souvent, en faisant des fouilles dans le

voisinage d'édifices du moyen âge, des restes d'égoûts construits en

belles pierres de taille. Les établissements religieux et les châteaux

féodaux sont déjà munis d'égoûts bien disposés et construits dès la fin

du XIIe siècle. Il arrive souvent même que ces égoûts sont praticables

pour des hommes. Lorsqu'on démolit l'hôtel de la Trémoille à Paris, en

1840, on découvrit dans le jardin un premier égoût qui paraissait fort

ancien et qui présentait la section indiquée fig. 1. Cet égoût était

traversé par un autre plus moderne du XIIIe siècle probablement(2), qui

se composait d'une suite d'arcs plein cintre sur lesquels reposaient des

dalles très-épaisses. Ces dalles étaient usées comme si elles eussent

été longtemps exposées au passage des chariots, chevaux et piétons;

elles se raccordaient avec un pavage de petit échantillon en grès. Sous

le Palais de Justice de Paris et sous les terrains de l'ancien Évêché,

il existe encore des égoûts qui datent de l'époque de saint Louis et de

Philippe-le-Bel. Ils sont bâtis en pierre dure avec grand soin et voûtés

en berceau plein cintre, dallés au fond et d'une largeur de 0m,75

environ (2 pieds et demi). Toutefois, les égoûts étaient rares dans les

villes du moyen âge relativement au nombre et à l'étendue des rues; ils

n'étaient guère construits que sous les voies principales aboutissant

aux rivières, avec bouches au niveau du sol pour recevoir les eaux des

ruisseaux tracés dans les rues perpendiculaires à ces voies.

[Illustration: Fig. 1.]

[Illustration: Fig. 2.]

[Note 352: Sauval.]

EMBRASURE, s. f. Baie percée dans un mur de forteresse ou dans un

parapet de couronnement pour placer la bouche d'une pièce d'artillerie à

feu. Les embrasures n'apparaissent donc dans l'architecture militaire

qu'au moment où l'on fait un usage régulier du canon pour la défense des

places. Nous avons dit ailleurs (voy. CHÂTEAU) qu'à la fin du XVe

siècle, sans changer d'une manière notable la disposition générale des

défenses, on s'était contenté de percer, au rez-de-chaussée des

courtines et des tours, des ouvertures pour battre les dehors par un tir

rasant, ou de placer des bouches à feu au sommet des tours dont on

supprimait les toits pour établir des plates-formes avec parapets. Le

château de Bonaguil, qui date du règne de Louis XI, possède à la base

des remparts quelques embrasures dont la disposition et la forme sont

indiquées dans la fig. 1. La bouche de la pièce est à peu près à

mi-épaisseur du mur, comme le fait voir le plan A. À l'intérieur de la

muraille B, l'embrasure est construite en arcade et fermée par une

épaisse dalle percée d'un trou circulaire avec une mire. À l'extérieur

C, on n'aperçoit que le trou et sa mire dégagés par un ébrasement qui

permet de pointer la pièce à droite et à gauche. La partie extérieure de

ces sortes d'embrasures était promptement égueulée par le souffle de la

pièce; aussi pensa-t-on à leur donner plus d'air (2), en couvrant

l'ébrasement extérieur par un arc. Ou bien encore, comme dans les

batteries casematées du grand boulevard de Schaffhausen (3), les

architectes avancèrent la bouche des canons près du parement extérieur

formant intérieurement une chambre voûtée, et disposèrent l'ébrasement

du dehors en ovale, avec redans curvilignes, pour détourner les

projectiles lancés par les assiégeants. Ces précautions de détail ne

pouvaient être efficaces qu'autant que l'ennemi ne mettait pas en

batterie de grosses pièces d'artillerie et qu'il n'avait à sa

disposition que de la mousqueterie ou de très-petites pièces. Cependant

ces sortes d'embrasures furent encore employées pour les batteries

couvertes jusque vers le commencement du XVIe siècle[353].

Les architectes militaires cherchaient des combinaisons qui pussent

faciliter le tir oblique en même temps qu'elles garantissaient les

servants des pièces; mais l'artillerie à feu faisait de rapides progrès.

Au commencement du XVIe siècle, les armées assiégeantes possédaient déjà

des pièces de gros calibre qui d'une volée ruinaient ces défenses trop

faibles, car il est à remarquer que, depuis le moment où l'artillerie à

feu est devenue d'un emploi général, les moyens défensifs ont été

inférieurs à la puissance toujours croissante de cette arme. Il ne faut

donc pas s'étonner si les premières fortifications faites pour résister

au canon présentent une variété singulière de moyens défensifs, tous

très-ingénieux, très-subtils, mais bientôt abandonnés comme

insuffisants, pour être remplacés par d'autres qui ne l'étaient guère

moins. Ainsi, dans les fortifications bâties par Albert Dürer à

Nuremberg, nous voyons des embrasures de batteries couvertes (4) qui

permettaient de pointer un canon et d'obtenir un tir plongeant et

oblique pour des arquebusiers.

À Munich, il existe sur la face de la porte en brique de Carlsthor, qui

remonte au commencement du XVIe siècle, des embrasures disposées pour un

tir oblique et plongeant (5), destinées à de petites pièces

d'artillerie. À la porte Laufer de Nuremberg, le long du boulevard

extérieur, on remarque encore des embrasures destinées à de très-petites

pièces d'artillerie, et dont les ouvertures sont protégées par des

cylindres en bois à pivots, percés de trous (6), comme les créneaux

d'une des portes de Bâle en Suisse (voy. CRÉNEAU)[354]. En France, ces

moyens subtils, tradition des arts militaires du moyen âge, furent

promptement mis de côté; on adopta de préférence, pour les batteries

couvertes, les embrasures profondes, présentant un angle peu ouvert, ne

laissant qu'un trou avec une mire pour la bouche de la pièce, et à

l'extérieur ne montrant qu'une large fente horizontale prise dans une

hauteur d'assise (7), quelquefois avec un talus inférieur lorsqu'on

voulait obtenir un tir plongeant. Cette méthode fut habituellement

suivie en Italie dès les premières années du XVIe siècle.

Quant aux embrasures des batteries découvertes, Albert Dürer les a

construites à Nuremberg, ainsi que l'indique la fig. 8, sur les

courtines et quelques-uns de ses boulevards. Le parapet, large, en

pierre, présente une surface convexe pour mieux résister à l'effet des

projectiles ennemis. Un volet tournant sur un axe garantit les

artilleurs lorsqu'on charge la pièce. Ces volets étaient assez épais et

solides pour que les boulets, venant horizontalement, pussent ricocher

sur leur surface externe, car alors le tir de plein fouet était mou à

cause de la qualité médiocre de la poudre et de la proportion vicieuse

des pièces, dont l'âme était relativement d'un trop grand diamètre pour

la charge employée.

Quelquefois, en France et en Italie, on eut l'idée de profiler les

embrasures ainsi que l'indique la fig. 9, afin d'empêcher les boulets

ennemis de glisser sur les parois des ébrasements et de frapper la

pièce. Il va sans dire que ces redans sont promptement détruits par

l'artillerie des assiégeants et même altérés par le souffle de la pièce.

Dès l'époque de François Ier, on en vint, lorsqu'on voulut armer une

forteresse, à couronner les boulevards et les courtines par des talus en

terre mélangée avec des brins de bois ou du chaume. En cas de siége, on

ouvrait des embrasures dans ces talus (10), et on maintenait leurs

parois verticales par des madriers. Cette méthode est encore suivie de

nos jours. On augmentait au besoin le relief du parapet par des

gabionnades ou des sacs à terre.

Quelquefois même ces parapets, avec leurs embrasures, étaient faits de

clayonnages triangulaires juxtaposés et remplis de terre et de fumier

(11). Ces moyens étaient particulièrement employés pour des ouvrages de

campagne qu'il fallait faire à la hâte, et quand on n'avait pas le

loisir de laisser tasser les terrassements.

Comme aujourd'hui, les ingénieurs militaires se préoccupaient de masquer

les embrasures lorsqu'on chargeait les pièces en batterie. À cet effet,

ils employaient des claies épaisses, des volets glissant sur des

coulisses, des rideaux d'étoupe capitonnés. De tous ces moyens, l'un des

plus ingénieux est celui que nous donnons (12). En A, on voit la

plate-forme en charpente recouverte de madriers sur laquelle roule la

pièce en batterie. Contre la paroi intérieure du parapet est posé le

bâtis B, muni, à sa partie supérieure, d'un volet triangulaire roulant

sur un axe et mu par deux leviers C. La pièce chargée, on appuyait sur

les deux leviers juste ce qu'il fallait pour pouvoir pointer; sitôt la

balle partie, on laissait retomber le volet qui, par son propre poids,

reprenait la position verticale.

Les embrasures ont de tout temps fort préoccupé des architectes ou

ingénieurs militaires, et, après bien des tentatives, on en est revenu

toujours aux clayonnages, aux formes en terre pour les batteries

découvertes. Quant aux embrasures des batteries couvertes ou casemates,

on n'a pas encore trouvé un système qui présentât des garanties de durée

contre des batteries de siége, et depuis le XVIe siècle, sous ce

rapport, l'art de la fortification n'a pas fait de progrès sensibles.

[Illustration: Fig. 1.]

[Illustration: Fig. 2.]

[Illustration: Fig. 3.]

[Illustration: Fig. 4.]

[Illustration: Fig. 5.]

[Illustration: Fig. 6.]

[Illustration: Fig. 7.]

[Illustration: Fig. 8.]

[Illustration: Fig. 9.]

[Illustration: Fig. 10]

[Illustration: Fig. 11.]

[Illustration: Fig. 12.]

[Note 353: Voy., à l'article BOULEVARD, fig. 5, une embrasure

disposée pour un tir oblique, avec pilettes de réserve

destinées à garantir les artilleurs.]

[Note 354: A donne le plan de l'embrasure, B son élévation

intérieure, C la section horizontale du cylindre en bois, et

D sa forme et sa dimension.]

ENCEINTE, s. f. Murs en palissades entourant une ville, un bourg ou un

camp. Les Gaulois, au dire de César, faisaient des enceintes de villes,

de bourgades ou de camps fortifiés, au moyen de troncs d'arbres

entremêlés de pierres. Les Germains les composaient de palissades de

bois entre lesquelles on amassait de la terre, des branches d'arbres, de

l'herbe, de façon à former une véritable muraille très-propre à résister

aux efforts du bélier; le feu même n'avait que peu de prise sur ces

ouvrages, presque toujours humides. Les Romains, dans leurs camps

d'hiver (camps-permanents), employaient à peu près les mêmes procédés ou

se contentaient d'une levée en terre couronnée par une palissade et

protégée extérieurement par un fossé. Habituellement les portes de ces

camps étaient défendues par une sorte d'ouvrage avancé, _clavicula_,

ressemblant assez aux barbacanes du moyen âge (1). En A étaient des

ponts de bois jetés sur le fossé, et, en B, la porte du camp. Ce mélange

de pierre et de bois employé dans les enceintes des villes ou camps

gaulois donna l'idée à quelques-unes des peuplades de ce pays d'obtenir

des remparts vitrifiés, par conséquent d'une dureté et d'une cohésion

complètes. Il existe, à vingt-huit kilomètres de Saint-Brieuc, une

enceinte ovale composée de granit, d'argile et de troncs d'arbre, que

l'on est parvenu à vitrifier en mettant le feu au bois après avoir

enveloppé le retranchement de fagots.

Nous donnons (2) une coupe de cette enceinte, dite de Péron. On a

commencé par faire un _vallum_ composé de morceaux de granit entremêlés

de troncs d'arbres A; à l'extérieur, on a revêtu ce _vallum_ d'une

couche d'argile B; le tout a dû être enveloppé d'une quantité

considérable de fagots auxquels on a mis le feu; le granit s'est

vitrifié, s'est agglutiné; l'argile a fait un corps solide adhérent à

cette vitrification; un fossé et un petit épaulement en terre C

défendent à l'extérieur cette singulière enceinte. Nous ne connaissons

pas d'autre exemple de ce genre de retranchement en France; on prétend

qu'il en existe en Irlande et dans le nord de l'Écosse.

Dans les premiers temps du moyen âge, beaucoup de villes en France ne

possédaient que des enceintes de bois. À l'époque des invasions des

Normands, on en voyait un grand nombre de ce genre auxquelles, bien

entendu, les barbares mettaient le feu. On fit donc en sorte de

remplacer ces défenses fragiles par des murailles en maçonnerie; mais la

force de l'habitude et la facilité avec laquelle on pouvait se procurer

du bois en grande quantité firent que, pendant longtemps, beaucoup de

villes du Nord ne furent encloses que de palissades de bois terrassées

ou non terrassées. Alors même que l'on éleva des murailles en maçonnerie

aux XIe et XIIe siècles, le bois remplit encore un rôle très-important

dans ces défenses, soit pour garnir leurs couronnements, soit pour faire

des enceintes extérieures en dehors des fossés, devant les portes, les

ponts et à l'extérieur des faubourgs.

Pendant les guerres du XVe siècle, il est souvent question de bourgades

défendues simplement par des enceintes de palissades. «Et puis vindrent

à Perrepont (Pierrepont), dit Pierre de Fenin[355], et prindrent la

ville, qui estoit close de palais et de fossés.» Froissard[356] parle

aussi de plusieurs villes dont les enceintes ne se composaient, de son

temps, que de palissades avec bretèches de bois et fossés.

Beaucoup de villes, pendant le moyen âge, étaient ouvertes, car pour les

fermer il fallait en obtenir la permission du suzerain, et comme la

construction de ces enceintes était habituellement à la charge des

bourgeois, les populations urbaines n'étaient pas toujours assez riches

pour faire une aussi grande dépense. En temps de guerre, on fermait ces

villes à la hâte pour se mettre à l'abri d'un coup de main ou pour

servir d'appui à un corps d'armée. «Si s'en ala à Ypre, et entra en la

ville (le cuens de Bouloigne): onques li bourgois n'i misent contredit,

ains le rechurent à grant joie. Quant li cuens et si home furent dedans

Ypre, moult furent boen gré as bourgois de lor boin samblant que il fait

lor avoient; ils devisèrent que il là arriesteroient, et fremeroient la

ville, et là seroit lor repaires de la guerre. Moult i fisent boins

fossés et riches, et boine soif à hyreçon et boines portes de fust et

boins pons et boines barbacanes et boines touretes de fust entour la

ville[357].» Comme les armées romaines, les armées occidentales du moyen

âge faisaient des enceintes autour de leurs camps, lorsqu'elles

voulaient tenir une contrée sous leur obéissance ou posséder une base

d'opérations. «Toutefoys (Gérard de Roussillon) avec ce peu de gens

qu'il avoit approcha le roy et vint en Bourgongne, et choisit une place

belle et emple là où estoit une montaigne sur laquelle il se arresta et

la fist clore de fossez et de boulevers de boys dont ses gens eurent

grant merveille[358].» Les enceintes en bois faites en dehors des murs

autour des places fortes étaient désignées, au XIIIe siècle, sous les

noms de _fors rolléis_:

«Clos de fossés et de fors rolléis[359]»;

de _forclose_:

«À la forclose li dus Begues en vint[360]»;

et plus tard sous les noms de _polis_, de _barrière_. Les espaces libres

laissés entre ces clôtures extérieures et les enceintes de maçonnerie

s'appelaient les _lices_.

On ne considérait une enceinte de ville comme très-forte qu'autant

qu'elle était double; lorsqu'on ne pouvait construire deux murailles

flanquées de tours en maçonnerie, on disposait au moins des palissades

avec fossés en avant de l'enceinte maçonnée, de manière cependant que

l'enceinte intérieure pût toujours commander celle extérieure, et que

celle-ci ne fût distante que d'une petite portée d'arbalète. Si les

enceintes extérieures étaient en maçonnerie, flanquées de tours et

munies de barbacanes, ces tours et barbacanes étaient ouvertes du côté

de la ville, ouvertes à la gorge, comme on dirait aujourd'hui, afin

d'empêcher les assiégeants de s'y établir après s'en être emparés.

Lorsqu'on veut se rendre compte des moyens d'investissement et d'attaque

des places fortes au moyen âge, on comprend parfaitement de quelle

valeur étaient les enceintes extérieures; aussi attachait-on à leur

conservation une grande importance. Entre les deux enceintes, une

garnison avait une entière liberté d'action, soit pour se défendre, soit

pour faire entrer des secours, soit pour prendre l'offensive en tentant

des sorties. Dans les lices, les troupes assiégées sentaient une

protection puissante derrière eux; elles pouvaient se porter en masses

sur les points attaqués en s'appuyant aux murailles intérieures, d'où, à

cause de leur relief, on dirigeait leurs efforts, on leur envoyait des

secours, on protégeait leur retraite. C'était dans les lices que les

assiégés plaçaient leurs grands engins de guerre pour obliger les

assiégeants à faire des travaux d'approche, lents et fort difficiles à

pousser sur un terrain pierreux. Si l'ennemi s'emparait d'une courtine

ou d'une tour extérieure, les assiégés remparaient les lices en

établissant deux traverses à droite et à gauche de l'attaque, ce qui

pouvait empêcher les assiégeants de s'approcher de l'enceinte intérieure

(voy. ARCHITECTURE MILITAIRE, BARBACANE, CHÂTEAU, PORTE, SIÉGE, TOUR).

Dans les villes, on trouvait souvent plusieurs enceintes contiguës. Les

abbayes possédaient leurs enceintes particulières, ainsi que la plupart

des cloîtres des cathédrales; les châteaux, les palais et même certains

quartiers étaient clos de murs, et leurs portes se fermaient la nuit.

[Illustration: Fig. 1.]

[Illustration: Fig. 2.]

[Note 355: _Mémoires_. Collect. Michaud, Poujoulat. T. II, p.

614 (1422).]

[Note 356: L. II. Les villes de Gravelines, de Saint-Venant

en Flandre, de Berghes, de Bourbourch, sont signalées par cet

auteur comme n'étant fermées que de palis et de fossés.]

[Note 357: _Hist. des ducs de Normandie et des rois

d'Angleterre_, d'ap. deux mss. de la Bib. imp. (XIIIe

siècle). Pub. par la Soc. de l'hist. de France; 1850.]

[Note 358: _Gérard de Roussillon_. Édit. du commencement du

XVIe siècle. Lyon. Réimp. à Lyon. Louis Perrin, 1856.]

[Note 359: _Li Roman de Garin_, t. I, p. 231. Édit. Techener,

1833.]

[Note 360: _Ibid._, t. II, p. 172.]

ENCLOSURE, s. f. _Pourpris_, _paliz_ (voy. CLÔTURE).

ENCORBELLEMENT, s. m. Système de construction de pierre ou de bois qui

permet de porter une charge en surplomb sur le nu d'un mur, d'une pile,

d'un contre-fort. On dit _construction en encorbellement_ pour désigner

la partie d'une bâtisse posée sur un encorbellement (voy. CONSTRUCTION,

fig. 40, 81, 82, 96, 101, 128, 129, 130, 131, 132, 133, 134, 135, 136,

137; ÉCHAUGUETTE, MÂCHICOULIS).

ENDUIT, s. m. Couverte en mortier, en plâtre ou en blanc-en-bourre,

posée sur une maçonnerie de moellon, de brique, parfois même sur de la

pierre de taille, afin d'obtenir une surface unie, homogène, propre à

recevoir de la peinture.

Les Grecs mettaient des enduits sur toutes leurs constructions, à

l'extérieur comme à l'intérieur, à moins qu'elles ne fussent faites de

marbre blanc. Encore coloraient-ils cette dernière matière, pour éviter

l'aspect froid et uniforme de surfaces d'une même couleur et pour

distinguer les divers membres de l'architecture. L'enduit qu'ils

posaient sur leurs constructions de pierres, si bien appareillées

qu'elles fussent, est très-mince (un ou deux millimètres) et toujours

coloré[361]. Tous les joints et lits de la construction se trouvaient

ainsi masqués sous cette légère couverte. Les Romains excellaient dans

l'art de préparer et de poser les enduits. Les grands édifices comme les

habitations privées étant construits en brique et blocage, ils

revêtissaient leurs parements extérieurs et intérieurs de plaques de

marbre et d'enduits posés en plusieurs couches, une grossière d'abord,

une plus fine et une dernière très-mince, bien dressée, polie et

couverte de peintures. Dans les premiers temps du moyen âge, on voulut

imiter ces procédés; mais les barbares ne savaient pas faire de bonne

chaux et savaient encore moins l'employer. Aussi les enduits que l'on

trouve sur quelques rares monuments de l'époque mérovingienne et

carlovingienne sont-ils friables, soufflés et mal dressés. Ce n'est

qu'au XIIe siècle que les enduits sont faits avec soin; encore ne

sauraient-ils être comparés à ceux des Romains.

Il faut dire que le système de construction adopté par les architectes

du moyen âge n'admettait les enduits que là où il y avait du moellon

brut; ces architectes, à dater du XIIe siècle, ne posèrent

qu'exceptionnellement des enduits sur de la pierre de taille, qui,

dût-elle être peinte, laissait voir son parement. C'était à l'intrados

des voûtes faites en moellon brut comme celles des édifices de la

Bourgogne et du Centre, sur les murs de remplissage entre des piles

engagées, que les enduits s'appliquaient, et alors ils étaient toujours

couverts de peintures (voy. PEINTURE).

Dans les habitations, les intérieurs des châteaux, on passait cependant

parfois un enduit très-mince, même sur la pierre de taille. C'est ainsi

que sont tapissées les salles du château de Coucy, qui datent du

commencement du XIIIe siècle, afin de dissimuler les joints et de poser

la peinture sur des surfaces unies. Mais ces enduits, assez semblables

aux enduits grecs, ne sont qu'une couche épaisse de chaux et de sable

très-fin posée au pinceau et comprimée au moyen d'une petite _taloche_.

Les couleurs étaient appliquées sur cette couverte pendant qu'elle était

encore humide, puis encaustiquée lorsque le tout était parfaitement sec:

procédé qui rappelle la peinture monumentale des anciens. Dès le XIIIe

siècle, dans les intérieurs, on employait les enduits au plâtre, soit

sur les murs en maçonnerie, soit sur les pans-de-bois et cloisons. Ces

enduits au plâtre sont généralement très-solides, très-minces et posés

sur un pigeonnage de plâtre ou de mortier dans lequel il entre toujours

du gros sable. Nous avons vu de ces enduits qui avaient acquis une

extrême dureté, le plâtre présentant dans la cassure un grand nombre de

parcelles brillantes.

Les enduits en blanc-en-bourre se faisaient et se font encore

aujourd'hui avec de la chaux, du sable fin ou de la poussière de pierre

et du poil de vache. Quand ils ne sont pas exposés à l'humidité et

qu'ils s'attachent à un bon fond, ces enduits durent longtemps; mais ils

n'acquièrent jamais de fermeté. Ils n'ont d'autre avantage que de ne pas

coûter cher et d'être fort légers.

[Note 361: Les temples grecs de pierre de la Sicile, de

Pestum, ont conservé de nombreuses traces d'un enduit

extrêmement fin, qui paraît fait de chaux et de poussière de

marbre.]

ENFER, s. m. Le séjour des damnés est représenté habituellement dans les

peintures et les sculptures du moyen âge par une gueule monstrueuse dans

laquelle s'engloutissent les réprouvés. Dans l'Office des morts, on lit

cette prière: «_Libera me, Domine, de morte oeterna, de manu inferni, de

ore leonis_, etc.» Les artistes anciens ont traduit le texte à la

lettre. Sur le linteau de la porte principale de la cathédrale d'Autun,

qui date du XIIe siècle, on voit, en effet, dans le Jugement dernier, du

côté des damnés, deux mains colossales qui s'emparent d'un ressuscité.

Quant aux gueules indiquant l'entrée de l'enfer, on les retrouve sur

quantité de bas-reliefs et de peintures. L'idée de classification des

damnés dans l'enfer par genres de peines en raison des causes de la

damnation est une idée dont on retrouve très-anciennement la trace dans

les monuments du moyen âge, et le Dante n'a fait que donner à ces

traditions une forme poétique, qui résume dans son oeuvre tout ce que

les artistes occidentaux avaient peint ou sculpté sur les monuments

religieux. En effet, dans des édifices des XIe et XIIe siècles, nous

voyons l'avarice, la luxure, l'orgueil, la paresse, etc., subissant en

enfer des peines proportionnées à ces vices. Les avares sont accablés

sous le faix de sacoches d'argent suspendues à leur cou; ceux qui se

sont abandonnés aux plaisirs des sens sont dévorés par des animaux

immondes; les orgueilleux sont précipités à bas de chevaux lancés au

galop; des crapauds s'attachent aux lèvres des calomniateurs, etc. (voy.

JUGEMENT DERNIER, VICES).

ENGIN, s. m. On donnait ce nom à toute machine; d'où est venu le mot

_engineor_, _engingneur_, pour désigner l'homme chargé de la

fabrication, du montage et de l'emploi des machines; d'où le nom

d'_ingénieur_ donné de nos jours à toute personne occupée de l'érection

des ponts, du tracé des voies, de la construction des usines, des

machines, des navires, des fortifications, etc.; d'où enfin le nom de

_génie_ donné au corps.

Parmi les engins du moyen âge, il y a les engins employés pour un

service civil, comme les engins propres à monter ou transporter des

fardeaux, les grues, les chèvres, les treuils, les machines

hydrauliques, les presses; puis les engins de guerre, lesquels se

divisent en engins offensifs, engins défensifs et engins à la fois

offensifs et défensifs.

Il est certain que les Romains possédaient des machines puissantes pour

transporter et monter les matériaux énormes qu'ils ont si souvent mis en

oeuvre dans leurs constructions. Vitruve ne nous donne sur ce sujet que

des renseignements peu étendus et très-vagues. Les Grecs étaient fort

avancés dans les arts mécaniques; ce qui ne peut surprendre, si l'on

songe aux connaissances qu'ils avaient acquises en géométrie dès une

époque fort ancienne et qu'ils tenaient peut-être des Phéniciens. Depuis

l'antiquité, les puissances mécaniques n'ont pas fait un pas; les

applications seules de ces puissances se sont étendues, car les lois de

la mécanique dérivent de la géométrie; ces lois ne varient pas, une fois

connues; et parmi tant de choses, ici-bas, qu'on donne comme des

vérités, ce sont les seules qui ne peuvent être mises en doute.

Les anciens connaissaient le levier, le coin, la vis, le plan incliné,

le treuil et la poulie; comme force motrice, ils n'employaient que la

force de l'homme, celle de la bête de somme, les courants d'air ou d'eau

et les poids. Ils n'avaient pas besoin, comme nous, d'économiser les

bras de l'homme, puisqu'ils avaient des esclaves, et ils ignoraient ces

forces modernes produites par la vapeur, la dilatation des gaz et

l'électricité. Le moyen âge hérita des connaissances laissées par les

anciens sans y rien ajouter, jusqu'à l'époque où l'esprit laïque prit la

tête des arts et chercha des voies nouvelles en multipliant d'abord les

puissances connues, puis en essayant de trouver d'autres forces

motrices. De même qu'en cherchant la pierre philosophale, les

alchimistes du moyen âge firent des découvertes précieuses, les

mécaniciens géomètres, en cherchant le mouvement perpétuel, but de leurs

travaux, résolurent des problèmes intéressants et qui étaient ignorés

avant eux ou peut-être oubliés; car nous sommes disposé à croire que les

Grecs, doués d'une activité d'esprit merveilleuse, les forces motrices

de leur temps admises seules, avaient poussé les arts mécaniques aussi

loin que possible.

ENGINS APPLIQUÉS À LA CONSTRUCTION. Nous voyons, dans des manuscrits,

bas-reliefs et peintures du IXe au XIIe siècle, le treuil, la poulie, la

roue d'engrenage, la romaine, les applications diverses du levier et des

plans inclinés. Nous ne saurions préciser l'époque de la découverte du

cric; mais déjà, au XIVe siècle, son principe est parfaitement admis

dans certaines machines de guerre.

Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle - Tome 5 - (D - E- F) · 第 6 / 14 题