John Brown.]

extraordinaire dans l’isolement où Victoria se sentit après la mort du

prince Albert, avec un besoin d’affection de tous les instants, plus

impérieux à mesure que les années s’accumulaient sur la tête de la

souveraine.

On dit que Brown avait, lui aussi, écrit ses mémoires qu’il destinait à

la publication et que, sur l’ordre de la reine, tous ses papiers ont été

saisis et lus par elle. Qui sait si ce n’est pas la lecture de ces

mémoires intimes, auxquels le serviteur confiait ses pensées les plus

secrètes, qui a démontré à la reine la sincérité absolue de son

dévouement? En lui rendant les honneurs qu’on ne rend généralement

qu’aux grands hommes, la reine a voulu perpétuer le souvenir du

serviteur modèle, dont l’espèce semble disparaître de plus en plus.

Depuis Brown, le serviteur intime de la reine est l’Écossais Grant, qui

se montre attentif à ses moindres désirs, mais n’a jamais été admis dans

le même degré d’intimité.

La reine Victoria intime Ouvrage illustré de 60 gravures d'après des photographies et des documents inédits · 第 26 / 62 题