--Je l’espère, ma chère Laurence!
Ces quelques mots exprimaient un doute qui émut la jeune femme. Elle
éprouva soudain comme un remords, en songeant aux affronts que son père
et elle n’avaient jamais cessé d’infliger à M. Hecquin. Aussi, bien que
le colonel lui eût recommandé de ne rien changer à la composition de son
portefeuille, résolut-elle de suivre les conseils de son mari, espérant
ainsi le flatter et réparer un peu ses torts envers lui.
--Je ne suis pas en état de m’occuper de mes affaires, dit-elle. N’y
aurait-il pas un moyen qui me permettrait de remettre entre vos mains
tous mes intérêts? C’est ma volonté formelle, ajouta-t-elle, le voyant
hésiter.