M. Hecquin soupira:

--Je l’espère, ma chère Laurence!

Ces quelques mots exprimaient un doute qui émut la jeune femme. Elle

éprouva soudain comme un remords, en songeant aux affronts que son père

et elle n’avaient jamais cessé d’infliger à M. Hecquin. Aussi, bien que

le colonel lui eût recommandé de ne rien changer à la composition de son

portefeuille, résolut-elle de suivre les conseils de son mari, espérant

ainsi le flatter et réparer un peu ses torts envers lui.

--Je ne suis pas en état de m’occuper de mes affaires, dit-elle. N’y

aurait-il pas un moyen qui me permettrait de remettre entre vos mains

tous mes intérêts? C’est ma volonté formelle, ajouta-t-elle, le voyant

hésiter.

La vivante paix · 第 27 / 57 题