II

Paris, 4 juillet 1855.

Mon cher Monsieur,

Permettez-moi de vous présenter mon ami, M. de Lagrené, qui mène sa

fille voir Londres. Soyez assez bon pour lui faire montrer les bijoux

antiques et le fameux manuscrit de la _Grande Chartreuse_. M. de Lagrené

a été un de mes meilleurs consolateurs dans les désagréments que ce

manuscrit m'a causés, et je le recommande très instamment à votre

obligeance.

Nous avons ici la moitié de l'Angleterre. Notre exposition, mal

commencée, est devenue vraiment curieuse et vaut la peine qu'on fasse le

voyage. J'espère qu'elle vous tentera.

Adieu, mon cher Monsieur, veuillez agréer l'expression de tous mes

sentiments bien dévoués.

Lettres à M. Panizzi - 3eme édition, Tome I · 第 8 / 152 题