Je n'ai à dire que ce seul mot: J'ai péché, Seigneur, j'ai péché; ayez
pitié de moi, pardonnez-moi.
_Laissez-moi un peu de temps pour exhaler ma douleur, avant que je m'en
aille dans la terre de ténèbres, que recouvre l'ombre de la mort_[486].
[486] Job, X, 20, 22.
Que demandez-vous d'un coupable, d'un misérable pécheur, sinon que,
brisé de regrets, il s'humilie de ses péchés.
La véritable contrition et l'humiliation du coeur produisent l'espérance
du pardon, calment la conscience troublée, réparent la grâce perdue,
protègent l'homme contre la colère à venir; et c'est alors que se
rapprochent et se réconcilient dans un saint baiser Dieu et l'âme
pénitente.
4. Cette humble douleur des péchés vous est, Seigneur, un sacrifice
agréable, et d'une odeur plus douce que celle de l'encens.
C'est le délicieux parfum que vous permîtes de répandre sur vos pieds
sacrés: car _vous ne méprisez jamais un coeur contrit et humilié_[487].
[487] Ps. L, 18.
Là est le refuge contre la fureur de l'ennemi: là, le pécheur se
réforme, et se purifie de toutes les souillures qu'il a contractées au
dehors.