Qu'il faut éviter l'empressement dans les affaires.
1. J.-C. Mon fils, remettez-moi toujours vos intérêts; j'en disposerai
selon ce qui sera le mieux, au temps convenable.
Attendez ce que j'ordonnerai, et vous y trouverez un grand avantage.
2. LE F. Seigneur, je vous remets tout avec beaucoup de joie: car
j'avance bien peu quand je n'ai que mes propres lumières.
Oh! que ne puis-je, oubliant l'avenir, m'abandonner, dès ce moment, sans
réserve à votre volonté souveraine!
3. J.-C. Mon fils, souvent l'homme poursuit avec ardeur une chose qu'il
désire; l'a-t-il obtenue, il commence à s'en dégoûter, parce qu'il n'y a
rien de durable dans ses affections, et qu'elles l'entraînent
incessamment d'un objet à un autre.
Ce n'est donc pas peu de se renoncer soi-même dans les plus petites
choses.
4. Le vrai progrès de l'homme est l'abnégation de soi-même; et l'homme
qui ne tient plus à soi est libre et en assurance.
Cependant l'ancien ennemi, qui s'oppose à tout bien, ne cesse pas de le
tenter; il lui dresse nuit et jour des embûches, et s'efforce de le
surprendre pour le faire tomber dans ses piéges.
_Veillez et priez_, dit le Seigneur, _afin que vous n'entriez point en
tentation_[396].