CORRESPONDANCE CLANDESTINE DE CLERMONT

Ma Nenette jolie,

Encore un petit bifton pour te prouver que ta Gigèle t’aime toujours.

Oui, ma mignonne, je t’aime et je pense bien des fois à toi malgré que

je ne le fais pas voir.

Tu ne veux pas me croire, cependant ce n’est que réalité. C’est toi la

seule femme qui me plaît au quartier, car vois ma petite môme aimée, tu

as su captiver mon cœur par un regard de tes beaux yeux noirs que j’aime

follement.

Oh, ma petite gosse aimée, comme je voudrais pouvoir te câliner dans mes

bras et te griser de caresses. Petite poupée d’amour comme il est doux

pour moi de songer à ce bonheur, mais hélas, je n’ose y croire et

cependant, ce serait mon plus grand désir.

Enfin, ma jolie brunette adorée, j’espère que tu ne feras pas souffrir

ta Gigèle, car si tu veux, nous serons heureuses toutes les deux. Je ne

sais pas si tu te mettras avec moi, je te réclame de me faire réponse à

ce sujet et dis-moi ce que tu penses. Enfin, si tu veux être en

relations avec moi, je veux bien malgré que j’aimerais mieux être mariée

avec toi.

Enfin, pourvu que tu me parles, c’est tout ce que je demande.

Enfin, mon aimée, j’espère que tu me donneras une bonne réponse et que

tu seras ma poupée d’amour, car je ne te dirai jamais assez combien je

t’aime, ma Nénette jolie.

Je vais te quitter ma mignonne petite môme chérie, en t’embrassant

longuement sur ta petite bouche rose et te couvrant de bien doux bécots

et de mes folles caresses. Je te donne mon cœur dans un brûlant baiser

d’amour.

Celle qui t’aime.

Fais bien ton petit dodo, ma jolie brunette.

Angèle.

Les enfants de Caïn · 第 60 / 64 题