J’assiste impassible à ce bouleversement de mon être. Là-haut j’ai vu ce
soir l’image de mon état d’âme. Des nuages galopent, fouaillés par le
vent qui se lève; c’est une course insensée à travers le ciel; ils
passent devant la lune qui s’obscurcit, d’autres accourent, puis la
meute fantastique disparaît, dégageant l’astre qui monte, serein vers
son zénith.