M. Grégoire lui fit répondre qu'il l'attendait.

--Vous allez sortir lui dit-il, en voyant qu'elle avait mis un mantelet

et un chapeau.

--Oui, mon père, comme d'habitude. Mais je venais vous souhaiter le

bonjour.

--Je vous remercie. Vous pouvez quitter votre chapeau. Vous ne sortirez

pas.

--Vous avez besoin de moi?

--Non.

--Alors, mon père, je vous demanderai la permission d'aller faire mes

prières accoutumées.

--Je vous la refuse.

Fernande ne comprenait pas encore.

Elle crut naïvement que son père voulait reprendre avec elle la

conversation brutale commencée la veille. Ne lui avait-il pas,

d'ailleurs, donné vingt-quatre heures de réflexion! Il voulait une

réponse, sans doute.

--Vous ne sortirez pas aujourd'hui.

--Vous ne voulez pas?...

--Ni demain, ni les autres jours.

--Mon père!...

--Je vous fais savoir ma décision. Assez!

--Je vous en supplie... Mon père!...

--Assez, vous dis-je! Suis-je le maître, oui ou non? Il me semble que

j'ai le droit de faire dans ma maison et de ma fille ce qu'il me

convient.

Elle salua le vieillard et remonta chez elle.

A l'heure du déjeuner, elle descendit.

--Il est venu une lettre pour vous, Fernande, lui dit-il. La voici.

C'était la lettre de Jean.

Jean-nu-pieds, Vol. 1 chronique de 1832 · 第 102 / 194 题