-- Chère Laurette, je suis content de ta tendresse et de ton

affection; tes yeux secs me disent que c'est sans peine que tu

veux me faire un sacrifice. Avoue-le-moi, je t'y engage;

ouvre-moi ton coeur car, sans doute, ce n'est pas la crainte

qui est le principe de ta résolution; tu n'as pas lieu d'en

avoir avec moi.

Toujours vrair, toujours sincère, je ne cherchai point à

déguiser:

-- Non, très assurément, cher papa, depuis longtemps la crainte

vis-à-vis de toi n'est plus entrée dans mon âme; le sentiment

seul me guide. Je conviens que Vernol a fait naître dans mon

imagination une illusion, un caprice dont je ne puis me rendre

compte; mais mon coeur, qui est plein de toi, n'est pas un

moment indécis entre vous deux; je ne veux plus le voir.

-- Non, ma chère enfant, non, j'ai désiré connaître la nature

de tes sentiments pour moi, j'en suis satisfait. Vernol excite

en toi des sensations que ton imagination augmente: tu en

jouiras; tu connaîtras aussi toute ma tendresse pour toi; tu

sentiras que tu ne peux cesser de m'aimer, et c'est tout ce

que je désire. Va, je ne suis jaloux que de ton coeur dont la

possession m'est si chère.

Ce trait me confondit; une lumière vint dissiper le trouble de

cette imagination fascinée, je tombai à ses genoux, toute en

larmes, et mon sein palpitait; je baisais ses mains que

j'arrosais de mes pleurs; mes sanglots me laissaient à peine

la liberté de m'exprimer:

-- Tendre papa, je t'aime, je t'adore, je ne chéris que toi;

mon âme, mon coeur, tout est plein de toi. Il fut touché de ma

douleur; il me releva et, me pressant à son tour en me

couvrant de baisers:

-- Console-toi, trop aimable et chère enfant, crois-tu que je

ne connaisse pas la nature et ses lois invincibles? Va, je ne

suis point injuste. C'est par expérience, par comparaison et

par la complaisance la plus étendue de ma part, que produisent

seules l'affection et l'amitié la plus tendre, que je désire

être aimé de toi: il est temps que tu apprennes à juger des

différences. Je t'ai promis que tu jouirais de Vernol: ferme

dans mes principes, constant dans mes idées je tiendrai ma

parole; d'ailleurs, il est aimable, bien fait, beau garçon, je

lui dois cette justice; et si ce n'était pas pour lui que tu

eusses senti ce désir, tu pourrais l'avoir éprouvé pour

quelqu'un d'autre qui vaudrait encore moins; ainsi, j'ai pris

mon parti.

Depuis ce jour je me trouvai bien moins affectée pour Vernol;

et si je me suis prêtée, ma chère, à tout ce que tu vas voir,

ce fut par une réunion de condescendance pour ce cher papa, de

curiosité et de tempérament excité, premier principe de mon

désir fantastique, que je me laissai aller. Je passai la nuit

entre ses bras. Le matin, au milieu des baisers que je lui

donnais à mon réveil, il me dit:

-- Laurette, il faut que tu voies aujourd'hui la mère de Rose:

engage-la de laisser venir sa fille passer la journée à la

campagne avec toi; en même temps préviens-la qu'elle ne soit

point inquiète si elle ne revenait pas le soir, que tu

pourrais, peut-être, ne la ramener que demain. Nous

prétexterons que la voiture nous a manqué, et tu la garderas

ici jusqu'à demain. Quand tu seras avec elle en liberté, tu

pourras juger de sa façon de penser et de tout ce qu'elle

fait: elle paraît avoir de la confiance et de l'amitié pour

toi; aussitôt que tu sauras à quoi t'en tenir, tu m'en

instruiras.

Je crus de ce moment qu'il avait formé des desseins sur elle;

il ne m'en fallut pas davantage pour m'empresser, sans autre

réflexion, à entrer dans ses idées et à me prêter à tout ce

qu'il avait projeté. Je soupçonnais déjà Rose aussi savante

que je l'étais, ou à peu près. Tout fut conduit comme il

l'avait arrangé. Elle vint; la porte fut close à tout le

monde: nous passâmes la journée seuls dans toutes les folies

que nous pûmes imaginer. Je lui faisais cent agaceries; elle

me les rendait avec usure. Je découvrais sa gorge, je faisais

baiser ses tétons à mon papa; ses fesses, sa motte, son con,

essuyèrent mes lutineries; je la tenais entre mes bras pour

qu'il lui en fît autant; elle riait, folâtrait; et, quoique à

chaque espièglerie nouvelle elle fit des demi-façons, elle se

prêtait à tout; aussi son teint était-il très animé et ses

yeux étincelants. Le souper vint, où je ne la ménageai pas; je

lui versais à plein verre; je soufflais le feu qui la brûlait

déjà. Levés de table, nous recommençâmes nos folies; elle ne

fit plus aucune résistance; je la renversai, le visage sur un

canapé; je troussai ses jupes, et son cul découvert nous

présenta une perspective que mon papa, par un dernier coup de

pinceau, aurait rendue parfaite: il m'aidait à me venger de

toutes les lutineries qu'à son tour elle m'avait fait

éprouver. Je voulus juger de l'effet que produisaient ces jeux

sur elle; je la trouvai toute mouillée, et je conjecturai

qu'elle avait eu bien du plaisir pendant ce folâtre badinage.

Nous passâmes enfin, Rose et moi, dans ma chambre, et nous

nous préparâmes à nous mettre au lit. Dès qu'elle me vit en

chemise, elle me l'arracha; je lui rendis le change et je mis

la sienne à bas. Elle m'entraîna dans le lit. Elle me baisait,

prenait mes tétons, ma motte; je mis aussitôt le doigt où je

voyais bien qu'elle le désirait; je ne me trompais pas; elle

écarta les cuisses et se prêta à mes mouvements. Je voulus en

savoir davantage: je glissai mon doigt dans son con, et la

facilité avec laquelle il entra me donna des lumières sur

l'usage qu'elle en avait fait. Je désirais apprendre d'elle

par quelle aventure elle avait perdu son pucelage. Je me

préparais à la questionner lorsque mon père entra dans ma

chambre et vint nous embrasser avant de se coucher. D'un seul

coup, Rose rejeta la couverture: il ne s'attendait pas à nous

voir totalement nues et nos mains placées au centre de la

volupté. Elle passa le bras autour de son cou, l'attira, et

lui fit baiser mes tétons. Je ne fus pas en reste; je lui fis

prendre et baiser les siens, je promenai sa main sur tout son

corps, et je l'arrêtai sur sa motte. Il s'animait, mais il

nous quitta brusquement en nous souhaitant beaucoup de

plaisir.

Déjà la pendule marquait dix heures lorsque, le lendemain, il

rentra dans ma chambre; il nous éveilla par ses caresses et

ses baisers réitérés, en nous demandant si nous avions passé

une nuit agréable.

-- Nous avons veillé, cher papa, longtemps après que tu nous as

quittées; tu as bien vu dans quelle humeur nous étions.

Rose, que nos jeux avaient apaisée et le sommeil rafraîchie,

rougit et mit aussitôt sa main sur ma bouche. Je la détournai:

-- Non, Rose. Non, tu ne me retiendras jamais de raconter à mon

papa tout ce que nous avons fait et tout ce que tu m'as dit:

je ne lui cache rien, ma confiance est entière pour lui, et la

tienne ne doit pas être moindre.

Alors passant ses bras et ses jambes autour de moi, elle me

laissa continuer:

-- Quand tu nous eus abandonnées, Rose, déjà vivement émue,

vint baiser ma bouche, sucer mon sein; elle m'attira sur elle,

nous entrelaçâmes nos cuisses, nos cons s'y frottaient; mes

tétons étaient appuyés sur les siens, mon ventre sur son

ventre; elle me demanda ma langue, et d'une main caressant mes

fesses, de l'autre elle chatouillait mon clitoris et

m'invitait, par le jeu de son doigt, à l'imiter; je mis le

mien où elle l'attendait avec impatience et bientôt nous

ressentîmes les délices de ces amusements. Mais elle ne voulut

pas que mon doigt la quittât sans les avoir goûtées quatre

fois avec des transports incroyables.

Dans le temps même que je rendais compte de nos ébats, Rose,

réchauffée par ce tableau, avait remis sa main entre mes

cuisses et répétait ce que je racontais. Je conçus aussitôt ce

qu'elle désirait: nous étions restées nues; je la découvris à

mon tour, je pris la main de mon papa qui s'empara de tout ce

qu'elle avait. Il n'avait sur lui que sa robe, qui s'était

entrouverte par ses mouvements: j'aperçus par une avance

distincte et par le pavillon que faisait sa chemise de l'effet

que ces caresses produisaient sur lui.

Je le fis remarquer à Rose, et je lui dis de lui ôter cette

robe et de le faire mettre près de nous. Elle se leva sans

balancer, se jeta à son cou, le dépouilla dans l'instant et,

l'enveloppant de ses bras, elle l'attira dans le lit. Rose,

retombée sur le dos, écartait les cuisses; j'élevai une de ses

jambes sur lui, et il passa l'autre entre les siennes; par

cette attitude, son vit se trouvait naturellement vis-à-vis de

son con; je le conduisis moi-même dans la route; elle courut

au-devant du charme qui l'entraînait et, par un coup de cul,

elle hâta l'entrée du temple au dieu qu'elle adorait.

Je la branlais, elle précipitait la marche par les mouvements

qu'elle y ajoutait, et ses transports emportés, dont elle

seule me donnait le modèle, nous firent connaître le plaisir

excessif qu'elle ressentait. Mon père, qui éprouvait avec

quelle âpreté elle suçait son vit, n'y tenait plus; il se hâta

de se retirer et j'achevai de faire, avec ma main, couler la

libation qu'il craignait de verser dans le con de Rose, qui,

pendant le temps qu'il y fut, éprouva cinq fois, de son aveu,

les délices de la décharge. Son ventre fut inondé du foutre

qu'il répandit sur elle et qu'il lança jusque sur ses tétons.

Tandis que je rendais ces divers offices, elle s'était emparée

de mon con; elle le chatouillait; ce petit jeu, joint à

l'émotion que me causait le plaisir que je leur voyais

ressentir et aux caresses que je leur faisais, me mettait dans

une agitation violente. A mon tour, je désirais d'apaiser le

feu qui me dévorait; elle s'en aperçut et, passant sur ma

gauche, elle prit la main de mon papa dont elle m'introduisit

un des doigts qu'il agitait et, par un jeu pareil à celui que

j'avais employé pour elle, Rose acheva de me faire partager

les doux plaisirs que nous lui avions procurés, dont elle

ressentit encore les effets pendant le service qu'elle me

rendait.

Quand nous fûmes revenus dans un état plus tranquille:

-- Ecoute, cher papa, tu es peut-être étonné de l'habileté de

Rose; je n'en étais pas moins surprise; je l'ai engagée de

m'apprendre d'où venaient ces connaissances. Je vais te

répéter tout son récit. Mais non, c'est de sa bouche que tu

dois l'entendre, et je désire qu'elle s'y prête. Ce que tu

viens de faire avec elle la met à même de ne te rien cacher et

de te confier tout ce qu'elle m'a dit.

Les baisers, les caresses furent employés pour l'y déterminer.

Elle se rendit aisément:

-- Eh bien! j'y consens, et, puisque j'en ai fait part à

Laurette, je ne risque plus rien. Les plaisirs dont nous

venons de jouir ensemble me donnent lieu d'être persuadée que

vous le sauriez d'elle; ma confiance s'établit sur celle que

vous me montrez et se rapporte à mes désirs. Il vaut donc

mieux que je vous le répète moi-même.

HISTOIRE DE ROSE

J'avais dix ans quand ma mère m'envoya chez une soeur qu'elle

avait en province, où je passai plus de six mois. Elle n'avait

qu'une fille qui avait au moins six ans au-dessus de moi.

Jusqu'à ce moment, toujours retirée chez ma mère dont la

dévotion ne permettait à personne d'approcher de nous, mes

frères au collège, j'étais toujours seule, ou à l'église avec

ma mère; je ne me connaissais pas encore, mais je m'ennuyais

beaucoup. J'aimais bien mieux être aux églises que rester au

logis car, quoiqu'elle se mît très souvent dans les coins les

plus retirés, j'apercevais au moins, à la dérobée, quelque

figure humaine qui attachait mes regards. Il y avait longtemps

que ma mère promettait à ma tante, qui me demandait, de

m'envoyer chez elle: je le désirais avec d'autant plus

d'impatience que je savais qu'elle ne ressemblait pas à ma

mère. Une occasion survint qui l'y détermina. Mon frère aîné

était menacé de la petite vérole, elle me fit partir au plus

tôt. Ma tante et ma cousine me reçurent avec mille

démonstrations d'amitié. Dans les premières caresses, Isabelle

demanda que je couchasse avec elle. Je ne sais si elle ne s'en

repentit pas bientôt par la contrainte que cet arrangement lui

donna dans les premiers temps. Cependant, le soir avant de

nous endormir, elle m'embrassait, et le matin je lui rendais

ses caresses.

Les quinze premiers jours passés, sa contrainte me parut

diminuer, et le soir elle retroussait nos chemises pour

appuyer ses fesses contre les miennes et me donner le baiser

des quatre soeurs.

Une nuit, entre autres, que je ne pus pas m'endormir aussitôt

qu'à l'ordinaire et qu'elle me croyait très enfoncée dans le

sommeil, je sentis qu'elle remuait le bras avec un petit

mouvement; sa main gauche était sur le haut de ma cuisse; je

l'entendis qui haletait et poussait une respiration

entrecoupée; elle remuait doucement le derrière; enfin, elle

fit un grand soupir, se tint tranquille et s'endormit.

Surprise de tout cela et n'y pouvant rien comprendre, je

craignais qu'il ne lui fût arrivé quelque chose

d'extraordinaire; cependant, comme je la trouvai fraîche et

gaie le lendemain, mon inquiétude cessa. Depuis ce jour, je

m'aperçus qu'elle répétait tous les soirs ce même manège,

auquel je ne concevais rien pour lors; mais je ne tardai pas à

en être instruite.

Ma tante avait une femme de chambre âgée tout au plus d'une

vingtaine d'années: Isabelle était souvent enfermée dans sa

chambre avec elle. Justine brodait parfaitement en tout genre,

et ma cousine allait recevoir ses leçons; elle ne voulait

point, disait-elle, que je l'interrompisse, parce que je

l'empêcherais de faire les progrès qu'elle désirait. Je donnai

d'abord dans ce panneau qui, cependant n'en était pas tout à

fait un puisque, en effet, elle apprenait à manier

parfaitement l'aiguille. Enfin, piquée de n'être point admise

en trio et remarquant entre elles une certaine intelligence,

ma curiosité fut vivement excitée. Curiosité de fille est un

démon qui la tourmente, il faut qu'elle lui cède, qu'elle y

succombe.

Un jour que j'étais restée seule, ma tante étant sortie avec

Isabelle et Justine, ayant profité de ce moment pour en faire

autant, je le mis en usage pour aller dans sa chambre examiner

si je ne trouverais pas quelque moyen, ou quelque ouverture de

laquelle je pourrais découvrir ce qu'on pouvait y faire.

J'aperçus, au coin du lit où couchait Justine, une porte dans

la ruelle, que je parvins à ouvrir à force de la secouer, et

qui conduisait dans une chambre sombre toute remplie de vieux

meubles presque jusqu'au plancher. Il n'y avait de libre qu'un

passage qui conduisait à une autre porte qui donnait sur un

escalier dérobé, duquel on descendait dans une petite cour

d'où l'on sortait dans une ruelle déserte et écartée.

Ma tante croyait ce quartier bien fermé; mais si elle en avait

les clefs, Justine avait trouvé le moyen d'en avoir le passage

libre. Dans cette espèce de garde-meubles il y avait à quelque

hauteur, à l'égalité du pied du lit, une ouverture qui avait

été ménagée dans la muraille pour y mettre une croisée qui

aurait donné du jour dans cette chambre, étant vis-à-vis les

fenêtres de celle de Justine. Mais l'usage qu'on faisait de

cette pièce rendant cette précaution inutile, cette ouverture

était couverte par la tapisserie qui entourait la chambre de

Justine. Je m'aperçus de cette ouverture; je grimpai sur les

meubles pour chercher s'il n'y aurait pas quelque trou; n'en

trouvant pas d'assez grand, je pris mes ciseaux et je fis une

ouverture suffisante pour découvrir partout dans la chambre,

et particulièrement sur le lit, auquel je ne pensais guère

alors. Charmée d'avoir trouvé ces moyens, et dans le dessein

d'en profiter, je me retirai au plus vite en refermant la

porte. J'avais remarqué que lorsque Isabelle allait dans la

chambre de Justine, c'était presque aussitôt après le dîner.

Un jour, ma tante devait aller passer l'après-midi chez une de

ses amies, où quelque affaire devait la retenir et où elle ne

comptait nous mener ni l'une ni l'autre. Ma cousine me dit en

particulier qu'elle devait apprendre ce jour-là quelques

points nouveaux, et que je pouvais aller chez des voisines ou

m'occuper de mon côté afin qu'elle ne fût point troublée. Il

ne m'en fallut pas davantage. Dès qu'on fut hors de table, je

fis semblant de sortir de la maison et d'aller dans le

voisinage. Mais je remontai doucement dans la chambre de

Justine, qui habillait ma tante, et je les prévins. Je fus me

renfermer dans la chambre noire, cachée parmi les meubles,

l'oeil attaché sur l'ouverture que j'avais agrandie. Je ne fus

pas longtemps sans voir arriver ma cousine qui prit à la main

un ouvrage de broderie; je crus alors que j'allais passer une

après-midi bien ennuyeuse; je me repentis de ma curiosité, que

je maudissais de tout mon coeur. Justine y vint peu de temps

après avec ma tante, qui demanda où j'étais. Le coeur me

palpitait. Elles lui répondirent qu'apparemment j'étais allée

chez de petites amies de mon âge où je me rendais quelquefois;

elle ne fit pas d'autres informations et, voyant sa fille

occupée, elle s'en fut, et je les vis toutes deux examiner par

la fenêtre si ma tante sortait. Aussitôt qu'elle fut dehors,

ce que j'entendis à leurs discours, Justine ferma les verrous;

elle vint ouvrir la porte de la chambre où j'étais et fut à

celle de l'escalier dérobé. La frayeur d'être découverte me

saisit; j'étais accroupie pour me cacher parmi les meubles;

elle ne s'aperçut de rien et retourna dans sa chambre. Dès

qu'elle y fut rentrée, Isabelle mit de côté son ouvrage et

s'avança près d'un miroir pour raccommoder sa coiffure et

rajuster son mouchoir de cou, que Justine lui arracha, et qui

lui prenait les tétons, lui faisait compliment sur leur

rondeur et sur leur fermeté; puis, découvrant les siens, elle

en faisait la comparaison entre eux. Au milieu de leurs

amusements, j'entendis, sur l'escalier de la petite cour,

quelqu'un qui montait et qui, trouvant libre l'entrée de la

première porte qu'apparemment Justine avait été ouvrir, vint

gratter à celle de la chambre. Je ne pus le voir passer, étant

enfoncée et cachée pour n'être pas vue moi-même. Justine le

fit entrer et fut refermer les portes avec soin. Quand il fut

dans la chambre, je le reconnus aussitôt: c'était un grand

jeune homme, un peu parent de la maison, qui venait

quelquefois voir ma tante. Isabelle avait la gorge découverte.

Courbelon fut sans façon la lui baiser et y fourra sa main

tandis que l'autre fut se perdre sous sa jupe. Justine, à son

tour, fut traitée de même. Le temps ne me paraissait plus

long. Il prit Isabelle dans ses bras, la jeta sur le pied du

lit et la troussa tout à découvert; je vis alors son ventre,

ses cuisses et sa fente; elle était peu garnie de poil, mais

il était fort noir; il la baisait et remuait le doigt de la

main droite au haut de cette fente, tandis que le doigt de la

main gauche y était tout enfoncé. Justine, déboutonnant sa

culotte, en tira une machine fort longue, raide et très

grosse. Ma cousine la prit; il voulait la mettre à la place de

son doigt, mais j'entendis Justine lui dire:

-- Non, Courbelon, je ne le souffrirai pas; si je deviens

grosse, je saurai m'en tirer; mais si jamais Isabelle était

dans ce cas-là, où pourrions-nous toutes deux nous cacher?

Caressez-la, donnez-lui du plaisir; mais ne lui mettez pas.

Tous ces discours, que j'entendais parfaitement, étaient

autant d'énigmes dont je cherchais le mot. Je vis cependant

Courbelon se retirer à contre-coeur et, tout en pestant, il

continua de caresser Isabelle en la chatouillant comme il

avait commencé, tandis que ma cousine tenait à pleine main ce

gros instrument que Justine avait mis en liberté.

Quelques moments après qu'il eut recommencé les mouvements de

ses doigts, j'entendis et vis faire à Isabelle le même jeu et

les mêmes soupirs qu'elle faisait quand nous étions couchées.

Je fus alors au fait, et je jugeai qu'elle répétait, seule

dans son lit, ce que Courbelon venait de faire. Isabelle se

releva bientôt, et Justine, qui était en arrêt comme un chien

sur sa proie, se jetant à son tour sur le pied du lit, tenant

d'un bras Courbelon par les reins et, de l'autre main, tenant

ce pieu qui conservait sa grosseur, l'entraîna sur elle. Elle

fut bientôt troussée; il se coucha sur son ventre et, de ses

deux mains, il tenait ses tétons qu'il baisait, et les

mouvements de reins et de cul que je lui voyais faire me

firent juger qu'il enfonçait ce membre que j'aurais voulu voir

entrer. Ma cousine passa sa main par-derrière entre les

cuisses de Courbelon, ou pour le caresser, ou pour juger de

l'enfoncement. Je les vis alors s'agiter, se remuer avec

fureur: bientôt Courbelon, après des transports et des

mouvements qui m'étonnaient, se laissa aller, et je le vis

retirer cet instrument humble et bien diminué de longueur et

de grosseur. Ils se reposèrent quelques moments sur le lit;

mais les baisers et les caresses allaient leur train. Cette

première scène, qui m'avait vivement émue, ne tarda pas à être

suivie d'une autre qui me plut encore davantage.

Courbelon, impatienté de leurs habillements qui le gênaient,

et sachant que ma tante ne reviendrait pas si tôt, les mit

bientôt dans l'état où il désirait les voir: en peu d'instants

elles furent toutes deux nues. Justine n'était pas d'une

figure aussi jolie qu'lsabelle; mais elle gagnait dans la

situation où il les avait mises: son corps était plus blanc,

elle était plus grasse et potelée. Il leur imprima plus de

cent baisers à l'une et à l'autre; il prenait leurs culs,

leurs tétons, leurs fentes, tout était à sa disposition. Ce

que je voyais depuis une demi-heure excitait en moi un feu,

une émotion que je n'avais jamais sentis. Leurs caresses

recommencèrent avec plus de vivacité. Il les fit mettre toutes

deux couchées sur le ventre au pied du lit en leur faisant

écarter les cuisses. Je découvrais parfaitement tout ce que

Courbelon voyait: il les examinait, baisait leurs fesses,

enfonçait un doigt de chaque main entre leurs cuisses. Son

instrument était revenu dans le premier état où je l'avais vu;

et comme Justine, le visage appuyé dans ses mains contre la

couverture, ne pouvait le voir, il avait commencé de

l'introduire à Isabelle quand, tout à coup, Justine en

défiance se leva furieuse, et prenant ma cousine par les

jambes elle la retira et démonta Courbelon. J'en fus très

fâchée car je voyais cet outil prendre sa route à grands pas.

-- Non, lui répéta-t-elle, cela ne sera pas; je vous en ai dit

cent fois les raisons, c'est une nécessité de s'y conformer.

Comme je pouvais entendre aussi facilement que je voyais,

aucun des mots, aucune des expressions ne furent perdus:

-- Viens, mon cher, dit Justine en le prenant par son

instrument, viens mettre ton vit dans mon con, ils se

connaissent et tu ne risques rien avec moi.

Mais elle manqua son coup car, le tenant toujours par là, elle

lui donna deux ou trois secousses: aussitôt je vis Courbelon

se pencher sur son épaule, tenant un téton, la baiser et

répandre une liqueur blanche que je n'avais pas encore vue,

avec des convulsions qui marquaient un vif sentiment de

plaisir. J'étais dans un état que je ne concevais pas

moi-même. Depuis quelque temps je chatouillais le haut de ma

petite fente de la même manière que j'avais vu Courbelon le

faire à Isabelle et à Justine. J'étais dans cette agréable

occupation, qui ne me procurait encore qu'un doux plaisir,

quand l'une et l'autre, sans doute vivement animées par les

caresses que Courbelon leur avait faites, le mirent dans la

même position où elles étaient elles-mêmes: pas le moindre

vêtement depuis la tête jusqu'aux genoux. Cette perspective

nouvelle m'attacha avec une curiosité délicieuse, et d'autant

plus particulièrement que j'avais fort désiré le voir ainsi:

il semblait que leurs plaisirs fussent d'accord avec mes

souhaits. Chacune le baisait, le caressait, lui prenait le vit

qui s'était ramolli, chatouillait ses couilles et ses fesses;

il les baisait à son tour, maniait, suçait leurs tétons, les

renversait, les examinait, les branlottait et leur enfonçait

le doigt. Je vis enfin cet instrument reprendre toute sa

vigueur et les menacer toutes deux; il ressemblait à un épieu

qu'on va plonger dans le corps d'une bête féroce. J'apercevais

bien que Courbelon en voulait à ma cousine; mais Justine le

saisissant, ils tombèrent l'un sur l'autre sur le pied du lit;

je crus qu'il lui enfoncerait l'estomac; rien ne la fit

reculer.

-- Attends au moins, lui dit-il, que nous augmentions nos

plaisirs et que nous en jouissions tous ensemble.

Le Rideau levé; ou l'Education de Laure · 第 4 / 9 段