--Alors, quand partez-vous? fit Zozé avec calme.
Il la contemplait d'un air un peu déçu.
--Eh! je ne pars pas, mon amie... Puisque vous le voulez bien, j'aurai
le bonheur de ne pas partir!...
Il avait décoché--à droite, à gauche--deux regards circonspects, et il
saisit la main de Zozé en inclinant le buste.
--Maintenant, moi aussi, j'ai de grandes nouvelles! déclara la jeune
femme qui réprimait un geste d'énervement tandis que M. Raindal
achevait son lourd baiser... D'abord, j'ai reçu un télégramme de
Georges. Il revient le 1er septembre, lundi, dans trois jours...
--Ah! fit M. Raindal machinalement... Tant mieux!... Il va bien?...
--Très bien!... Vous lirez sa dépêche... Et ensuite...
--Ensuite? redit le maître avec une oppression d'anxiété.
--Ensuite, j'ai reçu une lettre de ces messieurs de Meuze m'annonçant
qu'ils viennent passer une huitaine aux Frettes.