Lyon, 13 mars 1815.
_Aux habitans de la ville de Lyon._
Lyonnais!
Au moment de quitter votre ville pour me rendre dans ma capitale,
j'éprouve le besoin de vous faire connaître les sentimens que vous
m'avez inspirés. Vous avez toujours été au premier rang dans mon
affection. Sur le trône ou dans l'exil, vous m'avez toujours montré les
mêmes sentimens. Ce caractère élevé qui vous distingue spécialement
vous a mérité toute mon estime. Dans des momens plus tranquilles, je
reviendrai pour m'occuper de vos besoins et de la prospérité de vos
manufactures et de votre ville.