Le 5, la trente-cinquième division, commandée par le général Grenier,
a eu une affaire d'avant-postes sur la rive droite de l'Elbe, à quatre
lieues de Magdebourg. Quatre bataillons de cette division seulement
ont été engagés. L'infanterie a montré son intrépidité ordinaire, et
l'ennemi a été repoussé.
Le 7, le vice-roi étant instruit que l'ennemi avait passé l'Elbe à
Dessau, a envoyé le cinquième corps et une partie du onzième pour
appuyer le deuxième corps, commandé par le duc de Bellune. Lui-même il
s'est porté à Stassfurt, où son quartier-général était le 9, et il a
réuni son armée sur la Saale, la gauche à l'Elbe, la droite appuyée aux
montagnes du Hartz, et la réserve à Magdebourg.
Le prince d'Eckmühl, qui le 8 avait son quartier-général à Lunebourg, se
mettait en marche pour se rapprocher de Magdebourg.
L'artillerie des divisions du général Vandamme arrivait à Brême et à
Minden.
La tête d'un corps composé de deux divisions, qui doit prendre position
à Wesel, sous les ordres du général Lemarrois, commençait à arriver.
Le 10, le général Souham avait envoyé un régiment à Erfurt, où on
n'avait pas encore de nouvelles des troupes légères de l'ennemi.
Le duc de Raguse prenait position sur les hauteurs d'Eisenach.
L'armée française du Mein paraissait en mouvement dans différentes
directions.
Le prince de Neufchâtel était attendu à Mayence.
Une partie de l'état-major de l'empereur y était arrivée, ce qui faisait
présumer l'arrivée prochaine de ce souverain.
_A S. M. l'impératrice-reine et régente._