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Le comte Albert Apponyi.
L’élection unanime et joyeuse du comte Albert Apponyi à la présidence de
la Chambre hongroise, inaugure une nouvelle époque dans l’histoire de la
Hongrie.
Ce noble magnat au front lumineux et à l’âme ardente, offensa longtemps
les regards comme une insupportable injure à la laideur commune. Par sa
voix étrangement sonore et par ses idées qui jaillissaient dans un
souffle melodieux, il aviva la haine implacable. L’outrage et la
calomnie se jettèrent sur ses traces. L’homme fut rejeté, renié…
cependant il resta invincible.
Il semble que son heure arrive enfin, et c’est maintenant comme un coup
d’horloge formidable, qui sonne trente ans de vie, d’effort et de
bataille sur le bouclier triomphal. Désormais le comte Albert Apponyi
conduira la nation hongroise. Et déjà, les grands chemins de l’avenir
s’ouvrent fleuris devant son règne; on y voit un peuple au seuil de la
clarté.
* * *
L’heure de l’avènement et de la justice… mais c’est aussi l’heure
tragique où l’ame meurtrie par la lutte, regarde ses blessures sous le
pâle soleil de la victoire et se trouve soudain douloureuse de sa joie.
Le cas du comte Albert Apponyi offre, dans l’ensemble de sa vie
dépensée, un rare exemple de beauté grave. Le voici sur l’estrade
présidentielle! Comment en monta-t-il les marches? Se pencha-t-il, le
cœur étreint de regrets sur sa propre image, que lui réflète le clair
métal de la cloche? Il sonne…
De meg kell állnom, minden kísértés ellenére, hogy az egész cikket itt
lemásoljam. Már idáig is kellőkép kiérzik benne egy fiatal hang
romantikája. A politika nem költészet, de a bánat mindenütt csak bánat s
ezen a bánaton foszlik el e régi írás minden sora, rejtélyesen, szegény
emberi létünk hívságai felé.
Azonfelül, nem is tud mindenki franciául. Erre is gondolnom kell, ha nem
akarok senkit megbántani.