«Aguilard del Campo, le 20 juin 1812.
«Monsieur le maréchal, par ma lettre du 19, j'ai eu l'honneur de rendre
compte à Votre Excellence des motifs qui m'ont obligé d'évacuer Oviedo.
Je me suis rendu sur la Pisnarga, où j'attends vos ordres. Le général
Rey, gouverneur à Burgos, a répondu à l'avis que je lui avais donné de
ma position. Les bandes, dans ce pays, sont nombreuses et actives. Si je
n'avais craint de contrarier vos intentions, j'aurais dirigé ma division
sur Rioseco, quoique, dans la position qu'elle occupe, elle est sur
Burgos et peut se porter au secours de Santander.
«Un accident assez désagréable vient de m'arriver, et me mettra
peut-être dans le cas de me rendre à Burgos de ma personne. Je me suis
fendu la tête trop fortement pour croire qu'il me soit possible de
suivre les mouvements que ferait ma division. Il sera donc urgent de me
donner un successeur si elle devait agir de suite.»