SECTION XI.

Des persécutions excitées par les prêtres protestans.

Les persécutions et les cruautés religieuses qui ont été rapportées

jusqu'ici comme exercées par les chrétiens, sont empruntées des

catholiques romains, et se sont pratiquées dans l'église depuis le tems

où le pape et son clergé ont obtenu un pouvoir sans bornes dans la

chrétienté. Si nous n'avions pas un si grand nombre de preuves

convaincantes de la barbarie exercée par des prêtres de Jésus-Christ,

comment aurait-on jamais pu s'imaginer que ceux qui s'étaient si fort

élevés contre la persécution et qui se donnaient pour les prédicateurs

d'un évangile de paix, dans le tems où ils étaient eux-mêmes persécutés,

deviendraient un jour des monstres de cruauté et les plus violens des

persécuteurs? Cependant la chose est souvent arrivée et elle arrivera

toujours. Il est évident que les plus distingués parmi les premiers

réformateurs sont devenus persécuteurs en théorie et dans la pratique

toutes les fois qu'ils ont eu le pouvoir en main; pour lors ils ont

enseigné de vive voix et par écrit que la persécution était une chose

louable et nécessaire; par là ils ont contredit tout ce qu'ils avaient

antérieurement dit en faveur de la tolérance, dans un tems où ils

étaient eux-mêmes les victimes de la persécution: on leur doit la

justice de convenir qu'ils ont très fidèlement pratiqué les maximes

violentes qu'ils ont enseignées.

Luther, Mélanchton, Zwingle, Bucer, Beze, Farel et sur-tout Calvin, se

sont montrés de très ardens persécuteurs. Ce dernier s'est distingué par

un infâme traité, qu'il écrivit en faveur de la persécution, et encore

plus par les persécutions qu'il suscita contre plusieurs hommes de

mérite. _Castillion_ ou _Castalion_, homme éminent par son savoir et ses

moeurs, fut injurié et persécuté par lui uniquement parce qu'il n'était

point de son avis sur la prédestination, le libre arbitre, l'élection,

le cantique des cantiques, et la descente de Jésus-Christ aux enfers. Ce

fut encore par les soins de Calvin, que Servet fut emprisonné et brûlé

comme hérétique[36]. Le pauvre Servet fut traité dans la ville

protestante de Genève, de la même manière qu'il eût pu l'être dans

l'inquisition romaine; on lui confisqua tous ses biens et une somme

considérable d'argent; on l'enferma dans un cachot où il fut en proie à

la vermine, et l'on finit par le faire périr sur un bûcher.

[36] Quelques jours avant le jugement de Servet, Calvin écrivait à un

ami qu'il espérait que sa sentence irait _au moins_ à la mort

(_saltem fore capitalem_). Théodore de Beze écrivit un traité pour

prouver la légitimité de punir les hérétiques. Pierre Dumoulin,

fameux théologien protestant et pasteur de l'église réformée de

Paris, publia en 1618 un livre intitulé _l'Anatomie de

l'Arminianisme_, dans lequel il appelle les _remontrans_, des

hérétiques, des sectaires, des novateurs, des monstres, des

scélérats, des blasphémateurs, des insolens, etc. Il ajoute que

quiconque ne croit pas en Jésus-Christ, n'est point un enfant de

Dieu, et par conséquent n'a aucun droit à la possession des biens

temporels, quand même il posséderait d'ailleurs toutes les vertus

sociales. Voyez _Brandt. Histoire de la réform._.

Pour faire connaître l'esprit qui animait Calvin, je vais rapporter les

plaintes que Castalion faisait contre lui au sujet des traitemens qu'il

avait essuyés, de sa part. Il dit en parlant à Calvin: «Dans un libelle

écrit en français, vous m'appellez un blasphémateur, un calomniateur, un

méchant, un chien aboyant, un ignorant, une bête, un impudent, un

imposteur, un corrupteur impur de l'écriture sainte, un homme qui se

moque de Dieu, un contempteur de toute religion, un insolent, un chien

impur, un impie, un libertin, un esprit dépravé, un vagabond, un fripon,

etc.»

Nous ne devons point être surpris qu'un homme d'un caractère aussi

emporté que Calvin, ait pu enseigner que Dieu prédestinait un grand

nombre de ses créatures à la damnation éternelle. Une pareille opinion

me paraît devoir naturellement découler de la méchanceté du caractère de

cet homme; il y a tout lieu de soupçonner qu'en général les opinions des

hommes, dépendent bien plus qu'on ne pense de leurs dispositions

naturelles.

Cette cruelle persécution que Calvin fit éprouver à Castalion fut

approuvée par Mélanchton, par Bucer, par Farel. Le premier écrivait dans

une lettre à Bullinger que le sénat de Genève avait très bien fait de

mettre à mort l'hérétique, et qu'il était surpris qu'il y eût des gens

qui blâmassent une pareille sévérité. Le second dit charitablement et

pieusement dans un sermon public qu'on _aurait dû lui arracher les

boyaux et les déchirer en pièces_. Farel, le troisième, dit avec autant

de charité chrétienne qu'il _eût mérité de mourir de dix mille morts_.

Il n'est pas douteux que Calvin ne fût un homme de grands talens, très

savant, très zélé, très utile à la réformation; mais il ne se faisait

aucun scrupule d'accuser, de diffamer, de calomnier ses confrères; de

les traiter de prévaricateurs et d'hypocrites, d'aller jusqu'à prendre

Dieu à témoin de faussetés évidentes, de persécuter ses ennemis jusqu'à

la mort. C'est au lecteur à donner à ce sublime _réformateur_ les

qualifications qu'une pareille conduite semble mériter; au moins est-il

certain que sa façon d'agir, ainsi que celle des théologiens dont nous

venons de parler, confirme le jugement que nous avons ci-devant porté

des saints et des pères de l'église chrétienne; je veux dire qu'il y a

des hommes qui ont beaucoup de religion dans la tête et qui n'ont point

de vertu dans le coeur.

Cet esprit atroce et persécuteur qui animait ces merveilleux

réformateurs s'est assez généralement emparé des églises réformées. Il

serait difficile et même impossible de nommer une seule église ou secte

parmi les protestans, qui, ayant eu le pouvoir en main, n'ait point

persécuté. La Suisse, la Hollande et notre propre pays nous fournissent

une infinité d'exemples de persécutions protestantes.

Les églises de Bâle, de Berne, de Zurich, de Schaffhouse, dans les

lettres qu'elles écrivirent aux magistrats de Genève, applaudirent au

traitement odieux qu'ils avaient fait à Servet, et se rendirent

coupables elles-mêmes de semblables cruautés.

Valentin Gentilis, natif de Cozance en Italie, eut le malheur de tomber

dans quelques opinions erronées sur la trinité: il prétendait que le

père seul était dieu par lui-même, qu'il était incréé, _essentiateur_,

ou celui qui donne l'essence à tous les êtres, mais que le fils était

_essentié_, ou dérivait son essence du père, et par conséquent qu'il

n'était pas dieu par lui-même, quoique pourtant il le reconnût pour vrai

dieu. Il raisonnait à-peu-près de là même manière sur le compte du

saint-esprit; il faisait des trois personnes, trois esprits éternels

distingués par une subordination graduelle, en réservant la monarchie au

père qu'il appellait le seul dieu. Ce théologien, forcé de se sauver de

son pays à cause de sa religion, vint se réfugier à Genève, comme dans

un lieu d'asyle, mais il se trouva bien trompé; il fut obligé d'abjurer

ses opinions, condamné à une rude pénitence: on le conduisit dans les

rues en chemise, les pieds et la tête nuds, une torche au poing, et on

lui enjoignit de ne point sortir de la ville sans permission expresse.

Nonobstant ces défenses, il trouva le moyen de s'évader, et se retira

dans le canton de Berne, où il fut encore bien plus maltraité, car il y

fut arrêté, emprisonné, décapité[37].

[37] M. Keysler dit dans ses voyages que la façon de penser des

Genévois est maintenant bien changée relativement à la persécution;

il assure que l'on n'y parle qu'avec horreur du supplice de Servet,

et que les ecclésiastiques eux-mêmes désireraient que cette aventure

fût mise en oubli. Tome I, p. 173.

Cependant l'exemple du célèbre Jean-Jacques Rousseau qui, par ses

écrits, s'est illustré lui-même, ainsi que sa patrie, prouve que le

levain de la persécution est bien loin d'être éteint dans le coeur

des Genevois. Ce philosophe a essuyé depuis des persécutions très

vives de la part du clergé de la principauté de Neufchâtel, qui ne

s'est point oublié dans cette occasion. On sait que ce clergé très

insolent a, nonobstant la protection du roi de Prusse, son

souverain, persécuté M. Petitpierre, pasteur réformé, pour avoir osé

soutenir que Dieu était trop bon pour permettre que les peines de

l'enfer fussent éternelles; mais le clergé pour ses intérêts en ce

monde s'obstine à être éternellement damné dans l'autre.

_Note de l'éditeur._

L'on pourrait encore citer un grand nombre d'exemples de persécutions

exercées par toutes les églises protestantes dont on vient de parler. On

publia à Zurich un édit très sévère contre les anabaptistes, ou contre

tous ceux qui se feraient baptiser de nouveau; plusieurs de ces

hérétiques furent punis de mort; l'un d'entr'eux fut condamné à être

noyé d'une façon très burlesque par Zwingle, qui dit en quatre mots _qui

iterum mergit, mergatur_; que celui qui se rebaptise soit noyé.

L'esprit d'intolérance et de persécution a long-tems régné en Hollande

parmi les réformés, et s'est fait sentir avec fureur dans ce pays. Les

animosités éclatèrent d'abord entre les Luthériens et les Calvinistes,

qui, selon la remarque de Chandler, dès l'enfance de la réformation

s'anathématisaient les uns les autres, à cause de la diversité de leurs

opinions au sujet de l'eucharistie, et qui regardaient la douceur et la

tolérance comme des choses intolérables. Par la suite ce zèle se porta

contre les anabaptistes dont plusieurs furent mis à l'amende,

emprisonnés, bannis. Enfin il s'éleva une querelle furieuse entre les

gomaristes ou vrais calvinistes et les arminiens; elle occasionna une

violente persécution, dont les derniers furent les victimes; ceux-ci

furent par la suite appellés _remontrans_.

Jacob Arminius, l'un des professeurs de théologie de l'université de

Leyde, disputant sur la doctrine de la prédestination, s'avisa de

s'écarter de l'opinion de Calvin à ce sujet; il trouva dans Gamarus, son

collègue, un puissant adversaire. Celui-ci soutenait que, par un décret

éternel, Dieu avait décidé ceux d'entre les hommes qui seraient sauvés

ou damnés. Comme ce dernier sentiment était celui de la plus grande

partie du clergé des provinces-unies, il s'efforça de décrier Arminius

et sa doctrine; on refusa tous les accommodemens, on excita les

magistrats, en leur montrant la nécessité d'extirper l'arminianisme et

de détruire les arminiens, que l'on traitait de peste, de diables, de

mamélukes. On disait hautement dans les chaires qu'il fallait tout

entreprendre, qu'il fallait en user comme Élie avec les prêtres de Baal;

lorsque le tems de l'élection des nouveaux magistrats fut arrivé, les

prédicans demandaient à Dieu des hommes dont le zèle allât jusqu'à

répandre le sang. En un mot le magistrat se conformant à l'humeur

massacrante de ses guides spirituels, de ses doux pasteurs, persécuta

cruellement les pauvres remontrans; plusieurs de leurs ministres furent

chassés du pays si subitement, qu'on ne leur laissa pas même le tems de

régler leurs affaires, ou de se pouvoir d'argent pour vivre dans le lieu

de leur bannissement. Beaucoup d'autres personnes furent obligées de

s'expatrier; le savant Grotius fut condamné à une prison perpétuelle,

dont il se tira par l'adresse de sa femme; le grand-pensionnaire

Barnevelt, pour avoir favorisé le parti des remontrans, eut la tête

tranchée.

Personne n'ignore avec quelle furie l'esprit persécuteur exerça ses

ravages en Angleterre immédiatement après la réformation, et cet esprit

s'y est depuis ranimé très vivement à plusieurs reprises. Sous le règne

de Henri VIII, ce prince fournit à la persécution une épée à deux

tranchans qui blessait également les protestans et les catholiques.

Édouard VI n'étant qu'un enfant, fut gouverné par son conseil et

sur-tout par Cranmer, qui engagea ce prince à faire périr plusieurs

personnes pour leurs opinions religieuses, mais il ne s'y prêta qu'avec

tant de répugnance, que, se trouvant, pour ainsi dire, contraint par cet

archevêque de signer un arrêt qui condamnait Jeanne Bocher à être brûlée

vive pour quelques opinions fanatiques au sujet du Christ, Édouard ne

put s'empêcher de verser des larmes, et dit que s'il faisait un péché ce

serait l'archevêque qui en répondrait devant Dieu. Comme Cranmer

lui-même devint martyr sous le règne suivant, nous avons tout lieu de

croire que plusieurs de ceux qui ont souffert le martyre ne manquaient

pas de la volonté, mais de la puissance nécessaire pour faire d'autres

martyrs.

La reine Élizabeth, quoiqu'à bien des égards elle fut très grande

princesse, avait dans son caractère beaucoup de la hauteur et de la

sévérité de son père, et quoique sous le règne de sa soeur Marie elle

eût vu et même eût éprouvé les effets cruels de la persécution au point

qu'elle eut assez de peine à sauver sa propre vie, elle ne laissa pas de

persécuter non-seulement ses propres sujets, mais encore des étrangers,

qui étaient venus se réfugier dans ses états pour échapper aux cruautés

qui s'exerçaient dans leurs pays; ils furent sans doute bien étonnés de

trouver en Angleterre les mêmes traitemens; en effet quelques-uns

d'entr'eux furent fouettés, emprisonnés, bannis, et d'autres furent mis

à mort, entr'autres deux dont l'un avait une femme et neuf enfans: ce

malheureux demandait pour toute grâce, qu'on lui permît de sortir du

royaume avec sa famille, mais ce fut vainement; tous deux anabaptistes

furent brûlés vifs à Smithfield.

Quoique le roi Jacques I eût été élevé dans le presbytérianisme, et

rendît graces à Dieu, lorsqu'il était en Écosse, d'être à la tête _d'une

église la plus pure qui fût au monde_; cependant quand il parvint à la

couronne d'Angleterre il persécuta les membres de son ancienne église,

ainsi que tous ceux qui n'adoptaient pas les opinions des épiscopaux

d'Angleterre. Quelques évêques avaient trouvé le secret de flatter sa

vanité; en reconnaissance il leur lâchait la bride contre ses sujets,

dont plusieurs furent traités par eux avec la barbarie familière aux

ministres du seigneur.

Son fils et son successeur Charles I marcha sur les traces de son père.

Laud, prélat hautain, turbulent et sans pitié, ne voulait que personne

eût l'audace de s'opposer à l'introduction des rites et des cérémonies

de l'église romaine dont il était fort épris; en conséquence il traita

d'une façon très cruelle plusieurs théologiens et gentilshommes

protestans qui ne voulaient pas se conformer à ses caprices; mais ce

prêtre fougueux fit tant par ses excès qu'il eut la tête tranchée, après

avoir été la cause du renversement total de l'église et de l'état. Quand

ceux qui avaient été si récemment persécutés furent parvenus à leurs

fins ils se comportèrent avec autant de douceur, d'indulgence et de

charité chrétienne que toutes les autres sectes quand ils ont eu le

pouvoir en main; ils persécutèrent tous ceux qui ne pensaient pas comme

eux; mais leur règne finit par le rétablissement de Charles II.

Ce prince n'avait lui-même que peu ou point de religion; cela n'empêcha

pas qu'il ne permît à ses évêques de tourmenter et d'opprimer ses sujets

de la façon la plus révoltante. Au lieu de consoler son peuple consterné

d'un incendie qui avait consumé la plus grande partie de la capitale, et

d'une peste qui avait emporté des milliers d'hommes, il aggrava les maux

de ses peuples par des confiscations, des amendes et par les

persécutions qu'il fit éprouver à un grand nombre de personnes

distinguées par leur mérite et leur savoir. Il est bon de remarquer que

les mêmes personnes qui pour leur religion furent bannies dans la

Nouvelle-Angleterre, où elles revinrent toutes puissantes et en

possession du pouvoir, persécutèrent dans ce pays et poursuivirent

jusqu'à la mort les pauvres _quakers_ ou _trembleurs_, qui de toutes les

sectes du christianisme sont la plus douce, la plus innocente, la plus

semblable aux premiers chrétiens.

Le roi Jacques II, en continuant à persécuter, suivit l'exemple de son

frère, et agit en cela conformément à son caractère cruel et aux

principes sanguinaires de sa religion. Cependant peu après son avènement

à la couronne, il publia une déclaration en faveur de la liberté de

conscience; mais par cette démarche il ne se proposait que d'introduire

la profession publique de la religion romaine, qu'il voulait à toutes

forces établir dans ses royaumes; s'il eût pu réussir, que pouvait-on

attendre d'un prince naturellement féroce, gouverné par un jésuite,

esclave du pape, enivré de dévotion, de fanatisme ou de zèle? Notre pays

serait bientôt devenu la proie des oiseaux de proie, des prêtres et des

moines, n'aurait été qu'une scène de carnage et d'horreurs. Mais une

heureuse révolution détourna ces maux de nous, et sauva la nation de la

destruction dont elle était menacée.

Durant le règne de Guillaume III, qui n'était nullement dévot, mais, qui

semblable à Guillaume I, prince d'Orange, favorisait les gens de mérite

de quelque religion qu'ils fussent, et qui d'ailleurs avait été placé

sur le trône de la Grande-Bretagne, par le consentement et les secours

de toutes les sectes protestantes qui sont parmi nous; durant ce règne,

dis-je, toute persécution fut assoupie jusqu'à ce que vers la fin du

règne suivant, un prêtre fanatique[38] avant semé la discorde, la

persécution protestante commença à se ranimer et montrer ses griffes;

mais la mort de la reine Anne mit fin aux projets sinistres du parti qui

gouvernait alors, et la persécution fut ensevelie dans le même tombeau

qu'elle. Puisse-t-elle n'en jamais sortir, et ne plus venir troubler cet

heureux pays!

[38] Le docteur Sacheverell.

Nous voyons donc que les catholiques romains n'ont point été les seuls

qui ont persécuté, mais la persécution, cette déesse infernale, a été

adorée, fomentée, obéie par toutes les sectes des chrétiens dès qu'elles

ont eu le pouvoir d'exécuter ses volontés et ses caprices. Cependant il

faut convenir qu'elle a pour toujours fixé sa demeure, et établi son

trône dans l'église romaine; là elle règne avec un sceptre de fer, elle

est environnée de la terreur, elle tranche sans obstacle avec son glaive

meurtrier.

De la cruauté religieuse · 第 10 / 11 章