SÉNEÇON.--On en cultive deux espèces qui se subdivisent en plusieurs

variétés. Le _séneçon d’Afrique_ donne de très-belles fleurs rouges,

simples ou doubles, selon la variété. La variété simple se multiplie

par graines semées dans les premiers jours du printemps; la variété

double se multiplie par boutures. L’espèce dite à _feuilles d’Adonis_,

dont les fleurs sont d’un beau jaune, se multiplie par éclats de

racines, en octobre.

SENSITIVE.--Cette plante, connue de tout le monde, n’est remarquable

que par les divers mouvements qu’elle exécute. Pendant la nuit, les

feuilles de la sensitive sont accolées les unes aux autres, près des

pétioles; au jour elles reprennent leur état ordinaire, comme si elles

sortaient d’un profond sommeil. (V. _Sommeil des Plantes_, BOTANIQUE

DES DAMES, _première partie_.)

La sensitive éprouve d’une manière toute particulière ce besoin que les

plantes ont, plus que tous les êtres organisés, des rayons du soleil.

Son feuillage en suit généralement la direction, et, en observant avec

soin, on aperçoit un changement continuel de position dans toutes ses

feuilles. La sensitive exécute, en outre, un mouvement de plication

plus singulier: quand une feuille se ferme, soit par le contact d’un

corps étranger, soit par la privation de la lumière, son pétiole se

rapproche du rameau et fait avec lui un angle plus aigu qu’auparavant.

Lorsque l’attouchement est très-fort, on voit successivement toutes

les parties de la plante se resserrer. Néanmoins, les mouvements des

folioles, des feuilles et des rameaux sont indépendants les uns des

autres, et il est possible de toucher le rameau si délicatement que

lui seul reçoive une impression de mouvement. Mais il faut, pour cela,

qu’en se pliant, le rameau n’aille pas porter ses feuilles contre

quelque autre partie de la plante, car elle s’en ressentirait au même

instant. Les parties de la plante qui se sont fermées se rouvrent

ensuite et reprennent le premier état; le temps nécessaire pour cela

est inégal, selon la vigueur de la plante, la saison et l’heure du jour.

Jusqu’à présent on n’a pas donné une explication satisfaisante de ce

phénomène, non plus que de tant d’autres mystères dont Voltaire a dit:

Réaumur, dont la main si savante et si sûre

A percé tant de fois la nuit de la nature,

M’apprendra-t-il jamais par quels subtils ressorts

L’éternel artisan fait végéter les corps?

Pourquoi l’aspic affreux, le tigre, la panthère,

N’ont jamais adouci leur cruel caractère?

Et que, reconnaissant la main qui le nourrit,

Le chien meurt en léchant le maître qu’il chérit?

D’où vient qu’avec cent pieds qui semblent inutiles,

Cet insecte tremblant traîne ses pas débiles?

Pourquoi ce ver changeant se bâtit un tombeau,

S’enterre, ressuscite avec un corps nouveau,

Et le front couronné, tout brillant d’étincelles,

S’élance dans les airs en déployant ses ailes?

Le sage Du Faï, parmi ses plants divers,

Végétaux rassemblés des bouts de l’univers,

Me dira-t-il pourquoi la tendre sensitive

Se flétrit sous nos mains, honteuse et fugitive?

Personne ne l’a dit, mais peut-être le dira-t-on quelque jour.

En attendant nous dirons, nous, que la sensitive est un arbuste

indispensable dans un parterre.--Terre de bruyère, peu d’eau; en serre

dès les premiers froids.--Multiplication par boutures, marcottes et

rejetons.

SEPTAS.--Plante à racines tubéreuses, originaire d’Amérique, mais

naturalisée depuis longtemps dans notre climat.--En août, fleurs

rouges en ombelles, blanches à l’intérieur.--Terre de bruyère, peu

d’eau.--Multiplication par bulbes levées en octobre et mises en vente

vers le milieu de mars.

SILÈNE.--C’est au genre de cette fleur qu’appartient l’_attrape-mouche_

dont nous avons dit les propriétés dans la BOTANIQUE. A l’exception de

cette sensibilité que les diverses espèces possèdent à un degré plus ou

moins élevé, les silènes sont des fleurs qui n’ont rien de remarquable.

Rouges ou blanches, selon la variété, ces plantes fleurissent en juin,

sont annuelles et se multiplient par graines semées au printemps, en

terre franche. Elles sont inodores, une seule exceptée, dont les fleurs

sont d’un rouge vif, et qu’il faut mettre en pot afin de pouvoir la

rentrer en hiver, cette espèce étant vivace.

SILPHIUM.--Plante vivace dont la fleur, qui s’épanouit en

septembre, ressemble à celle des soleils. La tige de quelques

silphiums atteint une hauteur de six mètres; mais cette fleur

n’est remarquable que par son étendue.--Terre franche; arrosements

modérés.--Multiplication par éclats de racines et plus sûrement par

graines semées au mois d’avril.

SOLDANELLE.--C’est une petite plante des Alpes qui réunit deux

avantages: elle est vivace et fleurit en mars, c’est-à-dire à l’époque

où la terre est encore presque nue. Ses fleurs, rouges ou blanches,

selon la variété, sont d’un effet très-agréable bien qu’elles soient

petites. N’est-il pas naturel de se sentir quelque préférence pour ces

pauvres petites fleurettes que font éclore les premiers rayons du doux

soleil de printemps, et qui viennent les premières égayer nos regards

et nous annoncer une vie nouvelle, au risque d’être anéanties avant le

temps par le terrible vent du nord, qui se fait encore si fréquemment

sentir à cette époque?... De grâce, Mesdames, ayez un peu de pitié pour

ces petites audacieuses; donnez-leur une terre légère mêlée d’un peu de

terreau; placez-les à l’exposition du midi, afin que le soleil qu’elles

aiment les vivifie, et recueillez leur graine en avril ou mai pour la

semer en octobre, en pots, afin de pouvoir les rentrer pendant les plus

grands froids. Les soldanelles peuvent aussi se multiplier par éclats

de racines.

SOLEIL.--Grande et belle plante annuelle, dont les fleurs jaunes,

radiées, commencent à se montrer dans les premiers jours d’août, et

n’ont pas moins, quelquefois, d’un mètre de circonférence, tandis que

la tige s’élève à une hauteur de trois à quatre mètres. Cette fleur,

comme presque toutes les autres, semble suivre le cours du soleil et se

tourne de manière à en recevoir constamment les rayons.

Il est peu de plantes plus majestueuses que celle-là, et pourtant on

la dédaigne, elle est souvent exclue des parterres où sont admises une

foule d’autres qui sont bien loin d’avoir son éclat et sa majesté.

D’où vient cela? Serait-ce que le soleil est une fleur inodore? Mais

la tulipe, le dahlia ne sont pas plus favorisés sous ce rapport,

et le dahlia, la tulipe, exigent des soins dont le soleil se passe

parfaitement.--C’est, dit-on, une plante vulgaire...--Vulgaire,

pourquoi? Comment! vous osez faire un crime à cette immense corolle

si justement appelée _soleil_, de sa facilité à naître, à grandir? Il

est vrai que pour une _belle_ elle se contente de peu; un coin de cour

dépavé lui suffit; que l’on jette une graine, en avril, à la place du

pavé absent, c’est assez. Eh bien! c’est là, il nous semble, être belle

et bonne à la fois, qualités qui se trouvent, hélas! trop rarement

réunies... A ces causes, Mesdames, nous vous demandons grâce pour cette

belle fleur; vous lui consacrerez quelque superbe territoire, trois ou

quatre fois grand comme la main; vous l’arroserez peu ou point, et vous

en recueillerez, vers la fin de septembre, la graine, grosse, abondante

et délicieuse, dont vous pourrez faire d’excellent orgeat pour vos

soirées.

SOUCI.--Fleurs jaunes paraissant à la fin d’avril. C’est une plante peu

remarquable; mais sa culture est facile, et elle jette de la variété

dans un parterre. On la multiplie par graines semées en mars sur une

terre franche, et recouvertes d’un peu de terreau.--Deux espèces, l’une

jaune safranée; l’autre blanche, qui a la singulière propriété de se

fermer lorsque l’atmosphère est humide.--Même culture pour toutes deux.

SOWERBÉE.--Jolie plante dont la tige ressemble à un jonc, et dont

les fleurs, en bouquets, d’un beau rouge pourpre, s’épanouissent en

mai.--Terre de bruyère, arrosements modérés. En pots, afin de pouvoir

être rentrée l’hiver.--Multiplication par graines.

SPAROXIS.--Fleurs violettes ou jaunes, selon l’espèce, grandes

et belles, s’épanouissant en avril.--Terre de bruyère; peu

d’eau.--Multiplication par caïeux détachés en juillet et plantés en

octobre.--En serre pendant l’hiver.

SPIGÈLE.--En juin, fleurs en épis d’un beau rouge à l’extérieur et

jaunes en dedans. Cette plante demande beaucoup de soins; il lui faut

de la terre de bruyère pure, des arrosements peu abondants, mais

fréquents.--Multiplication par graines.

SPIRÉE.--En juillet, fleurs en bouquets, simples ou doubles, blanches

ou roses, odorantes ou inodores, selon l’espèce.--Terre franche,

arrosements modérés.--Multiplication par graines, par tubercules, ou

par éclats de racines.

STACHYS.--Jolie plante donnant, en juillet, des fleurs en épis

d’un beau rouge.--Terre de bruyère mélangée de terreau; peu

d’eau.--Multiplication par éclats de racines, en automne. Cette plante

doit être rentrée dès les premiers froids et placée de manière à ne pas

manquer de lumière.

STATICÉ.--Petites fleurs qui paraissent en juillet, rouges et néanmoins

peu apparentes. On en cultive de plusieurs espèces, toutes assez

délicates, et c’est à peu près leur seul mérite.--Terre légère, peu

d’eau; en serre pendant l’hiver.--Multiplication par éclats de racines,

en octobre, ou par graines, au printemps.

STÉVIE.--On cultive sept ou huit espèces de cette jolie plante, qui

toutes sont vivaces, à l’exception d’une seule, et donnent, en juillet,

de très-belles fleurs blanches, roses ou violettes.--Terre de bruyère,

arrosements peu fréquents.--Multiplication par graines, semées sur

capot, au printemps, pour être repiquées en juin.--En serre l’hiver.

STRAMOINE.--On en cultive de deux espèces qui diffèrent beaucoup

l’une de l’autre: le _stramoine cornu_ et le _stramoine en arbre_.

Le premier est une fort jolie plante annuelle, dont les grandes et

belles fleurs blanches, qui s’épanouissent en août, exhalent une

odeur très-agréable.--Terre légère, beaucoup d’eau.--Multiplication

par graines, semées au printemps.--Le stramoine en arbre est un joli

arbrisseau, dont les fleurs blanches, qui paraissent également en août,

ont quelquefois jusqu’à trente-cinq centimètres de longueur, et dont

l’odeur est aussi des plus agréables. Cet arbrisseau exige beaucoup

de soins: il lui faut une terre légère, peu d’eau, jamais de froid,

beaucoup de lumière et un air fréquemment renouvelé.

SWERTIA.--Plante vivace, dont les fleurs bleues, en étoiles,

paraissent en juin. Elle demande peu de soins; toute terre lui

convient.--Multiplication par éclats de racines et par graines, semées

en août ou septembre.

SYMPHORICARPOS.--Fleurs roses en grappes, qui s’épanouissent vers la

fin de mars, et auxquelles succèdent des fruits blancs et gros comme

des perles. Cette plante est d’un joli effet dans un parterre.--Terre

légère, arrosements modérés.--Multiplication par éclats.

SYRINGA.--Très-bel arbrisseau, dont les jolies fleurs blanches, qui

paraissent en juin, exhalent une odeur des plus agréables, mais dont

l’intensité dans un appartement de peu d’étendue cause des maux de

tête, et peut même asphyxier. On en cultive aussi une espèce qui est

entièrement inodore.--Même culture pour toutes deux: terre franche,

exposition du nord ou de l’ouest.--Multiplication par marcottes,

boutures, rejetons, éclats de racines. Quoique fort joli, cet

arbrisseau n’est convenablement placé que dans un jardin d’une assez

grande étendue.

T

TABAC.--Nous ne sommes pas assez injuste pour ne pas le reconnaître,

le tabac est une plante fort innocente en apparence, qui se multiplie

par graines semées au printemps, et dont les fleurs, qui s’épanouissent

en septembre, exhalent une odeur assez semblable à celle du jasmin

(celles du tabac ondulé). Mais qu’est-ce que ce chétif mérite du tabac,

en comparaison des maux affreux qu’il répand sur toute la surface du

globe!... Nous l’avons déjà dit, le tabac est une horrible lèpre qui

s’étend sans cesse, et qui est mille fois plus funeste qu’une invasion

de Barbares. C’est un affreux poison qui empeste l’air que nous

respirons, qui engourdit les sens, qui étouffe l’imagination. Il n’est

pas de crimes, de méfaits horribles, monstrueux, que le tabac n’ait

commis ou qu’il n’ait fait commettre: c’est par lui que tous les liens

sociaux sont relâchés; c’est lui qui abrutit le peuple, qui déprave

le goût. C’est le tabac qui rendit souvent le grand Frédéric cruel;

c’est lui qui a aidé les geôliers anglais à tuer Napoléon. Grâce à

lui, les plus belles dents se carient, l’haleine la plus douce devient

fétide, les narines s’élargissent, se tuméfient, le regard se ternit,

la voix se voile, l’appétit s’éteint; les désirs s’émoussent, la pensée

s’alourdit... Et pourtant il s’est trouvé des poètes pour chanter cette

nauséabonde substance!...

De grâce donc, Mesdames, point de tabac, même en fleur; on ne saurait

prendre trop de soin pour se garantir des mauvaises influences.

TAGÉTÈS ou GRAND ŒILLET-D’INDE.--Grandes et belles fleurs jaunes ou

blanches, simples ou doubles, selon la variété, qui s’épanouissent

en septembre. C’est une fleur commune, mais d’un assez joli

effet quand elle est accompagnée.--Terre légère, arrosements

abondants.--Multiplication de graines, semées en avril, pour repiquer

les plants en mai ou juin.

THLASPI.--Plante de serre; jolies fleurs blanches, en janvier.--Terre

de bruyère, très-peu d’eau.--Multiplication par boutures et par

rejetons, levés en juillet. Cette plante doit être rentrée avant les

premiers froids.

THUYA.--Arbrisseau toujours vert, mais qui n’a que ce mérite. Il sert

à orner les terrasses et les cours, et il ne craint ni le froid ni

l’humidité.--Multiplication par boutures et par marcottes.

THYM.--Plante commune, à petites fleurs rouges, qui paraissent en juin,

et qui exhalent, de même que toutes les autres parties de la plante,

une odeur aromatique des plus agréables. On en cultive plusieurs

variétés dont on fait surtout les bordures, à cause du peu de soin que

demande cette bonne et jolie petite plante, qui se contente de la place

qu’on lui accorde, du terrain dans lequel on la pose, et qui, malgré

le vent et l’orage, les glaces de l’hiver et les ardeurs du soleil de

l’été, ne cesse de montrer ses petites branches vertes, et de prodiguer

son parfum. Par malheur, les artistes culinaires se sont emparés depuis

des siècles de ce précieux aromate, et cela l’a fait dédaigner par

les amateurs de fleurs. C’est une injustice criante, contre laquelle

nous protestons de toutes nos forces. Depuis quand cesse-t-on d’être

aimable par cela seul qu’on est utile? Nous demandons pour le thym une

réhabilitation complète.--Multiplication par éclats de racines, en tout

temps; mais de préférence en automne.

THYMÉLÉE DES ALPES.--Fleurs roses, qui s’épanouissent en janvier, ce

qui est leur principal mérite. L’arbrisseau qui les porte ne dépasse

presque jamais un mètre de hauteur.--Terre de bruyère, arrosements

fréquents et peu abondants.--Multiplication par graines. On peut aussi

multiplier les arbrisseaux par boutures et par marcottes; mais elles ne

réussissent que difficilement.

TIGRIDIE.--Très-jolie plante à racines bulbeuses, fleurissant en août,

et dont les fleurs violettes, jaunes et rouges, offrent l’aspect le

plus agréable.--Terre de bruyère.--Multiplication par caïeux détachés

tous les deux ou trois ans.--En serre aux premiers froids.

TRACHÉLIE.--En août, jolies petites fleurs, d’un beau bleu, qui sont

d’un effet très-agréable dans un parterre. Plante vivace, qui redoute

le froid.--Terre de bruyère pure, très-peu d’eau.--Multiplication

par graines, semées fin septembre, sur capot et sous cloche, ou par

boutures, traitées de la même manière.

TRIFOLIUM.--Bel arbuste, dont les fleurs jaunes, qui paraissent en mai,

sont nombreuses et fort jolies.--Terre de bruyère, mêlée de terre

franche.--Multiplication par graines, semées aussitôt leur maturité,

par boutures et par marcottes.

TRILLIE.--Plante à racines fibreuses, qui fleurit en avril. Ses fleurs,

d’un rouge foncé, sont peu remarquables.--Terre légère.--Multiplication

par éclats de racines, en automne, ou par graines, en juin.

TRITOMA.--Grandes et belles fleurs en épis, d’un rouge éclatant,

couronnant au mois d’août une tige d’un mètre de haut.--Terre de

bruyère, arrosements modérés.--Multiplication par graines.

TROLLE.--En avril, les fleurs jaunes.--Terre légère, peu

d’eau.--Multiplication par éclats de racines, en automne, ou par

graines, semées en mars.

TUBÉREUSE.--Plante à racines bulbeuses, donnant en juillet de

belles fleurs blanches en épis, d’un parfum délicieux.--Terre

de bruyère, mélangée de terreau; arrosements fréquents et

abondants.--Multiplication par graines.

TULIPE.--Il y a encore des amateurs qui poussent jusqu’au fanatisme

l’amour de cette belle fleur, ainsi que nous l’avons dit ailleurs.

Au mois de septembre, on plante les oignons ou les caïeux, dans une

terre franche, mélangée d’un peu de terreau, et bien ameublie, à la

profondeur de sept à huit centimètres, et à quinze centimètres de

distance les uns des autres. On arrose modérément. La fleur paraît en

avril, et il faut alors, autant que possible, la garantir du soleil.

Lorsque la fleur est passée, et que la tige commence à se fléchir,

on arrache les oignons, que l’on nettoie avec soin; on en sépare les

caïeux, et on les garde dans un endroit sec pour les replanter au mois

de septembre suivant.

V

VALAIRE.--En mai, fleur d’un rouge foncé, inodores et peu

remarquables.--Terre de bruyère.--En serre l’hiver.--Multiplication par

graines et par éclats de racines.

VALÉRIANE.--Plante des Pyrénées, à racines fibreuses, donnant en juin

des fleurs rouges, blanches ou violettes, selon la variété, et toutes

d’un très-bel effet.--Terre de bruyère.--Multiplication par éclats de

racines, au mois d’octobre.

VARAIRE.--C’est une assez jolie plante, qui fleurit en juin. On en

cultive quatre espèces différentes: la noire, la blanche, la verte et

la jaune.--Même culture pour toutes.--Terre franche, exposition de

l’ouest, arrosements fréquents.--Multiplication par graines semées en

avril.

VÉLAR.--En mai, fleurs jaunes peu remarquables.--Terre de

bruyère.--Multiplication par graines et par éclats.

VELTHEMIA.--Belle plante de serre, qui fleurit en mars, et dont les

fleurs en grappes rouges et jaunes sont d’un bel effet.--Terre de

bruyère, mêlée de terreau, peu d’eau.--Multiplication par caïeux,

détachés tous les deux ans, ou par graines.

VERGE D’OR.--Plante à racines fibreuses, donnant, en août, des fleurs

jaunes, petites, mais nombreuses, et d’un aspect agréable.--Terre de

bruyère.--Multiplication par éclats, en octobre.

VÉRONIQUE.--En août, fleurs bleues, blanches ou d’un rose pâle, selon

la variété.--Terre légère, arrosements fréquents.--Multiplication par

éclats de racines, en octobre, ou par graines, semées en avril.

VERVEINE DE MIQUELON.--Plante bisannuelle, dont les petites

fleurs en épis, d’un beau rouge, paraissent en avril.--Terre

légère.--Multiplication par graines.

VIEUSSEUXIE.--Plante à racines bulbeuses, dont les fleurs blanches,

tachetées de bleu et bordées de noir, s’épanouissent en mai.--Terre de

bruyère, mélangée de terreau, peu d’eau.--Multiplication par caïeux.

VIGNE-VIERGE.--Arbrisseau grimpant, dont le feuillage, d’un beau vert,

forme de fort jolis berceaux.--Terre franche.--Multiplication par

boutures et marcottes.

VILLARSIE.--Jolie fleur, d’un beau jaune, qui s’épanouit en

juin.--Terre de bruyère et terreau, beaucoup d’eau.--Multiplication par

éclats de racines.

VIOLETTE.--Charmante fleur, emblème du mérite modeste, qui pousse

partout, sur la lisière d’un bois, le revers d’un fossé, au pied d’une

haie, sans culture et sans soins, et qui n’annonce sa présence que par

le parfum qu’elle exhale. Toute espèce de terre lui convient, et elle

se multiplie par graines et par racines.

Y

YUCCA.--Arbrisseau d’un mètre de haut, garni de feuilles épaisses, du

sein desquelles part une hampe qui, au mois d’août, se couvre d’une

grande quantité de grandes et belles fleurs blanches, en forme de

calice.--Terre de bruyère, arrosements rares.--Multiplication par

boutures et par rejetons.

Z

ZINNIA.--Belles fleurs jaunes et rouges, qui s’épanouissent en octobre.

Cette plante, qui est annuelle, se multiplie par graines, semées au

printemps, sur terre légère, recouverte d’un peu de terreau.

Voilà, Mesdames, pour la théorie; mais la théorie n’est pas ici le

beau côté de la chose. C’est dans la pratique que vous attendent

les surprises agréables, les découvertes spontanées, les résultats

imprévus. Il suffit de voir les fleurs pour les aimer; mais cette

tendresse est bien autrement vive quand on les cultive. Cela devient

souvent une véritable passion; passion chaste et pure toutefois, qui ne

prépare ni regrets, ni remords, et qu’on peut avouer toujours, habituée

qu’elle est à ne se loger que dans une belle âme.

Comte FŒLIX.

[Illustration]

TABLE DES MATIÈRES

CONTENUES DANS LE SECOND VOLUME

PAGES

Le Décaméron 1

Le Liseron des Champs 17

L’Aubépine et le Sécateur 21

La Vigne 25

Le Chapitre des Bouquets 29

Le Myosotis 37

Les Parfums 43

La Scabieuse et le Souci 51

La Traite des Fleurs 55

La Flèche d’eau 63

Les Fleurs perdues 67

Le Cyprès 71

Lettre du docteur Jacobus à l’auteur 75

Réponse de l’auteur au docteur Jacobus 89

La Fleur blessée 91

Les Couronnes et les Guirlandes 93

Le Jasmin 101

Les Fleurs changées en bêtes 105

Les Fleurs politiques et les Fleurs nationales 111

Les Noms des Fleurs et les noms des Femmes 115

La Giroflée 119

Le Thé et le Café 125

La Musique des Fleurs 129

Le Jour du Lilas 133

La Tubéreuse et la Jonquille 137

Le Bal des Fleurs 141

Erratum 147

BOTANIQUE DES DAMES

Introduction par ALPH. KARR 153

PREMIÈRE PARTIE

Physiologie 157

Organes de la végétation 160

Inflorescence 170

Fructification 175

Habitation des végétaux 178

Maladie, mort et décomposition des végétaux 182

SECONDE PARTIE

Méthodes-Familles 187

_Plantes acotylédones._

Première classe: Acotylédonie 192

_Plantes monocotylédones._

Deuxième classe: Monohypogynie 195

Troisième classe: Monopérigynie 196

Quatrième classe: Monoépigynie 206

_Plantes dicotylédones._

Cinquième classe: Épistaminie 208

Sixième classe: Péristaminie 208

Septième classe: Hypostaminie 210

Huitième classe: Hypocorollie 211

Neuvième classe: Péricorollie 214

Dixième classe: Épicorollie-Synanthérie 215

Onzième classe: Épicorollie-Corisanthérie 216

Douzième classe: Épipétalie 217

Treizième classe: Hypopétalie 217

Quatorzième classe: Péripétalie 222

Quinzième classe: Diclinie 230

HORTICULTURE DES DAMES

Introduction par ALPH. KARR 243

PREMIÈRE PARTIE

Principes élémentaires 247

Terres 248

Expositions 249

Pots, caisses, instruments 250

Serres 252

Multiplication des plantes 253

Multiplication par graines 254

Multiplication par caïeux 257

Multiplication par bulbes 258

Multiplication par œilletons et rejetons 258

Multiplication par éclats 259

Multiplication par marcottes. 259

Multiplication par boutures 262

Multiplication par greffe 264

Éducation des plantes 269

Insectes.--Moyens de les détruire 272

Taille des arbustes.--Arbrisseaux

et arbres 273

SECONDE PARTIE

Culture spéciale des principales

fleurs, indiquée par ordre alphabétique 277

[Illustration]

TABLE DES GRAVURES

DU SECOND VOLUME

PAGES

Pois de senteur 6

Cactus 7

Dahlia 10

Sensitive 12

Fleur de Pêcher 13

Aubépine 22

Vigne 25

Myosotis 39

Scabieuse et Souci 51

La Traite des Fleurs 55

Flèche d’eau 63

Hortensia, Couronne impériale 84

Jasmin 101

Verveine 112

Giroflée 121

Thé et Café 125

Lilas 133

Tubéreuse et Jonquille 137

Le Bal des Fleurs 141

Retour des Fleurs 146

Erratum 149

La Pervenche desséchée 154

Les planches 1-2 de Botanique élémentaire 240

[Illustration]

PARIS.--IMPRIMERIE ÉDOUARD BLOT, RUE TURENNE, 66

* * * * *

Liste des modifications:

Les fleurs animées - Tome 2 · 第 18 / 19 段