Le sévère Rémy aurait vu de fort mauvais œil que je fisse la cour à sa
sœur, Bigillion me le fit entendre et ce fut le seul point sur lequel
il n'y eut pas franchise parfaite entre nous. Souvent, vers la tombée
de la nuit, après la promenade, comme je faisais mine de monter chez
Victorine, je recevais un adieu hâtif qui me contrariait fort. J'avais
besoin d'amitié et de parler avec franchise, le cœur ulcéré par tant de
méchancetés, dont, à tort ou à raison, je croyais fermement avoir été
l'objet.
J'avouerai pourtant que cette conversation toute simple, je préférais
de beaucoup l'avoir avec Victorine qu'avec ses frères. Je vois
aujourd'hui mon sentiment d'alors, il me semblait incroyable de voir
de si près cet animal terrible, une femme, et encore avec des cheveux
superbes, un bras divinement fait quoique un peu maigre, et enfin
une gorge charmante, souvent un peu découverte à cause de l'extrême
chaleur. Il est vrai qu'assis contre la table de noyer, à deux pieds
de Mlle Bigillion, l'angle de la table entre nous, je ne
parlais aux frères que pour être bien sage. Mais pour cela je n'avais
aucune envie d'être amoureux, j'étais _scolato_ (brûlé, échaudé), comme
on dit en italien, je venais d'éprouver que l'amour était une chose
sérieuse et terrible. Je ne me disais pas, mais je sentais fort bien
qu'au total mon amour pour Mlle Kably m'avait probablement
causé plus de peines que de plaisirs.
Pendant ce sentiment pour Victorine, tellement innocent en paroles
et même en idées, j'oubliais de haïr et surtout de croire qu'on me
haïssait.
Il me semble qu'après un certain temps la jalousie fraternelle de Rémy
se calma; ou bien il alla passer quelques mois à Saint-Ismier. Il vit
peut-être que réellement je n'aimais pas, ou eut quelque affaire à lui;
nous étions tous des politiques de treize ou quatorze ans. Mais dès cet
âge on est très fin en Dauphiné, nous n'avons ni l'insouciance ni le...
[2] du gamin de Paris, et de bonne heure les passions s'emparent de
nous. Passions pour des bagatelles, mais enfin le fait est que nous
désirons passionnément.
Enfin, j'allais bien cinq fois la semaine, à partir de la tombée de
la nuit ou _sing_[3] (cloche de neuf heures, sonnée à Saint-André),
passer la soirée chez Mlle Bigillion.
Sans parler nullement de l'amitié qui régnait entre nous, j'eus
l'imprudence de nommer cette famille, un jour, en soupant avec mes
parents. Je fus sévèrement puni de ma légèreté. Je vis mépriser, avec
la pantomime la plus expressive, la famille et le père de Victorine.
«N'y a-t-il pas une fille? Ce sera quelque demoiselle de campagne.»
Je ne me rappelle que faiblement les termes d'affreux mépris et la
mine de froid dédain qui les accompagnait. Je n'ai mémoire que pour
l'impression brûlante que fit sur moi ce mépris.
Ce devait être absolument l'air de mépris froid et moqueur que M. le
baron des Adrets employait sans doute en parlant de ma mère ou de ma
tante.
Ma famille, malgré l'état de médecin et d'avocat, se croyait être sur
le bord de la noblesse, les prétentions de mon père n'allaient même
à rien moins que celles de gentilhomme déchu. Tout le mépris qu'on
exprima, ce soir-là, pendant tout le souper, était fondé sur l'état
de bourgeois de campagne de M. Bigillion, père de mes amis, et sur
ce que son frère cadet, homme très fin, était directeur de la prison
départementale, place Saint-André, une sorte de geôlier bourgeois.
Cette famille avait reçu saint Bruno à la Grande-Chartreuse
en....[4]. Rien n'était mieux prouvé, cela était autrement
respectable que la famille B[ey]le, juge du village de Sassenage
sous les seigneurs du moyen-âge. Mais le bon Bigillion père, homme
de plaisir, fort aisé dans son village, ne dînait point chez M. de
Marcieu ou chez Mme de Sassenage et saluait le premier mon
grand-père du plus loin qu'il l'apercevait, et, de plus, parlait de M.
Gagnon avec la plus haute considération.
Cette sortie de hauteur amusait une famille qui, par habitude, mourait
d'ennui, et dans tout le souper j'avais perdu l'appétit en entendant
traiter ainsi mes amis. On me demanda ce que j'avais. Je répondis que
j'avais _goûté_ fort tard. Le mensonge est la seule ressource de la
faiblesse. Je mourais de colère contre moi-même: quoi! j'avais été
assez sot pour parler à mes parents de ce qui m'intéressait?
Ce mépris me jeta dans un trouble profond; j'en vois le pourquoi en
ce moment, c'était Victorine. Ce n'était donc pas avec cet animal
terrible, si redouté, mais si exclusivement adoré, une femme comme
il faut et jolie, que j'avais le bonheur de faire, chaque soir, la
conversation presque intime?
Au bout de quatre ou cinq jours de peine cruelle, Victorine l'emporta,
je la déclarai plus aimable et plus du monde que ma famille triste,
_ratatinée_ (ce fut mon mot), sauvage, ne donnant jamais à souper,
n'allant jamais dans un salon où il y eût dix personnes, tandis
que Mlle Bigillion assistait souvent chez M. Faure, à
Saint-Ismier, et chez les parents de sa mère, à Chapareillan, à des
dîners de vingt-cinq personnes. Elle était même plus noble, à cause de
la réception de saint Bruno, en 1080[5].
Bien des années après, j'ai vu le mécanisme de ce qui se passa
alors dans mon cœur et, faute d'un meilleur mot, je l'ai appelé
_cristallisation_ (mot qui a si fort choqué ce grand littérateur,
ministre de l'Intérieur en 1833, M. le comte d'Argout, scène plaisante
racontée par Clara Gazul[6]).
Cette absolution du mépris dura bien cinq ou six jours, pendant
lesquels je ne songeais à autre chose. Cette insulte si glorieusement
mince mit _un fait nouveau_ entre Mlle Kably et mon état
actuel. Sans que mon innocence s'en doutât, c'était un grand point:
entre le chagrin et nous il faut mettre des faits nouveaux, fût-ce de
se casser le bras.
Je venais d'acheter un Bezout d'une bonne édition, et de le faire
relier avec soin (peut-être existe-t-il encore à Grenoble, chez M.
Alexandre Mallein, directeur des Contributions); j'y traçai une
couronne de feuillage, et au milieu un V majuscule[7]. Tous les
jours je regardais ce monument.
Après la mort de Séraphie j'aurais pu, par besoin d'aimer, me
réconcilier avec ma famille; ce trait de hauteur mit Victorine[8]
entre eux et moi; j'aurais pardonné l'imputation d'un crime à la
famille Bigillion, mais le mépris! Et mon grand-père était celui qui
l'avait exprimé avec le plus de grâce, et par conséquent d'effet!
* * * * *
Je me gardai bien de parler à mes parents d'autres amis que je fis à
cette époque: MM. Galle, La Bayette...[9]
Galle était fils d'une veuve qui l'aimait uniquement et le respectait,
par probité, comme le maître de la fortune; le père devait être quelque
vieil officier. Ce spectacle, si singulier pour moi, m'attachait et
m'attendrissait. Ah! si ma pauvre mère eût vécu, me disais-je. Si, du
moins, j'avais eu des parents dans le genre de madame Galle, comme je
les eusse aimés! Mme Galle me respectait beaucoup, comme
le petit-fils de M. Gagnon, le bienfaiteur des pauvres, auxquels il
donnait des soins gratuits, et même deux livres de bœuf pour faire du
bouillon. Mon père était inconnu.
Galle était pâle, maigre, _crinche_, marqué de petite vérole,
d'ailleurs d'un caractère très froid, très modéré, très prudent. Il
sentait qu'il était maître absolu de la petite fortune et qu'il ne
fallait pas la perdre. Il était simple, honnête, et nullement hâbleur
ni menteur. Il me semble qu'il quitta Grenoble et l'École centrale
avant moi pour aller à Toulon et entrer dans la marine.
* * * * *
C'était aussi à la marine que se destinait l'aimable La Bavette, neveu
ou parent de l'amiral (c'est-à-dire contre-amiral ou vice-amiral)
Morard de Galles.
Il était aussi aimable et aussi noble que Galle était estimable. Je me
souviens encore des charmantes après-midi que nous passions, devisant
ensemble à la fenêtre de sa petite chambre. Elle était au troisième
étage d'une maison donnant sur la nouvelle place du Département[10].
Là, je partageais son _goûter_: des pommes et du pain bis. J'étais
affamé de toute conversation sincère et sans hypocrisie. A ces deux
mérites, communs à tous mes amis, La Bavette joignait une grande
noblesse de sentiments et de manières[11] et une tendresse d'âme non
susceptible de passion profonde, comme Bigillion, mais plus élégante
dans l'expression.
Il me semble qu'il me donna de bons conseils dans le temps de mon amour
pour Mlle Kably, dont j'osai lui parler, tant il était
sincère et bon. Nous mettions ensemble toute notre petite expérience
des femmes, ou plutôt toute notre petite science puisée dans les romans
lus par nous. Nous devions être drôles à entendre.
Bientôt après le départ de ma tante Séraphie, j'avais lu et adoré les
_Mémoires secrets_ de Duclos[12], que lisait mon grand-père.
* * * * *
Ce fut, ce me semble, à la salle de mathématiques que je fis la
connaissance de Galle et de La Bayette; ce fut certainement là que je
pris de l'amitié pour Louis de Barral (maintenant le plus ancien et
le meilleur de mes amis; c'est l'être au monde qui m'aime le plus, il
n'est aussi, ce me semble, aucun sacrifice que je ne fisse pour lui).
Il était alors fort petit, fort maigre, fort _crinche_, il passait pour
porter à l'excès une mauvaise habitude que nous avions tous, et le fait
est qu'il en avait la mine. Mais la sienne était singulièrement relevée
par un superbe uniforme de lieutenant du génie, on appelait cela être
adjoint du génie; c'eût été un bon moyen d'attacher à la Révolution les
familles riches, ou du moins de mitiger leur haine.
Anglès aussi, depuis comte Anglès et préfet de police, enrichi par
les Bourbons, était adjoint du génie, ainsi qu'un être subalterne par
essence, orné de cheveux rouges et qui s'appelait Giroud, différent
du Giroud à l'habit rouge avec lequel je me battais assez souvent. Je
plaisantais ferme le Giroud garni d'une épaulette d'or et qui était
beaucoup plus _grand_ que moi, c'est-à-dire qui était un homme de
dix-huit ans tandis que j'étais encore un bambin de treize ou quatorze.
Cette différence de deux ou trois ans est immense au collège, c'est à
peu près celle du noble au roturier en Piémont.
* * * * *
Ce qui fit ma conquête net dans Barral, la première fois que nous
parlâmes ensemble (il avait alors, ce me semble, pour surveillant
Pierre-Vincent Chalvet, professeur d'histoire et fort malade de la
sœur aînée de la petite vérole), ce qui donc fit ma conquête dans
Barral, ce fut: 1° la beauté de son habit, dont le bleu me parut
enchanteur;--2° sa façon de dire ces vers de Voltaire, dont je me
souviens encore:
Vous êtes, lui dit-il, l'existence et l'essence,
Simple...[13]
Sa mère, fort grande dame, _c'était une Grolée_[14], disait mon
grand-père avec respect, fut la dernière de son ordre à en porter le
costume; je la vois encore près de la statue d'Hercule, au Jardin
[15], avec une robe à ramages, c'est-à-dire de satin blanc ornée de
fleurs, ladite robe retroussée dans les poches comme ma grand-mère
(Jeanne Dupéron, veuve Beyle[16]), avec un énorme chignon poudré et
peut-être un petit chien sur le bras. Les petits polissons la suivaient
à distance avec admiration, et quant à moi j'étais mené, ou porté, par
le fidèle Lambert: je pouvais avoir trois ou quatre ans lors de cette
vision. Cette grande dame avait les mœurs de la Chine, M. le marquis de
Barrai, sou mari et Président, ou même Premier Président au Parlement,
ne voulut point émigrer, ce pourquoi il était honni de ma famille comme
s'il eût reçu vingt soufflets.
Le sage M. Destutt de Tracy eût la même idée à Paris et fut obligé
de prendre des plans, comme M. de Barral, qui, avant la Révolution,
s'appelait M. de Montferrat, c'est-à-dire M. le marquis de Montferrat
(prononcez: Monferâ, _a_ très long); M. de Tracy fut réduit à vivre
avec les appointements de la place de commis de l'Instruction publique,
je crois; M. de Barral avait conservé 20 ou 25.000 francs de rente,
dont en 1793 il donnait la moitié ou les deux-tiers non à la patrie,
mais à la peur de la guillotine. Peut-être avait-il été retenu en
France par son amour pour Mme Brémont, que depuis il
épousa. J'ai rencontré M. Brémont fils à l'armée, où il était chef de
bataillon, je crois, puis sous-inspecteur des Revues, et toujours homme
de plaisir.
Je ne dis pas que son beau-père, M. le Premier Président de
Barral (car Napoléon le fit Premier Président en créant les Cours
impériales[17]) fût un génie, mais à mes yeux il était tellement
le contraire de mon père et avait tant d'horreur de la pédanterie
et de froisser l'amour-propre de son fils qu'en sortant de la
maison pour aller à la promenade dans les _délaissés du Drac_,
si le père disait:..................................Bonjour,
le fils répondait...................................Toujours,
le père.............................................Oie, le
fils................................................Lamproie,
et la promenade se passait ainsi à dire des rimes, et à tâcher de
s'embarrasser.
Ce père apprenait à son fils les _Satires_ de Voltaire (la seule chose
parfaite, selon moi, qu'ait faite ce grand réformateur).
Ce fut alors que j'entrevis le vrai _bon ton_, et il fit sur-le-champ
ma conquête.
Je comparais sans cesse ce père faisant des rimes et plein d'attentions
délicates pour l'amour-propre de ses enfants avec le noir pédantisme du
mien. J'avais le respect le plus profond pour la science de M. Gagnon,
je l'aimais sincèrement, je n'allais pas jusqu'à me dire:
«Ne pourrait-on pas réunir[18] la science sans bornes de mon
grand-père et l'amabilité si gaie et si gentille de M. de Barral?»
Mais mon cœur, pour ainsi dire, _pressentait_ cette idée, qui devait
par la suite devenir fondamentale pour moi.
J'avais déjà vu le bon ton, mais à demi défiguré, masqué par la
dévotion dans les soirées pieuses où Mme de Vaulserre
réunissait, au rez-de-chaussée de l'hôtel des Adrets, M. du Bouchage
(pair de France, ruiné), M. de Saint-Vallier (le grand Saint-Vallier),
Scipion, son frère. M. de Pina (ex-maire de Grenoble, jésuite[19]
profond, 80.000 francs de rente et dix-sept enfants), MM. de Sinard, de
Saint-Ferréol, moi, Mlle Bonne de Saint-Vallier (dont les
beaux bras blancs et charmants, à la Vénitienne, me touchaient si fort).
Le curé Chélan, M. Barthélemy d'Orbane étaient aussi des modèles. Le
Père Ducros avait le ton du génie. (Le mot _génie_ était alors, pour
moi, comme le mot Dieu pour les bigots.)
[Footnote 1: Le _chapitre XXVIII_ est le chapitre XXIII du manuscrit. Stendhal
a mis par erreur le chiffre XXIII, au lieu de XXIV, et cette erreur
se perpétue jusqu'à la fin de l'ouvrage.--Comprend les fol. 399 à
416.--Écrit à Rome, les 10, 11 et 12 janvier 1836.]
[Footnote 2: ... _ni l'insouciance ni le ... du gamin de Paris ..._--Le mot est
en blanc dans le manuscrit.]
[Footnote 3: ... _à partir de la tombée de la nuit ou_ sing ...--Ms.:
«_Saint._»]
[Footnote 4: _Cette famille avait reçu saint Bruno à la Grande-Chartreuse en
..._--La date est en blanc.]
[Footnote 5: ... à _cause de la réception de Saint-Bruno, en 1080._--Date:
Saint Bruno, mort en 1101 en Calabre. (Note de Stendhal.)--Cette
date est exacte, mais c'est en 1084 seulement que saint Bruno vint à
Grenoble et fonda la Grande-Chartreuse, dont l'église fut consacrée en
1085.]
[Footnote 6: ... _scène plaisante racontée par Clara Gazul._--Le _Théâtre
de Clara Gazul_, de Mérimée, a paru en 1825.--Mérimée est appelé, la
plupart du temps, _Clara_ par Stendhal.]
[Footnote 7: ... _j'y traçai une couronne de feuillage, et au milieu un V
majuscule._--Suit un croquis de cette lettre ornée.--En face, au
verso du fol. 403, Stendhal écrit: «Mettre ceci ici, coupé trop
net, le placer en son temps, à 1806 ou 10. A l'un de mes voyages
(retours) à Grenoble, vers 1806, une personne bien informée me dit que
Mlle Victorine était amoureuse. J'enviai fort la personne.
Je supposais que c'était Félix Faure. Plus tard, une autre personne me
dit: «Mlle Victorine, me parlant de la personne qu'elle a
aimé si longtemps, m'a dit: Il n'est peut-être pas beau, mais jamais on
ne lui reproche sa laideur ... C'est l'homme qui a eu le plus d'esprit
et d'amabilité parmi les jeunes gens de mon temps. En un mot, ajouta
cette personne, c'est vous.»--10 janvier 1836.--Lu de Brosses.»]
[Footnote 8: ... _ce trait de hauteur mit Victorine ..._--Ms.:
«_Virginie._»--Ce mot est surmonté d'une croix.]
[Footnote 9: _MM. Galle, La Bayette ..._--Une ligne est restée en blanc après
ces deux noms.]
[Footnote 10: ... _la nouvelle place du Département._--Près du
Jardin-de-Ville. Aujourd'hui place de Gordes. Cette place a été créée
en 1791.--Au verso du fol. 406 est un plan de la place et de ses
alentours.]
[Footnote 11: ... _La Bayette joignait une grande noblesse de sentiments et
de manières ..._--Nous faisions dans sa chambre des pique-niques, à
cinq ou six sous par tête, pour manger ensemble du _Mont-d'Or_, avec
des griches, le tout arrosé d'un petit vin blanc qui nous semblait
délicieux. La Bayette avait un charmant caractère: il était aimant et
avait beaucoup d'expansion. (Note au crayon de R. Colomb.)]
[Footnote 12: ... _les_ Mémoires secrets _de Duclos ..._--Les _Mémoires
secrets sur les règnes de Louis XIV et de Louis XV_ furent publiés en
1791, dix-neuf ans après la mort de Duclos.]
[Footnote 13: _Vous êtes, lui dit-il, l'existence et l'essence, Simple
..._--On lit en tête du fol. 411: «12 janvier 1836. Omar. Sirocco après
trente ou quarante jours de froid infâme ...»]
[Footnote 14: _Sa mère, fort grande dame_, c'était une Grolée ...--La famille
de Grolée était l'une des familles les plus anciennes et les plus
estimées du Dauphiné.]
[Footnote 15: ... _près de la statue d'Hercule, au Jardin ..._--Au
Jardin-de-Ville. Au milieu du jardin se trouve une statue du connétable
de Lesdiguières sous les traits d'Hercule, attribuée à Jacob Richier.
Cette statue, primitivement érigée dans l'île de l'étang du château de
Lesdiguières, à Vizille, a été acquise par la Ville de Grenoble en 1740.]
[Footnote 16: ... _Jeanne Dupéron, veuve Beyle ..._--Jeanne Dupéron, fille
de Pierre, banquier à Grenoble, et de Dominique Bérard, épousa le
14 septembre 1734 Pierre Beyle, procureur au Parlement. (Voir Ed.
Maignien, _La famille de Beyle-Stendhal, notes généalogiques._
Grenoble, 1889.)]
[Footnote 17: ... _les Cours impériales ..._--Ms.: «_Royales._»--M. de Barral
fut Premier Président depuis 1804 jusqu'en décembre 1815.]
[Footnote 18: _Ne pourrait-on pas réunir ..._--Variante: «_Avoir._»]
[Footnote 19: ... _ex-maire de Grenoble, jésuite ..._--Ms.:
«_Tejé._»--Jean-François-Calixte, marquis de Pina, remplaça comme
adjoint au maire de Grenoble, en 1816, Joseph-Chérubin Beyle. Il fut
nommé maire la même année, resta en fonctions jusqu'au 13 octobre
1818. Puis il fut encore maire de Grenoble entre le 26 août 1824 et la
révolution de 1830.]