XIII

Il est une heure et demie, quand la duchesse d'Orléans entre dans

la Chambre, tenant par la main ses deux fils, suivie de plusieurs

officiers et gardes nationaux. Elle est vêtue de deuil, et son voile

à demi relevé laisse voir sa figure pâle et ses yeux rougis par les

larmes. L'assemblée, attendrie par ce spectacle, se lève et pousse

des acclamations répétées: «Vive la duchesse d'Orléans! vive le

comte de Paris! vive le Roi! vive la Régente!» Presque aucun cri

discordant ne se fait entendre. La princesse et ses enfants prennent

place sur des sièges que le président fait disposer en hâte dans

l'hémicycle, au pied de la tribune. Presque aussitôt après, arrive le

duc de Nemours qui s'est frayé, non sans peine, un chemin à travers

la foule obstruant déjà toutes les issues. Il presse vainement la

duchesse d'Orléans de s'en aller. La voyant résolue à rester, il

demeure auprès d'elle pour la protéger et pour partager ses périls.

En même temps que la princesse et son escorte, beaucoup de personnes

étrangères à la Chambre ont pénétré dans la salle, entre autres les

délégués du _National_. C'est le commencement d'une invasion qui ne

pourra que grossir. Si donc l'on veut faire quelque chose, il faut

aller très vite, profiter de l'attendrissement du premier moment, ne

pas laisser aux envahisseurs le temps de recevoir des renforts et

d'agir.

Le président du conseil, M. Odilon Barrot, auquel il appartiendrait

de prendre l'initiative, est toujours absent. À son défaut, M.

Dupin, pressé par plusieurs députés, monte à la tribune, annonce

l'abdication, la régence, et demande que la Chambre «fasse inscrire

au procès-verbal les acclamations qui ont accompagné et salué le

comte de Paris comme roi, et la duchesse d'Orléans comme régente».

Le président, entrant dans cette idée, constate ces «acclamations

unanimes». La grande majorité des députés approuve; mais des

protestations s'élèvent, surtout dans la foule qui remplit les

tribunes et les couloirs. Plus que jamais, il importe de se hâter.

Les ennemis comprennent, au contraire, de quel intérêt il est

pour eux de gagner du temps. M. Marie, complice des délégués du

_National_, monte à la tribune. De sa place, M. de Lamartine, non

moins empressé à exécuter les conditions de son marché, demande

que la séance soit suspendue à raison de «la présence de l'auguste

princesse». Par une étrange aberration, M. Sauzet, qui croit M.

de Lamartine bien disposé, donne dans le panneau qu'il lui tend,

et déclare que «la Chambre va suspendre sa séance, jusqu'à ce que

madame la duchesse d'Orléans et le nouveau roi se soient retirés».

De nombreuses réclamations éclatent sur les bancs des députés. La

princesse se refuse à sortir; se tournant vers le président, elle lui

dit avec dignité: «Monsieur, ceci est une séance royale!» Aux amis

effrayés pour sa vie qui l'engagent à partir, elle répond avec un

sourire triste: «Si je sors d'ici, mon fils n'y rentrera pas.» Elle

demeure donc, immobile, calme, au milieu de la foule qui l'enveloppe

de plus en plus. Par instants seulement, quand son fils, plus

violemment pressé, se serre instinctivement contre elle, une angoisse

rapide passe sur son visage; elle se penche vers l'enfant, mais,

aussitôt après, se redresse et reprend son expression de douceur

résolue. Le duc de Nemours ne quitte pas des yeux sa belle-soeur et

ses neveux; un député est venu l'avertir qu'on en veut à sa vie;

tout entier à son rôle de protecteur, il ne s'inquiète pas de ce qui

le menace personnellement. M. Marie est toujours à la tribune, sans

pouvoir parler. Le général Oudinot parvient à se faire entendre.

«Si la princesse, s'écrie-t-il, désire se retirer, que les issues

soient ouvertes, que nos respects l'entourent... Accompagnons-la

où elle veut aller. Si elle demande à rester dans cette enceinte,

qu'elle reste, et elle aura raison, car elle sera protégée par notre

dévouement.» Le président s'obstine et invite de nouveau «toutes les

personnes étrangères à la Chambre à se retirer de l'enceinte». Le

tumulte redouble. La situation devient intenable dans l'hémicycle,

pour la duchesse d'Orléans et ses enfants, littéralement étouffés et

écrasés par la foule. Précédée du duc de Nemours et suivie des jeunes

princes, la duchesse gravit les degrés de la salle par le couloir du

centre. Est-ce donc qu'elle se décide à s'en aller? Non; arrivée aux

bancs supérieurs du centre gauche, elle s'y assoit, aux acclamations

de la Chambre presque entière.

M. Sauzet n'insiste plus pour la sortie de la princesse. Mais un

temps précieux a été perdu, pendant lequel le nombre des intrus a

augmenté dans les couloirs et l'hémicycle. Ce n'est pas encore une

invasion de vive force et en masse; c'est une sorte d'infiltration

continue. Comprendra-t-on enfin la nécessité de conclure? Le

président annonce que la Chambre va «délibérer». M. Marie, qui est

à la tribune depuis longtemps, prend la parole; il objecte aux

partisans de la duchesse d'Orléans la loi qui attribue la régence

au duc de Nemours; scrupule étrange chez un homme qui, à ce même

moment, fait une oeuvre ouvertement révolutionnaire; il conclut,

sans nommer la république, en demandant l'organisation immédiate

d'un gouvernement provisoire. Le président et la majorité, qui, au

milieu de ce brouhaha, n'ont visiblement plus possession entière de

leurs esprits, ne protestent pas contre une discussion qui suppose

le gouvernement vacant. Encouragé par cette tolérance, M. Crémieux

appuie la proposition de M. Marie[592].

[Note 592: M. Crémieux ne mérite certes pas d'occuper longtemps

l'histoire. Toutefois, c'est un singulier rôle que celui de cet

homme qui, le matin, se proclamant hautement dynastique, s'improvise

à plusieurs reprises conseiller du Roi, véritable mouche du coche

dans lequel est emporté la monarchie; qui se propose ensuite comme

le conseiller de la régence, au point d'apporter à la duchesse

d'Orléans, griffonné sur un chiffon de papier, un projet de discours

qu'elle ne lui avait certes pas demandé; qui, aussitôt après, se

prononce pour le gouvernement provisoire et la république. Il est

vrai que, quand on lui demandera de lire la liste des membres de

ce gouvernement provisoire, il répondra: «Je ne puis pas la lire,

mon nom n'y est pas.» Il finira par l'y faire mettre, sinon par l'y

mettre lui-même. Ce n'est pas la moindre humiliation de ces jours

de révolution, de voir l'influence qu'ils permettent à de tels

personnages de prendre sur les destinées du pays.]

Cependant M. Odilon Barrot, informé de la présence de la duchesse

d'Orléans au Palais-Bourbon, s'est enfin décidé à y venir. À peine

paraît-il qu'il est entraîné dans un bureau par les délégués du

_National_; ceux-ci lui offrent une place dans le gouvernement

provisoire, à condition qu'il abandonne la régence; il refuse avec

indignation, s'arrache aux bras qui veulent le retenir, et rentre

dans la salle. Des voix nombreuses l'appellent à la tribune. Après

quelques généralités sur le mal de la guerre civile: «Notre devoir,

dit-il, est tout tracé. Il a heureusement cette simplicité qui saisit

une nation. Il s'adresse à ce qu'il y a de plus généreux et de plus

intime: à son courage et à son honneur. La couronne de Juillet

repose sur la tête d'un enfant et d'une femme.» À ces paroles bien

inspirées et bien dites, la grande majorité des députés répond par

des acclamations. La duchesse d'Orléans et, sur son indication, le

comte de Paris se lèvent et saluent. Puis, presque aussitôt, la

princesse fait signe qu'elle veut parler. «Messieurs, dit-elle avec

fermeté, je suis venue avec ce que j'ai de plus cher au monde...»

Sa voix ne parvient pas à dominer le tumulte. Vainement quelques

députés crient-ils: «Laissez parler madame la duchesse!» D'autres,

qui ne se rendent pas compte de ce qui se passe ou qui redoutent

cette intervention, crient: «Continuez, monsieur Barrot!» Et M.

Barrot continue, ajoutant ainsi le son de sa parole à tous les

bruits qui étouffent la voix de la princesse. Ne s'est-il donc pas

aperçu qu'elle voulait parler, ou a-t-il cru qu'il dirait mieux

ce qui convenait? La duchesse d'Orléans, restée un instant debout

dans l'attitude résolue de quelqu'un qui veut haranguer une foule,

retombe accablée sur son banc. Que serait-il arrivé si elle avait pu

se faire entendre? Elle eût certainement trouvé dans son coeur de

princesse et de mère des accents inconnus aux avocats parlementaires.

Eussent-ils suffi à rétablir une fortune déjà si compromise? En

tout cas, l'occasion, une fois perdue, ne pourra plus se retrouver.

La princesse le sent: aussi est-ce pour elle l'instant le plus

douloureux. Depuis le départ du Roi, gardant, en dépit de tout, une

certaine confiance dans sa popularité personnelle, se sentant l'âme

et le courage d'une Marie-Thérèse, elle a été soutenue par l'espoir

de se rencontrer face à face avec le peuple, de lui en imposer par

son attitude, par sa parole, et de redresser ainsi à elle seule le

trône à demi abattu de son fils. C'est pour cela que, tout à l'heure,

elle était prête à aller à l'Hôtel de ville et que, malgré le duc de

Nemours, elle a voulu venir à la Chambre. Cet espoir s'écroule.

La fin du discours de M. Odilon Barrot ne vaut pas le début. La

pensée s'amollit en se délayant. Les phrases se suivent, sans agir

sur les auditeurs. Et puis, au bout, pas un acte, pas une initiative.

Pour toute conclusion, la menace de donner sa démission si l'on

n'adopte pas son avis. Il faut certes la naïveté de M. Barrot pour

s'imaginer qu'on arrête une révolution en posant la question de

cabinet. Le ministre n'ayant fait aucune proposition par laquelle

on puisse clore le débat, celui-ci se prolonge. La parole est aux

vaincus de 1830 qui voient, avec une joie cruelle, leurs vainqueurs

aux prises à leur tour avec la révolution. «Messieurs, s'écrie M.

de la Rochejacquelein, il appartient peut-être à ceux qui, dans le

passé, ont toujours servi les rois, de parler maintenant du peuple.

Aujourd'hui, vous n'êtes rien ici; vous n'êtes plus rien... Il faut

convoquer la nation, et alors...» À ce moment, comme pour répondre à

cet appel, la porte de gauche, frappée violemment à coups de crosse,

cède et livre passage à une foule d'hommes armés, gardes nationaux,

ouvriers, étudiants, portant des drapeaux et criant: «À bas la

régence! La déchéance!» Le flot tumultueux remplit l'hémicycle et

déborde sur les premiers gradins. Les députés refoulés se serrent

sur les bancs supérieurs. Le président se couvre et déclare «qu'il

n'y a point de séance en ce moment», mais il reste à son fauteuil.

La duchesse d'Orléans est toujours à sa place, le duc de Nemours à

côté d'elle[593]. M. Odilon Barrot est immobile, les bras croisés,

au pied de la tribune d'où les envahisseurs proclament que le peuple

a repris sa souveraineté. L'un d'eux annonce que «le trône vient

d'être brisé aux Tuileries et jeté par les fenêtres». M. de la

Rochejacquelein, s'adressant à l'un des chefs, lui dit: «Nous allons

droit à la république.--Quel mal y a-t-il à cela?--Aucun, reprend M.

de la Rochejacquelein; tant pis pour eux, ils ne l'auront pas volé.»

Enfin, M. Ledru-Rollin parvient à prendre la parole. Au nom du peuple

dont il salue les représentants dans les envahisseurs, il dénie à la

Chambre le droit de constituer une régence. M. Berryer trouve qu'il

ne va pas assez vite. «Pressez la question, lui crie-t-il; concluez;

un gouvernement provisoire!» M. Ledru-Rollin se décide à finir en

réclamant un gouvernement provisoire nommé par le peuple, non par la

Chambre.

[Note 593: Le _Moniteur_, si complet et si exact sur cette séance, se

trompe, quand il dit que la princesse est partie au moment de cette

invasion.]

Voici M. de Lamartine à la tribune. Il est salué par des

applaudissements. Cette ovation rend quelque espoir aux partisans de

la duchesse d'Orléans qui ignorent l'engagement pris par l'orateur

envers les républicains, et qui se rappellent qu'en 1842, il s'était

prononcé avec éclat pour la régence féminine. Ils veulent voir en

lui l'homme capable de charmer, de toucher, de dompter cette foule.

La cause à défendre ne semble-t-elle pas faite pour le séduire? Du

haut de la tribune, il peut voir les deux clients qui s'offrent à son

éloquence: à ses pieds, l'émeute grouillante, hurlante, menaçante,

qui cherche à étouffer par la force la libre délibération des élus

du pays; en face de lui, immobile et digne, une princesse en larmes,

une mère en deuil, qui, son enfant à la main, est venue se confier à

la représentation nationale; d'un côté, la violence dans ce qu'elle

a de plus cynique et de plus hideux; de l'autre, le droit sous sa

forme la plus touchante. Comment supposer qu'un poète, d'âme tendre

et délicate, d'inspiration chevaleresque, puisse un moment hésiter?

Son imagination rêvait un beau rôle: où en trouver un plus beau et

qui convienne mieux à son talent? En effet, les premières paroles de

l'orateur semblent un appel à la pitié en faveur «d'une princesse se

défendant avec son fils innocent, et venant se jeter du milieu d'un

palais désert au milieu de la représentation du peuple». L'émeute,

surprise, murmure et ébauche des gestes de menace. Quelques amis de

la princesse se retournent vers elle, avec une lueur d'espoir dans le

regard; mais elle leur répond par un sourire triste, indiquant d'un

léger signe du doigt qu'elle n'a pas leur illusion. M. de Lamartine

ne laisse pas longtemps l'auditoire dans l'incertitude; il ajoute

que, «s'il partage l'émotion qu'inspire ce spectacle attendrissant

des plus grandes catastrophes humaines, il n'a pas partagé moins

vivement le respect pour le peuple glorieux qui combat depuis trois

jours afin de redresser un gouvernement perfide». Un frémissement

douloureux parcourt les rangs des amis de la monarchie, tandis que

l'émeute, rassurée, applaudit. L'orateur continue en contestant la

portée des «acclamations» sur lesquelles on a prétendu fonder la

régence, et, «du droit de la paix publique, du droit du sang qui

coule», il demande que «l'on constitue à l'instant un gouvernement

provisoire».

Ce «peuple», que l'orateur flatte si misérablement, ne va pas

lui laisser finir son discours. Les portes, de nouveau forcées,

vomissent une seconde invasion plus hideuse encore que la première.

Les émeutiers se précipitent à la fois par les tribunes et par les

entrées du bas, ivres de violence et de vin, vêtements déchirés,

chemise ouverte, bras nus, brandissant leurs armes, hurlant: «À

bas la Chambre! Pas de députés! À la porte les corrompus! Vive la

république!» L'un d'eux, d'une main mal assurée, ajuste son fusil

dans la direction du bureau. «Ne tirez pas, ne tirez pas, lui

crie-t-on; c'est Lamartine qui parle!» Ses voisins parviennent

enfin à relever son arme. «Président des corrompus, va-t'en!» dit

un insurgé en arrachant le chapeau de M. Sauzet, qui disparaît, non

sans déclarer la séance levée. Les députés épouvantés s'échappent par

toutes les issues. Le groupe royal n'a plus autour de lui qu'un petit

nombre d'amis. Des insurgés, qui ont fini par le découvrir, braquent

leurs fusils de ce côté. La duchesse d'Orléans ne se trouble pas; le

duc de Nemours est toujours auprès d'elle. Leurs amis les entraînent

par un corridor étroit et obscur que la foule obstrue. Séparée

violemment de ses deux fils, la princesse pousse des cris déchirants:

«Mes enfants! mes enfants!» Au bout de quelques instants, le comte de

Paris, porté ou plutôt lancé de bras en bras, parvient à l'extrémité

du corridor; on le fait sortir par une fenêtre, et il rejoint sa

mère dans l'hôtel de la Présidence. Peu après, on apprend que le

duc de Chartres, un moment renversé sous les pieds de la foule, a

été relevé et se trouve en sûreté dans l'appartement d'un huissier.

Impossible de rester à la Présidence, qui va être probablement

envahie. On décide de se réfugier à l'hôtel des Invalides, qui est à

peu de distance. Une voiture se trouve dans la cour; la princesse y

monte avec le comte de Paris et quelques fidèles. Pendant ce temps,

le duc de Nemours a été entraîné par des amis qui le savent plus

menacé que tout autre; ils lui font revêtir un costume de garde

national. Insoucieux de son propre péril, il ne songe qu'à celui de

sa belle-soeur, et se hâte de la rejoindre aux Invalides.

Désormais, dans la salle du Palais-Bourbon, il n'y a plus de Chambre:

ce n'est qu'un club, et quel club! À peine une douzaine de députés

républicains sont-ils restés au milieu des envahisseurs en armes qui

remplissent l'enceinte. M. de Lamartine est toujours à la tribune,

et M. Dupont de l'Eure a été porté au fauteuil. Au milieu du tapage,

M. de Lamartine parvient, non sans peine, à faire comprendre qu'on

va soumettre au «peuple» la liste des membres du gouvernement

provisoire. Plusieurs noms sont jetés à la foulé. C'est ce que M.

Dupin a pu appeler «une nomination à la criée». Pourquoi tels noms

plutôt que tels autres? Pour cette seule raison que la coterie du

_National_ a eu l'idée de les inscrire sur sa liste. Au milieu des

acclamations, des huées, des apostrophes diverses qui se croisent,

il est difficile de savoir d'une façon précise qui a été admis, et

même souvent qui a été proposé. Les noms qui semblent surnager sont

ceux de Lamartine, Arago, Dupont de l'Eure, Ledru-Rollin, Marie. Pour

mettre un terme à cette scène de confusion tumultueuse, l'acteur

Bocage s'écrie: «À l'Hôtel de ville! Lamartine en tête!» L'appel est

entendu: une partie de la foule sort avec Lamartine et Dupont de

l'Eure. Une autre partie est demeurée dans la salle. M. Ledru-Rollin,

jaloux sans doute du rôle joué par M. de Lamartine, a pris possession

de la tribune. Sous le prétexte qu'un «gouvernement ne peut se nommer

à la légère», il recommence la «criée», ajoutant à la liste première

les noms de MM. Crémieux et Garnier-Pagès, qui ne laissent pas que de

soulever quelques protestations. Cela fait, il part à son tour pour

rejoindre Lamartine à l'Hôtel de ville. Le peuple se décide alors

à évacuer la salle, non sans avoir percé de balles le portrait de

Louis-Philippe dans le tableau qui est au-dessus du bureau et qui

représente la prestation du serment en 1830. Il est alors environ

quatre heures du soir.

Histoire de la Monarchie de Juillet (Volume 7 / 7) · 第 67 / 82 题