Le bulletin dont on demandait à grands cris la lecture, au milieu de
n'importe quelle scène. Le commissaire de police arrivait sur le
théâtre, son écharpe en ceinture, en portant deux bougies; on lisait
au milieu d'une émotion, d'un élan patriotique et d'un enthousiasme
que l'on ne peut croire quand on n'en a pas été témoin. Et quand
l'empereur, après une de ses grandes victoires, venait assister à une
représentation de Corneille, enfants, jeunes gens, vieillards, des
tonnerres d'applaudissements! Et lui, toujours si simple, saluant avec
le sourire si charmant, se posait dans son fauteuil, écoutant
avec une attention si réfléchie le chef-d'oeuvre qu'il avait
demandé. _Cinna_ était son ouvrage favori.