NOTE 60, _pages_ 172-173. [p.310]

Vers 2715-2722.

Espérance par soffrir vaint.

_Qui patitur vincit_.

NOTE 61, _pages_ 178-179.

Vers 2793-2799.

Se s'amie est pucele ou non.

Doit-on traduire ici _pucele_ par _jeune fille_ ou _soubrette_?

Dans le doute, nous avons maintenu le mot sans le traduire.

NOTE 62, _page_ 188.

Vers 2967.

Au Rosier qui l'avoit chargié.

Charger fruit, porter du fruit. On disait: arbre chargant, arbre portant

fruit.

Nous avons déjà trouvé ce verbe aux vers 1374 et 1379.

M. Francisque Michel n'a pas cru devoir traduire ce mot. C'était

cependant nécessaire.

NOTE 63, _pages_ 192-193.

Vers 3024-3032.

Dehait ait, fors vous solement

Qui en ce porpris l'amena!

Traduction littérale: «Malheur sur lui! non sur vous cependant qui

l'avez amené en ce pourpris.» [p.311]

Nous ne savons pourquoi M. Francisque Michel traduit ici _porpris_ par

_enceinte_. Ce n'est pas une traduction.

NOTE 64, _pages_ 194-195.

Vers 3045-3051.

A une maçue à son col:

Si resemblait et fel et fol.

Ici M. Francisque Michel se croit encore obligé de faire de l'érudition.

Il paraît, dit-il, que dans les XIIe et XIIIe siècles, les fous avaient

toujours une massue ou pieu au cou, sans doute pour les gêner dans leur

marche, comme le bétail, et les empêcher de se ruer sur les gens sains.

(Voyez à ce sujet une note de notre _Tristan_, etc., Londres, Guillaume

Pickering, 1835, in-12, tome II, pages 209-210.)

En ce qui concerne ces deux vers, nous ne partageons pas l'opinion de M.

Francisque Michel. Nous ne pouvons nous faire à l'image grotesque de

Danger traînant à son cou un gros morceau de bois. Ce serait absurde.

Une massue au col veut dire, selon nous, que Danger tenait à la main une

massue, qualifiée un peu plus loin de bâton d'épine ou bâton noueux, et

qu'il appuyait cette massue sur son épaule auprès de son cou. Au

surplus,nous en trouvons la preuve au chapitre LXXXV, quand le poète

nous dépeint Hercule s'élançant à la rencontre de Cacus: «A son col sa

maçue.»

NOTE 65, _page_ 204.

Vers 3196. Ce vers est faux. Probablement il devait y avoir _tost_ ou

_tout_ après le mot _bien_.

[p.312]

NOTE 66, _pages_ 208-209.

Vers 3250-3258.

Il se set bien amoloier

Par chuer et par soploier.

_Actes in principio, in fine frangentur_.

Cette note de l'édition de Méon, reproduite par M. Francisque Michel,

n'est guère à sa place ici. Certes, on trouve dans tout le roman de

nombreuses réminiscences d'Ovide; mais il ne faut pas voir des

imitations partout; car enfin, à bien prendre, tout a été dit, et il

serait impossible aux modernes d'écrire un seul mot sans le voir

revendiquer au profit d'un auteur que peut-être ils n'auraient jamais

lu, et qui, somme toute, n'y aurait probablement pas plus droit qu'eux.

NOTE 67, _pages_ 218-219.

Vers 3405-3412.

Cortoisie est que l'en sequeure

Celi dont l'en est au desseure.

_Toute âme généreuse doit

Secourir plus petit que soi.

Regia crede succurrere lapsis_.

(Ovid., _Ex Pont_., lib. II, ep. IX, vers II.)

On pourrait appliquer ici la réflexion de la note ci-dessus.

Nous continuerons toutefois à reproduire les notes latines des deux

éditions sus-mentionnées. Le lecteur jugera par lui-même si notre

observation est juste, au moins pour un certain nombre d'entre elles.

Le roman de la rose - Tome I · 第 130 / 150 题