L'Onsieme du mois d'Aoust partismes de nostre habitation dans
une chalouppe, & rengeasmes la coste jusques au cap Fourchu, où
127/275 j'avois esté auparavant.
Continuant nostre routte le long de la coste jusques au cap de
la Héve (où fut le premier abort avec le sieur de Mons, le 8 de
May 1604.) nous recogneusmes la coste depuis ce lieu jusques à
Campseau, d'où il y a prés de 60 lieues: ce que n'avois encor
fait, & la vis lors fort particulièrement, & en fis la carte
comme du reste.
Partant du cap de la Héve jusques à Sesambre, qui est une isle
ainsi appelée par quelques Mallouins[163], distante de la Héve
de 15 lieues. En ce chemin y a quantité d'isles qu'avions
nommées les Martyres pour y avoir eu des françois autrefois
tués par les sauvages. Ces isles sont en plusieurs culs de sac
& bayes: En une desquelles y a une riviere appelée saincte
Marguerite distante de Sesambre de 7 lieues, qui est par la
hauteur de 44 degrez & 23 minuttes de latitude. Les isles &
costes sont remplies de quantité de pins, sapins, boulleaux, &
autres meschants bois. La pesche du poisson y est abbondante,
comme aussi la chasse des oiseaux.
[Note 163: En souvenir d'une petite île du même nom qui est en face de
Saint-Malo. De Sésambre, on a fait S. Sambre, et les navigateurs
anglais, qui ne sont pas fort dévots aux saints, l'ont appelée
simplement Sambro.]
De Sesambre passames une baye fort saine[164] contenant sept à
huit lieues, où il n'y a aucunes isles sur le chemin horsmis au
fonds, qui est à l'entrée d'une petite riviere de peu d'eau
[165], & fusmes à un port distant de Sesambre de 8 lieues
mettant le cap au Nordest quart d'Est, qui est assez bon pour
des vaisseaux du port de cent à six vingts tonneaux. En son
128/276 entrée y a une isle de laquelle on peut de basse mer aller à la
grande terre. Nous avons nommé ce lieu, le port saincte Helaine
[166], qui est par la hauteur de 44 degrez 40 minuttes peu plus
ou moins de latitude.
[Note 164: Cette baie Saine était appelée par les sauvages _Chibouctou_.
C'est la baie d'Halifax.]
[Note 165: C'est, sans doute, pour cette raison que l'auteur l'appelle
rivière Flatte, dans son édition de 1632.]
[Note 166: Le port de Sainte-Hélène est probablement celui qu'on a
appelé plus tard baie de Théodore, et dont on a fait _Jeddore_.]
De ce lieu fusmes à une baye appelée la baye de toutes isles
[167], qui peut contenir quelques 14 à 15 lieues: lieux qui
sont dangereux à cause des bancs, basses & battures qu'il y a.
Le pays est tresmauvais à voir, rempli de mesmes bois que j'ay
dict cy dessus. En ce lieu fusmes contrariez de mauvais temps.
[Note 167: Ce qu'on a appelé, et ce qu'on appelle encore baie de
_Toutes-Iles_, n'est pas à proprement parler une baie. Dès les premiers
temps, on désignait sous ce nom tout l'archipel qui s'étend depuis la
chaîne de la rivière Théodore, jusqu'à quelques lieues en deçà de la
rivière Sainte-Marie; ce qui pouvait faire quatorze à quinze lieues,
comme dit Champlain. Aujourd'hui, ce que l'on appelle _baie des Iles_,
ne s'étend que du havre au Castor jusqu'à celui de Liscomb; c'est-à-dire
que la _baie des Iles_ d'aujourd'hui n'est pas même la moitié de la
_baie de Toutes-Iles_ d'autrefois.]
De là passames proche d'une riviere qui en est distante de six
lieues qui s'appelle la riviere de l'isle verte [168], pour y
en avoir une en son entrée. Ce peu de chemin que nous fismes
est remply de quantité de rochers qui jettent prés d'une lieue
à la mer, où elle brise fort, & est par la hauteur de 45 degrez
un quart de latitude.
[Note 168: Denys, dans sa Description de l'Amérique, t. I, p. 116, dit
que la rivière de l'île Verte «a elle nommée Sainte-Marie par La
Giraudière, qui s'y est venu habiter.» Près de l'entrée de cette
rivière, il y a une île appelée Pierre-à-Fusil _(Wedge Island)_, qui
doit avoir porté le nom d'île Verte, que l'on donne aujourd'hui à une
autre île, située à l'entrée du port Sandwich ou _Country harbour_; et
une des raisons qui viennent à l'appui de cet avancé, c'est l'expression
dont se sert ici Champlain, _pour y en avoir une en son entrée_. En
effet cette île est seule à l'entrée de la rivière de Sainte-Marie;
tandis que celle qu'on appelle aujourd'hui île Verte ou _Green island_,
est la plus petite des trois qui sont situées à l'entrée du «cul-de-sac»
dont parle l'auteur un peu plus loin.]
129/277 De là fusmes à un lieu où il y a un cul de sac [169], & deux ou
trois isles, & un assez beau port, distant de l'isle verte
trois lieux. Nous passames aussi par plusieurs isles qui sont
rangées les unes proches des autres, & les nommasmes les isles
rangées[170], distantes de l'isle verte de 6 à 7 lieues. En
après passames par une autre baye [171], où il y a plusieurs
isles, & fusmes jusque à un lieu où trouvasmes un vaisseau qui
faisoit pesche de poisson entre des isles qui sont un peu
esloignées de la terre, distantes des isles rangées quatre
130/278 lieues, & nommasmes [172] ce lieu le port de Savalette, qui
estoit le maistre du vaisseau qui faisoit pesche qui estoit
Basque, lequel nous fit bonne chère, & fut tres-aise de nous
voir: d'autant qu'il y avoit des sauvages qui luy vouloient
faire quelque desplaisir: ce que nous empeschasmes.
[Note 169: Ce cul-de-sac, à l'entrée duquel il y a trois îles, était
appelé autrefois Mocodome. Aujourd'hui il est connu sous le nom de
Country harbour. Le cap qui ferme le port du côté de l'ouest a seul
retenu le nom ancien.]
[Note 170: Ces îles sont près de la terre ferme, à l'est de l'entrée de
la rivière Sainte-Catherine.]
[Note 171: Cette baie est évidemment celle qui porte maintenant le nom
de _Tor bay_.]
[Note 172: Quand l'auteur emploie cette expression _nommâmes_, il veut
dire simplement que le nom a été donné ou suggéré par quelqu'un de la
troupe. Cette fois ce fut à Lescarbot. «Nous arrivâmes, dit-il, à quatre
lieues de Campseau, à un Port où faisoit sa pêcherie un bon vieillart de
Saint-Jean de Lus nommé le Capitaine Savalet, lequel nous receut avec
toutes les courtoisies du monde. Et pour autant que ce Port (qui est
petit, mais tres-beau) n'a point de nom, je l'ay qualifié sur ma Charte
géographique du nom de Savalet. Ce bon personnage nous dit que ce voyage
étoit le quarante-deuxième qu'il faisoit pardela, & toutefois les
Terreneuviers n'en font tous les ans qu'un. Il étoit merveilleusement
content de sa pêcherie, & nous disoit qu'il faisoit tous les jours pour
cinquante écus de Morues: & que son voyage vaudroit dix mille francs. Il
avoit seze hommes à ses gages: & son vaisseau étoit de quatre vints
tonneaux, qui pouvoit porter cent milliers de morues seches. Il étoit
quelquefois inquiété des Sauvages là cabannez, léquelz trop privément &
impudemment alloient dans son navire, & lui cmportoient ce qu'ilz
vouloient. Et pour éviter cela il les menaçoit que nous viendrions & les
mettrions tous au fil de l'épée s'ilz lui faisoient tort. Cela les
intimidoit, & ne lui faisoient pas tout le mal qu'autrement ilz eussent
fait. Neantmoins toutes les fois que les pécheurs arrivoient avec leurs
chaloupes pleines de poissons, ces Sauvages choisissoient ce que bon
leur sembloit, & ne s'amusoient point au Morues, ains prenoient des
Merlus, Bars, & Flétans qui vaudroient ici à Paris quatre écus, ou plus.
Car c'est un merveilleusement bon manger, quand principalement ilz sont
grands & épais de six doits, comme ceux qui se péchoient là. Et eût été
difficile de les empêcher en cette insolence, d'autant qu'il eût
toujours fallu avoir les armes en main, & la besogne fût demeurée. Or
l'honnêteté de cet homme ne s'étendit pas seulement envers nous, mais
aussi envers tous les nôtres qui passerent à son Port, car c'étoit le
passage pour aller & venir au Port-Royal. Mais il y en eut quelques uns
de ceux qui nous vindrent querir, qui faisoient pis que les Sauvages, &
se gouvernoient envers lui comme fait ici le gend'arme chez le bon
homme: chose que j'ouy fort à regret.» Plusieurs raisons nous font
croire que le port de Savalette est celui qu'on appelle aujourd'hui
_White haven_. Il est à environ quatre lieues des îles Rangées, et à six
de Canseau, comme l'auteur le remarque plus loin. Il est vrai que
Lescarbot le met à quatre lieues seulement de Canseau; mais rien, dans
son récit, ne vient confirmer son avancé: tandis que notre auteur marque
séparément la distance du port de Savalette aux îles Rangées et à
Canseau, et que ces deux distances réunies donnent exactement le nombre
de lieues qu'il y a des îles Rangées à Canseau. De plus, à l'entrée de
ce port, il y a plusieurs îles _qui sont un peu éloignées de la terre_;
et, dans le port même, certains noms que l'on y retrouve, semblent
rappeler la mémoire du vieux voyageur basque, comme l'île du Pêcheur, la
pointe au Pilote.]
Partant de ce lieu arrivasmes à Campseau le 27 du mois, distant
du port de Savalette six lieues, ou passames par quantité
d'isles jusques audit Campseau, où trouvasmes les trois barques
arrivées à port de salut. Champdoré & l'Escarbot vindrent
audevant de nous pour nous recevoir. Aussi trouvasmes le
vaisseau prest à faire voile qui avoit fait sa pesche, &
n'attendoit plus que le temps pour s'en retourner: cependant
nous nous donnasmes du plaisir parmy ces isles, où il y avoit
telle quantité de framboises qu'il ne se peut dire plus.
Toutes les costes que nous rengeasmes depuis le cap de Sable
jusques en ce lieu sont terres médiocrement hautes, & costes de
rochers, en la pluspart des endroits bordées de nombres d'isles
& brisans qui jettent à la mer par endroits prés de deux
lieues, qui sont fort mauvais pour l'abort des vaisseaux:
Neantmoins il ne laisse d'y avoir de bons ports & raddes le
long des costes Seines, s'ils estoient descouverts. Pour ce qui
est de la terre elle est plus mauvaise & mal aggreable, qu'en
autres lieux qu'eussions veus; si ce ne sont en quelques
rivieres ou ruisseaux, où le pays est assez plaisant: & ne faut
doubter qu'en ces lieux l'yver n'y soit froid, y durant prés de
six à sept mois.
131/279 Ce port de Campseau [173] est un lieu entre des isles qui est
de fort mauvais abord, si ce n'est de beau-temps, pour les
rochers & brisans qui sont au tour. Il s'y fait pesche de
poisson vert & sec.
[Note 173: Ce nom de Campseau ou Canseau, que les Anglais écrivent
_Canso_, est sauvage, suivant Lescarbot (page 221 de la 3e édition). Le
P. F. Martin (App. de sa trad. du P. Bressani, p. 320), après avoir
mentionné Lescarbot, au sujet de ce mot, ajoute: «Thévet, dans un
manuscrit de 1586, dit qu'il vient de celui d'un navigateur français
nommé «Canse.» Le passage du manuscrit de 1586 est extrait mot pour mot
de la Cosmographie Universelle de Thévet. Or, en cet endroit l'auteur
parle des Antilles, et non du Canada; et, en second lieu, il n'écrit pas
Canse, mais Cause. Voici le passage en entier: «Quant à l'isle de
Virgengorde & celle de Ricque» (Porto-Rico), «basse & sablonneuse, il
vous faut tirer à celle de Sainct Domingue, & conduire les vaisseaux
droit à la poincte de la Gouade» (del Aguada) «qui est au bout de
l'isle» (de Porto-Rico), «puis à celle de Mona, premièrement que venir
aborder & mouiller l'ancre à l'isle Espagnole. Passé qu'avez, & doublé
la haulteur de laditte isle, vous apparoist la terre de Cause, qui prend
son nom de l'un des vaillans Capitaines pilotes, natif d'une certaine
villette, nommée Cause» (Cozes), «en Xainctonge, une lieue de maison de
Madion.» (Cosm. Universelle, verso du fol. 993.) Thévet ne parle donc
point de Canseau, dans ce passage, et son témoignage n'infirme en rien
celui de Lescarbot.]
De ce lieu jusques à l'isle du cap Breton qui est par la
hauteur de 45 degrez trois quars[174] de latitude & 14 degrez
50 minuttes[175] de declinaison de l'aimant y a huit lieues, &
jusques au cap Breton 25, où entre les deux y a une grande baye
[176] qui entre quelque 9 ou 10 lieues dans les terres & fait
passage entre l'isle du cap Breton & la grand terre qui va
rendre en la grand baye sainct Laurens, par où on va à Gaspé &
isle parcée, où se fait pesche de poisson. Ce passage de l'isle
du cap Breton est fort estroit: Les grands vaisseaux n'y
passent point, bien qu'il y aye de l'eau assez, à cause des
grands courans & transports de marée qui y sont: & avons nommé
ce lieu le passage courant [177], qui est par la hauteur de 45
degrez trois quarts de latitude.
[Note 174: L'extrémité la plus méridionale de l'île du Cap-Breton est à
45° 34', et la latitude du cap Breton lui-même est de 45° 57' environ.]
[Note 175: Il est assez probable qu'il faut lire 24° 50'. Aujourd'hui la
variation de l'aiguille au cap Breton est de prés de 24° de déclinaison
occidentale.]
[Note 176: La baie de Chédabouctou, que l'on a appelée quelque temps
baie de Milford.]
[Note 177: Le passage Courant a pris plus tard le nom de Fronsac, et
aujourd'hui on l'appelle passage ou détroit de Canseau.]
132/280 Ceste isle du cap Breton est en forme triangulaire, qui a
quelque 80 lieues de circuit, & est la pluspart terre
montagneuse: Neantmoins en quelques endroits fort aggreable. Au
milieu d'icelle y a une manière de lac[178], où la mer entre
par le costé du Nord quart du Nordouest, & du Su quart du Suest
[179]: & y a quantité d'isles remplies de grand nombre de
gibier, & coquillages de plusieurs sortes: entre autres des
huistres qui ne sont de grande saveur. En ce lieu y a deux
ports, où l'on fait pesche de poisson: sçavoir le port aux
Anglois[180], distant du cap Breton quelque 2 à 3 lieues: &
l'autre, Niganis, 18 ou 20 lieues au Nord quart du Nordouest.
Les Portuguais autrefois voulurent habiter ceste isle, & y
passèrent un yver: mais la rigueur du temps & les froidures
leur firent abandonner leur habitation.
[Note 178: Le Bras-d'or, ou Labrador, dont le nom sauvage était
Bideauboch, d'après Bellin.]
[Note 179: L'auteur, dans sa carte de 1613, indique en effet une
communication entre le Bras-d'Or et les eaux du golfe vers le
nord-quart-de-nord-ouest; mais il n'en marque aucune du côté du sud-est.
On sait que le Bras-d'Or ne communique avec la mer que du côté de l'est
par la Grande et la Petite Entrées.]
[Note 180: Le port de Louisbourg.]
Le 3 Septembre partismes de Campseau [181].
[Note 181: «Nous levâmes les ancres, dit Lescarbot, & avec beaucoup de
difficultez sortimes hors les brisans qui sont aux environs dudit
_Campseau_. Ce que nos mariniers firent avec deux chaloupes qui
portoient les ancres bien avant en mer pour soutenir notre vaisseau, à
fin qu'il n'allât donner contre les rochers. En fin étans en mer on
laissa à l'abandon l'une dédites chaloupes, & l'autre fut tirée dans le
Jonas, lequel outre notre charge portoit cent milliers de Morues, que
seches que vertes. Nous eûmes assez bon vent jusques à ce que nous
approchâmes les terres de l'Europe.» (Liv. IV, ch. XVIII.)]
Le 4 estions le travers de l'isle de Sable.
Le 6 Arrivasmes sur le grand banc, où se fait la pesche du
poisson vert, par la hauteur de 45 degrez & demy de latitude.
Le 26 entrasmes sur la Sonde proche des costes de Bretagne &
Angleterre, à 65 brasses d'eau, & par la hauteur de 49 degrez &
demy de latitude.
133/281 Et le 28, relachasmes à Roscou[182] en basse Bretagne, ou
fusmes contrariés du mauvais temps jusqu'au dernier de
Septembre, que le vent venant favorable nous nous mismes à la
mer pour parachever nostre routte jusques à sainct Maslo[183],
qui fut la fin de ces voyages [184], où Dieu nous conduit sans
naufrage ny péril.
[Note 182: «Nous demeurâmes» à Roscou, dit Lescarbot, «deux jours & demi
à nous rafraîchir. Nous avions un sauvage qui se trouvoit assez étonné
de voir les batimens, clochers & moulins à vent de France: même les
femmes qu'il n'avoit onques veu vêtues à notre mode.»]
[Note 183: «En quoy je ne puis que je ne loue,» ajoute Lescarbot, «la
prévoyante vigilance de notre maître de navire Nicolas Martin, de nous
avoir si dextrement conduit en une telle navigation, & parmi tant
d'écueils & capharées rochers dont est remplie la cote d'entre le cap
d'Ouessans & ledit Saint Malo. Que si cetui ci est louable en ce qu'il a
fait, le capitaine Foulques ne l'est moins de nous avoir mené parmi tant
de vents contraires en des terres inconues où nous nous sommes efforcés
de jetter les premiers fondemens de la Nouvelle France.»]
[Note 184: Le vaisseau de Chevalier, qui était de Saint-Malo, était
rendu à sa destination. Champlain dut prendre de là le chemin de la
Saintonge. Messieurs de Poutrincourt, de Biencourt et Lescarbot, y
demeurèrent encore quelques jours, pendant lesquels ils visitèrent le
Mont-Saint-Michel et les pêcheries de Cancale; puis ils se mirent dans
une barque qui les conduisit à Honfleur. «En cette navigation,» dit
Lescarbot, «nous servit beaucoup l'expérience du sieur de Poutrincourt,
lequel voyant que nos conducteurs étoient au bout de leur latin, quand
il se virent entre les iles de Jersey & Sart» (Serck) «... il print sa
Charte marine en main, & fit le maitre de navire, de manière que nous
passames le Raz-Blanchart (passage dangereux à des petites barques) &
vinmes à l'aise suivant la côte de Normandie audit Honfleur.» (Liv. IV,
ch. XVIII.)]
_Fin des voyages depuis l'an 1604, jusques en 1608._
135/283
[Illustration: Frise.]
LES VOYAGES
FAITS AV GRAND FLEUVE
SAINCT LAURENS PAR LE
sieur de Champlain Capitaine ordinaire
pour le Roy en la marine, depuis
l'année 1608. jusques en 1612.