Et voici la note annoncée par l’honorable M. Vacher, note écrite de sa
main, ainsi que la lettre que, le 6 novembre, il adressait à M. Gilly:
Enhardi par le coup de main des conventions, M. Raynal proposa à la
Chambre de racheter la ligne d’Alençon à Condé pour une somme de
quatre millions à payer par l’État. Mais il avait eu soin de faire
racheter en sous-main, par la Banque populaire de l’Opéra composée de
ses amis (Rochefort a donné les noms dans ses _Notes pour servir à
l’histoire de mon temps_), les actions de cette ligne qui se vendaient
au poids du papier. Je dénonçai le tripotage dans mon bureau, le
projet fut retiré, et il n’a plus reparu.
Voici maintenant la lettre:
Je suis prêt à venir déposer devant la cour d’assises du Gard des
faits relatifs aux conventions. Il serait essentiel que M. Lesguiller,
ancien sous-secrétaire d’État aux travaux publics, député de l’Aisne,
vînt déposer. Il a tenu entre les mains un dossier où il y avait des
reçus et dont on lui demandait 20.000 fr. Écrivez-lui d’urgence et
dites-lui que je viens déposer.